Archives de Catégorie: TOURISM

Tour Eiffel rouvert pour les visiteurs

La Tour Eiffel, fermé aux visiteurs depuis le 13 mars en raison de la pandémie liée à la COVID-19, a rouvert ce jeudi 25 juin après sa plus longue fermeture depuis la Seconde Guerre mondiale.

Jusqu’à début juillet, les visiteurs ne pourront emprunter que les escaliers pour grimper dans ce monument emblématique de 324 mètres, et ils ne pourront pas monter au-delà du deuxième étage.

Les ascenseurs restent fermés pour l’instant en raison du risque de promiscuité susceptible de favoriser la propagation du nouveau coronavirus.

Les responsables de la Tour Eiffel espèrent revenir à une activité normale dans le courant de l’été.

Cette réouverture n’est que partielle et s’accompagne de strictes mesures d’hygiène avec port du masque obligatoire au-dessus de enfants de 11 ans.

COVID19: les musées affectés

Une partie des institutions culturelles pourraient ne pas rouvrir après la crise de la COVID-19, une perte inestimable pour la diversité du monde, craint le sous-directeur général pour la Culture de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), Ernesto Ottone Ramirez.

L’extension du numérique ravive toutefois les inégalités entre les pays où internet est bien installé, et les autres et la convalescence prendra du temps.

Le manque à gagner affecte les petits musées mais aussi des institutions anciennes comme le musée du Prado en Espagne et le château de Versailles en France, dont 75% du budget repose sur la billetterie.

Du transport des oeuvres à la programmation en passant par la situation des guides, des artistes, les réservations et les visites en ligne, le secteur doit entièrement revoir sa copie.

“Quand vous parlez aux directeurs, ils vous disent que les musées ont su se réinventer depuis 400 ans donc c’est aussi une possibilité de renouveau”, dit Ernesto Ottone Ramirez.

 

Pandémie vide les sites touristiques

Du Champ-de-Mars à la butte Montmartre, la crise du coronavirus a vidé des lieux généralement envahis par les quelque 50 millions de touristes qui visitent chaque année la capitale française, aujourd’hui rendue aux Parisiens.

En attendant la réouverture de la Tour Eiffel, le 25 juin, et celle du musée du Louvre, le 6 juillet, les 2,1 millions d’habitants confinés pendant deux mois profitent d’une ville différente, où la vie reprend avec la réouverture des terrasses de café.

Les frontières intérieures de l’Europe doivent rouvrir le 15 juin, à quelques exceptions près. Jean-Baptiste Lemoyne évoque une « grande convergence autour de cette date ». Les trois quarts des Etats membres ont choisi la mi-juin, précise-t-il.

L’Espagne, pour sa part, gardera ses frontières fermées jusqu’au 1er juillet. La France maintient d’ailleurs des restrictions de circulation à sa frontière avec l’Espagne jusqu’au 21 juin, en réciprocité de mesures imposées par Madrid, a annoncé le ministère français de l’Intérieur à l’AFP. Le Royaume-Uni choisit lui aussi la prudence.

Depuis le 8 juin, toute personne arrivant au Royaume-Uni de l’étranger doit observer une quarantaine de 14 jours.

15 juin Suisse rouvrira ses frontières à l’UE

L’Italie a quant à elle décidé unilatéralement de lever les restrictions d’entrée pour les Européens au 3 juin. Une réouverture considérée prématurée par la Suisse.

Le trafic vers ou en provenance de la péninsule a toutefois augmenté d’environ 20%. L’Administration fédérale des douanes a expliqué cette hausse par plusieurs raisons. Les Suisses possédant une maison en Italie ou les Italiens vivant en Suisse ont été nombreux à profiter de cet assouplissement. Quelques voyages touristiques ont également été enregistrés. Malgré tout, le volume de trafic est toujours nettement plus faible qu’avant la crise de la COVID-19.

Dès le 15 juin, les ressortissants d’Etats membres de l’Union européenne, ainsi que les ressortissants du Royaume-Uni, pourront à nouveau entrer sur le territoire suisse. Le Conseil fédéral a pris cette décision le 5 mai au vu de l’amélioration de la situation épidémiologique liée à la crise de la COVID-19.

L’annonce de 5 mai intervient alors que Suisse Tourisme a lancé une vaste campagne promotionnelle à l’échelle internationale. Les touristes suisses seront les premiers visés par cette campagne, suivis par les Allemands et les Français.

Selon l’organisation faîtière, le manque à gagner pour le tourisme helvétique atteint 8,7 milliards de francs pour la période allant de mars à juin. Le KOF estime lui que les nuitées hôtelières devraient pourraient chuter de moitié dans les villes cet été et de 20% à 30% dans les zones de montagne.

