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Corse: l’entrée d’un requin bleue

Deux amis partis pêcher dans le golfe d’Ajaccio ont croisé un requin peau bleue qui s’est mis à tournoyer autour de leur bateau pendant plusieurs minutes. (Image: illustration).

Shark blue

L’animal aurait tourné un «bon moment» autour de l’embarcation selon un des deux pêcheurs qui témoigne de cette rencontre dans un message Facebook, avec plusieurs photos à l’appui.

Le requin à peau bleue (appelé aussi requin bleu) n’est pas considéré comme dangereux et attaque très rarement les humains, comme le rappelle Corse Matin, à l’origine de l’information.

Une publication partagée par la page «Corsica – Groupe de Recherche sur les Requins de Méditerranée», qui s’engage pour la conservation de l’espèce.

Blue shark II

Visite d’Emmanuel Macron en Corse

Emmanuel Macron et la majorité nationaliste au pouvoir en Corse ont engagé un bras de fer à la veille de la visite du chef de l’Etat dans l’île, où il doit clôturer le “grand débat” censé tirer les leçons de la crise des Gilets jaunes.

Le président de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, a appelé à une “isula morta” (île morte), une “opération pacifique et symbolique” pour protester contre ce qu’il estime être la “surdité” de Paris face aux demandes nationalistes d’une meilleure prise en compte de la spécificité de l’île.

Gilles Simeoni avait annoncé son intention de boycotter le grand débat qui doit se dérouler dans le village de montagne de Cozzano, à 60 km d’Ajaccio.

Estimant que “les fils (…) n’ont jamais été coupés”, Emmanuel Macron a pourtant renouvelé mardi son invitation à un “dialogue pour l’histoire” mardi aux deux présidents corses, via une interview au ton conciliant dans Corse-Matin qui tranchait avec les discours prononcés il y a an et vécus par les nationalistes comme une humiliation.

 

Corse exige un statut fiscal particulier

Le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, a exigé lundi (22/10/2018) un statut fiscal particulier pour l’île à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, après la publication d’un rapport controversé de l’Inspection générale des finances (IGF) sur le sujet.

Bruno Le Maire, qui a tenu à Ajaccio une réunion publique avec les élus et personnalités économiques de l’île, a, dans les colonnes de Corse-Matin, expliqué que “certaines idées développées dans le rapport me semblent utiles, d’autres ne seront pas reprises, comme la hausse de la TVA sur le vin produit en Corse ou sur la construction neuve”.

Corse: pour un dialogue sans tabou

La préfecture de région estime entre 5.600 et 6.000 le nombre de participants à ce rassemblement qui s’est déroulé dans le calme, mais les responsables nationalistes se félicitaient d’avoir ameuté 22.000 à 25.000 personnes.

“C’est un moment historique, une manifestation qui est d’une ampleur sans précédent à Ajaccio”, a déclaré à la presse Gilles Simeoni, alors que le cortège se dispersait. “Cela a été un moment extrêmement fort qui correspond à cette société corse qui est pleine d’espoir”.

A trois jours de la visite en Corse du président de la République, plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi dans les rues d’Ajaccio, répondant à l’appel du président de l’exécutif corse, Gilles Simeoni.

La manifestation, composée d’élus nationalistes et de représentants de la société civile, était parsemée de “bandera”, les drapeaux à la tête de maure. Elle a remonté dans le calme le cours Napoléon, l’artère principale de la cité impériale convergeant vers la place du Diamant.

La veille, l’assemblée de Corse avait voté un texte rappelant l’alpha et l’oméga des revendications nationalistes.

“Cette résolution solennelle entend demander à l’Etat un dialogue sans tabou pour aller vers cette révision constitutionnelle”, a expliqué le patron de l’exécutif corse qui réclame une dérogation au droit commun en matière de foncier, de langue et de fiscalité, une réévaluation des ressources techniques et financières de la collectivité corse et enfin le rapprochement des prisonniers politiques.

Il dit attendre que le président de la République donne “des signes forts”, un “je vous ai compris”.

Les élus de la République en marche, qui n’ont pas marché avec les nationalistes , avaient voté cette résolution, ce qui est un signal de la volonté d’ouverture présidentielle, selon les observateurs.