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Afghanistan: Sassoli « très decu »

Bruxelles 01.09.2021 Le président du Parlement européen, David Sassoli, s’est dit «très déçu» mercredi de la réunion ministérielle extraordinaire des Vingt-sept qui s’est tenue mardi sur l’Afghanistan, dénonçant le manque de courage des capitales pour offrir l’asile aux réfugiés de ce pays repris par les taliban.

«Nous avons vu des pays extérieurs à l’Union européenne se proposer pour accueillir des demandeurs d’asile afghans, mais nous n’avons pas vu un seul État membre faire de même», a dénoncé le socialiste italien, lors d’un discours au Forum stratégique de Bled (Slovénie, pays qui occupe actuellement la présidence semestrielle du Conseil de l’UE).

«Tous ont pensé à juste titre à ceux qui ont travaillé avec nous et à leurs familles, mais aucun n’a eu le courage d’offrir refuge à ceux dont la vie est encore aujourd’hui en danger. Nous ne pouvons pas prétendre que la question afghane ne nous concerne pas, car nous avons participé à cette mission et en avons partagé les objectifs et les buts», a ajouté M. Sassoli.

Au même évènement, le président du Conseil européen Charles Michel a estimé dans son discours que l’« influence européenne sera notre plus grand défi dans les prochaines années». Faisant référence à l’Afghanistan, il s’est demandé si l’Europe pouvait «se contenter d’une situation dans laquelle nous sommes incapables d’assurer, sans assistance, l’évacuation de nos citoyens et de ceux qui sont menacés pour nous avoir aidés».

Mardi, des ministres des 27 États membres de l’UE, en charge de l’Intérieur ou compétents en matière d’Asile, ont mis l’accent sur l’accueil des réfugiés dans les pays voisins de l’Afghanistan, et les efforts pour éviter une crise humanitaire sur place.

La commissaire européenne en charge de la Migration, Ylva Johansson, a affirmé après la réunion que plusieurs ministres avaient appelé à ce que l’UE s’engage dans des efforts intensifiés de réinstallation de populations vulnérables (migration légale). C’est le cas du Luxembourgeois Jean Asselborn, qui a tancé l’attitude réticente de l’Autriche et de la Slovénie. Il a rappelé que le Royaume-Uni, par exemple, avait déjà annoncé vouloir accueillir 20.000 réfugiés afghans. Mais ni la commissaire ni la présidence slovène du Conseil de l’UE n’ont évoqué d’engagements chiffrés côté européen. La déclaration adoptée ne mettait pas prioritairement l’accent sur cet élément, et la discussion reviendra au menu d’un «forum de haut niveau sur la réinstallation», que la commissaire a promis pour ce mois.

«C’est une approche globale, que les ministres ont présentée», a souligné mercredi un porte-parole de la Commission, Adalbert Jahnz. La réponse n’est donc pas seulement européenne, elle aura lieu «en coopération avec la communauté internationale», ce que salue la Commission, ajoute-t-il. La réinstallation «est aussi une partie de la réponse», a-t-il assuré.

Kaboul: deux Belges blessés

Bruxelles 30.08.2021 Deux Belges ont été blessés à Kaboul, a-t-on appris lundi, le 30 aout, de source diplomatique. L’un d’eux, originaire de Bruxelles, l’a été à la suite de l’attentat perpétré jeudi et est soigné dans un hôpital de la ville. L’autre personne a également été blessée près de l’aéroport mais pas dans cet attentat, a-t-on précisé sans donner d’autre détail.

La presse flamande a toutefois fait état il y a une semaine d’un incident qui s’est produit lorsqu’une personne originaire d’Anvers a voulu entrer dans l’aéroport mais aurait été refoulée par un soldat américain d’après le témoignage recueilli par « De Morgen ».

Mercredi dernier, les Belges présents à l’aéroport de Kaboul dans le cadre de l’opération d’évacuation Red Kite ont quitté la capitale afghane. Ce lundi, le 30 aout, 125 Belges ou personnes sous protection belge qui se trouvent encore en Afghanistan étaient recensés sur la liste des personnes souhaitant être évacuées. La Belgique cherche des solutions avec ses partenaires étrangers. Le point de contact est l’ambassade de Belgique au Pakistan. Quoi qu’il en soit, les Belges encore sur place ont été appelés à ne pas se rendre à l’aéroport de Kaboul.

Des militaires belges sont toujours déployés à Islamabad. Le moment de leur retour en Belgique ou une nouvelle affectation n’ont pas encore été décidés, a-t-on indiqué de source militaire.

Belgique: 470 afghans de Kaboul

Bruxelles 25.08.2021 Le second avion transportait 202 Afghans avec un passeport belge ou ayant un lien avec la Belgique et 70 Néerlandais. A bord se trouvaient également trois femmes enceintes. Une mère avec un enfant de seulement 17 jours a également été évacuée.