La Suisse rouvrira ses frontières avec tous les Etats membres de l’UE et le Royaume-Uni le 15 juin.

Berne avait déjà annoncé la réouverture des frontières avec l’Autriche, l’Allemagne et la France pour cette date en concertation avec les autorités de ces pays. Ce sera désormais le cas avec tous les pays de l’Union européenne et le Royaume-Uni. Aucune ouverture n’est en revanche annoncée pour les Etats tiers.

La décision a été prise après une vidéoconférence informelle des ministres de l’intérieur des États Schengen, a indiqué le 5 mai le Conseil fédéral. La Suisse y était représentée par le secrétaire d’État aux migrations Mario Gattiker.

Lors de cette réunion, de nombreux ministres ont exprimé le souhait d’un retour à la normalité et d’une suppression des contrôles aux frontières intérieures de l’Europe à compter du 15 juin. Le Département fédéral de justice et police devra adapter l’ordonnance sur le Covid-19.

L’Office fédéral de la santé publique analyse actuellement si des mesures sanitaires seront nécessaires aux frontières terrestres et dans les aéroports. Lors de cet examen, il tiendra compte des mesures prises par les autres Etats. Chaque pays décidant lui-même des conditions d’entrée, les Suisses devront se renseigner avant leur voyage. Des quarantaines à l’arrivée ou des mesures, comme le port du masque, pourraient être exigées.

Venice encourage le tourism durable

Cette semaine, les autorités italiennes ont peu apprécié le manque de respect du voisin autrichien, lorsque son ministre des Affaires étrangères Alexander Schallenberg annonçait l’ouverture aux citoyens de sept pays de l’UE, excluant les Italiens.

Après avoir rouvert ses confins le 3 juin, l’Italie espérait un geste réciproque de ses partenaires européens. Sans succès. Rome avait suscité l’étonnement à travers l’UE
lorsqu’elle avait annoncé mi-mai cette mesure, encouragée par une épidémie de la COVID-19 faiblissante. Mais la Péninsule, parmi les pays les plus touchés par le pandémie avec ses 234 000 cas et plus de 33 000 victimes, reste encore exclue d’une libre circulation renaissante.

Pour les Vénitiens, la COVID-19 n’est en réalité qu’un deuxième traumatisme après la marée haute record de novembre dernier et les intempéries ayant mis à genoux la ville. La librairie Acqua Alta s’en rappelle bien.

Une gondole reconvertie en bibliothèque au milieu de l’établissement n’avait pas permis de sauver des milliers de livres trempés.

Comme le week-end précédent, le 2 juin, ce n’est pourtant pas la marée qui inonde la boutique mais de nombreux touristes locaux profitant du jour de congé.

Par trois fois, les forces de l’ordre menacent la librairie de sanctions si les rassemblements ne sont pas évités.

Acqua Alta est victime de son succès. Avant même le retour d’un tourisme international, les problèmes de gestion de tels espaces étroits, comme des ruelles typiques de Venise, sont accentués par les mesures anti-coronavirus.

La ville accueille chaque année quelque 30 millions de personnes, soit plus de deux touristes pour chaque habitant chaque jour. 80% d’entre eux ne restent que quelques heures, asphyxiant des Vénitiens contraints de s’en aller, les services proposés étant tous exclusivement destinés à ce sur-tourisme.

Limiter donc l’entrée à 18 millions de personnes par an permettrait de développer un tourisme «de qualité» visant ceux qui souhaitent découvrir la cité en y passant au moins une nuit ou deux.

La ville pourrait ainsi cesser de concentrer son économie exclusivement sur le tourisme et développer d’autres secteurs comme l’exportation, à l’image par exemple de l’industrie du verre de Murano, qui ne souffre aujourd’hui que peu de l’absence de visiteurs. Les opportunités ne manquent pas: la COVID-19 peut être l’occasion de changements pour encourager le tourisme durable.

Notre-Dame: la reprise du chantier

La phase de préparation à la reprise du chantier de reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, ravagée par un incendie en avril 2019, a démarré le 27 avril avec de nouvelles règles sanitaires pour les architectes et les ouvriers.

Déjà suspendus l’an dernier en raison d’un risque de contamination liée aux particule de plomb, les travaux de consolidation et de sécurisation de l’édifice gothique ont été une nouvelle fois interrompus mi-mars à cause de la pandémie de coronavirus.

Il faut réaménager ce que nous appelons la base de vie” pour prendre en compte les nouvelles normes sanitaires et éviter la propagation du virus, a expliqué Mgr Patrick Chauvet le recteur de la cathédrale.

