Archives de Catégorie: SUISSE

Suisses opposent au pass sanitaire

22.07.2021 En l’espace de quatre semaines, un nombre incroyable de 187’433 signatures ont été collectées, cela n’avait jamais été fait auparavant», a déclaré l’association Amis de la Constitution, participant à la récolte de signatures. Le Conseil fédéral avait d’ores et déjà agendé une éventuelle votation au 28 novembre, sous réserve du succès de la récolte des signatures. La Chancellerie fédérale doit désormais vérifier la validité de celles-ci, et confirmer ensuite la tenue du vote.
Les opposants au pass sanitaire ont déposé les paraphes nécessaires à la tenue d’un vote populaire. Celui-ci aura lieu le 28 novembre.

[…] Les rangs des opposants aux mesures sanitaires se sont étoffés récemment, avec notamment les Jeunes UDC qui se sont ralliés au référendum. Ils dénoncent la création d’une «société à deux vitesses» et des discriminations à l’égard des non-vaccinés. Dans un récent communiqué de presse, les Amis de la Constitution allaient même jusqu’à dire que les agissements du Conseil fédéral étaient «dignes des pires heures du stalinisme».

Aujourd’hui, en Suisse, rien de tout cela pour le moment. L’ordonnance du 23 juin dernier fixe trois catégories. Le certificat est obligatoire en discothèque et pour les grandes manifestations (zone rouge). Il est optionnel dans les restaurants, les bars, les théâtres ou les salles de fitness: si les tenanciers l’exigent, ils peuvent abandonner toutes les mesures sanitaires (zone orange). Enfin, le certificat ne peut pas être demandé dans les transports publics ou les supermarchés, par exemple (zone verte).

France: voyage à l’étranger

Dans notre budget pour les prochaines vacances, faut-il prévoir le coût d’un test de dépistage du Covid-19 pour pouvoir rentrer en France. Avec la réouverture progressive du pays et des frontières, la question commence à trotter dans la tête des futurs voyageurs.

Un test gratuit en France
Si les règles varient, aujourd’hui pour pouvoir se rendre dans un pays étranger il faut pouvoir présenter un test PCR négatif de moins de 48 heures. En France, c’est la Sécurité sociale qui prend en charge le coût d’un test de dépistage du coronavirus réalisé sur le territoire.
Si le voyageur n’a rien à débourser au départ, pour pouvoir revenir en France l’affaire est tout autre. Car pour revenir sur le sol français, un voyageur doit également montrer un test négatif de moins de 48 heures.

Problème : le test est payant quasiment partout dans le monde, même à l’échelle de l’Union Européenne (UE). Et les sommes peuvent vite monter. Il en coûtera ainsi entre 50 et 110 euros en Italie, jusqu’à 120 euros en Espagne et même 300 euros en Suède. Ce qui représente un vrai budget.

Interrogé sur cette question, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a expliqué que pour l’instant le remboursement des tests pour le retour des voyageurs français n’est pas envisagé. « Ce serait un effort pour la Sécurité sociale qui ne serait pas justifié », a-t-il indiqué lors du « Grand rendez-vous » Europe 1-CNews- Les Échos.

Pourtant une prise en charge existe, pour l’instant, pour un test réalisé dans un État membre de l’UE, de l’Espace Economique Européen (EEE) ou en Suisse. « Les tests de dépistage à caractère administratif (obligatoires pour entrer sur le territoire de certains États), et les tests à caractère médical (présence de symptômes) sont pris en charge par l’assurance maladie française lorsqu’on doit réaliser un test immédiatement nécessaire », assure l’Assurance Maladie sur son site.

L’Assurance maladie confirme que « dans l’UE, la prise en charge se fait à hauteur de ce qui est remboursable en France (forfait de 50 euros) (…) Il est considéré que le test PCR est un soin d’ordre médical ».

Pour obtenir ce remboursement, il faut présenter sa carte européenne d’assurance maladie au moment de la réalisation du test. En cas d’oubli, l’assuré pourra remplir une fois de retour en France le formulaire « soins reçus à l’étranger ». Toutefois, si le coût du test dépasse 50 euros, c’est à lui de régler la différence.

Certificat covid suisse

Le Conseil fédéral a fixé trois types d’utilisation pour le certificat, qui commencera à être disponible le 7 juin. Mais des questions se posent autour de sa durée de vie et de la liberté accordée à certains établissements pour l’exiger.

