Archives des étiquettes : Afrique

Sahel: le brigadier Martin tombé au combat

À l’horizon de l’année 2023, l’armée française réduira considérablement ses effectifs sur le théâtre de l’Afrique de l’Ouest. Le brigadier Alexandre Martin est le 58e soldat d’une longue liste tombé au combat. Ses frères d’armes, valeureux combattants d’une génération française engagée contre le terrorisme islamique poursuivent leur mission au Sahel.

Il avait 24 ans. Il s’appelait Alexandre Martin. Ce jeune soldat français est tombé au combat, au Mali, le 22 janvier. Loin de chez lui, en Afrique, cet artilleur stationné à Gao, avec le 54e régiment d’artillerie de Hyères, combattait aux avant-postes contre le terrorisme islamiste. Les djihadistes ont visé avec leur attaque, la plus importante base de l’armée française au Sahel.

«C’était un héros », a rendu hommage ce mardi 25 janvier sur RTL la mère d’Alexandre Martin, le soldat français de 24 ans mort le 22 janvier au Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane. Le jeune brigadier, natif de Rouen, a été tué par un tir d’obus de mortier dans le camp français de Gao.
Il a fait ce métier par passion, l’armée c’était sa vie », a rapporté sa mère, retraçant sa carrière. Alexandre Martin a commencé sa carrière militaire à l’âge de 17 ans, « après avoir été jeune sapeur-pompier pendant une année tous les week-ends ».

«Je savais que c’était dangereux mais quelque part, je ne peux pas interdire la vie et son choix de vie », a-t-elle ajouté.

Macron: partenariat avec l’Afrique

Strasbourg 19.01.2022 Un sommet censé «refonder le partenariat avec le continent africain» se tiendra au mois de février. Il s’agira de «proposer une nouvelle alliance», aider le continent face à la pandémie en envoyant «700 millions de doses d’ici juillet 2022», et établir «un new deal économique et financier». L’éducation, la santé, le climat et la montée du terrorisme seront aussi au cœur des préoccupations pour «favoriser les circulations liées aux alliances culturelles, académiques et économiques.»

Le chef de l’État a prononcé, depuis Strasbourg, le discours d’ouverture de la présidence française de l’Europe.

C’est une nouvelle étape qui s’ouvre. À Strasbourg, Emmanuel Macron a prononcé le traditionnel discours marquant le lancement de la présidence tournante de l’Union Européenne, que la France exercera jusqu’au 30 juin. Devant les eurodéputés, et à moins de trois mois de l’élection présidentielle, le chef de l’État a exprimé une vision profondément attachée à ce continent, longtemps symbole d’une «paix intangible» mais désormais soumis aux «doutes». Pour «refonder notre Europe», le locataire de l’Élysée a dressé les grands chantiers à venir et établi trois promesses : la démocratie, le progrès et la paix.

PARIS: Forum sur la paix

La quatrième édition du forum annuel sur la paix s’ouvre jeudi à Paris, en présence du Président Emmanuel Macron, et de la vice-Présidente américaine, Kamala Harris. L’événement international sur les questions de gouvernance mondiale et de multilatéralisme est consacré cette année à la réduction des fractures mondiales.

Le président français Emmanuel Macron et la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris donneront le coup d’envoi jeudi 11 novembre du Forum de Paris sur la paix, consacré cette année à la réduction des fractures mondiales, avec un gros volet numérique.

Une trentaine de chefs d’État et de gouvernement sont attendus en présentiel à ce quatrième rendez-vous annuel, voulu à l’origine par Emmanuel Macron, qui se tiendra jusqu’à samedi et coïncidera avec une conférence internationale sur la Libye vendredi.

Plusieurs chefs d’État d’Afrique subsaharienne – Côte d’Ivoire, Nigeria, Sénégal, Liberia, Botswana – seront notamment présents, de même que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ou les Premiers ministres de Serbie et du Kosovo.

Ce Forum, créé en 2018, vise à instaurer un rendez-vous régulier des décideurs mondiaux à Paris à l’image de ce qui se fait à Davos en matière économique ou à Munich sur les enjeux de sécurité, deux événements très courus à chaque début d’année.

Dirigeants d’organisations internationales (OMS, FMI, Banque africaine de Développement, Programme alimentaire mondial…), d’entreprises (Microsoft, Google, Youtube…), d’ONG et de fondations (Melinda Gates, Georges Soros…) participeront aussi à différents panels programmés sur trois jours.

