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Vin française: production recule

Le mélange gel printanier et canicule estivale a été dramatique pour la vigne française 2019. Selon les prévisions du service statistique du ministère de l’AgricultureAgreste, rendues publiques le 30 août, la production française de vin devrait baisser de 12 % en 2019 par rapport à l’an dernier.

En passant de 49,37 millions d’hectolitres en 2018 à 43,4 millions cette année, la production serait ainsi l’une des plus basses des cinq dernières années. Soit une baisse de 4 % sur cette période. Elle resterait tout de même supérieure à la récolte historiquement réduite de 2017.

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Producteurs de chlorpyriphos attaquent

Les distributeurs de chlorpyriphos et de chlorpyriphos-méthyl se sont opposés à la procédure visant l’interdiction de ces deux pesticides en Suisse. Huit fabricants et distributeurs ont déposé une plainte auprès du Tribunal administratif fédéral, ont annoncé vendredi 19 juillet les ONG Greenpeace et WWF dans un communiqué conjoint.

Le 28 mai, l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) avait déclaré ces deux molécules indésirables dans les champs suisses, où plus de 5000 kilos ont été utilisés en 2017 sur de nombreuses cultures, dont des fraises, des framboises et des vignes. Les fabricants disposaient d’un recours de trente jours. Vingt-six insecticides commerciaux étaient concernés. Les stocks existants pouvaient être épuisés durant les douze prochains mois.

«Trois [fabricants] demandent un délai pour liquider les stocks, mais acceptent le principe de l’interdiction. Dow AgroSciences, Syngenta et Sintagro, en revanche, [y] sont opposés», lit-on dans le communiqué. Les deux pesticides demeurent interdits malgré ces plaintes. Olivier Félix, responsable du secteur Protection durable des végétaux de l’OFAG, «prend note de cette décision», sans faire le moindre commentaire sur la procédure «qui reste du seul ressort du tribunal».

L’Agriculture bio en hausse

L’emploi dans la filière bio augmente en moyenne de 9,5% par an depuis cinq ans, des agriculteurs convertissent leurs exploitations et les surfaces cultivées s’agrandissent tandis que la consommation de produits bio décolle, a indiqué vendredi l’Agence Bio.

« On est en train de changer de dimension, en particulier sur la question de l’emploi », a déclaré Florent Guhl, le président de l’Agence Bio, plateforme nationale d’information et d’actions pour le développement de l’agriculture biologique en France, lors d’une conférence de presse.

Au total, 1,77 million d’hectares étaient engagés en bio fin 2017, soit une hausse de 15,6% par rapport à 2016. L’emploi dans la production agricole biologique a progressé de 13,7% sur la même période, soit 10.669 emplois à temps plein supplémentaires.

La proposition des ‘zones défavorisées simples’

La nouvelle carte des zones agricoles défavorisées présentée par le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert ne satisfait pas pleinement le monde agricole, qui a cependant salué des “avancées”.

Les agriculteurs concernés par ce zonage se sont fortement mobilisés ces dernières semaines contre ce projet de réforme européen, notamment dans la région Occitanie.

La proposition de carte des “zones défavorisées simples” (ZDS) soumise lors de la réunion de concertation qui s’est tenue au ministère de l’Agriculture “aboutit au classement de 3.555 communes supplémentaires par rapport à la carte en vigueur qui en comprend 10.429”, indique le ministère dans un communiqué diffusé vendredi en fin de journée.

La carte en cours d’élaboration, qui doit être soumise le 15 février au président de la République, est destinée à remplacer au 1er janvier 2019 celle en vigueur actuellement, qui date de 1976.

Les zones défavorisées ainsi définies déterminent le versement de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) hors montagne, une aide qui permet de compléter les revenus des agriculteurs dont l’exploitation se situe dans une zone où les conditions naturelles sont difficiles.

L’approche flexible vers politique agricole

C’est par une simplification des règles et l’adoption d’une approche plus flexible que l’on obtiendra de la politique agricole commune (PAC) qu’elle offre un réel soutien aux agriculteurs et promeuve le développement durable de l’agriculture de l’Union européenne (UE).

Telles sont les idées maîtresses de la communication adoptée ce jour par la Commission européenne sur «L’avenir de l’alimentation et de l’agriculture», qui expose les moyens à mettre en œuvre pour que la doyenne des politiques communes de l’UE résiste à l’épreuve du temps.