Des aménagements sont notamment prévus concernant l’accès aux vestiaires, aux douches ou encore aux postes de travail. Des chambres d’hôtel ont par ailleurs été réservées près de la cathédrale pour les ouvriers n’habitant pas à Paris.

Concernant la reprise des travaux à proprement parler, l’objectif principal reste le démontage de l’échafaudage. “Quand il sera enlevé, on pourra dire que toute la phase de sécurisation sera terminée”, a estimé le recteur.

L’incendie le 15 avril 2019 de la cathédrale, qui avait notamment provoqué l’effondrement de la flèche érigée par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle, avait engendré un afflux de plusieurs centaines de millions d’euros de promesses de dons pour sa reconstruction.

Face à la vague d’émotion soulevée en France comme à l’étranger, Emmanuel Macron avait fixé comme objectif une reconstruction de l’édifice en cinq ans et une finalisation en 2024, un objectif réaffirmé le 15 avril dernier par le chef de l’Etat français.

Corse-du-Sud: Scandola déclassée

La réserve naturelle de Scandola, située en Corse-du-Sud, va perdre son Diplôme européen des espaces protégés (une distinction qu’elle avait obtenue en 1985) à cause de la trop forte pression touristique sur le site et ses effets néfastes sur la flore et la faune.

Cette décision du Conseil de l’Europe, publiée dans un rapport daté du 30 mars, a été prise à l’unanimité des experts concernés lors d’une réunion les 18 et 19 mars, et ce notamment «en raison du considérable manque de progrès réalisés et des tentatives minimales de communication» de la part des gestionnaires de la réserve. Elle prendra effet en septembre.

José Filippi, directeur du Parc naturel régional de Corse, s’est déclaré «très surpris par cette décision», auprès de l’AFP : «De nombreuses choses sont faites depuis un an et demi pour protéger ce site (et) deux conseils scientifiques se sont d’ailleurs réunis durant cette période», a-t-il affirmé, précisant qu’une «réponse technique» sera communiquée dans quelques jours et que tout sera mis en œuvre pour «récupérer ce diplôme».

Sur le fond, le retrait de ce label européen à la réserve de Scandola, créée en 1975 sur 920 hectares terrestres et 1.000 hectares de zone marine, est notamment dû à «la fréquentation incontrôlée (du site) par les visiteurs de tous bords et (…) les effets dommageables sur la nature du site, ses écosystèmes (et) les espèces de flore et de faune qui lui sont propres».

Dès décembre 2018, un rapport du CNRS avait souligné par exemple que «la population de balbuzards pêcheurs, un rapace protégé et menacé en mer Méditerranée, (s’effondrait) dans la réserve naturelle nationale de Scandola» à cause du tourisme.

En mars 2019, neuf associations corses avaient écrit au ministre de la Transition écologique d’alors, François de Rugy, pour demander «des mesures d’urgence dès l’été 2019», dont une «zone d’interdiction» d’accès, pour sauver la réserve. «Située dans le Sanctuaire des Pélagos, la partie marine de la Réserve est désertée par les poissons et autres animaux marins en raison du fort dérangement et de la pollution sonore», avaient notamment fustigé les associations dans ce courrier.

Egalement inscrite au Patrimoine mondial par l’Unesco, la réserve de Scandola est titulaire de nombreux autres labels de protection, comme Aire marine protégée et zone Natura 2000 notamment.

En France métropolitaine, cinq autres sites ont obtenu ce diplôme européen des espaces protégés, la Camargue (Bouches-du-Rhône et Gard), la Vanoise, les Ecrins et le Mercantour dans les Alpes, et l’île de Port-Cros dans le Var.

Oostende face au prochain afflux touristique

Il semble de plus en plus probable que l’été sera toujours marqué par l’épidémie de coronavirus. En Belgique plusieurs bourgmestres de communes côtières s’attendent toutefois à pouvoir accueillir avant tout les propriétaires de seconde résidence. En attendant les mesures qui seront prises pour la période estivale, les communes du littoral se préparent au mieux à accueillir les touristes durant les grandes vacances.

Il est fort probable que le nombre de visiteurs à la Côte soit limité. Aucun déplacement à l’étranger ne devrait être autorisé cet été. Les Belges devraient donc se rabattre en masse sur leurs 70 kilomètres de Côte. Mais si tout le monde vient en même temps, cela risque de poser problème.Les autorités locales comptent se préparer à un tel afflux.