Emmanuel Macron et Kamala Harris ouvriront officiellement le Forum jeudi à 17h (16h GMT), à la Grande Halle de la Villette, aux côtés du président nigérian Muhammadu Buhari et de la Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina.

Ils assisteront ensuite à un panel sur la régulation internationale du numérique, destiné à faire le point sur une série d’initiatives (Appel de Paris, de Christchurch) liées à la cybersécurité, la lutte contre les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne ou la désinformation sur les réseaux sociaux.

Danièle Obono vs. Valeurs actuelles

Les directeurs de la publication, de la rédaction de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles et le journaliste auteur d’un article imaginant la vie de la députée Danièle Obono « au temps d el’esclavage » ont été condamnés par la justice pour injure publique à l’égard de la parlementaire.

L’hebdomadaire Valeurs actuelles – classé à droite de l’échiquier politique ou à son extrême droite selon qu’on intègre les rangs de ses partisans ou de ses détracteurs – a été condamné ce mercredi par la justice pour injure publique.

Le directeur de publication du magazine Erik Monjalous, renvoyé devant le tribunal pour ce délit, ainsi que le directeur de la rédaction Geoffroy Lejeune et le rédacteur de l’article Laurent Jullien, jugés pour complicité, ont été condamnés à une amende de 1500 euros chacun et à verser 5000 euros de dommages et intérêts à Danièle Obono.

Tandis que Valeurs actuelles était condamné pour avoir caricaturé Danièle Obono en esclave africaine, l’imam de Toulouse était relaxé malgré ses propos antisémites. La justice française est décidément incompréhensible, constate notre chroniqueur et avocat Gilles-William Goldnadel.

Tigré: trois humanitaires de MSF tués

« Aujourd’hui nous pleurons trois de nos collègues, tués alors qu’ils travaillaient dans la région du Tigré, en Ethiopie. Maria Hernandez, coordinatrice d’urgence, Yohannes Halefom Reda, assistant coordinateur et Tedros Gebremariam Gebremichael, chauffeur, étaient en déplacement hier après-midi lorsque nous avons perdu contact avec eux. Ce matin, leur véhicule a été retrouvé vide, leurs corps sans vie gisant quelques mètres plus loin » Médecins sans frontières (MSF) dénonce un «assassinat brutal». L’ONU et les Etats-Unis réclament une enquête indépendante sur l’attaque. (Image: illustration, Afrique).

« Aucun mot ne peut exprimer notre tristesse, notre choc et notre indignation face à cette horrible attaque, ni apaiser la perte et la souffrance de leurs familles et de leurs proches, à qui nous transmettons notre plus profonde sympathie et nos condoléances. Nous sommes en contact étroit avec eux, et demandons de respecter leur douleur et leur besoin de recueillement en ce moment particulièrement éprouvant.

« Nous condamnons de la façon la plus ferme cette attaque contre nos collègues et nous nous efforcerons sans relâche de comprendre ce qu’il s’est passé. Maria, Yohannes et Tedros étaient au Tigré pour porter assistance à la population, et il est inconcevable que cela leur ait coûté la vie.

« Maria Hernandez, coordinatrice d’urgence, 35 ans, Espagnole née à Madrid, avait commencé à travailler pour MSF en 2015 en République centrafricaine et avait ensuite effectué des missions au Yémen, au Mexique et au Nigeria. Yohannes Halefom Reda, assistant coordinateur, âgé de 31 ans et Éthiopien, a rejoint l’organisation en février. Tedros Gebremariam Gebremichael, 31 ans, également Éthiopien, était chauffeur pour MSF depuis mai.

« La mort de Maria, Yohannes et Tedros affecte profondément tous les membres de MSF, en Éthiopie comme dans nos autres pays d’intervention dans le monde. Ensemble, nous exprimons un profond sentiment de tristesse, d’indignation et de consternation, et nous adressons nos pensées à leurs familles ».

Melilla et Ceuta: grave crise pour l’Espagne

Dans la seule journée de lundi, plus de 5 000 migrants sont entrés dans l’enclave espagnol de Ceuta depuis le Maroc. Ce mardi, 2700 ont été renvoyés par les autorités espagnoles tandis que des dizaines de personnes sont aussi parvenues à entrer dans l’enclave de Melilla.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a promis mardi de « rétablir l’ordre » aux frontières, après l’afflux de quelque 6 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc voisin qu’il a qualifié de « grave crise pour l’Espagne et aussi pour l’Europe ». Le chef du gouvernement va se rendre sur place ce mardi, et aussi à Melilla, l’autre enclave espagnole située dans le nord du Maroc.

