Archives de Catégorie: SUISSE

Lugano: l’attaque au couteau

Une femme âgée de 28 ans a été arrêtée et placée en garde à vue le 24 novembre à Lugano, en Suisse, après avoir tenté d’étrangler une autre femme et blessé une seconde à la gorge avec un couteau à lame dentée, a annoncé le procureur général de la Confédération, qui a dit soupçonner un mobile terroriste.

“Le 24.11.2020, un #attentat à motivation présumément #terroriste a été perpétré contre plusieurs personnes dans un grand magasin de #Lugano. Le ministère public de la Confédération a ouvert une procédure pénale”, a déclaré de son côté la police fédérale sur Twitter.

Une des victimes présente des blessures sérieuses mais ses jours ne sont pas en danger, la deuxième victime n’est que légèrement blessée, a indiqué la police du canton du Tessin.

“Une personne de nationalité suisse a été interpellée et a été placée en garde à vue (…) et le ministère public de la Confédération a ouvert une information judiciaire à son encontre”, a précisé le parquet dans son communiqué.

La Suisse estime compter des centaines de résidents représentant une menace potentielle ou ayant voyagé dans des zones de guerre.

Mali: l’Otage suisse assassiné

L’otage suisse Béatrice Stockly, enlevée il y a quatre ans dans la région malienne de Tombouctou (nord-ouest) a été tuée par ses ravisseurs il y a probablement quelques semaines. Ce sont les autorités françaises qui ont informé le 9 octobre les Suisses, selon le département fédéral des Affaires étrangères.
«C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort de notre concitoyenne», a déclaré le chef du DFAE Ignazio Cassis. «Je condamne cet acte cruel et exprime mes plus sincères condoléances aux proches de la victime.»

Missionnaire résidant à Tombouctou, Béatrice Stockly avait déjà été une première fois kidnappée par les
islamistes en 2012, toujours à Tombouctou, avant d’être libérée après une médiation du Burkina Faso.

Enlevée pour la seconde fois il y a quatre ans, la missionnaire bâloise Béatrice Stockly a été exécutée par une organisation issue d’Al-Qaïda, ont indiqué les autorités françaises sur la base de renseignements fournis par Sophie Pétronin.

Les autorités françaises ont informé la Suisse vendredi après-midi que l’otage suisse détenue au Mali était décédée, écrit le DFAE. Elle aurait été tuée par les ravisseurs de l’organisation terroriste islamiste Jama’at Nasr al-Islam wal Muslim (JNIM) il y a environ un mois.

Béatrice Stockly, une missionnaire évangélique de Bâle enlevée il y a quatre ans, active depuis des années comme missionnaire à Tombouctou, avait été enlevée en 2016, pour la deuxième fois. La Bâloise avait été kidnappée une première fois en 2012 par des islamistes.

La diplomatie Suisse met tout en œuvre pour connaître les circonstances exactes de cette exécution ainsi que le lieu où se trouve le corps de la victime, écrit le DFAE. La Suisse fera tout son possible pour le rapatrier. Pour ce faire, le DFAE tentera de se rapprocher du nouveau gouvernement de transition au Mali.

Cette annonce tragique survient alors que Sophie Pétronin est arrivée vendredi en France, après sa libération jeudi au Mali. Elle avait été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao (nord), où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d’aide à l’enfance.

Sophie Pétronin a été libérée en même temps que deux Italiens, dont un prêtre, et une importante figure de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé.

Haut Karabakh: la crise majeure en cours

Des discussions auront lieu le 8 octobre à Genève et le 12 octobre à Moscou dans le cadre des efforts menés par la France, la Russie et les Etats-Unis pour tenter d’ouvrir des négociations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabakh, a déclaré mercredi, le 7 octobre Jean-Yves Le Drian.

“Nous souhaitons que chacun comprenne que son intérêt, c’est d’arrêter immédiatement les hostilités sans conditionnalité et qu’on ouvre une négociation” sous le parrainage de la France, de la Russie et des Etats-Unis, a dit le ministre français des Affaires étrangères. “Nous sommes en relation journalière avec les uns et les autres. Pour l’instant, ça n’a pas abouti. Il y aura des réunions demain à Genève et d’autres réunions lundi à Moscou et nous formulons le voeu que cela puisse aboutir à l’ouverture de négociations.”

