Archives de Catégorie: VIN

Bordeaux fête de vins reportée

« Bordeaux fête le vin », l’un des plus grands rendez-vous de la ville qui se tient toutes les années paires en juin, a été reporté à 2021 en raison de la crise du Covid-19, a annoncé le 9 avril le maire Nicolas Florian lors d’une audioconférence de presse.

L’arrivée du coronavirus a d’emblée bloqué les bateaux aux ports.

«Le coronavirus nous plonge tous dans l’incertitude et dans l’attente de la fin de cette épidémie. Pour l’heure, nous ne pouvons évidemment pas en mesurer les conséquences sur notre commercialisation. Et c’est quoi qu’il en soit l’ensemble du commerce mondial qui sera impacté », a fait savoir le président Bernard Farges, dans son discours d’introduction.

Il y a forcément une inquiétude car nous ne savons pas où l’on va, ni combien de temps cela va durer. On sait forcément que l’épidémie aura un impact sur l’export et les chiffres exacts devraient être connus en mai, précise Christophe Chateau, directeur de la communication du CIVB, assurant avoir « tous les jours la Chine au téléphone » et que les échanges redémarrent.

Chez le négociant Dubos Frères, point d’inquiétude même si on espère que « Hong Kong ou la Corée du Sud vont très vite arrêter de jouer la prudence et surtout que les vins bloqués depuis décembre vont être enfin dédouanés ».

Beaujolais trois étoiles

Dans le Beaujolais, entre 15 000 et 20 000 vendangeurs sont attendus sur les 15 000 hectares de vignes. Mais entre la sécheresse et la grêle, les aléas climatiques ont un impact sur la récolte.

Si dans le Beaujolais, les vendanges se font encore à la main, dans les Coteaux du Lyonnais, la machine a pris le relais sur certaines parcelles.
Les vendanges ont été matinales, voire très matinales, voire tellement matinales que cela devient des vendanges nocturnes.

 »Un tiers de l’appellation beaujolais a été touché par les derniers épisodes de grêle le 18 août, soit près de 1.500 hectares. La récolte ne sera pas équitable entre le Sud et le Nord, les plaines et les Coteaux », explique Inter Beaujolais, l’organisme interprofessionnel des vins du Beaujolais.

Le millésime s’annonce « de très bonne qualité », selon les professionnels du secteur. Mais de faible quantité. Alors que les vendanges vont débuter dans le Beaujolais, au nord de Lyon,​ dans le vignoble, les viticulteurs regardent les grappes de gamay et de chardonnay achever leur véraison sous le soleil. Une météo bénéfique pour terminer la maturation qui ne fait pas oublier pour autant les aléas climatiques de ces derniers mois.

Vin française: production recule

Le mélange gel printanier et canicule estivale a été dramatique pour la vigne française 2019. Selon les prévisions du service statistique du ministère de l’AgricultureAgreste, rendues publiques le 30 août, la production française de vin devrait baisser de 12 % en 2019 par rapport à l’an dernier.

En passant de 49,37 millions d’hectolitres en 2018 à 43,4 millions cette année, la production serait ainsi l’une des plus basses des cinq dernières années. Soit une baisse de 4 % sur cette période. Elle resterait tout de même supérieure à la récolte historiquement réduite de 2017.

https://twitter.com/le_Parisien/status/1167503619400372226?s=20

Trump menace des tarifs sur vins français

Le Président américain a déclaré qu’il n’incombait pas à la France mais aux Etats-Unis de taxer les entreprises américaines, en référence à la “taxe GAFA” votée par l’Assemblée Nationale que conteste Donald Trump et face à laquelle il envisage d’imposer des droits de douane sur les vins français.

Le texte adopté début juillet prévoit qu’une taxe de 3% sur les revenus s’appliquera rétroactivement au 1er janvier 2019 aux sociétés réalisant un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques d’au moins €750 million au niveau mondial et de plus de €25 million sur le sol français, le rendement atteindra rapidement €500 millions par an.

« Je n’aime pas ce que la France a fait », a lancé le président américain. « Je ne veux pas que la France impose des taxes sur nos sociétés. C’est très injuste »« S’ils le font, nous imposerons des tarifs douaniers sur leurs vins », a-t-il ajouté. « Des tarifs douaniers comme ils n’en ont jamais vu », a-t-il insisté.

 

Croissance d’export de cognac

Les ventes de cognac, tirées par la demande des États-Unis , ont connu une cinquième année consécutive de croissance, tant en valeur (+6,9%) qu’en volume (+2,5%), a annoncé le 19 août le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC).

L’eau-de-vie charentaise s’écoule à 98% à l’export, la France ne représentant que le cinquième marché.

Au total 211,1 millions de bouteilles ont été vendues pour un chiffre d’affaires de €3,4 milliards durant la campagne 2018-2019, selon l’organisme interprofessionnel (BNIC), qui se vante d’avoir “largement” contribué à l’excédent commercial des vins et spiritueux.

Avec un quart de la valeur totale des vins et spiritueux français à l’export, le cognac “se place en tête des grandes appellations”, a souligné le BNIC.

