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Schengen: lever les contrôles

La Commission européenne (CE) a recommandé le 11 juin aux Etats membres de l’espace Schengen de lever les contrôles à leurs frontières intérieures d’ici au 15 juin mais de prolonger au moins jusqu’au 30 juin les restrictions temporaires sur les déplacements non-essentiels à destination de l’Union européenne.

D’après la proposition de la Commission, l’autorisation d’entrer dans l’espace Schengen sera basée sur le lieu de résidence du voyageur et non sa nationalité et aucune mesure de quarantaine ne lui sera imposée à son arrivée.

L’exécutif bruxellois justifie son refus d’une levée généralisée des restrictions sur les voyages par la situation sanitaire qui reste critique dans certains pays tiers.

Les restrictions devraient être levées pour des pays sélectionnés conjointement par les Etats membres sur la base d’une série de principes et de critères objectifs”, indique la Commission dans un communiqué, citant “la situation sanitaire, la capacité à mettre en oeuvre des mesures de contrôle lors des déplacements et des considérations liées à la réciprocité”.

“Même si nous devons tous rester prudents, le moment est venu d’engager les préparatifs concrets d’une levée des restrictions avec les pays présentant une situation sanitaire similaire à celle de l’UE et d’une reprise du traitement des visa”, a-t-elle ajouté.

La commission propose egalement de lever les restrictions sur les voyageurs en provenance des Balkans occidentaux (Croatie, Bosnie-Herzégovine, Albanie, Kosovo, Macédoine du Nord, Monténégro et la Serbie). Ylva Johansson n’a pas souhaité citer d’autres pays.

Cela doit être fait étape par étape. Je pense donc que cette liste s’allongera, peut-être pas au jour le jour mais au moins peut-être de semaine en semaine”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

#COLOMBES : une lettre d’allégeance à Daesh

L’homme qui a volontairement percuté deux policiers le 27 avril à #Colombes a déclaré qu’il «voulait mourir en tuant des policiers». Il avait écrit une lettre d’allégeance à Daesh. Le parquet national antiterroriste a été saisi.

Dans sa voiture BMW, les enquêteurs ont retrouvé un couteau et une «lettre expliquant son geste». Il y indique son allégeance à Daesh.

Lors de ses premières auditions, l’auteur des faits a dit qu’il «voulait mourir en tuant des policiers», selon une source proche du dossier. Au moment de son interpellation, il a dit avoir regardé des vidéos sur la Palestine avant d’agir, a expliqué le parquet de Nanterre.

La perquisition réalisée à son domicile n’a pour l’heure révélé «rien de significatif», indique une source judiciaire.

Dans l’attente des résultats d’une expertise psychiatrique, le parquet national antiterroriste (Pnat) restait en «observation», selon des sources concordantes.

Agé de 29 ans et inconnu des services de renseignement, le suspect aurait des antécédents psychiatriques datant de 2012.

Le 27 avril, peu après 17h30, il a foncé, au volant d’une BMW, sur deux motards de la police nationale qui étaient à l’arrêt en train de contrôler un véhicule à #Colombes (Hauts-de-Seine). L’un d’eux a été grièvement blessé, l’autre moins sérieusement.

Les deux policiers, souffrant de traumatismes aux jambes ont été transportés à l’hôpital, ainsi qu’un policier municipal, selon la même source. La Brigade criminelle est chargée de l’enquête, appuyée du Service départemental de la police judiciaire des Hauts-de-Seine.

Jeunes renards dans Père-Lachaise

Ces adorables boules de poils ont été photographiées en fin de semaine par le conservateur du cimetière du Père-Lachaise (XXe) en train de se balader dans les allées et entre les tombes de ce lieu déserté par les promeneurs depuis le début du confinement.

« Depuis cinq ou six ans, nous avions déjà noté la présence de renards dans nos cimetières mais cela concernait surtout ceux en banlieue comme à Thiais, Bagneux, Pantin ou Ivry, note Pénélope Komitès. Là, au Père-Lachaise, c’est une première. D’ailleurs, la conservatrice adjointe, qui est là depuis 25 ans, n’en avait jamais vu!»

Benoît Gallot, puisqu’il s’agit de lui, a immortalisé cette scène qui, relayée sur les réseaux sociaux par Pénélope Komitès — adjointe en charge des espaces verts, nature en ville, biodiversité, agriculture urbaine et affaires funéraires — n’a pas manqué de faire fondre les cœurs. D’ailleurs, l’élue parisienne l’avoue en rigolant « j’en aurais bien adopté un tellement ils sont mignons ». Mais cette boutade passée, car il s’agit d’animaux sauvages et considérés comme nuisibles, la madame écologie de la Ville est ravie par ces clichés qui confirment le retour de faune dans les cimetières parisiens.

Mais quid de cette famille de renards après le 11 mai?
«Dès ce lundi, nous aurons une réunion avec l’agence d’écologie urbaine de la Ville de Paris pour savoir comment les protéger. On ne peut pas imaginer qu’ils se fassent écraser par une voiture. Il va falloir trouver une solution », conclut l’adjointe.

