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Paris: Migrant afghan poignardé à la gorge

La scène d’attaque à l’arme blanche a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Ce dimanche 6 septembre, vers 17 heures, un demandeur d’asile afghan né en 1988 a été grièvement blessé à la gorge, à l’arme blanche, alors qu’il attendait son train dans le hall de la Gare du Nord, à Paris, entre les quais 16 et 19.

Sur les images, la victime est au sol, entourée d’agents de la protection civile. Un périmètre de sécurité a été installé. Selon les précisions du Parisien, la victime, dans un état grave, a été transportée en milieu hospitalier. Son pronostic vital est engagé, ont indiqué les pompiers au Parisien. Elle présente une plaie allant du menton à l’oreille.

Selon une source policière, l’agresseur serait d’origine asiatique et porté un t-shirt bleu. Il se serait jeté sans raison sur sa victime et lui a tailladé le visage et le cou avec un couteau de cuisine. Il pourrait s’agir d’un déséquilibré.

La victime est un demandeur d’asile afghan né en 1988 qui attendait son train assis sur un banc.

L’agresseur errait dans la gare avant de se diriger vers lui et de lui porter un coup à la jugulaire à l’aide d’un couteau de cuisine. Il a pris la fuite et il est actuellement recherché. De type asiatique, il était vêtu d’un T-shirt bleu au moment de l’agression.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire parisienne. On ignore à ce stade les motifs de cette agression.

https://twitter.com/dupontaignan/status/1302696327822880769?s=21

Romans-sur-Isère: l’attaque au couteau

Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé, ce samedi 4 avril, dans un communiqué ouvrir une enquête notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle», après l’attaque au couteau de Romans-sur-Isère qui a fait deux morts et quatre blessés, en plein confinement.

Les premiers éléments de l’enquête sur l’auteur présumé de l’attaque, un homme d’origine soudanaise né en 1987, «ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur», selon le PNAT.

Le PNAT ajoute que lors d’une perquisition à son domicile ont été retrouvés «des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l’auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants».

L’assaillant a tué deux personnes et en a blessé cinq autres, dans une boulangerie, un bureau de tabac et dans la rue, lors de cette attaque au couteau perpétrée vers 10H45 dans cette ville de la Drôme de 35.000 habitants, en pleine période de confinement pour lutter contre l’épidémie de covid-19.

Il a été interpellé sans résistance très rapidement après les faits «alors qu’il se trouvait à genoux sur un trottoir priant en langue arabe», selon le PNAT. C’est l’une des nombreuses patrouilles de police chargées de faire respecter le confinement qui l’a interpellé

Dans le détail, l’enquête ouverte par le Parquet antiterroriste vise les chefs «d’assassinats et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.»

Samedi soir, deux personnes sont en garde à vue : l’auteur présumé des faits et «l’une de ses connaissances».

Le chef de l’État, Emmanuel Macron, a promis dans un tweet que «toute la lumière» serait faite «sur cet acte odieux qui vient endeuiller notre pays déjà durement éprouvé ces dernières semaines».

Etats-Unis: restrictions sur le droit d’asile

«Grande victoire à la Cour suprême des Etats-Unis pour la frontière sur le droit d’asile», s’est réjoui, sur Twitter, Donald Trump. La plus haute juridiction du pays a validé une mesure qui limite strictement les demandes d’asile aux Etats-Unis de migrants venant d’Amérique centrale.

 

Selon les organisations de défense des droits civiques et humains, qui avaient contesté cette directive devant un tribunal fédéral d’Oakland (Californie), cette mesure revient à exclure des procédures d’asile l’écrasante majorité des demandeurs arrivant à la frontière sud des Etats-Unis en provenance d’Amérique centrale.

Plusieurs centaines de milliers de personnes, souvent des familles avec enfants, sont potentiellement concernées par cette mesure controversée. Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des emblèmes de sa présidence et cherche à tout prix à réduire l’arrivée de migrants à la frontière sud des Etats-Unis. 

#Villeurbanne: la piste terroriste écartée

Le suspect de l’attaque au couteau commise à la gare routière de Villeurbanne (Rhône) a été mis en examen le 2 septembre des chefs “d’assassinat” et de “tentatives d’assassinats” et placé en détention provisoire, a annoncé le parquet de Lyon.