Le premier vol qui a atterri à Melsbroek mercredi transportait 198 personnes. Les passagers des deux vols ont été immédiatement transférés à Peutie pour un contrôle de sécurité et médical. Au total, 470 personnes ont atterri ce mercredi, le 25 aout.

Ces derniers jours, trois vols transportant des personnes évacuées d’Afghanistan ont déjà atterri à Melsbroek, avec 1.147 personnes à bord. Dans un premier temps, une liste de 580 personnes ayant droit à une évacuation par la Belgique a été utilisée, mais cette liste est en constante évolution, a-t-on appris mardi, le 24 aout.

Afghanistan: OTAN appelle pour un gouvernement inclusif

Bruxelles 20.08.2021 Déclaration des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN concernant l’Afghanistan:

« Nous, ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN, nous sommes réunis aujourd’hui pour examiner la situation, difficile, en Afghanistan.(Image: illustration)

« Nous sommes unis dans l’expression de notre profonde inquiétude au sujet des événements dramatiques observés en Afghanistan et appelons à la cessation immédiate des violences. Nous sommes également vivement préoccupés par les informations faisant état de graves violations des droits de la personne et de graves atteintes à ces droits dans tout le pays. Nous proclamons notre adhésion à la déclaration du 16 août du Conseil de sécurité de l’ONU, et nous appelons au respect, en toutes circonstances, des règles et des normes internationales en matière de droits de la personne et du droit international humanitaire.

« Il nous incombe, dans l’immédiat, d’honorer nos engagements s’agissant d’évacuer en toute sécurité nos ressortissants, ceux des pays partenaires, et les Afghans désormais en danger, en particulier celles et ceux qui ont apporté leur concours à notre action. Nous exhortons ceux qui exercent l’autorité en Afghanistan à respecter et à faciliter le départ sécurisé et méthodique de ces personnes, notamment depuis l’aéroport international Hamid Karzaï, à Kaboul. Aussi longtemps que les opérations d’évacuation se poursuivront, nous maintiendrons notre étroite coordination opérationnelle, s’appuyant sur les moyens militaires alliés à l’aéroport international Hamid Karzaï.

« Le peuple afghan est en droit de vivre dans la sûreté, la sécurité et la dignité, et d’exploiter les importants progrès politiques, économiques et sociaux qu’il a accomplis ces vingt dernières années. Nous nous tenons aux côtés des acteurs de la société civile, qui doivent pouvoir continuer de jouer, en toute sécurité, le rôle important qui est le leur au sein de la société afghane. Nous appelons toutes les parties prenantes en Afghanistan à œuvrer de bonne foi à la mise en place d’un gouvernement inclusif et représentatif, avec la participation véritable des femmes et des groupes minoritaires. Au vu des circonstances actuelles, l’OTAN a suspendu tout soutien aux autorités afghanes. Tout gouvernement afghan à venir devra respecter les obligations internationales de l’Afghanistan, protéger les droits de la personne au sein de la société afghane dans son ensemble, en particulier s’agissant des femmes, des enfants et des minorités, préserver l’état de droit, permettre un accès sans entrave de l’aide humanitaire, et veiller à ce que l’Afghanistan ne redevienne jamais un sanctuaire pour les terroristes.

« Ces vingt dernières années, nous sommes parvenus à empêcher les terroristes d’utiliser l’Afghanistan comme un sanctuaire à partir duquel fomenter des attentats. Nous ne tolérerons aucune menace terroriste à notre encontre. Nous maintenons notre engagement à lutter contre le terrorisme avec détermination et résolution, dans un esprit de solidarité.

« Nous saluons le dévouement et le sacrifice de toutes celles et de tous ceux qui ont travaillé sans relâche ces vingt dernières années pour offrir à l’Afghanistan un avenir meilleur. Ensemble, nous mènerons une réflexion exhaustive sur notre action en Afghanistan et en tirerons les enseignements nécessaires. Nous continuerons à œuvrer, pour l’Afghanistan, en faveur de la stabilité et de la prospérité auxquelles le peuple afghan est en droit de prétendre, et à faire face aux grandes questions se posant en Afghanistan et dans la région, dans l’immédiat et à plus long terme, notamment au travers de notre coopération avec nos partenaires régionaux et internationaux, tels que l’Union européenne et les Nations Unies ».

