Archives des étiquettes : Afghanistan

Taliban annonce les règles

Après s’être emparés d’un district isolé de la province de Takhar en Afghanistan, les taliban ont annoncé dans une lettre à l’imam local les nouvelles règles en vigueur : barbe obligatoire pour les hommes, femmes sous tutelle
Leur lettre «disait que les femmes ne pouvaient aller au marché sans un accompagnateur masculin et que les hommes ne devaient pas raser leur barbe», explique Sefatullah, 25 ans, un habitant du district de Kalafgan, tombé récemment aux mains des insurgés. (Image: illustraton).

Fumer est désormais interdit et les talibans ont averti qu’ils «s’occuperaient sérieusement» de quiconque violerait ces règles.

Depuis que les forces étrangères ont entamé début mai leur départ définitif du pays, les talibans ont pris le contrôle de vastes territoires ruraux dans le pays et de postes-frontières clés avec l’Iran, le Turkménistan et le Tadjikistan.

Ils ont pris pied dans certaines zones du Nord – comme la province de Takhar – qu’ils n’avaient jamais contrôlées du temps où ils dirigeaient le pays, entre 1996 et 2001 et qui n’avaient donc jamais connu l’interprétation ultra-rigoriste de la charia.

Donald Rumsfeld est décédé

Donald Rumsfeld, ancien faucon et chef du Pentagone sous George W. Bush, architecte controversé de la guerre d’Afghanistan et de l’invasion de l’Irak, un conflit dont l’enlisement lui a finalement coûté son poste, est décédé à 88 ans.

Ancien pilote de l’aéronavale, M. Rumsfeld a été le ministre de la Défense de deux présidents –Gerald Ford et George W. Bush à deux époques très contrastées : la Guerre froide et les années de la « guerre contre le terrorisme » lancée par M. Bush.

Donald Rumsfeld a conduit la guerre en Afghanistan à l’automne 2001, après les attentats du 11-Septembre, et a supervisé l’invasion de l’Irak en 2003.

Son image est aussi restée associée au scandale de la prison d’Abou Ghraib, révélé en avril 2004. Des photos de prisonniers irakiens torturés et humiliés par des militaires américains avaient provoqué une indignation mondiale. M. Rumsfeld avait alors offert une première fois sa démission à George W. Bush, qui l’avait refusée.

«Il restera peut-être dans l’Histoire pour ses réalisations extraordinaires au cours de six décennies de service public» mais «ceux qui le connaissaient le mieux» se souviendrontde son amour indéfectible pour sa femme Joyce, sa famille et ses amis et de l’intégrité qu’il a apportée à une vie dédiée à son pays», ont déclaré mercredi, le 30 juin, ses proches dans un communiqué, sans indiquer les causes de sa mort.

L’ancien secrétaire à la Défense est décédé à Taos, dans l’État du Nouveau-Mexique. «Les États-Unis sont plus sûrs » grâce à Donald Rumsfeld, a salué l’ancien président George W. Bush. «Nous pleurons un fonctionnaire exemplaire, un homme très bon », a-t-il ajouté.

Avocat d’une Amérique forte et sans état d’âme face aux risques terroristes, le rapide renversement du régime des talibans en Afghanistan lui avait donné une forte stature au sein de l’administration Bush et relégué dans l’ombre le département d’État et son responsable Colin Powell. Mais sa réputation avait été ternie par l’enlisement de l’armée américaine en Irak, qui lui coûtera finalement son poste en 2006, à l’âge de 74 ans. Il était notamment critiqué pour ne pas avoir prévu de plan pour l’après-guerre et avoir mal évalué le nombre de troupes américaines nécessaires pour occuper l’Irak.

Au final, tout comme l’ancien vice-président Dick Cheney, dont il était très proche, M. Rumsfeld est resté l’un des visages les plus impopulaires de la présidence Bush. Connu pour sa combativité mais aussi ses nombreuses gaffes, il affichait une assurance qui confinait parfois à l’arrogance et qui l’avait rendu impopulaire parmi les militaires et dans le monde politique.

Il avait ainsi suscité des grincements de dents en rangeant l’Allemagne et France dans « la vieille Europe » et avait embarrassé le Premier ministre Tony Blair en envisageant de combattre en Irak sans les Britannique

Kaboul: Daesh revendique l’attaque

Au moins 18 personnes ont été tuées samedi le 24 octobre dans un attentat suicide contre un centre éducatif à Kaboul, ont annoncé des responsables afghans. (Image: Kaboul, Afghanistan, media social)

Selon le ministère l’Intérieur, treize corps ont été relevés et 57 personnes ont été blessées lors de l’attaque. «Un kamikaze qui voulait entrer dans le centre éducatif a été identifié par des gardes. Il s’est fait exploser dans l’allée menant au centre, avant de pouvoir y entrer», a détaillé le porte-parole du ministère afghan de l’Intérieur.