« Il faut encore attendre de connaître la situation à laquelle nous serons confrontés mais des plages noires de monde ne semblent pas une bonne idée« , commente le gouverneur de la province de Flandre occidentale, Carl Decaluwé.
Carl Decaluwé précise toutefois que rien ne peut encore être programmé. « Nous écouterons avant tout les experts. Tous les scénarios vont être étudiés calmement, jusqu’à l’élaboration d’un plan réalisable. »

Dans la mesure du possible, les bourgmestres espèrent accueillir les personnes qui disposent d’une résidence secondaire sur leur territoire. « Si cela peut s’organiser, ça pourrait être une bonne solution« , estime Daphné Dumery, la bourgmestre de Blankenberge.

Le Coq et Ostende semblent aussi favorables à l’idée d’accueillir prioritairement les personnes jouissant d’une résidence à la mer. Pour Bart Tommelein, il est logique que les gens possédant une cabine de plage puissent aussi profiter d’une place sur le sable.

COVID19: retraités confinés en Patagonie

Âgés en moyenne de 70 ans, ils pensaient échapper à la crise du COVID-19 en quittant la France mi-mars direction l’Argentine. Mais ils sont aujourd’hui rattrapés par l’épidémie dans un hôtel de luxe.

Un voyage organisé qui tourne mal: 23 retraités français sont confinés depuis le 13 mars au fin fond de l’Argentine. Parmi eux, 8 contaminés et un homme toujours en réanimation. Le dossier serait suivi avec « beaucoup d’attention » par le Quai d’Orsay.

Pour les touristes en voyage au bout du monde, le piège s’est refermé lentement. Au moment du départ, il n’y avait que deux cas dans le pays. Le coronavirus n’était qu’une rumeur lointaine.

Pourtant, très vite, la crise a rattrapé les voyageurs. Dès le mercredi 11 mars, alors que l’OMS déclarait une situation de pandémie mondiale , le président argentin Alberto Fernandez (élu en décembre) annonçait que les personnes arrivant de pays à risque, dont la France, devaient rester confinés pendant 14 jours et ne pas fréquenter les lieux publics. Le lendemain, il interdisait les vols en provenance des mêmes pays à compter du 16 mars.

A Buenos Aires, la police a commencé à effectuer des descentes dans les hôtels. Les pouvoirs publics ont mis en place un numéro pour dénoncer les étrangers qui violaient leur quarantaine : 15.000 appels en 24 heures, selon la presse locale.

Les journaux ont évoqué l’expulsion manu militari de plusieurs centaines de voyageurs.

La psychose n’avait toutefois pas encore atteint le sud du pays. Vendredi 13 mars, les passerelles qui surplombent le sublime glacier Perito Moreno, dans le sud de la Patagonie, sont bondées. Tout en admirant les icebergs turquoises qui dérivent sur le Lago Argentina, les touristes savent néanmoins que leurs jours dans le pays sont comptés.

Le stress a commencé à monter. Sera-t-il possible de rentrer ? A force de persévérance, le voyageur finira par joindre une opératrice, qui lui trouvera une solution via le Brésil, pas (encore) considéré comme un pays à risque.

D’autres n’ont pas eu cette chance. Car en quelques jours, la situation s’est tendue dans le pays. Le 15 mars, le gouvernement a fermé tous les parcs nationaux. Les hôtels, même dans les zones les plus reculées, ont reçu des consignes précises : confinement des clients, désinfection des chambres… Sur les routes, des barrages filtrants sont mis en place, et les touristes en quarantaine sont raccompagnés à leur hôtel par la police.

La liste des pays à risque s’est allongée. Mardi 17 mars, le gouvernement a annoncé que tous les vols intérieurs seraient annulés pour quelques jours à compter du 20. L’ambassade de France a commencé à répertorier les Français en recherche d’un moyen de rapatriement. L’Argentine comptait alors 79 cas confirmés. Le premier a été diagnostiqué le 3 mars.

Antarctique avec les fleurs tropicales

L’Antarctique n’a pas toujours été qu’un désert glacial. Des scientifiques ont découvert qu’une forêt tropicale existait près du point le plus méridional de la Terre.

C’est un sol forestier qui a mis la puce à l’oreille des chercheurs, trouvé au fond de l’océan, près du glacier de l’île du Pin. Restes de plantes à fleurs, pollens, spores, racines. Des trouvailles inédites à cet emplacement, à environ 800 km du pôle Sud.

Dans une carotte de sédiments venant d’une zone proche du célèbre glacier de l’île du Pin (Pine Island Glacier),dans la mer d’Amundsen, les chercheurs ont en effet trouvé des sols forestiers préservés datant du Crétacé: des pollens et des spores ainsi qu’un réseau dense de racines. Et les premiers restes de plantes à fleurs jamais trouvés à de si hautes latitudes. Une découverte qui semble incroyable pour une région qui connait tout de même chaque année, une nuit polaire de quatre mois.

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