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Macron attend la clarté de Westminster

Le Brexit n’est pas d’abord une négociation technique mais une « leçon politique« , a déclaré Emmanuel Macron, après la décision des dirigeants européens de repousser de quelques semaines la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Nous avons trouvé hier un bon accord, la France s’y est beaucoup impliquée, c’est un accord qui respecte nos principes”, a dit le président français à l’issue du Conseil européen, à Bruxelles.

“Le Brexit à mes yeux n’est aujourd’hui au fond pas une négociation technique, c’est avant toute chose une leçon politique. Proposer le rejet de l’Europe sans projet mène à l’impasse, la situation britannique nous le démontre et chacun doit en avoir conscience”, a-t-il ajouté.

Royaume-Uni sur la voie d’un Brexit par défaut

A huit jours de la date prévue du #Brexit, les dirigeants européens s’apprêtent à accorder au Royaume-Uni un report de courte durée, conditionné à une ratification encore très hypothétique par le Westminster de l’accord de retrait conclu en novembre 2018.

Selon le projet de conclusions de la rencontre des vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement européens, ces derniers sont prêts à repousser la date du Brexit au 22 mai si la Chambre des communes vote l’accord la semaine prochaine. La date aurait toutefois évolué depuis.

Le texte ajoute qu’aucune prolongation n’est possible après les élections européennes, qui s’étaleront du 23 au 26 mai.

A leur arrivée au Conseil européen, à Bruxelles, plusieurs dirigeants ont prévenu qu’un troisième rejet de l’accord à la Chambre des communes la semaine prochaine mettrait le Royaume-Uni sur la voie d’un Brexit par défaut.

Theresa May avait demandé à l’UE un report jusqu’au 30 juin prochain.

Brexit: un report d’au moins trois mois

La Première ministre britannique Theresa May va formellement demander par écrit demain (20.03.2019) un report d’au moins trois mois du Brexit au président du Conseil européen Donald Tusk, a déclaré son porte-parole.

A dix jours de la date prévue à l’origine pour le Brexit et à deux jours d’un sommet européen, les principaux ministres du cabinet britannique se sont réunis dans la matinée pour débattre des conséquences de la décision du président de la Chambre des communes, John Bercow, de refuser de soumettre aux voix des élus un Accord de retrait similaire à ceux qui ont déjà été rejetés par deux fois au Parlement.

A l’issue de la réunion, la journaliste politique de la BBC Laura Kuenssberg, citant des sources au sein du gouvernement, a écrit sur Twitter que Theresa May allait demander dès ce mardi un report du Brexit jusqu’à la fin juin, avec une option de prolongation pendant une durée maximum de deux ans.

Theresa May avait espéré faire ratifier son accord avant le Conseil européen de jeudi et vendredi à Bruxelles, et lors duquel la question d’un report sera discutée par les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept, mais la décision de John Bercow a bouleversé ses plans.

Les partenaires européens du Royaume-Uni examinent deux options principales: un délai de deux à trois mois si Theresa May les persuade qu’elle peut trouver un accord à la Chambre des communes, ou une prolongation bien plus longue si elle accepte de se remettre au travail pour tenter de sortir de l’impasse.

Westminster votera d’accord Brexit

La Chambre des communes votera mardi soir (15.01.2019) sur le projet d’accord avec l’UE. La première ministre va tenir au moins deux discours ce lundi, pour éviter une issue «catastrophique».

Theresa May va une nouvelle fois défendre lundi auprès des députés britanniques son accord de Brexit, sous peine en cas de rejet de plonger le Royaume-Uni dans une situation «catastrophique», dans un plaidoyer à la veille d’un vote décisif annoncé comme perdu d’avance.

Rejeter ce texte risque de compromettre le Brexit et de saper la démocratie, déclarera Theresa May dans un discours, déjà diffusé aux agences de presse, qu’elle fera dans une usine du bastion pro-Brexit de Stoke-on-Trent, au centre de l’Angleterre.

La chambre des Communes votera le 15 janvier sur l’accord négocié de haute lutte avec l’Union européenne , mais qui est vilipendé tant par les Brexiters que par les europhiles.

 

 

Accord Brexit validé à Bruxelles

Les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne ont validé dimanche (25/11/2018) l’accord de retrait du Royaume-Uni et pressé les Britanniques, dont la classe politique se déchire sur le sujet, de le soutenir à leur tour.

La Première ministre, Theresa May, aura fort à faire pour obtenir l’aval de la Chambre des Communes (Westminster) sur ce texte, critiqué à la fois par les députés les plus favorables au Brexit et les plus pro-européens.

