Archives des étiquettes : 8 Mars

Femmes dans l’ingénierie

«Hello les filles, envie de vous faire des sous en faisant les devoirs de maths des garçons?» Les passants interpellés par de drôles d’affiches dans les gares de Lausanne, Zurich ou Berne ont exprimé ces derniers jours sur les réseaux sociaux leur étonnement. Ce message, dont l’émetteur restait inconnu, fait-il preuve d’un sexisme assumé ou d’un féminisme maladroit?

Le mystère a finalement éclaté cette semaine. Les affiches aux allures provocantes n’étaient qu’un leurre de l’USIC (l’Union suisse des sociétés d’ingénieurs de conseil), invitant à une réflexion sur la place des femmes dans l’ingénierie, en prévision de la Journée des ingénieures et des ingénieurs, le 15 mars prochain.

Camerounaise reçoit le prix Simone Veil

Emmanuel Macron a remis vendredi 8 mars à Paris le premier “prix Simone Veil”, du nom de l’ancienne ministre et figure des droits des femmes décédée en 2017, à la Camerounaise Aissa Doumara, militante de la cause des femmes, notamment des survivantes de Boko Haram.

Ce prix “de la République française pour l’égalité femmes-hommes”, doté de 100.000 et appelé à distinguer chaque année une personnalité ou un collectif contribuant à faire avancer la cause des femmes dans le monde, a été décerné par le chef de l’Etat lors d’une cérémonie à l’Elysée, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

Aissa Doumara s’avance pour recevoir son prix, qu’elle dédie « à toutes les femmes victimes de violences et de mariages forcés, à toutes les rescapées de Boko Haram ». D’une voix émue, elle remercie le jury et commence à raconter des « petites histoires », comme elle dit.

Celle de cette fillette de 12 ans qui devait se marier juste avant d’entrer en 6e et qui a finalement réussi à échapper à cette union. Ou bien encore celle de cette jeune femme de 20 ans qui a dû boire le sang de son fils et de son mari égorgés sous ses yeux par Boko Haram mais qui a fini par se reconstuire.