Taliban annonce les règles

Après s’être emparés d’un district isolé de la province de Takhar en Afghanistan, les taliban ont annoncé dans une lettre à l’imam local les nouvelles règles en vigueur : barbe obligatoire pour les hommes, femmes sous tutelle
Leur lettre «disait que les femmes ne pouvaient aller au marché sans un accompagnateur masculin et que les hommes ne devaient pas raser leur barbe», explique Sefatullah, 25 ans, un habitant du district de Kalafgan, tombé récemment aux mains des insurgés. (Image: illustraton).

Fumer est désormais interdit et les talibans ont averti qu’ils «s’occuperaient sérieusement» de quiconque violerait ces règles.

Depuis que les forces étrangères ont entamé début mai leur départ définitif du pays, les talibans ont pris le contrôle de vastes territoires ruraux dans le pays et de postes-frontières clés avec l’Iran, le Turkménistan et le Tadjikistan.

Ils ont pris pied dans certaines zones du Nord – comme la province de Takhar – qu’ils n’avaient jamais contrôlées du temps où ils dirigeaient le pays, entre 1996 et 2001 et qui n’avaient donc jamais connu l’interprétation ultra-rigoriste de la charia.

Donald Rumsfeld est décédé

Donald Rumsfeld, ancien faucon et chef du Pentagone sous George W. Bush, architecte controversé de la guerre d’Afghanistan et de l’invasion de l’Irak, un conflit dont l’enlisement lui a finalement coûté son poste, est décédé à 88 ans.

Ancien pilote de l’aéronavale, M. Rumsfeld a été le ministre de la Défense de deux présidents –Gerald Ford et George W. Bush à deux époques très contrastées : la Guerre froide et les années de la « guerre contre le terrorisme » lancée par M. Bush.

Donald Rumsfeld a conduit la guerre en Afghanistan à l’automne 2001, après les attentats du 11-Septembre, et a supervisé l’invasion de l’Irak en 2003.

Son image est aussi restée associée au scandale de la prison d’Abou Ghraib, révélé en avril 2004. Des photos de prisonniers irakiens torturés et humiliés par des militaires américains avaient provoqué une indignation mondiale. M. Rumsfeld avait alors offert une première fois sa démission à George W. Bush, qui l’avait refusée.

«Il restera peut-être dans l’Histoire pour ses réalisations extraordinaires au cours de six décennies de service public» mais «ceux qui le connaissaient le mieux» se souviendrontde son amour indéfectible pour sa femme Joyce, sa famille et ses amis et de l’intégrité qu’il a apportée à une vie dédiée à son pays», ont déclaré mercredi, le 30 juin, ses proches dans un communiqué, sans indiquer les causes de sa mort.

L’ancien secrétaire à la Défense est décédé à Taos, dans l’État du Nouveau-Mexique. «Les États-Unis sont plus sûrs » grâce à Donald Rumsfeld, a salué l’ancien président George W. Bush. «Nous pleurons un fonctionnaire exemplaire, un homme très bon », a-t-il ajouté.

Avocat d’une Amérique forte et sans état d’âme face aux risques terroristes, le rapide renversement du régime des talibans en Afghanistan lui avait donné une forte stature au sein de l’administration Bush et relégué dans l’ombre le département d’État et son responsable Colin Powell. Mais sa réputation avait été ternie par l’enlisement de l’armée américaine en Irak, qui lui coûtera finalement son poste en 2006, à l’âge de 74 ans. Il était notamment critiqué pour ne pas avoir prévu de plan pour l’après-guerre et avoir mal évalué le nombre de troupes américaines nécessaires pour occuper l’Irak.

Au final, tout comme l’ancien vice-président Dick Cheney, dont il était très proche, M. Rumsfeld est resté l’un des visages les plus impopulaires de la présidence Bush. Connu pour sa combativité mais aussi ses nombreuses gaffes, il affichait une assurance qui confinait parfois à l’arrogance et qui l’avait rendu impopulaire parmi les militaires et dans le monde politique.

Il avait ainsi suscité des grincements de dents en rangeant l’Allemagne et France dans « la vieille Europe » et avait embarrassé le Premier ministre Tony Blair en envisageant de combattre en Irak sans les Britannique

Kaboul: Daesh revendique l’attaque

Au moins 18 personnes ont été tuées samedi le 24 octobre dans un attentat suicide contre un centre éducatif à Kaboul, ont annoncé des responsables afghans. (Image: Kaboul, Afghanistan, media social)

Selon le ministère l’Intérieur, treize corps ont été relevés et 57 personnes ont été blessées lors de l’attaque. «Un kamikaze qui voulait entrer dans le centre éducatif a été identifié par des gardes. Il s’est fait exploser dans l’allée menant au centre, avant de pouvoir y entrer», a détaillé le porte-parole du ministère afghan de l’Intérieur.