 

Ventes de champagne sont tombées

Pénalisées par un nouveau recul en France et au Royaume-Uni, les ventes de champagne sont tombées en 2018 à leur plus bas niveau depuis 2004 en nombre de bouteilles expédiées depuis les caves.

Pour la première fois depuis cent ans, les volumes vendus en France ont été inférieurs à ceux commercialisés à l’exportation.

La baisse en volume devient un peu inquiétante, le recul en France et au Royaume-Uni n’étant pas compensé par la hausse du grand export”, a dit Jean-Marie Barillère, coprésident du CIVC.

L’appellation, qui a vendu 301,9 millions de bouteilles l’an dernier, un chiffre en baisse de 1,8%, est toutefois parvenue à stabiliser son chiffre d’affaires au niveau record de 4,9 milliards d’euros (+0,3%) atteint en 2017, selon les chiffres publiés dimanche par le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC).

Pour la première fois depuis cent ans, les volumes vendus en France ont été inférieurs à ceux commercialisés à l’exportation.

Dans l’Hexagone, les ventes ont poursuivi leur glissade dans un environnement économique peu porteur et plombé en fin d’année par le mouvement des Gilets jaunes.

Champagne rosé est à la mode

Le vin rosé est incontestablement à la mode. Aujourd’hui, il représente plus de 25 % des ventes de vin en France, alors qu’il n’en représentait que 8 % il y a une douzaine d’années. Et la mode s’étend dorénavant au monde entier, 10 % des ventes, alors qu’il en était totalement absent. Cette percée foudroyante, qu’aucun spécialiste des marchés n’a vu venir, est un véritable fait de société. Même s’il ne suit pas les mêmes taux de progression, le champagne rosé n’est pas resté à l’écart de ce raz-de-marée. Il représente aujourd’hui 7 % des ventes en volume des champagnes, mais 9 % en valeur : traduction concrète de cette différence, une bouteille de champagne rosé est plus chère d’environ 15 % qu’une bouteille classique.

1 – Billecart Salmon Brut Rosé
Nez de fruits rouges frais et d’agrumes. La bouche est précise et élégante, suave et précise.
63,90 euros (vinatis.com). Note : 16/20

2 – Boizel Rosé
Nez de pâte de coing, de pomelos, de cassis, de fruits rouges, mentholé, de fraise écrasée. Tendu, droit, citronné, belle allonge, finale sapide.
38 euros (boutique.boizel.com). Note : 15,5/20

3 – Bollinger La Grande Année Rosé 2007
Nez de petits fruits rouges, de framboise, de kumquat, floral, d’agrumes, pâtissier. Ample, fruité, juste et droit, doté d’une belle vibrance, rayonnant, gourmand et racé, finale sapide.
145 euros. Note : 18,5/20

4 – Castelnau Rosé
Nez de fruits rouges, agrumes. Gourmand, croquant et fruité.
27,50 euros (chateaunet.com). Note : 15/20

5 – Gosset Grand Rosé
Nez de fraise, d’agrumes. Structuré, juteux, fruité, crémeux.
44,90 euros (vinatis.com). Note : 16,5/20

6 – Henriot Rosé
Nez de petits fruits rouges, de fraise, d’écorce d’orange, de mandarine. Gourmand et frais, fruité, aux bulles fines, finale d’agrumes et de kumquat.
39,20 euros (millesima.fr). Note : 15,5/20

7 – Lallier Grand Rosé
Nez de petits fruits rouges, de pomelos, de groseille, de mandarine, floral, de pain d’épice. Vin ample, vibrant, fruité, complet, élégant et racé, bulles fines, belle complexité.
35,80 euros (millesima.fr). Note : 17/20

8 – Lanson Rosé Label Brut Rosé
Nez de petits fruits rouges, de groseille, de pomelos, de fruits à chair blanche, d’abricot. Attaque franche, vin tendu, gourmand et droit, fruité, pointe saline en finale.
36,90 euros (vinatis.com). Note : 15,5/20

9 – Laurent-Perrier Cuvée Rosé
Nez de fruits rouges, de framboise, de groseille, de fraise. Attaque franche et acidulée, aux bulles fines et la bouche gourmande et juteuse.
65 euros (millesima.fr). Note : 16/20

10 – Louis Roederer Rosé 2012
Nez d’abricot, de groseille, pointe exotique, de goyave, de framboise. Frais, juteux, gourmand, vibrant, fruité, finale longue et subtilement saline.
60,95 euros (plusdebulles.com). Note : 16,5/20

11 – Moët & Chandon Rosé Impérial
Nez de tilleul, de petits fruits rouges, de violette, de fraise, pâtissier, d’agrumes. Fruité, gourmand, citronné, doté d’une belle allonge, finale pointe sapide.
54,90 euros (vinatis.com). Note : 15,5/20

12 – Mumm RSRV Rosé Foujita
Nez de groseille, de miel, de petits fruits rouges, d’épices, de fraise. Attaque franche, bouche droite, tendue et fruitée, de belle race, juteux, pointe saline et agrumes en finale. En exclusivité sur amisdelamaison.rsrv.fr.
47 euros. Note : 16/20