 

L’initiative phare présentée consiste à renforcer les compétences des États membres en matière de choix et de modalités d’affectation des ressources de la PAC afin d’atteindre des objectifs communs ambitieux dans les domaines de l’environnement, de la lutte contre le changement climatique et de la durabilité.

« La politique agricole commune nous accompagne depuis 1962. Nous devons veiller, d’une part, à ce qu’elle continue de fournir aux consommateurs des denrées alimentaires saines et de qualité tout en créant des emplois et de la croissance dans les zones rurales, et, d’autre part, à ce qu’elle évolue parallèlement aux autres politiques » – Jyrki Katainen, vice-président chargé de l’emploi, de la croissance, de l’investissement et de la compétitivité, s’est exprimé en ces termes.

« Notre proposition, qui fait suite aux résultats de la vaste consultation menée auprès des parties prenantes, représente une étape importante vers la modernisation et la simplification de la PAC. Le nouveau modèle d’exécution introduit par la Commission prévoit une plus grande subsidiarité au profit des États membres; ces derniers sont invités à établir des plans stratégiques pour la PAC qui couvriront leurs actions au titre des piliers I et II, permettant ainsi de mettre en place un processus de simplification, une plus grande cohérence et un suivi des résultat. »

« La communication publiée aujourd’hui apporte l’assurance que la politique agricole commune permettra la réalisation d’objectifs nouveaux et émergents, tels que la promotion d’un secteur agricole intelligent et résilient, le renforcement de la protection de l’environnement et de l’action en faveur du climat et la consolidation du tissu socio-économique dans les zones rurales » – Phil Hogan, commissaire pour l’agriculture et le développement rural, a déclaré à ce propos.

« Elle annonce également un changement important dans la mise en œuvre de la PAC. Un nouveau système de mise en œuvre sera introduit en remplacement du système actuel, et celui-ci accordera aux États membres/régions un degré plus élevé de subsidiarité. »

La structure actuelle à deux piliers sera maintenue, mais l’approche plus simple et plus flexible qui est prévue comprendra les mesures précises visant à permettre la réalisation des objectifs convenus au niveau de l’UE. Chaque pays de l’UE élaborera ensuite son propre plan stratégique – qui sera approuvé par la Commission – dans lequel il indiquera comment il envisage d’atteindre les objectifs. L’attention ne sera pas portée tant sur la conformité aux dispositions que sur le suivi des progrès et sur les mesures prises pour garantir que les financements visent des résultats concrets. Le fait de passer d’une approche universelle à une approche sur mesure rapprochera la politique et ses implications réelles de ceux qui en assument la mise en œuvre sur le terrain.

Les agriculteurs continueront de bénéficier d’un soutien par l’intermédiaire du système des paiements directs. La communication ne préjuge ni de l’issue des débats sur l’avenir des finances de l’Union ni du contenu de sa proposition pour le prochain cadre financier pluriannuel (CFP). Sans prétendre être exhaustive, elle examine plusieurs solutions pour offrir aux agriculteurs la garantie d’un soutien juste et mieux ciblé de leurs revenus.

Recherchés: les oeufs avec le code 0NL43651-01

Près de 250.000 d’oeufs contaminés par l’insecticide fipronil auraient pu avoir été consommés par les Français dans les derniers jours et pourraient encore se trouver dans leur réfrigérateur, a déclaré vendredi le ministre de l’Agriculture, précisant toutefois qu’il n’y a aucun risque pour la santé.

« Nous avons deux centres d’emballage d’oeufs dans le Nord et dans la Somme qui ont reçu des oeufs de consommation contaminés en provenance des Pays-Bas et en provenance de la Belgique », a déclaré Stéphane Travert sur RMC.

Un premier lot de 196.000 oeufs en provenance de la Belgique aurait été mis sur le marché entre le 16 avril et le 2 mai. « Ces oeufs ont déjà été consommés sans impact pour la santé », a souligné le ministre.

Concernant le deuxième lot, qui vient des Pays-Bas, « ça correspond environ à 48.000 oeufs qui ont été mis en vente par les magasins Leader Price entre le 19 et le 28 juillet a également été identifié », a-t-il ajouté.

Le code de ce lot, qui se trouve sur les coquilles des oeufs, est le 0NL43651-01.

Ces oeufs peuvent être consommés « sans aucun danger », a souligné Stéphane Travert, en précisant que l’Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail (Anses) a rendu un avis en ce sens.