Le 31 septembre à 16h25 après-midi à 16H30 au niveau du métro Laurent Bonnevay de Villeurbanne, près de Lyon, ce demandeur d’asile afghan a attaqué au couteau des passants qui attendaient le bus dans la gare routière  tuant sur le coup un jeune homme de 19 ans et blessant huit autres personnes.

Neutralisé par les passants et les agents des transports en commun, l’agresseur a été placé en garde à vue.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il présente un profil psychotique lourd et il est un gros consommateur de cannabis.

Le parquet de Lyon a saisi la Police judiciaire pour « assassinat et tentative d’assassinat » le caractère terroriste de l’attaque n’a pas été retenu à ce stade. Un temps évoqué sur les réseaux sociaux et selon plusieurs sources, la piste de la présence d’un deuxième agresseur a été quant à elle démentie par le parquet.

L’assassin afghan dans un état « psychotique »

L’attaque à l’arme blanche qui a fait un mort et huit blessés à Villeurbanne (Rhône) le 31 août  est le fait d’un homme d’Afghanistan non fiché et apparemment “psychotique” que rien ne semble lier à une organisation terroriste, a déclaré  le procureur de Lyon.

“Il y a une absence de faits permettant de rattacher son passage à l’acte à une entreprise terroriste”, a dit le procureur, Nicolas Jacquet, lors d’une conférence de presse.

Le magistrat lyonnais dirige l’enquête à laquelle le parquet national antiterroriste, à Paris, est toutefois “étroitement associé”.

L’agresseur  d’origine afghane, maîtrisé le 1 septembre par des passants et des chauffeurs de bus puis placé en garde à vue, est un ressortissant connu sous deux identités différentes, qui serait âgé de 27, 31 ou 33 ans selon les diverses dates de naissance figurant dans son dossier.

Sans aucun antécédent judiciaire, il n’est pas connu des services spécialisés au titre de la radicalisation”, a indiqué Nicolas Jacquet.

La perquisition menée dans le centre d’hébergement pour réfugiés où il logeait n’a pas non plus révélé d’éléments dénotant une possible radicalisation.

“L’expert psychiatre qui a pu l’examiner évoque un état psychotique, envahissant avec des délires paranoïdes à thématique multiples dont celle du mysticisme et de la religion”, a encore déclaré le procureur.

Il reconnaît partiellement les faits mais dit n’avoir pas de souvenir précis de leur déroulement en dehors des premières minutes de son périple meurtrier”, a précisé le magistrat, qui a fait état de propos “incohérents et confus”. “Il a indiqué être musulman et avoir entendu dans l’après-midi des voix insulter Dieu et lui donner l’ordre de tuer.”

Selon Nicolas Jaquet, l’agresseur pense en outre “avoir reconnu dans sa première victime un individu avec lequel il était en contention après son passage en Angleterre il y a quelques années, il dit avoir agi par vengeance”.

Les premiers éléments de l’enquête ont également permis de préciser le parcours de l’assaillant, qui serait arrivé pour la première fois en France en 2009, à une époque où il était encore mineur, puis est passé au moins par l’Italie, l’Allemagne et la Norvège avant d’entrer à nouveau en France en juin 2016.

Il est titulaire d’une carte de séjour temporaire avec demande de renouvellement valable jusqu’au 31 janvier 2020.

 

 

Demandes d’asile en hausse en France

Près de 32.000 ressortissants étrangers se sont vu accorder une protection en France l’an dernier (2017), montrent les statistiques actualisées publiées mardi par le ministère de l’Intérieur. Les chiffres confirment le dépassement l’an dernier du seuil de 100.000 demandes d’asile: sur un total de 100.755 demandes déposées en 2017, 31.964 migrants ont été protégés au titre de l’asile ou de la protection subsidiaire, contre 26.499 en 2016 sur 85.726 demandes.

Les demandeurs provenaient en majorité d’Albanie, considéré comme un pays sûr par les autorités françaises, puis d’Afghanistan, d’Haïti, du Soudan, de Guinée et de Syrie.

Sur l’ensemble des demandes confiées à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) à la fin de l’année 2017, un quart des migrants étaient sous procédure Dublin, règlement européen permettant leur renvoi dans le pays de première entrée dans l’Union.

Selon Eurostat, les Etats membres de l’UE ont accordé l’asile à 538.000 réfugiés en 2017. Plus de 60% des demandeurs ont obtenu gain de cause en Allemagne, où 325.400 demandes ont abouti.