Trois types d’utilisation, une date de début et des précisions sur l’accès au certificat. Mercredi,le 19 mai, le Conseil fédéral a levé une partie du voile sur le certificat covid. Jusqu’à présent, malgré l’imminence de son entrée en vigueur, on ne savait rien de son contenu. Il y a donc eu des avancées. Mais l’histoire est loin d’être finie. Car non seulement les informations données mercredi suscitent de nouvelles questions, notamment quant à la durée de vie et à la liberté octroyée à certains établissements privés. Mais en plus, rien n’a encore été dit sur le fonctionnement d’un certificat que beaucoup appréhendent avec méfiance.

Plusieurs politiciens contactés ont fait part de leur incompréhension, notamment des membres de la Commission de la santé.

« Je suis très déçue parce que déjà maintenant ce certificat pose énormément de questions éthiques, mais on arrivait à se raccrocher au fait qu’au moins ça ne concernait pas que les personnes vaccinées. Si ce n’est pas le cas, on est face à des vrais problèmes de discrimination et c’est très problématique », a réagi la conseillère nationale Léonore Porchet (Verts/VD).

Lui aussi parlementaire à Berne, Benjamin Roduit (Le Centre/VS) assure que la Suisse a les « moyens techniques » actuellement pour diffuser le certificat auprès de la population. « Mais il nous faut avancer maintenant », déclare-t-il dans le 19h30.

En Suisse, seules les personnes vaccinées pourront obtenir un certificat Covid dans un premier temps. Celles qui ont reçu un résultat de test négatif ou qui ont déjà été contaminées par le coronavirus devront encore attendre pour obtenir le document.
L’information révélée samedi par le TagesAnzeiger a été confirmée à la RTS par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Le certificat Covid, le fameux sésame pour les vacances, ne sera disponible que pour les personnes vaccinées d’ici à fin juin. Les personnes testées négatives ainsi que les personnes guéries devront attendre jusqu’à une date encore inconnue.

La présidente de pharmaSuisse, l’un des organismes chargé de mettre au point ce certificat Covid, s’étonne elle aussi de cette situation. Martine Ruggli-Ducrot dit ne pas avoir été consultée par l’OFSP, mais elle se veut rassurante.

« L’OFSP privilégie cette solution de commencer avec les personnes vaccinées. C’est vrai que cette étape est discriminante, mais j’espère qu’elle ne sera pas trop longue. L’OFSP a indiqué qu’il devrait passer rapidement aux prochaines étapes », relève-t-elle.

Il y a dix jours, l’OFSP était pourtant très clair: « D’ici à fin juin 2021, toutes les personnes vaccinées, guéries ou ayant reçu un résultat de test négatif pourront, si elles le souhaitent, obtenir un certificat Covid infalsifiable », écrivait-il. On sait désormais que ce délai ne pourra pas être respecté.

Suisse gèle avoir de Loukachenko

La Suisse a gelé les avoirs du président biélorusse Alexandre Loukachenko en raison de la répression des manifestations contre sa réélection en août.

Alexandre Loukachenko et son fils Viktor font partie d’un groupe de 15 personnes visées par une interdiction d’entrée ou de transit sur le territoire suisse, a annoncé le conseil fédéral.

Ces personnes sont soupçonnées d’être responsables de violences et d’arrestations arbitraires, a-t-il précisé.

Le gouvernement suisse, qui se dit profondément préoccupé par la situation en Biélorussie, appelle au dialogue entre le pouvoir et la société civile et réclame la libération des personnes détenues arbitrairement ainsi qu’une enquête sur les soupçons de torture et de mauvais traitements infligés par les forces de l’ordre.

Lugano: l’attaque au couteau

Une femme âgée de 28 ans a été arrêtée et placée en garde à vue le 24 novembre à Lugano, en Suisse, après avoir tenté d’étrangler une autre femme et blessé une seconde à la gorge avec un couteau à lame dentée, a annoncé le procureur général de la Confédération, qui a dit soupçonner un mobile terroriste.

“Le 24.11.2020, un #attentat à motivation présumément #terroriste a été perpétré contre plusieurs personnes dans un grand magasin de #Lugano. Le ministère public de la Confédération a ouvert une procédure pénale”, a déclaré de son côté la police fédérale sur Twitter.

Une des victimes présente des blessures sérieuses mais ses jours ne sont pas en danger, la deuxième victime n’est que légèrement blessée, a indiqué la police du canton du Tessin.

“Une personne de nationalité suisse a été interpellée et a été placée en garde à vue (…) et le ministère public de la Confédération a ouvert une information judiciaire à son encontre”, a précisé le parquet dans son communiqué.