Jean-Yves Le Drian a aussi dénoncé une “implication militaire de la Turquie qui risque d’alimenter l’internationalisation du conflit” dans cette région séparatiste d’Azerbaïdjan à majorité arménienne.

La moitié de la population du Nagorny Karabakh, soit 70 à 75.000 personnes, a été déplacée par les combats entre ce territoire séparatiste peuplé d’Arméniens et l’Azerbaïdjan, a indiqué le 7 octobre le médiateur d’ Artsakh – la république autoproclamée.

Le Nagorny Karabakh est peuplé d’environ 140.000 habitants, à 99% des Arméniens ethniques. Les autorités locales et l’Arménie accusent l’Azerbaïdjan, depuis la reprise des hostilités le 27 septembre, de viser les civils, en particulier à Stepanakert, la capitale, peuplée d’ordinaire de 50.0000 personnes.

Mali: la libération de Mme.Pétronin en vue

Le fils de la travailleuse humanitaire Sophie Pétronin franco-suisse, dernière otage française au Sahel depuis son enlèvement par des hommes armés liés à Al Qaïda fin 2016, s’est envolé mardi, le 6 octobre, pour Bamako, au Mali, dans l’espoir d’une libération prochaine de sa mère.

Sébastien Chadaud-Pétronin, qui s’est rendu à plusieurs reprises au Mali pour tenter d’obtenir la libération de sa mère, a confirmé mardi matin à Reuters avoir pris place à bord d’un vol commercial à destination de Bamako.

“Il n’y a toujours rien d’officiel”, a-t-il déclaré peu avant le décollage de son avion. Il a toutefois évoqué des informations convergentes provenant de “sources fiables”.

Selon une source sécuritaire française au Sahel, les otages seraient en cours de transfert vers Bamako.

L’humanitaire française, à la santé fragile, devrait être libérée en même temps que l’opposant malien Soumaïla Cissé, enlevé en mars par un groupe lié à Al Qaïda, dans le cadre d’un échange de prisonniers, ont déclaré les sources sécuritaires.

Plus de 200 djihadistes ont été libérés au cours des deux derniers jours, selon des sources sécuritaires au Mali.

Sophie Pétronin, qui a 75 ans, a été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao, dans le Nord du Mali, où elle dirigeait une organisation d’aide à l’enfance. (Image: Strasbourg).

Révision de la chasse en Suisse

Le dimanche, 27 septembre, la population helvétique devra répondre à la question suivante: «Acceptez-vous la modification du 27 septembre 2019 de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages?».

La loi fédérale sur la chasse est un texte qui prescrit aux cantons quels animaux sauvages sont protégés et quelles espèces peuvent être chassées et quand. L’histoire de sa révision actuelle commence en 2014: au Conseil national, le député grison Stefan Engler (PDC) dépose une motion intitulée «coexistence du loup et de la population de montagne».

Celle-ci suggère d’adapter la loi de 1985 au retour du loup, dont la première meute en Suisse s’est formée en 2012. Plusieurs associations de défense de la nature soutiennent la réforme, espérant qu’elle leur sera favorable. Raté.

Après d’interminables débats, le parlement s’accorde sur une révision de loi contraire à leurs intérêts. Pro Natura, le WWF Suisse, BirdLife Suisse, zoosuisse et le groupe Loup Suisse décident alors de lancer un référendum, qui aboutit.

Le nouveau texte de loi suggère quelques autres amendements. Il prévoit que le Conseil fédéral puisse ultérieurement ajouter d’autres espèces (lynx, castor, loutre, harle bièvre, héron cendré, goéland leucophée, aigle royal, cygne tuberculé) à la liste des animaux que les cantons pourraient réguler sans l’approbation des autorités fédérales. Il confère une nouvelle protection à 12 espèces de canards (parmi les moins chassées à l’heure actuelle) et réduit la période de tir de la bécasse des bois de trois à deux mois par an.