En attendant, ces renardeaux qui n’ont pas encore de prénom, ont deux semaines pour profiter de cet espace pour le moins silencieux au cœur du XXe arrondissement avant d’être capturés et réorientés vers la Petite ceinture ou le bois de Vincennes, des lieux plus propices à leur sécurité sur le long terme.

Image: courtoisie de la Mairie de Paris

Déforestation et maladies zoonotiques

Alors que l’origine animale du novel coronavirus est avérée, les scientifiques alertent sur le risque de voir se propager d’autres pandémies si l’Homme poursuit son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires et la destruction des écosystèmes.

« Vu la croissance de la population humaine et son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires, la destruction d’écosystèmes de plus en plus nombreux multiplie les contacts » entre espèces, abonde Gwenaël Vourc’h, directrice-adjointe de l’unité d’épidémiologie vétérinaire de l’INRAE, un institut de recherche public français.

En cause, la déforestation pour faire place à l’agriculture, l’élevage intensif, l’urbanisation et la fragmentation des milieux, qui modifient l’équilibre entre les espèces. À tout cela s’ajoute le réchauffement climatique qui peut conduire certains animaux vecteurs de maladie à prospérer là où ils ne vivaient pas avant.

Qu’il vienne de la chauve-souris ou du pangolin, le COVID-19, dont le bilan mondial approche les 100 000 morts vient du monde animal, c’est certain. Toutefois, c’est l’activité humaine qui a favorisé son passage à l’Homme, et si rien ne change, alertent les spécialistes, bien d’autres pandémies pourraient suivre.

Les zoonoses sont les maladies ou infections qui se transmettent de l’animal à l’humain. Celles-ci n’ont rien de nouveau : tuberculose, rage, toxoplasmose, paludisme… Selon le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), 60 % des maladies infectieuses humaines ont cette origine. Un chiffre qui grimpe à 75 % pour les maladies « émergentes » telle que Ebola, le Sida, les grippes aviaires et autres SRAS ou Zika.

Or, notait le PNUE dans un rapport de 2016, « l’émergence de maladies zoonotiques est souvent associé aux changements environnementaux » qui sont « habituellement le résultat d’activités humaines, de la modification de l’usage des sols au changement climatique ».

Bordeaux fête de vins reportée

« Bordeaux fête le vin », l’un des plus grands rendez-vous de la ville qui se tient toutes les années paires en juin, a été reporté à 2021 en raison de la crise du Covid-19, a annoncé le 9 avril le maire Nicolas Florian lors d’une audioconférence de presse.

L’arrivée du coronavirus a d’emblée bloqué les bateaux aux ports.

«Le coronavirus nous plonge tous dans l’incertitude et dans l’attente de la fin de cette épidémie. Pour l’heure, nous ne pouvons évidemment pas en mesurer les conséquences sur notre commercialisation. Et c’est quoi qu’il en soit l’ensemble du commerce mondial qui sera impacté », a fait savoir le président Bernard Farges, dans son discours d’introduction.

Il y a forcément une inquiétude car nous ne savons pas où l’on va, ni combien de temps cela va durer. On sait forcément que l’épidémie aura un impact sur l’export et les chiffres exacts devraient être connus en mai, précise Christophe Chateau, directeur de la communication du CIVB, assurant avoir « tous les jours la Chine au téléphone » et que les échanges redémarrent.

Chez le négociant Dubos Frères, point d’inquiétude même si on espère que « Hong Kong ou la Corée du Sud vont très vite arrêter de jouer la prudence et surtout que les vins bloqués depuis décembre vont être enfin dédouanés ».

Eurogroupe: les discussions tendues

Les Ministres des finances de la zone euro sont convenus le 9 avril d’un plan de soutien de €500 milliards pour faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire du COVID-19, après des semaines des disuptes qui ont souligné les divisions au sein du bloc communautaire.

L’Allemagne, de même que la France, a critiqué l’opposition des Pays-Bas sur l’accès aux lignes de crédit du Mécanisme européen de stabilité (MES), tandis que l’Italie a reçu l’assurance que l’Union ferait preuve de solidarité.

Mais l’accord ne mentionne pas la création de “coronabonds”, des obligations mutualisées qui permettraient de financer une relance de l’activité économique par de la dette commune – une mesure à laquelle l’Italie, la France et l’Espagne étaient favorables mais pour qui il s’agit d’une ligne rouge, des Pays-Bas, de la Finlande et de l’Autriche.

Il est seulement dit qu’il appartient aux chefs d’Etat et de gouvernement européens de décider si des “instruments financiers novateurs” doivent être utilisés.

Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré que l’Europe avait conclu le plus important plan économique de son histoire.

“Tout le monde avait en tête que c’était soit un accord soit le risque d’une dislocation européenne”, a-t-il dit lors d’une téléconférence avec des journalistes. “C’est un plan efficace, c’est un plan massif”, a-t-il poursuivi.

Le président du Conseil italien Giuseppe Conte avait prévenu que l’existence tout entière de l’UE serait menacée si celle-ci ne parvenait pas à s’unir pour lutter contre la pandémie.