La Suisse estime compter des centaines de résidents représentant une menace potentielle ou ayant voyagé dans des zones de guerre.

Mali: l’Otage suisse assassiné

L’otage suisse Béatrice Stockly, enlevée il y a quatre ans dans la région malienne de Tombouctou (nord-ouest) a été tuée par ses ravisseurs il y a probablement quelques semaines. Ce sont les autorités françaises qui ont informé le 9 octobre les Suisses, selon le département fédéral des Affaires étrangères.
«C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort de notre concitoyenne», a déclaré le chef du DFAE Ignazio Cassis. «Je condamne cet acte cruel et exprime mes plus sincères condoléances aux proches de la victime.»

Missionnaire résidant à Tombouctou, Béatrice Stockly avait déjà été une première fois kidnappée par les
islamistes en 2012, toujours à Tombouctou, avant d’être libérée après une médiation du Burkina Faso.

Enlevée pour la seconde fois il y a quatre ans, la missionnaire bâloise Béatrice Stockly a été exécutée par une organisation issue d’Al-Qaïda, ont indiqué les autorités françaises sur la base de renseignements fournis par Sophie Pétronin.

Les autorités françaises ont informé la Suisse vendredi après-midi que l’otage suisse détenue au Mali était décédée, écrit le DFAE. Elle aurait été tuée par les ravisseurs de l’organisation terroriste islamiste Jama’at Nasr al-Islam wal Muslim (JNIM) il y a environ un mois.

Béatrice Stockly, une missionnaire évangélique de Bâle enlevée il y a quatre ans, active depuis des années comme missionnaire à Tombouctou, avait été enlevée en 2016, pour la deuxième fois. La Bâloise avait été kidnappée une première fois en 2012 par des islamistes.

La diplomatie Suisse met tout en œuvre pour connaître les circonstances exactes de cette exécution ainsi que le lieu où se trouve le corps de la victime, écrit le DFAE. La Suisse fera tout son possible pour le rapatrier. Pour ce faire, le DFAE tentera de se rapprocher du nouveau gouvernement de transition au Mali.

Cette annonce tragique survient alors que Sophie Pétronin est arrivée vendredi en France, après sa libération jeudi au Mali. Elle avait été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao (nord), où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d’aide à l’enfance.

Sophie Pétronin a été libérée en même temps que deux Italiens, dont un prêtre, et une importante figure de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé.

Haut Karabakh: la crise majeure en cours

Des discussions auront lieu le 8 octobre à Genève et le 12 octobre à Moscou dans le cadre des efforts menés par la France, la Russie et les Etats-Unis pour tenter d’ouvrir des négociations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabakh, a déclaré mercredi, le 7 octobre Jean-Yves Le Drian.

“Nous souhaitons que chacun comprenne que son intérêt, c’est d’arrêter immédiatement les hostilités sans conditionnalité et qu’on ouvre une négociation” sous le parrainage de la France, de la Russie et des Etats-Unis, a dit le ministre français des Affaires étrangères. “Nous sommes en relation journalière avec les uns et les autres. Pour l’instant, ça n’a pas abouti. Il y aura des réunions demain à Genève et d’autres réunions lundi à Moscou et nous formulons le voeu que cela puisse aboutir à l’ouverture de négociations.”

Jean-Yves Le Drian a aussi dénoncé une “implication militaire de la Turquie qui risque d’alimenter l’internationalisation du conflit” dans cette région séparatiste d’Azerbaïdjan à majorité arménienne.

La moitié de la population du Nagorny Karabakh, soit 70 à 75.000 personnes, a été déplacée par les combats entre ce territoire séparatiste peuplé d’Arméniens et l’Azerbaïdjan, a indiqué le 7 octobre le médiateur d’ Artsakh – la république autoproclamée.

Le Nagorny Karabakh est peuplé d’environ 140.000 habitants, à 99% des Arméniens ethniques. Les autorités locales et l’Arménie accusent l’Azerbaïdjan, depuis la reprise des hostilités le 27 septembre, de viser les civils, en particulier à Stepanakert, la capitale, peuplée d’ordinaire de 50.0000 personnes.

Mali: la libération de Mme.Pétronin en vue

Le fils de la travailleuse humanitaire Sophie Pétronin franco-suisse, dernière otage française au Sahel depuis son enlèvement par des hommes armés liés à Al Qaïda fin 2016, s’est envolé mardi, le 6 octobre, pour Bamako, au Mali, dans l’espoir d’une libération prochaine de sa mère.

