Archives des étiquettes : Accord de Paris

Transition aux énergies vertes

La Banque Mondiale a lancé un fonds doté de USD50 millions destiné à investir dans des sites miniers situés dans les pays en développement. Il vise à accompagner la transition énergétique en finançant l’extraction de minerais et métaux nécessaires aux énergies vertes. Il prévoit d’instaurer des pratiques responsables dans un secteur pourtant connu pour ses nombreuses atteintes à l’environnement et aux droits humains.

La Banque Mondiale va gérer un fonds pour financer l’extraction des minerais nécessaires pour la transition énergétique. Elle a réuni USD50 millions auprès d’investisseurs privés et publics comme Rio Tinto, Anglo American et le gouvernement allemand qu’elle investira dans les cinq prochaines années dans des mines situées dans les pays émergents.

La fabrication d’éoliennes, de panneaux solaires ou encore de batteries pour les véhicules électriques ou le stockage d’énergie nécessite des volumes croissants de certains matériaux, ce qui est source de pollution. La Banque Mondiale estime que, si les pays respectent les objectifs de l’Accord de Paris, la demande pour des minerais comme le lithium devrait augmenter de 965 % d’ici 2050, celle pour le graphite de 383 % et pour le nickel de 108 %.

Promouvoir des pratiques responsables:

Le nouveau fonds entend mettre l’accent sur les pratiques des sites miniers, pour faire en sorte que l’extraction et la transformation des minerais et des métaux respectent l’environnement. Les experts de l’institution internationale veulent également intervenir au niveau des autorités des pays en développement pour améliorer le cadre de la filière d’extraction et de transformation des minerais. Les projets financés pourront notamment avoir pour objectif d’utiliser eux-mêmes des énergies renouvelables pour diminuer leur empreinte carbone, ou encore de réduire leur utilisation d’eau ou leur impact sur la déforestation.

La partie s’annonce cependant difficile pour la Banque Mondiale. Les sites d’extraction de minerais pour les technologies propres font partie des plus controversés en termes de risques ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance), comme l’illustre une étude récente de Novethic « Industrie minière : un gisement intarissable de risques ESG ».

Beaucoup de sites miniers actuels engendrent un impact important sur l’environnement, étant donné les techniques nécessaires au traitement des minerais.

#Katowice: 24e Conférence climat

La communauté internationale a doté  l’accord de Paris des outils qui lui donneront vie, mais sans s’engager à faire plus et plus vite contre le réchauffement climatique malgré l’urgence et les catastrophes qui se déchaînent à travers le monde.

Alors que les pays du Nord ont promis de passer leur aide climat à $100 milliards  par an d’ici 2020, quelques pays comme l’Allemagne ont annoncé de nouvelles contributions, notamment au Fonds vert. Et la Banque mondiale a promis 200 milliards de dollars pour la période 2021-2025.

Il y a quelques semaines, les scientifiques du Giec tiraient la sonnette d’alarme : dans un monde à +2°C, objectif minimal du pacte climatique de 2015, les impacts seraient bien plus importants que dans un monde à +1,5°C, limite idéale de l’accord. Mais pour rester sous +1,5°C, il faudrait réduire les émissions de CO2 de près de 50% d’ici 2030 par rapport à 2010, alors que les engagements actuels des Etats annoncent un monde à +3°C avec son lot de tempêtes, sécheresses, inondations.

Face à ce coup de semonce, nombre de délégations, en particulier les vulnérables Etats insulaires, espéraient que pour cette 24e Conférence climat de l’ONU (COP24) les pays promettent de relever d’ici 2020 leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre.

Le réchauffement se manifeste aussi en profondeur, au fond de l’océan arctique. Stocké dans les sédiments marins, le méthane, un puissant gaz à effet de serre, est libéré des fonds océaniques lorsque la température augmente.

Image: l’ours polaire,  Kerstin Langenberger/Facebook

Polar bear

Accord de Paris – La France se mobilisera

Emmanuel Macron, qui s’efforce de porter l’étendard de la cause écologique face à Donald Trump, a promis samedi de défendre un « pacte mondial pour l’environnement » destiné à servir de pierre angulaire du droit international en la matière.

« La France se mobilisera », a déclaré le chef de l’Etat, à qui l’ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et l’ancien président de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) Laurent Fabius ont remis une ébauche en 26 articles, promue par le Club des juristes, un think-tank français.

« Sur la base de cet avant-projet de pacte mondial pour l’environnement, je m’engage (…) à agir et donc (…) aboutir à un texte, de convaincre nos partenaires et de placer ces efforts sous l’égide de l’Organisation des Nations unies », a ajouté le président français lors d’un discours à la Sorbonne.

Il a dit vouloir « dès septembre prochain porter les bases de ce qui ne sera pas l’avant-projet mais bien un pacte mondial pour l’environnement que la France portera ».

« Le processus qui nous attend pour faire ratifier ce pacte mondial, si j’écoute tous les experts, sera lent, difficile. Mais par le passé, on m’a déjà beaucoup dit cela », a encore déclaré Emmanuel Macron, pour qui il ne faut « pas attendre ».