13 – Nicolas Feuillate Cuvée Spéciale Rosé
Nez de petits fruits rouges, de pivoine, de pomelos, de framboise et d’épices. Attaque franche, fruité, tendu, salin.
35 euros. Note : 15/20

14 – Pommery Louise Rosé 2004
Nez de brioche, de fruits jaunes, de pêche blanche, de brugnon, de framboise, de litchi, de roses fraîches. Intense, sapide, beaucoup de complexité, quelques notes d’évolutions remarquables, tendu et très long, finale acidulée et citronnée.
134 euros. premiersgrandscrus.com. Note : 18/20

15 – Taittinger Prestige Rosé
Nez de petits fruits rouges, de pomelos, de fraise écrasée, de fruits à chair jaune. Frais, ample et gourmand, doté d’une belle tension.
46,90 euros (vinatis.com). Note : 15,5/20

16 – Ruinart Rosé
Nez de fruits exotiques, de framboise, de cerise et de fraise. Attaque franche, bouche ronde et équilibrée.
59,20 euros (millesima.fr). Note : 15,5/20

17 – Veuve Clicquot Cuvée Rosé
Nez de framboise, de fraise des bois, de mûre, évoluant vers des arômes de fruits secs. La bouche est fraîche, équilibrée, sapide.
46,90 euros (vinatis.com). Note : 15,5/20

Frédéric Durand-Bazin a sélectionné pour vous 17 champagnes rosés à déguster cet été.

 

VIII Salon des vins du Château d’Olonne

Une trentaine de vignerons, venus de toute la France, se réunissent de jeudi 10 à samedi 12 mai pour le VIII salon des vins du Château d’Olonne, selon Ouest France.

«  Les vignerons partageront leur passion et leur savoir-faire avec les visiteurs« , a annoncé La Cave du Château, qui organise le VIII salon des vins du Château d’Olonne. L’événement se déroulera du jeudi 10 au samedi 12 mai et réunira une trentaine de vignerons.

Au total, une quarantaine d’appellations seront présentes et 160 vins différents pourront être dégustés.

De jeudi 10 à samedi 12 mai, de 10 h à 20 h et jusqu’à 19 h vendredi, Salle Calixte Aimé Plissonneau, rue Stéphane Mallarmé au Château-d’Olonne. Entrée gratuite. Les mineurs doivent être accompagnés d’un adulte.

 

 

Bordeaux: le millésime 2017 ‘très hétérogène’

La semaine de dégustation en primeurs de la dernière vendange s’ouvre lundi (9/04/2018) dans le vignoble de Bordeaux, marqué par un millésime 2017 très hétérogène en raison du gel printanier qui a réduit considérablement les volumes.

Les 20 et 26 avril 2017, la température nocturne est descendue à deux reprises jusqu’à -6° en Gironde.

Les parcelles des 116.000 hectares du vignoble ont été différemment affectées, selon leur situation géographique et leur exposition. La grêle de la fin du mois d’août n’a pas amélioré la situation de certaines propriétés qui ont parfois été touchées par le gel à près de 100% quand d’autres s’en tiraient quasiment sans dommage.

Au final, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) a annoncé un volume de récolte de 3,50 millions d’hectolitres, soit une baisse de 39% par rapport à 2016 (5,77 millions d’hectolitres), et la plus faible vendange depuis 1991, année d’un gel massif en Bordelais.

Une diplôme universitaire consacrée aux vins

A la croisée de l’œnologie, de la géographie et des neurosciences, l’université de Strasbourg créé une formation consacrée à la connaissance et à la reconnaissance des liens unissant les vins à leur terroir, une première en France.

Ce diplôme universitaire, inspiré par Jean-Michel Deiss, qui cultive, en complantation et en biodynamie, 27 hectares dans le Haut-Rhin, s’adresse aux viticulteurs comme aux négociants, œnologues, sommeliers ou “toute personne souhaitant approfondir sa connaissance du concept de terroir viticole”.

Pour ses promoteurs, “l’expression du terroir”, synonyme de rendements contraints et de démarche qualitative, est un moyen de se démarquer de la production de masse dans un contexte de libéralisation des droits de plantation et d’arrivée de nouveaux pays sur le marché.

“L’histoire de la viticulture, c’est l’histoire de gens accrochés à leur coteaux, qui ne disent pas qu’ils font le meilleur vin du monde, ils revendiquent juste de faire le leur”, affirme le viticulteur de Bergheim.

La formation débutera en juin et durera un an pour un maximum de quinze étudiants qui auront payé chacun 4.950 euros, les diplômes universitaires devant s’autofinancer.

“Le sol est quelque chose de vivant dans lequel vous avez toutes sortes de processus, physiques, biologiques et chimiques. Notre ambition, c’est en premier lieu d’aider les petits producteurs à le valoriser”, explique Dominique Schwarz, professeur de géographie et responsable de la formation.

“Vers le terroir viticole par la dégustation géo-sensorielle” : les passionnés du vin pourront désormais décrocher un diplôme universitaire qui s’obtient en dégustant des grands crus.  Image: illustration.

Red wine

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