Archives de Catégorie: verte

Jeunes renards dans Père-Lachaise

Ces adorables boules de poils ont été photographiées en fin de semaine par le conservateur du cimetière du Père-Lachaise (XXe) en train de se balader dans les allées et entre les tombes de ce lieu déserté par les promeneurs depuis le début du confinement.

« Depuis cinq ou six ans, nous avions déjà noté la présence de renards dans nos cimetières mais cela concernait surtout ceux en banlieue comme à Thiais, Bagneux, Pantin ou Ivry, note Pénélope Komitès. Là, au Père-Lachaise, c’est une première. D’ailleurs, la conservatrice adjointe, qui est là depuis 25 ans, n’en avait jamais vu!»

Benoît Gallot, puisqu’il s’agit de lui, a immortalisé cette scène qui, relayée sur les réseaux sociaux par Pénélope Komitès — adjointe en charge des espaces verts, nature en ville, biodiversité, agriculture urbaine et affaires funéraires — n’a pas manqué de faire fondre les cœurs. D’ailleurs, l’élue parisienne l’avoue en rigolant « j’en aurais bien adopté un tellement ils sont mignons ». Mais cette boutade passée, car il s’agit d’animaux sauvages et considérés comme nuisibles, la madame écologie de la Ville est ravie par ces clichés qui confirment le retour de faune dans les cimetières parisiens.

Mais quid de cette famille de renards après le 11 mai?
«Dès ce lundi, nous aurons une réunion avec l’agence d’écologie urbaine de la Ville de Paris pour savoir comment les protéger. On ne peut pas imaginer qu’ils se fassent écraser par une voiture. Il va falloir trouver une solution », conclut l’adjointe.

En attendant, ces renardeaux qui n’ont pas encore de prénom, ont deux semaines pour profiter de cet espace pour le moins silencieux au cœur du XXe arrondissement avant d’être capturés et réorientés vers la Petite ceinture ou le bois de Vincennes, des lieux plus propices à leur sécurité sur le long terme.

Image: courtoisie de la Mairie de Paris

Zoo de Mulhouse ferme la porte

Le parc zoologique et botanique de Mulhouse a dû fermer ses portes le 14 février en raison des mesures de confinement décidées pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Depuis, il fonctionne en effectif réduit, comme l’explique Benoit Quintard, vétérinaire et directeur adjoint du parc : « Les soigneurs représentent aujourd’hui la majeure partie du personnel encore actif au sein du parc, et pourtant ils ne sont que 13 encore actifs, contre 30 habituellement. L’effectif est donc très restreint ».

Évidemment les animaux sont nourris tous les jours et les soigneurs doivent redoubler de vigilance, en particulier avec les singes, les plus proches parents de l’homme… « Comme on est sur un nouveau virus, il y a une part d’ombre et d’incertitude qui perdure« , raconte Alexandre Pétry, le responsable animalier.

« La majorité des animaux ne peut pas contracter ce virus : ils ne peuvent pas nous le transmettre et on ne peut pas le leur donner. Par contre, il y a tout de même une vigilance qui a été émise par l’association des vétérinaires de zoo européens sur les grands singes« , explique-t-il.

Une vigilance particulière vis-à-vis des grands singes. Par conséquent, une vigilance particulière a été mise en place vis-à-vis de ces animaux. « Ici, on n’a pas de vrais grands singes, mais on a quand même des gibbons, qui sont les plus proches parents de l’homme qu’on ait sur ce parc. On a donc établi un protocole plus strict avec eux. »

Encore quatre ans avec glyphosate?

Favorable à un renouvellement pour trois ans de l’autorisation du glyphosate, la France est prête à accepter une durée de quatre ans pour permettre un consensus européen, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement.

Christophe Castaner a précisé lors du compte rendu du conseil des ministres que cette durée de quatre ans semblait désormais être celle visée par la Commission européenne pour sortir les discussions de l‘impasse.

La licence d’utilisation de cet herbicide de Monsanto, très utilisé dans l’agriculture et le jardinage et jugé cancérigène par ses adversaires, expire à la fin de l’année. Cette situation a engendré, notamment en France, des tensions entre ministères de l‘Agriculture et de l’Ecologie.

Mercredi, les Etats européens ont une nouvelle fois reporté leur décision sur le renouvellement de la licence.

Une nouvelle réunion du comité des Vingt-Huit chargé de se prononcer aura lieu à une date ultérieure qui n’a pas été précisée par la Commission.

L’exécutif européen avait proposé d’autoriser à nouveau le glyphosate pour dix ans, avant de proposer cinq à sept ans et désormais, selon Christophe Castaner, quatre ans.

Pour être validée, la proposition de la Commission doit recueillir le soutien de 16 des 28 Etats membres, représentant au moins 65% de la population de l‘UE.

Dans une résolution non contraignante adoptée mardi, le Parlement européen s‘est prononcé pour un renouvellement de l’autorisation de l’herbicide pour cinq ans.

Les forêts contre les émissions

Le projet visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à augmenter les absorptions des forêts afin de lutter contre le changement climatique a reçu le soutien du Parlement Européen.

Les députés ont adopté une proposition législative selon laquelle les pays de l’UE devront équilibrer les émissions et les absorptions de CO2 par les forêts, les terres cultivées et les prairies.

Les députés ont renforcé ces dispositions en ajoutant qu’à partir de 2030, les États membres devraient augmenter leurs absorptions afin de dépasser les émissions, conformément aux objectifs à long terme de l’UE et à l’accord de Paris.

« Avec ce règlement, nous jetons les bases d’un soutien envers nos forêts pour appliquer les accords de Paris. Une gestion durable des forêts est cruciale. Nous pouvons à la fois combattre le changement climatique et soutenir notre bioéconomie » a déclaré le rapporteur Norbert Lins (EPP, DE).

« Nous mettons par ailleurs en place un cadre de comptabilité robuste et sérieux, qui pourra servir de modèle au reste du monde. Je suis convaincu que ce système ne mettra pas en péril la pluralité des fonctions de notre agriculture et de nos forêts » a-t-il ajouté.