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« Sacrifice suprême » de deux héros au Burkina Faso

La France a rendu un hommage national aux deux commandos tués en libérant des otages au Burkina Faso, le président Emmanuel Macron saluant le « sacrifice suprême » de deux « héros » lors d’une cérémonie empreinte d’émotion aux Invalides.

Recouverts du drapeau, les cercueils des commandos marine Cédric de Pierrepont (33) et Alain Bertoncello (28), sont entrés dans la cour, portés par leurs frères d’armes au visage masqué pour préserver leur anonymat.

Le chef de l’Etat a ensuite fait les deux militaires chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

« La mission était difficile (..) Elle était nécessaire« , Emmanuel Macron a ajouté, devant les familles et les compagnons d’armes des deux militaires, ainsi que les plus hautes autorités de l’Etat.

Hommage national aux commandos marine

Les ex-otages français libérés lors d’une opération à haut risque des forces spéciales françaises sont arrivés samedi soir  (11 mai) en France dans un aéroport près de Paris où ils ont été accueillis par le Président de la République Emmanuel Macron.

Les deux hommes, enlevés le 1er mai au Bénin alors qu’il étaient en voyage touristique, ont été libérés dans la nuit de jeudi  à vendredi (9-10 mai) dans le nord du Burkina Faso en même temps qu’une Américaine et une Sud-Coréenne, lors d’une opération commando lors de laquelle deux militaires des forces spéciales françaises ont perdu la vie.

Emmanuel Macron, qui était accompagné des ministres des Affaires étrangères et des armées, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, et par le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, a échangé quelques mots avec les otages, mais n’a pas pris la parole publiquement. L’ambassadeur de Corée du Sud était également présent.

Patrick Picque, 51 ans, et Laurent Lassimouillas, 46 ans, ont atterri à l’aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines) aux alentours de 18.00, en compagnie de l’ex-otage sud-coréenne, dont l’identité n’a pas été révélée.

 

Cadavre du guide béninois retrouvé

Le guide béninois qui accompagnait deux touristes français portés disparus depuis la semaine dernière pendant un safari dans le nord du Bénin a été tué par balle et sa voiture incendiée a été retrouvée au Burkina Faso, selon un responsable béninois et d’une source sécuritaire.

On ne sait toujours pas ce qu’il est advenu des deux Français qui visitaient le parc naturel de la Pendjari, ont ajouté ces sources.

Le parc est situé à la frontière avec le Burkina Faso et le Niger, deux pays où des groupes armés, notamment djihadistes, sont de plus en plus actifs.

Le Quai d’Orsay déconseille les déplacements dans la région.

Pendjari est le plus grand paysage sauvage et le dernier bastion restant pour les lions et les éléphants en Afrique de l’Ouest. En 2018, l’emploi a doublé, le nombre de visiteurs a augmenté de 13%, 100 rangers ont été formés et l’hôtel Pendjari a été réorganisé.

Il n’y a plus de politique africaine

“Il n’y a plus de politique africaine de la France” – Emmanuel Macron a défendu mardi sa vision du partenariat entre Paris et l’Afrique, ouvert sur l’Europe et axé sur la jeunesse, loin des “représentations d’hier” liées à la période coloniale.

Dans un discours de presque deux heures, dans l’ambiance surchauffée d‘un amphithéâtre de l’université de Ouagadougou, le chef de l’Etat de 39 ans s‘est posé comme le représentant d’une génération similaire à celle des quelque 800 étudiants burkinabés présents devant lui, avec lesquels il a ensuite longuement dialogué dans un style très direct.

“Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes, il y a eu des grandes choses et des histoires heureuses”, a-t-il déclaré. “Mais j’ai une conviction profonde, notre responsabilité n’est pas de nous y enfermer, notre responsabilité n’est pas de rester dans ce passé”.

“Il n’y a plus de politique africaine de la France”, a-t-il assuré, déclenchant des applaudissements nourris. “Il y a une politique que nous pouvons conduire, il y a des amis, il y a des gens avec qui on est d‘accord, d‘autres non. Mais il y a surtout un continent que nous devons regarder en face”.

Un continent auquel la France continuera d’apporter son soutien via l’aide au développement – l’objectif de la porter à 0,55% du RNB d’ici 2022 sera tenu – et via des investissements avec l‘objectif de faire de l’Afrique la “priorité de la diplomatie économique française”.