D’après un porte-parole du ministère, l’auteur de l’attaque a activé des explosifs dans la rue à proximité d’un centre éducatif danois. L’explosion s’est produite en fin d’après-midi près d’un établissement proposant des formations pour étudiants, dans un district de l’ouest de la capitale, a déclaré Tareq Arian, porte-parole du ministère afghan de l’Intérieur.

L’Etat islamique a revendiqué dans un communiqué l’attentat.

Un porte-parole des talibans a nié toute implication dans l’attaque.

#Villeurbanne: la piste terroriste écartée

Le suspect de l’attaque au couteau commise à la gare routière de Villeurbanne (Rhône) a été mis en examen le 2 septembre des chefs “d’assassinat” et de “tentatives d’assassinats” et placé en détention provisoire, a annoncé le parquet de Lyon.

Le 31 septembre à 16h25 après-midi à 16H30 au niveau du métro Laurent Bonnevay de Villeurbanne, près de Lyon, ce demandeur d’asile afghan a attaqué au couteau des passants qui attendaient le bus dans la gare routière  tuant sur le coup un jeune homme de 19 ans et blessant huit autres personnes.

Neutralisé par les passants et les agents des transports en commun, l’agresseur a été placé en garde à vue.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il présente un profil psychotique lourd et il est un gros consommateur de cannabis.

Le parquet de Lyon a saisi la Police judiciaire pour « assassinat et tentative d’assassinat » le caractère terroriste de l’attaque n’a pas été retenu à ce stade. Un temps évoqué sur les réseaux sociaux et selon plusieurs sources, la piste de la présence d’un deuxième agresseur a été quant à elle démentie par le parquet.

L’assassin afghan dans un état « psychotique »

L’attaque à l’arme blanche qui a fait un mort et huit blessés à Villeurbanne (Rhône) le 31 août  est le fait d’un homme d’Afghanistan non fiché et apparemment “psychotique” que rien ne semble lier à une organisation terroriste, a déclaré  le procureur de Lyon.

“Il y a une absence de faits permettant de rattacher son passage à l’acte à une entreprise terroriste”, a dit le procureur, Nicolas Jacquet, lors d’une conférence de presse.

Le magistrat lyonnais dirige l’enquête à laquelle le parquet national antiterroriste, à Paris, est toutefois “étroitement associé”.

L’agresseur  d’origine afghane, maîtrisé le 1 septembre par des passants et des chauffeurs de bus puis placé en garde à vue, est un ressortissant connu sous deux identités différentes, qui serait âgé de 27, 31 ou 33 ans selon les diverses dates de naissance figurant dans son dossier.

Sans aucun antécédent judiciaire, il n’est pas connu des services spécialisés au titre de la radicalisation”, a indiqué Nicolas Jacquet.

La perquisition menée dans le centre d’hébergement pour réfugiés où il logeait n’a pas non plus révélé d’éléments dénotant une possible radicalisation.

“L’expert psychiatre qui a pu l’examiner évoque un état psychotique, envahissant avec des délires paranoïdes à thématique multiples dont celle du mysticisme et de la religion”, a encore déclaré le procureur.

Il reconnaît partiellement les faits mais dit n’avoir pas de souvenir précis de leur déroulement en dehors des premières minutes de son périple meurtrier”, a précisé le magistrat, qui a fait état de propos “incohérents et confus”. “Il a indiqué être musulman et avoir entendu dans l’après-midi des voix insulter Dieu et lui donner l’ordre de tuer.”

Selon Nicolas Jaquet, l’agresseur pense en outre “avoir reconnu dans sa première victime un individu avec lequel il était en contention après son passage en Angleterre il y a quelques années, il dit avoir agi par vengeance”.

Les premiers éléments de l’enquête ont également permis de préciser le parcours de l’assaillant, qui serait arrivé pour la première fois en France en 2009, à une époque où il était encore mineur, puis est passé au moins par l’Italie, l’Allemagne et la Norvège avant d’entrer à nouveau en France en juin 2016.

Il est titulaire d’une carte de séjour temporaire avec demande de renouvellement valable jusqu’au 31 janvier 2020.

 

 

Afghane a blessé sept personnes à Paris

Un homme “a priori de nationalité afghane” a blessé dimanche soir à l’arme blanche sept personnes, dont quatre grièvement, dans le XIXe arrondissement de Paris, mais la piste terroriste n’est pas retenue à ce stade, dit-on de source judiciaire.

L’enquête confiée au deuxième district de la police judiciaire a été ouverte pour tentatives d’homicides volontaires, précise-t-on de même source.

“La qualification terroriste n’est pas retenue à ce stade mais la section antiterroriste du parquet de Paris suit de très près l’évolution de l’enquête”, ajoute-t-on.

Outre les sept blessés, parmi lesquels deux touristes anglais, un témoin est en état de choc, dit-on de source proche de l’enquête.

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