Archives de Catégorie: SUISSE

Naturalisation d’imam suisse refusée

Privé de sa naturalisation, débouté par le Ministère public de la Confédération et le Tribunal pénal fédéral, l’imam de Viganello Samir Radouan a convoqué les médias pour donner sa version des faits. A la suite d’une fuite dans le journal italien « Libero », violant un embargo sur la décision du Tribunal pénal fédéral (TPF) de rejeter sa plainte, Samir Radouan Jelassi se défend. Il se dit victime d’un acharnement judiciaire et de la vengeance des services secrets suisses.

Selon la presse tessinoise, en mai 2014, Samir Radouan Jelassi obtenait la nationalité suisse à Lugano. Quatre ans plus tard, en septembre 2018, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) annulait sa naturalisation sur la base d’un préavis négatif du Service de renseignement de la Confédération (SRC), qui surveillait depuis un moment la mosquée de la Via Boscioro, craignant qu’elle ne devienne un lieu de radicalisation. A ce jour, ces soupçons n’ont pas été prouvés et n’ont abouti à aucune poursuite pénale.

Suisse: l’opération antiterroriste

Deux des adultes, dont « un djihadiste de retour » en Suisse, resteront en prison jusqu’à la décision finale du tribunal, a expliqué le ministère public de la Confédération (procureur général) dans un communiqué. Le MPC n’a pas donné plus de précision sur le parcours de ces individus. Quatre des mineurs ont entre 15 et 17 ans.

Environ une centaine d’agents de la police fédérale et des polices cantonales de Berne, Zurich et Schaffhouse ont été déployés pour mener les perquisitions dans différents endroits de ces cantons.

Selon le Service de renseignement de la Confédération, il y avait en mai 66 personnes à risque en Suisse en raison de leurs activités ou leurs motivations terroristes. Les autorités suisses ont comptabilisé 92 djihadistes partis de Suisse depuis 2001, dont 16 sont revenus. 31 sont décédés.

Nationalité suisse retirée

Pour la première fois, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) a jugé que les conditions étaient remplies pour retirer la nationalité suisse à un binational. Cet homme a été condamné pour propagande et recrutement en faveur d’une organisation terroriste islamiste, ce qui justifie sa déchéance.

Selon la loi sur la nationalité, la citoyenneté suisse peut être retirée à un double national dont la conduite porte une atteinte grave aux intérêts et à la réputation de la Suisse, en particulier dans le cas d’activités terroristes. «La personne en question a mis en danger la sécurité intérieure de notre pays, commente Daniel Bach, chef du service d’information du SEM. Par conséquent, notre secrétariat d’Etat, en se fondant sur la loi, la prive de la nationalité suisse.» 

Selon les sites web de la presse alémanique, il s’agit d’un homme de 33 ans, qui possède la double nationalité suisse et turque et réside au Tessin. Il a été condamné en 2018 à une peine privative de liberté de 2 ans et demi, avec sursis partiel, et a purgé sa peine ferme de 6 mois de prison. Selon son jugement, il a été reconnu coupable d’avoir œuvré, au Tessin et en Italie du Nord, en faveur de l’organisation terroriste islamiste, Al-Nusra. Outre ses activités de propagande, il a aidé deux hommes à rejoindre le djihad dans les zones de guerre en Syrie et en Irak, sans y avoir été lui-même.

UBS: transmission de données possible

Le Tribunal fédéral, plus haute instance judiciaire de Suisse, a conclu que la Confédération pouvait transmettre à l’administration fiscale française des données personnelles concernant 40.000 détenteurs français de comptes de la banque UBS.

Trois des cinq juges du Tribunal ont approuvé un recours de l’Administration fédérale des contributions (AFC) et ainsi invalidé une décision d’un tribunal de rang inférieur qui avait, l’an dernier, empêché pareille transmission de données.

La demande d’entraide avait été déposée en mai 2016 par la Direction générale des finances publiques ) du ministère de l’Action et des Comptes publics. Elle a été motivée par les listes de dizaines de milliers de numéros de comptes de clients d’UBS que les services fiscaux français ont reçues de leurs homologues allemands à la suite d’une perquisition dans des bureaux allemands d’UBS.

La France a souhaité obtenir les noms, les dates de naissance et le solde des comptes pour vérifier si les détenteurs ont bien payé leurs impôts au fisc français.

Les juges du Tribunal ont bien stipulé que les données transmises ne pourraient pas servir de preuves dans le cadre d’une procédure pénale en cours contre UBS en France.

« L’issue fatale » au Cervin

Deux alpinistes qui se sont retrouvés en difficulté le 24 juillet au Cervin (l’mage ci-dessus) sont décédés, a communiqué la police cantonale valaisanne. Il s’agit d’un guide de montagne et de son client.

Ils sont morts à la suite de la chute d’un rocher. L’expédition de secours avait été interrompue en raison des risques liés aux pierres qui se détachent.

Dès mercredi après-midi, la présidente de la commune de Zermatt Romy Biner-Hauser, citée par le Blick, avait parlé d’un accident avec une «issue fatale».

L’accident mortel s’est produit le 24 juillet matin vers 9h00. Au moment du drame, les deux alpinistes évoluaient, encordés, à environ 4300 mètres d’altitude, dans le secteur «Keuzsatz». Un rocher s’est alors détaché emportant les deux infortunés dans le vide.

 

 

 

Producteurs de chlorpyriphos attaquent

Les distributeurs de chlorpyriphos et de chlorpyriphos-méthyl se sont opposés à la procédure visant l’interdiction de ces deux pesticides en Suisse. Huit fabricants et distributeurs ont déposé une plainte auprès du Tribunal administratif fédéral, ont annoncé vendredi 19 juillet les ONG Greenpeace et WWF dans un communiqué conjoint.

Le 28 mai, l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) avait déclaré ces deux molécules indésirables dans les champs suisses, où plus de 5000 kilos ont été utilisés en 2017 sur de nombreuses cultures, dont des fraises, des framboises et des vignes. Les fabricants disposaient d’un recours de trente jours. Vingt-six insecticides commerciaux étaient concernés. Les stocks existants pouvaient être épuisés durant les douze prochains mois.

«Trois [fabricants] demandent un délai pour liquider les stocks, mais acceptent le principe de l’interdiction. Dow AgroSciences, Syngenta et Sintagro, en revanche, [y] sont opposés», lit-on dans le communiqué. Les deux pesticides demeurent interdits malgré ces plaintes. Olivier Félix, responsable du secteur Protection durable des végétaux de l’OFAG, «prend note de cette décision», sans faire le moindre commentaire sur la procédure «qui reste du seul ressort du tribunal».

Suisses votent sur la loi des armes

L’accès aux armes sera à l’avenir plus difficile en Suisse. Un signe clair d’ouverture vers l’Europe, estiment la majorité des partis.

Près de deux tiers des électeurs de la Confédération  (63,7 %) ont approuvé la réforme pour une participation de 43,34 %, selon les chiffres définitifs donnés par l’agence de presse suisse Keystone-ATS. Sur les 26 cantons suisses, un seul, le canton italophone du Tessin (sud-est), a rejeté le texte à 54,5 %.

Pays neutre, la Suisse est aussi un pays ou les armes sont très présentes. Même s’il n’existe pas de registre fédéral, il y aurait plus de 2,3 millions d’unités en circulation dans le pays, soit près de trois pour 10 habitants, ce qui classe la Suisse au 16e rang mondial pour le nombre d’armes par habitant. Les Suisses sont très attachés à la liberté du port d’armes. Il y a dix jours, un sondage donnait le « oui » gagnant avec 65%.

 

« Entrées précédentes