Il conditionne d’éventuelles indemnisations aux paysans lors d’attaques de loups à une protection préalable du troupeau – clôtures ou chiens – et il prévoit de nouvelles indemnités fédérales aux cantons pour la maintenance de corridors de faune.
Image above: courtesy @nywolforg

Suisse-UE: libre circulation en question

En Suisse, les électeurs décideront par référendum — appelé localement une votation populaire — ce dimanche 27 septembre si les citoyens de l’Union européenne doivent être autorisés à travailler et à habiter, ou non, dans le pays. Les résultats de cette votation fédérale pourraient modifier les relations avec ses voisins européens.

L’initiative aurait également un impact sur les 460 000 citoyens suisses dans l’UE. Certains ont qualifié cette initiative de « Brexit suisse », car le pays a déjà adopté plusieurs dispositions du droit communautaire par le biais de traités bilatéraux.

En effet, si la Suisse n’est actuellement pas membre de l’UE, elle a toutefois adhéré à certains de ses principes clés, comme la libre circulation des personnes. Cela signifie que les citoyens de l’UE peuvent vivre et travailler en Suisse, et inversement pour les ressortissants suisses ailleurs dans l’Union. Cela permet également à la Suisse de participer au marché unique de l’UE, à savoir la libre circulation des biens et des services.

Mais ce référendum – intitulé « Pour une immigration modérée (initiative de limitation) » – vise à mettre fin à la libre circulation des citoyens de l’UE en Suisse, rendant difficile l’embauche de ces derniers par les entreprises.

L’UDC (Union démocratique du centre), parti de droite conservatrice, avait mis l’initiative sur l’immigration aux voix pour le mois de mai, mais le vote a été retardé par la pandémie de Covid-19.

Les électeurs helvétique décideront du sort des citoyens de l’UE, en même temps que quatre autres votations de portée plus domestique, notamment sur la chasse et ou a l’acquisition de nouveaux avions de combat par l’armée de l’air suisse.

15 juin Suisse rouvrira ses frontières à l’UE

L’Italie a quant à elle décidé unilatéralement de lever les restrictions d’entrée pour les Européens au 3 juin. Une réouverture considérée prématurée par la Suisse.

Le trafic vers ou en provenance de la péninsule a toutefois augmenté d’environ 20%. L’Administration fédérale des douanes a expliqué cette hausse par plusieurs raisons. Les Suisses possédant une maison en Italie ou les Italiens vivant en Suisse ont été nombreux à profiter de cet assouplissement. Quelques voyages touristiques ont également été enregistrés. Malgré tout, le volume de trafic est toujours nettement plus faible qu’avant la crise de la COVID-19.

Dès le 15 juin, les ressortissants d’Etats membres de l’Union européenne, ainsi que les ressortissants du Royaume-Uni, pourront à nouveau entrer sur le territoire suisse. Le Conseil fédéral a pris cette décision le 5 mai au vu de l’amélioration de la situation épidémiologique liée à la crise de la COVID-19.

L’annonce de 5 mai intervient alors que Suisse Tourisme a lancé une vaste campagne promotionnelle à l’échelle internationale. Les touristes suisses seront les premiers visés par cette campagne, suivis par les Allemands et les Français.

Selon l’organisation faîtière, le manque à gagner pour le tourisme helvétique atteint 8,7 milliards de francs pour la période allant de mars à juin. Le KOF estime lui que les nuitées hôtelières devraient pourraient chuter de moitié dans les villes cet été et de 20% à 30% dans les zones de montagne.

La Suisse rouvrira ses frontières avec tous les Etats membres de l’UE et le Royaume-Uni le 15 juin.

Berne avait déjà annoncé la réouverture des frontières avec l’Autriche, l’Allemagne et la France pour cette date en concertation avec les autorités de ces pays. Ce sera désormais le cas avec tous les pays de l’Union européenne et le Royaume-Uni. Aucune ouverture n’est en revanche annoncée pour les Etats tiers.

La décision a été prise après une vidéoconférence informelle des ministres de l’intérieur des États Schengen, a indiqué le 5 mai le Conseil fédéral. La Suisse y était représentée par le secrétaire d’État aux migrations Mario Gattiker.