Sébastien Chadaud-Pétronin, qui s’est rendu à plusieurs reprises au Mali pour tenter d’obtenir la libération de sa mère, a confirmé mardi matin à Reuters avoir pris place à bord d’un vol commercial à destination de Bamako.

“Il n’y a toujours rien d’officiel”, a-t-il déclaré peu avant le décollage de son avion. Il a toutefois évoqué des informations convergentes provenant de “sources fiables”.

Selon une source sécuritaire française au Sahel, les otages seraient en cours de transfert vers Bamako.

L’humanitaire française, à la santé fragile, devrait être libérée en même temps que l’opposant malien Soumaïla Cissé, enlevé en mars par un groupe lié à Al Qaïda, dans le cadre d’un échange de prisonniers, ont déclaré les sources sécuritaires.

Plus de 200 djihadistes ont été libérés au cours des deux derniers jours, selon des sources sécuritaires au Mali.

Sophie Pétronin, qui a 75 ans, a été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao, dans le Nord du Mali, où elle dirigeait une organisation d’aide à l’enfance. (Image: Strasbourg).

Révision de la chasse en Suisse

Le dimanche, 27 septembre, la population helvétique devra répondre à la question suivante: «Acceptez-vous la modification du 27 septembre 2019 de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages?».

La loi fédérale sur la chasse est un texte qui prescrit aux cantons quels animaux sauvages sont protégés et quelles espèces peuvent être chassées et quand. L’histoire de sa révision actuelle commence en 2014: au Conseil national, le député grison Stefan Engler (PDC) dépose une motion intitulée «coexistence du loup et de la population de montagne».

Celle-ci suggère d’adapter la loi de 1985 au retour du loup, dont la première meute en Suisse s’est formée en 2012. Plusieurs associations de défense de la nature soutiennent la réforme, espérant qu’elle leur sera favorable. Raté.

Après d’interminables débats, le parlement s’accorde sur une révision de loi contraire à leurs intérêts. Pro Natura, le WWF Suisse, BirdLife Suisse, zoosuisse et le groupe Loup Suisse décident alors de lancer un référendum, qui aboutit.

Le nouveau texte de loi suggère quelques autres amendements. Il prévoit que le Conseil fédéral puisse ultérieurement ajouter d’autres espèces (lynx, castor, loutre, harle bièvre, héron cendré, goéland leucophée, aigle royal, cygne tuberculé) à la liste des animaux que les cantons pourraient réguler sans l’approbation des autorités fédérales. Il confère une nouvelle protection à 12 espèces de canards (parmi les moins chassées à l’heure actuelle) et réduit la période de tir de la bécasse des bois de trois à deux mois par an.

Il conditionne d’éventuelles indemnisations aux paysans lors d’attaques de loups à une protection préalable du troupeau – clôtures ou chiens – et il prévoit de nouvelles indemnités fédérales aux cantons pour la maintenance de corridors de faune.
Image above: courtesy @nywolforg

Suisse-UE: libre circulation en question

En Suisse, les électeurs décideront par référendum — appelé localement une votation populaire — ce dimanche 27 septembre si les citoyens de l’Union européenne doivent être autorisés à travailler et à habiter, ou non, dans le pays. Les résultats de cette votation fédérale pourraient modifier les relations avec ses voisins européens.

L’initiative aurait également un impact sur les 460 000 citoyens suisses dans l’UE. Certains ont qualifié cette initiative de « Brexit suisse », car le pays a déjà adopté plusieurs dispositions du droit communautaire par le biais de traités bilatéraux.

En effet, si la Suisse n’est actuellement pas membre de l’UE, elle a toutefois adhéré à certains de ses principes clés, comme la libre circulation des personnes. Cela signifie que les citoyens de l’UE peuvent vivre et travailler en Suisse, et inversement pour les ressortissants suisses ailleurs dans l’Union. Cela permet également à la Suisse de participer au marché unique de l’UE, à savoir la libre circulation des biens et des services.

Mais ce référendum – intitulé « Pour une immigration modérée (initiative de limitation) » – vise à mettre fin à la libre circulation des citoyens de l’UE en Suisse, rendant difficile l’embauche de ces derniers par les entreprises.

L’UDC (Union démocratique du centre), parti de droite conservatrice, avait mis l’initiative sur l’immigration aux voix pour le mois de mai, mais le vote a été retardé par la pandémie de Covid-19.

Les électeurs helvétique décideront du sort des citoyens de l’UE, en même temps que quatre autres votations de portée plus domestique, notamment sur la chasse et ou a l’acquisition de nouveaux avions de combat par l’armée de l’air suisse.

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