Un vote négatif ouvrirait la possibilité d’un départ désordonné du Royaume-Uni de l’Union le 29 mars, craint par l’ensemble des acteurs.

Le négociateur européen, Michel Barnier, a appelé tous les acteurs à prendre leurs responsabilités, une invitation visant le Parlement britannique où la probabilité d’un rejet est forte.

Nous avons travaillé et négocié avec le Royaume-Uni, jamais contre le Royaume-Uni, a-t-il dit. “Maintenant, il est temps que tout le monde prenne ses responsabilités. Tout le monde.”

“Ceux qui pensent qu’en rejetant l’accord, ils obtiendront un meilleur accord seront déçus”, a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à l’issue du sommet spécial sur le Brexit, à Bruxelles.

 

Conseil de l’UE discute Brexit

Les chefs d’Etat et de gouvernement européens et Theresa May ont exclu dès leur arrivée au Conseil européen à Bruxelles tout espoir de parvenir dans les prochaines heures à un accord sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Plusieurs dirigeants des Vingt-Sept ont souligné qu’ils comprenaient les contraintes politiques que subissait la Première ministre britannique, qui doit composer avec l’aile dure du Parti conservateur et les députés du Parti unioniste démocratique (DUP) d’Irlande du Nord au sein de sa majorité.

L’Union européenne et la Grande-Bretagne ne sont « pas si loin » d’un accord final sur le Brexit, mais il faut que Londres fasse « des avancées complémentaires », a déclaré Emmanuel Macron en arrivant au sommet européen de Bruxelles, en Belgique, ce mercredi soir. D’après l’Élysée, le président français a échangé brièvement avec Theresa May, le Première ministre britannique. Celle-ci doit présenter dans la soirée les derniers éléments sur la position britannique aux 27 autres dirigeants qui en discuteront ensuite sans elle lors un diner.

Macron Brext

 

 

Accord Brexit dans l’impasse

Les chefs d’Etat et de gouvernement européens devraient constater ce l’absence dans l’immédiat d’accord avec Londres sur les conditions du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et presser Theresa May d’empêcher une sortie désordonnée.

Après l’échec des négociations dimanche, le négociateur européen en chef, Michel Barnier, a déclaré mardi que les deux parties allaient travailler “calmement et sérieusement, pour parvenir à un accord général dans les prochaines semaines”.

Selon le Financial Times et la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Bruxelles pourrait proposer de prolonger la période de transition qui débutera, sous réserve que les deux parties s’entendent sur un accord de retrait, lorsque le Brexit sera effectif, le 29 mars prochain à 23h00 GMT, et doit s’achever fin décembre 2020.

 

L’hypothèse d’un échec des négociations sur Brxit

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a chargé lundi (27/08/2018) son gouvernement de préparer des “mesures de contingence” dans l’hypothèse d’un échec des négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, annoncent ses services dans un communiqué.

Un projet de loi d’habilitation permettant d’adopter certaines de ces mesures par ordonnances sera présenté dans les prochaines semaines, précise le communiqué à l’issue d’une réunion de ministres à Matignon sur le sujet.

Stratégie Brexit a provoqué les démissions

La stratégie de sortie de l’Union européenne annoncée en fin de semaine dernière par la Première ministre britannique a provoqué lundi les démissions du ministre chargé du Brexit, David Davis, et du secrétaire au Foreign Office, Boris Johnson.

Le plan mis au point vendredi dernier lors d’un séminaire gouvernemental à la villégiature de Theresa May, et qui paraîtra jeudi sous la forme d’un “livre blanc”, a suscité la colère des plus farouches partisans de la rupture avec Bruxelles.

Ceux-ci s’estiment trahis par sa volonté de maintenir des relations commerciales aussi étroites que possible avec l’Union.

Malgré les assurances de Theresa May, le consensus au sein du gouvernement n’aura même pas tenu trois jours.

S’exprimant lundi après-midi à la Chambre des communes, la Première ministre a pourtant gardé le cap et renvoyé la balle dans le camp de l’UE, affirmant que les propositions faites jusqu’ici par les Vingt-Sept étaient “inacceptables”, ce qui fait sérieusement craindre un Brexit “dur”, sans accord.

Elle a défendu sa propre stratégie tout en signalant qu’elle était prête à accélérer les préparatifs en vue d’une sortie sans accord si l’UE refuse de discuter “sérieusement” ses propositions, qui sont pour elle les meilleures envisageables.

Elle a reçu le soutien total de son ministre des Finances, Philip Hammond. Celui-ci a salué un plan “qui place l’emploi au premier plan et assure la prospérité de notre nation”.