Durant des semaines, les Etats membres du bloc communautaire ont échoué à afficher un front uni face au coronavirus, se déchirant sur des questions d’argent, d’équipements médicaux et médicaments, de restrictions aux frontières et de suspension des voyages, lors de discussions tendues qui ont mis en exergue des divisions amères.

Boris Johnson est dans état stable

Boris Johnson, âgé de 55 ans, a été admis le 5 avril soir à l’hôpital St-Thomas, qui fait face au Westminster après plus de 10 jours de fièvre élevée et de toux persistantes en raison du coronavirus.

La reine Elizabeth a adressé à Boris Johnson ses voeux de “prompt et complet rétablissement” et a déclaré que ses pensées accompagnaient également sa famille et sa compagne Carrie Symonds, enceinte, a fait savoir le 7 avril le Palais Royal.

Il n’existe pas au Royaume-Uni de plan de succession formellement établi au cas où un Premier ministre se retrouve dans l’incapacité d’exercer ses fonctions. Boris Johnson a demandé à son ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, de le représenter partout “où cela est nécessaire”, ont explilqué ses services presse .

L’état du Premier ministre est resté stable entre hier et aujourd’hui et il reste de bonne humeur. Il reçoit un traitement à l’oxygène standard et respire sans aucune autre assistance. Il n’a pas eu besoin d’assistance respiratoire mécanique ni d’assistance respiratoire non-invasive”, a dit son porte-parole.

Son état s’est rapidement dégradé au cours des 24 heures suivantes, ce qui a entraîné le 6 avril soir son placement dans une unité de soins intensifs où sont traités les cas les plus graves.

Bien qu’il ait reçu un apport en oxygène, ses services ont affirmé que ce transfert relevait d’une mesure de prudence au cas où Boris Johnson aurait besoin d’être placé en respiration artificielle. Le Premier ministre reste conscient.

Au moment, selon les experts, le Royaume-Uni va probablement connaître sa semaine la plus meurtrière depuis le début de l’épidémie dans le pays, où elle a déjà fait plus de 5.000 morts.

COVID19: un manifeste de Douste-Blazy

Initié par l’ex-ministre Philippe Douste-Blazy, un manifeste, que nous dévoilons en exclusivité, demande au Premier ministre que les médecins puissent prescrire plus facilement de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19. #NePerdonsPlusDeTemps

Initié par l’ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy et signé par plusieurs personnalités médicales, dont le Pr François Bricaire et le Patrick Pelloux, un manifeste, que nous dévoilons en exclusivité, demande au Premier ministre Edouard Philippe que les médecins puissent prescrire plus facilement aux patients de l’hydroxychloroquine face à l’épidémie de Covid-19.

COVID19: Allemagne et Suisse accueillent les malades

Des hôpitaux en Allemagne et en Suisse ont proposé de prendre en charge des patients gravement malades de l’Alsace voisine qui lutte face à l’augmentation du nombre de contamination de COVID-19.

Quatre hôpitaux universitaires et un hôpital militaire du Land allemand de Bade-Wurtemberg vont accueillir 10 patients français devant être ventilés et l’exécutif local consulte d’autres hôpitaux pour trouver des lits supplémentaires de soins intensifs, a indiqué le ministère local des Sciences et de la Recherche dans un communiqué diffusé samedi.

La Rhénanie-Palatinat, la Sarre ainsi que trois cantons suisses se sont également portés volontaires pour accueillir des patients.

UE: assouplissement des règles budgétaires

La Commission propose aujourd’hui d’activer la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance (PSC), dans le cadre de sa stratégie de réaction rapide, énergique et coordonnée à la pandémie de coronavirus. Une fois approuvée par le Conseil, cette activation permettra aux États membres de prendre des mesures afin de faire face de manière adéquate à la crise, tout en dérogeant aux obligations budgétaires qui s’appliqueraient normalement au titre du cadre budgétaire européen.

Cette proposition est une mesure importante que prend la Commission pour tenir son engagement: utiliser tous les instruments de politique économique dont elle dispose afin d’aider les États membres à protéger leurs citoyens et à atténuer les conséquences socio-économiques extrêmement négatives de la pandémie.

Mme Ursula von der Leyen a déclaré ce qui suit: «Aujourd’hui, nous proposons d’utiliser au maximum la flexibilité autorisée par nos règles pour permettre à nos gouvernements nationaux d’apporter un soutien à tous les niveaux — au personnel et aux systèmes de santé ainsi qu’aux personnes si gravement touchées par la crise. Je souhaite m’assurer que nous faisons face le mieux possible aux dimensions humaines et socio-économiques de la pandémie de coronavirus.»

La pandémie de coronavirus est un choc majeur pour les économies européenne et mondiale. Les États membres ont déjà adopté ou sont en train d’adopter des mesures budgétaires afin d’accroître la capacité de leurs systèmes de santé et de venir en aide aux citoyens et aux secteurs particulièrement touchés. Ces mesures, conjuguées à la baisse de l’activité économique, contribueront à accroître considérablement les déficits budgétaires.

La Commission demande au Conseil d’approuver sa proposition le plus rapidement possible.

La Commission est prête à prendre les autres mesures qui s’imposeront au vu de l’évolution de la situation.

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