La commissaire européenne Ylva Johansson a jugé, de son côté, « inquiétant » cet afflux de migrants et a appelé le Maroc à continuer d’empêcher les départs irréguliers depuis son territoire.

Lundi, le 17 mai, au moins 6 000 migrants, dont un millier de mineurs, sont parvenus à atteindre l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc voisin. Cette arrivée massive, par la mer ou par la terre, marque un nouveau « record » pour une seule journée.

Quelque 86 migrants sont parvenus à franchir mardi la haute barrière protégeant l’enclave espagnole de Melilla depuis le Maroc voisin, au moment où des milliers de Marocains sont entrés illégalement depuis lundi dans l’autre enclave de Ceuta, a indiqué la préfecture de Melilla.

Au total, « plus de 300″ personnes originaires d' »Afrique subsaharienne » ont tenté de franchir la barrière mardi « vers 4h45 »: parmi elles, « 85 hommes et une femme ont réussi à entrer », a précisé la préfecture de Melilla dans un communiqué.

Les arrivées de migrants, venus des plages marocaines situées à quelques kilomètres au sud de Ceuta, se sont multipliées ces dernières heures sur le territoire espagnol. Dans la nuit de lundi à mardi, au moins 5.000 migrants, dont un millier de mineurs, sont parvenus lundi à atteindre par la mer ou par la terre l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc voisin, un « record ».

Coup d’état au Mali

Ibrahim Boubacar Keïta, le président du Mali, a été arrêté par des mutins, en fin de journée, mardi 18 août, et amené au camp de Kati, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Bamako, là où, huit ans plus tôt, avait démarré une autre mutinerie qui avait fait chuter le président de l’époque, son prédécesseur, Amadou Toumani Touré.

Ce dernier, surnommé « ATT », était parvenu à fuir le palais présidentiel de Koulouba, situé entre Kati et la capitale, et avait gagné clandestinement la Guinée avec l’aide de quelques fidèles.

Ibrahim Bouba Keita, dit « IBK », n’a pas eu cette chance.

Il a été arrêté, sans doute à son domicile du quartier de Sébénikoro, tout comme son premier ministre, Boubou Cissé, avant d’être conduit au camp de l’armée de terre, à Kati, alors que des scènes de joie éclataient dans les rues de Bamako, à la nouvelle de la chute de l’homme élu en 2013, quelques mois après le coup d’Etat, et réélu en 2018, mais fortement contesté depuis plusieurs mois – au point que les observateurs jugeaient, ces derniers temps, son pouvoir « extrêmement fragile».

La président français a exprimé son soutien aux efforts de médiations en cours de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui ont appelé au maintien de l’ordre constitutionnel et exhorté les militaires à regagner leurs casernes.

La détention du président Keita dans sa résidence au sud-ouest de Bamako fait suite à la mutinerie de soldats plus tôt dans la journée sur la base militaire de Kati, aux abords de la capitale. Plusieurs hauts responsables civils et militaires ont été rassemblés par ces soldats.

Le Premier ministre Boubou Cissé est également détenu par les militaires mutins, selon le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui a condamné ses arrestations.

Boubou Cissé avait demandé dans la journée aux soldats de se retirer et a appelé au dialogue pour résoudre la situation.

Un porte-parole du président Keita n’a pas pu être contacté pour commenter ces informations.

Les ambassades de France et de Norvège à Bamako ont exhorté mardi le 19 aout leurs citoyens à rester chez eux.

La France et d’autres puissances internationales ainsi que le secrétaire général de l’Onu ont condamné cette mutinerie.

L’UE condamne les attaques au Sahel

« Plusieurs attaques ont endeuillé récemment le Niger, le Burkina Faso et le Cameroun. Elles ont ciblé tantôt des populations civiles, tantôt des travailleurs humanitaires. Ces attaques brutales nous rappellent que le terrorisme n’épargne personne. Ni les populations civiles dans des régions où les besoins humanitaires ne cessent d’augmenter, notamment en raison de la pandémie du coronavirus. Ni les travailleurs humanitaires qui payent de leur vie leur volonté d’aider les autres » a écrit le haut diplomate européen Josep Borrell sur son micro-blog Twitter.

