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Canicule: il faut s’hydrater davantage

Depuis le 23 juillet, la France croule sous une chaleur étouffante pour la deuxième fois depuis le début de l’été. Face aux fortes températures, certains pourraient être tentés de réchauffer leur corps par des solutions… qui n’en sont pas et qui pourraient même s’avérer dangereuses pour leur corps.

  • Sur le moment, l’eau froide fait du bien. Mais le corps la ressent plutôt comme une agression et va lutter pour maintenir la température corporelle à +37°. Gare au coup de chaud après la douche… «S’asperger d’eau tempérée, c’est une bonne chose. Mais une douche d’eau glacée, non : il n’y a pas lieu de se faire un choc thermique», dit le vice-président de SOS Médecins Grand Paris, Philippe Nin.
  • Piquer une tête, on en rêve. Mais attention à bien choisir l’endroit. Certains plans ou cours d’eau sont interdits à la baignade pour une bonne raison : la pollution ou d’autres dangers. Attention aux irritations pour la peau. Et tous les ans, des noyades rappellent le péril d’aller nager quand on ne sait pas bien le faire, ou qu’on est ivre ou fatigué. «On risque d’être contaminé par des polluants, d’avoir des réactions cutanées, des maladies, des troubles digestifs si on boit l’eau, etc.», explique le Dr Nin.
  • Il faut s’hydrater davantage en cas de canicule, pour compenser l’eau perdue par la sudation, mais sans excès pour éviter l’oedème. «Boire un peu plus que nécessaire vaut mieux que de boire moins que nécessaire. Sauf à boire 10 litres par jour», estime le Dr Nin. Descendre une ou plusieurs bières très fraîches est aussi une mauvaise idée : l’alcool est d’autant moins bien supporté qu’il fait chaud.

Vigilance orange: risque de hydrocution

Le mercure devrait à nouveau dépasser mardi (23/07/2019) les +35C° degrés dans certaines régions du nord de la Loire, à Paris notamment, et les +40C°par endroits, particulièrement dans le Sud-Ouest, selon les prévisions de Météo France, qui a placé 21 départements en vigilance orange.

Comme il y a un mois, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est adressée à la presse pour souligner l’importance des “consignes de vigilance” – pas seulement pour les personnes les plus fragiles – censées prévenir une crise sanitaire de grande ampleur, comme celle de 2003.

Nous nous rendons compte que les personnes bien portantes ne se sentent pas concernées par des fortes chaleurs, continuent de faire des efforts sportifs inconsidérés lorsque la température dépasse la température corporelle”, a-t-elle dit à des journalistes.