D’après un porte-parole du ministère, l’auteur de l’attaque a activé des explosifs dans la rue à proximité d’un centre éducatif danois. L’explosion s’est produite en fin d’après-midi près d’un établissement proposant des formations pour étudiants, dans un district de l’ouest de la capitale, a déclaré Tareq Arian, porte-parole du ministère afghan de l’Intérieur.

L’Etat islamique a revendiqué dans un communiqué l’attentat.

Un porte-parole des talibans a nié toute implication dans l’attaque.

#Villeurbanne: la piste terroriste écartée

Le suspect de l’attaque au couteau commise à la gare routière de Villeurbanne (Rhône) a été mis en examen le 2 septembre des chefs “d’assassinat” et de “tentatives d’assassinats” et placé en détention provisoire, a annoncé le parquet de Lyon.

Le 31 septembre à 16h25 après-midi à 16H30 au niveau du métro Laurent Bonnevay de Villeurbanne, près de Lyon, ce demandeur d’asile afghan a attaqué au couteau des passants qui attendaient le bus dans la gare routière  tuant sur le coup un jeune homme de 19 ans et blessant huit autres personnes.

Neutralisé par les passants et les agents des transports en commun, l’agresseur a été placé en garde à vue.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il présente un profil psychotique lourd et il est un gros consommateur de cannabis.

Le parquet de Lyon a saisi la Police judiciaire pour « assassinat et tentative d’assassinat » le caractère terroriste de l’attaque n’a pas été retenu à ce stade. Un temps évoqué sur les réseaux sociaux et selon plusieurs sources, la piste de la présence d’un deuxième agresseur a été quant à elle démentie par le parquet.

L’assassin afghan dans un état « psychotique »

L’attaque à l’arme blanche qui a fait un mort et huit blessés à Villeurbanne (Rhône) le 31 août  est le fait d’un homme d’Afghanistan non fiché et apparemment “psychotique” que rien ne semble lier à une organisation terroriste, a déclaré  le procureur de Lyon.

“Il y a une absence de faits permettant de rattacher son passage à l’acte à une entreprise terroriste”, a dit le procureur, Nicolas Jacquet, lors d’une conférence de presse.

Le magistrat lyonnais dirige l’enquête à laquelle le parquet national antiterroriste, à Paris, est toutefois “étroitement associé”.

L’agresseur  d’origine afghane, maîtrisé le 1 septembre par des passants et des chauffeurs de bus puis placé en garde à vue, est un ressortissant connu sous deux identités différentes, qui serait âgé de 27, 31 ou 33 ans selon les diverses dates de naissance figurant dans son dossier.

Sans aucun antécédent judiciaire, il n’est pas connu des services spécialisés au titre de la radicalisation”, a indiqué Nicolas Jacquet.

La perquisition menée dans le centre d’hébergement pour réfugiés où il logeait n’a pas non plus révélé d’éléments dénotant une possible radicalisation.

“L’expert psychiatre qui a pu l’examiner évoque un état psychotique, envahissant avec des délires paranoïdes à thématique multiples dont celle du mysticisme et de la religion”, a encore déclaré le procureur.

Il reconnaît partiellement les faits mais dit n’avoir pas de souvenir précis de leur déroulement en dehors des premières minutes de son périple meurtrier”, a précisé le magistrat, qui a fait état de propos “incohérents et confus”. “Il a indiqué être musulman et avoir entendu dans l’après-midi des voix insulter Dieu et lui donner l’ordre de tuer.”

Selon Nicolas Jaquet, l’agresseur pense en outre “avoir reconnu dans sa première victime un individu avec lequel il était en contention après son passage en Angleterre il y a quelques années, il dit avoir agi par vengeance”.

Les premiers éléments de l’enquête ont également permis de préciser le parcours de l’assaillant, qui serait arrivé pour la première fois en France en 2009, à une époque où il était encore mineur, puis est passé au moins par l’Italie, l’Allemagne et la Norvège avant d’entrer à nouveau en France en juin 2016.

Il est titulaire d’une carte de séjour temporaire avec demande de renouvellement valable jusqu’au 31 janvier 2020.