« L’Union européenne ne cessera jamais de condamner ces attaques lâches et barbares. Rien ne nous fera baisser les bras dans notre volonté d’aider le Sahel à affronter les différents défis auxquels la région fait face. L’Union européenne reste déterminée à poursuivre ses efforts, aux côtés de ses partenaires sahéliens, en faveur du rétablissement de la sécurité et des services de l’Etat, de l’action humanitaire et de développement, notamment dans le cadre de la Coalition pour le Sahel. L’Union européenne rappelle enfin que le droit international humanitaire doit être respecté toujours, partout et par tous ».

Nantes: un migrant rwandais a détruit l’orgue

Le bénévole du diocèse de Nantes qui a avoué avoir mis le feu à la cathédrale de Nantes le 18 juillet est “apeuré” et a été “dépassé” par l’ampleur prise par les événements, a déclaré dimanche le 26 juillet son avocat.

“Avec ces aveux, il y a une sorte de soulagement : c’est quelqu’un qui est apeuré, qui est en quelque sorte dépassé”, a dit Me Quentin Chabert lors d’une conférence de presse à la mi-journée. “Il était important pour lui, avec cette coopération, de faire preuve de sa sincérité.”

L’avocat a en revanche refusé de s’exprimer sur l’”obligation de quitter le territoire français” (OQTF) qui avait été signifiée en novembre 2019 à ce ressortissant rwandais, âgé de 39 ans.

“Sur sa situation administrative (…), on glose à l’heure actuelle sur des éléments que visiblement personne ne maîtrise réellement”, a dit l’avocat. “Il y a une certaine complexité dans cette situation. Il faut être extrêmement vigilant là-dessus : ça appelle des commentaires, sur les réseaux sociaux, qui ne sont pas adaptés du tout à la situation réelle.”

« Je ne veux pas rentrer dans le débat des questions administratives, ça alimente la fachosphère”, a ajouté Me Quentin Chabert.

Le suspect avait déjà été entendu une première fois le 18 juillet, le jour-même de l’incendie, en raison de certaines “incohérences” dans son récit, avant d’être remis en liberté.

Il a été de nouveau entendu le 25 juillet soir sur la foi des nouveaux éléments recueillis par les ingénieurs spécialisés dépêchés sur place par le laboratoire central de la préfecture de police de Paris, a annoncé le procureur de Nantes.

“Les premiers résultats communiqués par le laboratoire central de la préfecture de police de Paris amènent à privilégier la piste criminelle”, a expliqué samedi Pierre Sennès.

Une enquête judiciaire a été ouverte pour dégradations, détériorations ou destruction du bien d’autrui par incendie et confiée à l’antenne nantaise de la Direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes (DIPJ).

L’infraction visée dans la réquisitoire introductif du parquet de Nantes est théoriquement punie d’une peine de dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende.

L’incendie du 18 juillet a détruit le grand orgue, de précieuses oeuvres d’art et des vitraux de la cathédrale. La restauration de l’édifice – dont la construction avait été entamée par le dernier duc de Bretagne François II (1435-1488) – devrait prendre au total “au moins trois ans”, a évalué mercredi lors d’une conférence de presse Pascal Prunet, architecte en chef des Monuments historiques.

G5 Sahel Sommet en Mauritanie

La France demandera au Mali et au Burkina Faso lors du sommet G5 Sahel le 30 juin en Mauritanie, des garanties sur leurs engagements en faveur de la paix, afin de ne pas remettre en cause des gains militaires récemment acquis sur le terrain, a déclaré le 29 une source à l’Elysée.

“Tous les progrès enregistrés sont fragiles et peuvent être mis en cause si la dynamique politique ne suit pas”, a souligné cette source.

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et le chef de l’Etat français Emmanuel Macron doivent effectuer mardi le 30 juin leur premier déplacement en Afrique depuis la crise du coronavirus à l’occasion du sommet des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad).

Les autres dirigeants européens, comme la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Giuseppe Conte participeront à ce sommet seulement par visioconférence. Cinq chefs d’Etat du G5 Sahel et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres vont également prendre part à cette réunion, selon un communiqué du gouvernement espagnol publié le 29 juin.

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