Lors de cette réunion, de nombreux ministres ont exprimé le souhait d’un retour à la normalité et d’une suppression des contrôles aux frontières intérieures de l’Europe à compter du 15 juin. Le Département fédéral de justice et police devra adapter l’ordonnance sur le Covid-19.

L’Office fédéral de la santé publique analyse actuellement si des mesures sanitaires seront nécessaires aux frontières terrestres et dans les aéroports. Lors de cet examen, il tiendra compte des mesures prises par les autres Etats. Chaque pays décidant lui-même des conditions d’entrée, les Suisses devront se renseigner avant leur voyage. Des quarantaines à l’arrivée ou des mesures, comme le port du masque, pourraient être exigées.

Naturalisation d’imam suisse refusée

Privé de sa naturalisation, débouté par le Ministère public de la Confédération et le Tribunal pénal fédéral, l’imam de Viganello Samir Radouan a convoqué les médias pour donner sa version des faits. A la suite d’une fuite dans le journal italien « Libero », violant un embargo sur la décision du Tribunal pénal fédéral (TPF) de rejeter sa plainte, Samir Radouan Jelassi se défend. Il se dit victime d’un acharnement judiciaire et de la vengeance des services secrets suisses.

Selon la presse tessinoise, en mai 2014, Samir Radouan Jelassi obtenait la nationalité suisse à Lugano. Quatre ans plus tard, en septembre 2018, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) annulait sa naturalisation sur la base d’un préavis négatif du Service de renseignement de la Confédération (SRC), qui surveillait depuis un moment la mosquée de la Via Boscioro, craignant qu’elle ne devienne un lieu de radicalisation. A ce jour, ces soupçons n’ont pas été prouvés et n’ont abouti à aucune poursuite pénale.

Suisse: l’opération antiterroriste

Deux des adultes, dont « un djihadiste de retour » en Suisse, resteront en prison jusqu’à la décision finale du tribunal, a expliqué le ministère public de la Confédération (procureur général) dans un communiqué. Le MPC n’a pas donné plus de précision sur le parcours de ces individus. Quatre des mineurs ont entre 15 et 17 ans.

Environ une centaine d’agents de la police fédérale et des polices cantonales de Berne, Zurich et Schaffhouse ont été déployés pour mener les perquisitions dans différents endroits de ces cantons.

Selon le Service de renseignement de la Confédération, il y avait en mai 66 personnes à risque en Suisse en raison de leurs activités ou leurs motivations terroristes. Les autorités suisses ont comptabilisé 92 djihadistes partis de Suisse depuis 2001, dont 16 sont revenus. 31 sont décédés.

Nationalité suisse retirée

Pour la première fois, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) a jugé que les conditions étaient remplies pour retirer la nationalité suisse à un binational. Cet homme a été condamné pour propagande et recrutement en faveur d’une organisation terroriste islamiste, ce qui justifie sa déchéance.

Selon la loi sur la nationalité, la citoyenneté suisse peut être retirée à un double national dont la conduite porte une atteinte grave aux intérêts et à la réputation de la Suisse, en particulier dans le cas d’activités terroristes. «La personne en question a mis en danger la sécurité intérieure de notre pays, commente Daniel Bach, chef du service d’information du SEM. Par conséquent, notre secrétariat d’Etat, en se fondant sur la loi, la prive de la nationalité suisse.» 

Selon les sites web de la presse alémanique, il s’agit d’un homme de 33 ans, qui possède la double nationalité suisse et turque et réside au Tessin. Il a été condamné en 2018 à une peine privative de liberté de 2 ans et demi, avec sursis partiel, et a purgé sa peine ferme de 6 mois de prison. Selon son jugement, il a été reconnu coupable d’avoir œuvré, au Tessin et en Italie du Nord, en faveur de l’organisation terroriste islamiste, Al-Nusra. Outre ses activités de propagande, il a aidé deux hommes à rejoindre le djihad dans les zones de guerre en Syrie et en Irak, sans y avoir été lui-même.

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