Dans le même temps, les naturalisations ont reflué l’an dernier en France, avec 114.274 nouveaux Français, en baisse de 4,1% par rapport à 2016, tandis que la délivrance de titres de séjour a progressé de 5,3% sur un an.

Le projet de loi asile et immigration

Les députés français ont adopté jeudi (5/04/2018) en commission des Lois l’allongement de 45 à 90 jours de la durée maximale de la rétention administrative des étrangers, l’une des mesures les plus sensibles du projet de loi asile et immigration.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, présent lors des débats de la commission présidée par la députée Yaël Braun-Pivet, a qualifié “d’équilibré” le texte ainsi amendé.

 La durée de 90 jours “nous semble suffisante pour obtenir les laissez-passer consulaires (LPC), elle garantit les libertés parce qu’elle est toujours séquencée par l’intervention d’un JLD (juge de liberté et de détention) et qu’au 30e jour elle supprime la notion d’obtention du LPC à bref délai”, a-t-il commenté.

Record de 100.000 demandes d’asile en France

Les demandes d’asile ont augmenté de 17% l’an dernier en France et franchi un seuil historique de 100.000 demandes, a annoncé  Pascal Brice, directeur général de l’office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

“Ça n’est pas un afflux massif, nous sommes capables dans notre pays de gérer cette situation-là”, a-t-il cependant estimé sur CNEWS, face à ce record “depuis au moins 40 ans”.

En 2016, une hausse de 6,5% des demandes avait été enregistrée. Un peu plus d’un tiers des demandeurs d’asile ont vu leur requête aboutir en 2017, avec un taux de succès en légère baisse (36% contre 38% l’année précédente).

Au total, près de 43.000 personnes ont été protégées par la France et ont obtenu le statut de réfugié, a ajouté le directeur général de l‘Ofpra, un chiffre qui comprend également des décisions prises en appel.

Le premier pays d’origine des demandeurs d’asile est l‘Albanie, considérée comme “sûr” par les autorités françaises, avec un faible taux de succès des demandes, de 6,5%, suivi par l’Afghanistan et Haïti.

“Les délais d‘instruction seront de deux mois à fin 2018, à la demande du président de la République”, a déclaré Pascal Brice, qui fait état d’un délai moyen en recul, de trois mois aujourd’hui.

Interrogé sur les accusations d’ONG comme Human Rights Watch, qui dénoncent des confiscations de tentes et d’effets personnels de migrants installés près de Calais, il a souhaité une poursuite de la prise en charge de ces derniers.

Philippe vers un plan d’asile efficace

Edouard Philippe a jugé que la France n’était pas à la hauteur dans sa gestion des migrations et présenté un plan pour améliorer la situation des demandeurs d’asile, qui prévoit également l’expulsion immédiate de ceux qui ne peuvent y prétendre.

Le Premier ministre a annoncé qu’un projet de loi serait présenté rapidement, souhaité que le délai de traitement des demandes d’asile soit réduit « considérablement » et promis la création de milliers de places d’hébergement.

Ses services ont précisé que le projet de loi serait présenté en septembre et le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a répété l’objectif présidentiel de voir les demandes d’asile traitées en six mois, contre un délai actuel supérieur à une année pour de nombreux dossiers.

Tajani de l’époque des marchands d’esclaves’

2,5 millions de personnes ont demandé l’asile dans l’Union européenne au cours des deux dernières années. Rien qu’en 2016, 360 000 migrants sont entrés en Europe par la Méditerranée. En date du 20 juin 2017,  1 990 personnes ont été portées disparues ou sont décédées en mer depuis le début de l’année.

« Naufrages en Méditerranée, morts dans le désert, enfants abandonnés à eux-mêmes : nous sommes revenus à l’époque des marchands d’esclaves et de la traite des femmes », a dénoncé le Président du Parlement Antonio Tajani à l’ouverture d’une conférence consacrée à la gestion des migrations.

« En l’absence de solutions, les sirènes du populisme tournent à leur avantage l’indignation et la peur. Elles créent l’illusion que nous pouvons nous enfermer dans nos murs et nos frontières en laissant les problèmes à l’extérieur », a-t-il ajouté à la veille d’un sommet européen consacré notamment à la crise migratoire. « Une réponse sérieuse requiert une stratégie européenne globale qui s’attaque à la racine des problèmes, en ne se limitant pas à la gestion de la situation d’urgence ».