 

 

Afghane a blessé sept personnes à Paris

Un homme “a priori de nationalité afghane” a blessé dimanche soir à l’arme blanche sept personnes, dont quatre grièvement, dans le XIXe arrondissement de Paris, mais la piste terroriste n’est pas retenue à ce stade, dit-on de source judiciaire.

L’enquête confiée au deuxième district de la police judiciaire a été ouverte pour tentatives d’homicides volontaires, précise-t-on de même source.

“La qualification terroriste n’est pas retenue à ce stade mais la section antiterroriste du parquet de Paris suit de très près l’évolution de l’enquête”, ajoute-t-on.

Outre les sept blessés, parmi lesquels deux touristes anglais, un témoin est en état de choc, dit-on de source proche de l’enquête.

Bilan alourdi en Afghanistan

Le bilan s’est alourdi samedi à Gardez, dans l’est de l’Afghanistan, où les autorités ont dénombré 35 morts et 94 blessés au lendemain de l’attentat de deux kamikazes en burqa dans une mosquée chiite.

«Parmi les 35 morts, trois étaient des enfants» a déclaré Shamim Khan Katawazi, gouverneur de la province de Paktia, précisant que «parmi les 94 blessés, dix-sept, dans un état critique, ont été transférés par hélicoptère à Kaboul». Un précédent bilan faisait vendredi état de 29 morts et 81 blessés. Le chef de la police provinciale, le général Raz Mohammad Mandozai, a confirmé le nouveau décompte de victimes, ainsi que la présence d’enfants parmi elles.

Collaborateur de l’AFP tué à Kaboul

Selon l’AFP, l’explosion s’est produite au coeur d’une foule dense de partisans du général, près de l’aéroport. Il s’agissait du retour en Afghanistan du premier vice-président exilé depuis un an en Turquie après une accusation de viol sur un rival, fin 2016.

Dostum, qui avait quitté le pays en mai 2017 pour échapper à la justice, a été accueilli en héros par une délégation d’officiels afghans et des dizaines de partisans, principalement des membres de la communauté ouzbèke.

Demandes d’asile en hausse en France

Près de 32.000 ressortissants étrangers se sont vu accorder une protection en France l’an dernier (2017), montrent les statistiques actualisées publiées mardi par le ministère de l’Intérieur. Les chiffres confirment le dépassement l’an dernier du seuil de 100.000 demandes d’asile: sur un total de 100.755 demandes déposées en 2017, 31.964 migrants ont été protégés au titre de l’asile ou de la protection subsidiaire, contre 26.499 en 2016 sur 85.726 demandes.

Les demandeurs provenaient en majorité d’Albanie, considéré comme un pays sûr par les autorités françaises, puis d’Afghanistan, d’Haïti, du Soudan, de Guinée et de Syrie.

Sur l’ensemble des demandes confiées à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) à la fin de l’année 2017, un quart des migrants étaient sous procédure Dublin, règlement européen permettant leur renvoi dans le pays de première entrée dans l’Union.

Selon Eurostat, les Etats membres de l’UE ont accordé l’asile à 538.000 réfugiés en 2017. Plus de 60% des demandeurs ont obtenu gain de cause en Allemagne, où 325.400 demandes ont abouti.

Dans le même temps, les naturalisations ont reflué l’an dernier en France, avec 114.274 nouveaux Français, en baisse de 4,1% par rapport à 2016, tandis que la délivrance de titres de séjour a progressé de 5,3% sur un an.

AFP photographe Shah Marai à été tué à Kaboul

Il avait commencé au sein de l’AFP en 1996. A l’époque, il était alors chauffeur-fixeur. Puis, peu à peu, il était parvenu à se faire une place au sein de la prestigieuse agence de presse, devenant photographe puis chef du service photo à Kaboul. Shah Marai, père de six enfants, a été tué lundi (30/04/2018) lors d’un double attentat-suicide à Kaboul.

« Nous sommes dévastés par la mort de notre photographe Shah Marai, qui témoignait depuis 15 ans de la tragédie qui frappe son pays. La direction de l’AFP salue le courage, le professionnalisme et la générosité de ce journaliste qui avait couvert des dizaines d’attentats avant d’être lui-même victime de la barbarie », a témoigné Michèle Léridon, directrice de l’Information de l’AFP, dans un tweet de l’AFP.

Shah Marai, chef photographe du bureau de l’AFP à Kaboul, a été tué dans un double attentat-suicide lundi  (30/04/2018) à Kaboul.