Archives de Catégorie: POLITICS

Pologne contre les valeurs de l’UE

Strasbourg 21.10.2021 Le Parlement demande à la Commission d’agir sans délai pour défendre les citoyens polonais et les fondements de l’ordre juridique de l’UE, en déclenchant le mécanisme de conditionnalité.

Lors d’un débat animé en plénière avec le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le ministre slovène des affaires étrangères, Anže Logar, la plupart des députés ont condamné la décision contestée du Tribunal constitutionnel polonais du 7 octobre. Ils ont remis en question l’indépendance même de la cour et mis en garde contre le chemin pris par le gouvernement polonais vers le totalitarisme et la régression. Les députés ont rappelé que tous les pays de l’UE avaient adhéré de façon volontaire aux règles communes lorsqu’ils ont rejoint l’Union et qu’il n’existait aucun conflit entre l’ordre juridique de l’UE et la constitution polonaise.

Au nom de la présidence slovène, le ministre Anže Logar a déclaré que la primauté de la loi européenne était un fondement de l’UE et la base de notre vivre ensemble dans une maison européenne commune. Il a souligné que le Conseil débattait de façon intensive de la question de l’État de droit et que la présidence s’engageait à faire avancer les procédures liées à l’article 7.

‘‘L’arrêt du Tribunal constitutionnel polonais remet en question les fondements de l’UE et constitue une attaque directe contre l’unité de l’ordre juridique européen’’, a déclaré la Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. C’est la première fois qu’un tribunal d’un État membre conclut que les traités de l’UE sont incompatibles avec une constitution nationale, a-t-elle poursuivi.

Elle a annoncé que la Commission agirait, citant les procédures d’infraction, le mécanisme de conditionnalité et d’autres outils financiers visant à protéger le budget de l’UE contre les violations de l’État de droit, ainsi que la procédure liée à l’article 7, déterminant une violation grave des valeurs de l’UE.

Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a estimé que la primauté du droit européen ne s’étendait pas au système constitutionnel et que la constitution polonaise était l’acte juridique le plus élevé en Pologne, au-dessus de tout autre principe de droit. Par ailleurs, il a affirmé que des cours constitutionnelles dans d’autres États membres, notamment l’Allemagne, la France, le Danemark, l’Espagne, l’Italie et la Roumanie, avaient rendu dans le passé des décisions similaires à celle faisant actuellement l’objet d’un débat.

Utiliser tous les outils disponibles pour défendre les citoyens polonais

Une majorité de députés ont demandé à la Commission d’utiliser tous les outils à sa disposition pour défendre avant tout les citoyens polonais et de déclencher enfin le mécanisme de conditionnalité de l’État de droit. De plus, ils ont demandé que des procédures d’infraction soient lancées et que le Conseil agisse enfin conformément à l’article 7 (TUE). Les députés ont fait part de leur soutien sans faille aux citoyens polonais qui descendent dans la rue pour défendre l’État de droit, ainsi qu’aux juges et aux procureurs qui continuent à appliquer le droit européen. Ils ont appelé les autorités polonaises à les écouter et à les respecter.

D’autre part, certains députés ont critiqué les institutions de l’UE de ne s’inquiéter de l’indépendance du pouvoir judiciaire et de la séparation des pouvoirs que dans certains États membres, et de se servir de la primauté du droit européen pour attribuer à l’Union davantage de compétences que celles définies initialement dans les traités.

Sommet européen: débat sur la migration

Strasbourg 21.10.2021 Le Parlement appelle le Conseil européen à atténuer la crise des prix de l’énergie et à s’occuper des contrevenants à l’État de droit lors du sommet des 21-22 octobre.

Lors d’un débat mercredi, le 29 octobre, avec la Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le ministre des affaires étrangères, Anže Logar, représentant la présidence slovène du Conseil, la plupart des députés ont insisté sur la nécessité d’une approche unie pour alléger la pression exercée par la flambée des prix de l’énergie sur les entreprises et les ménages européens. Ils ont affirmé que l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique européen était l’avenir, car cela permettra de réduire la dépendance énergétique du continent et de faire avancer l’action climatique en même temps.

Plusieurs intervenants se sont félicités que le thème de la migration puisse figurer à l’ordre du jour du sommet, et attendent des pays de l’UE qu’ils trouvent une solution responsable fondée sur les principes de solidarité et d’humanité.

Certains ont salué l’approche du Conseil consistant à considérer la protection des frontières extérieures comme la priorité absolue dans la recherche de solutions.

Faisant référence au débat de mardi avec le Premier ministre polonais, la plupart des intervenants ont demandé aux chefs d’État ou de gouvernement de prendre une orientation politique claire sur la question du respect de l’État de droit, en donnant un élan au processus de l’article 7 bloqué et en défendant l’État de droit en Pologne et ailleurs.

Etats-Unis refuse la déclaration conjointe

Les frappes israéliennes ont tué dimanche, le 16 mai 2021, 42 Palestiniens à Gaza dans la journée la plus sanglante de cette semaine d’escalade de violence, tandis que la réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU n’a abouti à aucune avancée.

« Le carnage a continué aujourd’hui. Ce cycle insensé d’effusion de sang, de terreur et de destruction doit cesser immédiatement », a déclaré à l’ouverture de la réunion le secrétaire général Antonio Guterres, redoutant que l’explosion de violence ne provoque « une crise sécuritaire et humanitaire incontrôlable ».

Mais cette troisième session virtuelle n’a accouché d’aucune proposition. Selon plusieurs diplomates interrogés par l’AFP, les Etats-Unis, à la position jugée incompréhensible par nombre de ses alliés, continuaient dimanche à refuser toute déclaration conjointe permettant d’aboutir rapidement à un arrêt des hostilités.

Au total, 42 Palestiniens, dont au moins huit enfants et deux médecins, ont été tués dimanche dans des bombardements israéliens sur Gaza, enclave pauvre de deux millions d’habitants sous blocus israélien depuis près de 15 ans, selon le ministère de la Santé local. Il s’agit du plus lourd bilan quotidien depuis le début des violences: au total, depuis le 10 mai, 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1.200 blessés. Côté israélien, 10 personnes ont été tuées dont un enfant, et 282 blessées après des tirs de groupes armés palestiniens depuis Gaza, dont le Hamas au pouvoir.

Cette nuit, l’armée israélienne a de nouveau mené des dizaines de frappes sur la bande de Gaza, ont indiqué des témoins dans l’enclave palestinienne, où des groupes armés ont de nouveau tiré des roquettes vers Israël.

Droite européenne refondeé

Bruxelles 10.05.2021 En mars dernier, le Fidesz, le parti du Premier ministre hongrois Viktor Orbàn, claquait la porte du Parti populaire européen (PPE). Le parti hongrois actait ainsi la rupture définitive avec la plus grande famille politique de l’Union européenne, qui réunit les formations de droite.

Le Premier ministre souverainiste hongrois souhaite désormais refonder la droite européenne autour de ses valeurs avec « les Polonais» et l’Italien Matteo Salvini. Mais Marine Le Pen pourrait également être invité à les rejoindre. « La coopération répond toujours à la volonté de diversifier les partis. Aucun de nous ne peut exiger que seuls les partis qui nous tiennent à cœur soient autorisés à participer à cette coopération. Non seulement le Fidesz de la Hongrie, mais aussi le PiS de la Pologne et M. Salvini, apporteront leurs propres alliés dans cette coopération. Nous devons accepter cela », explique Viktor Orbàn dans un entretien accordé à Slovakia News.

Sarkozy fera appel

Nicolas Sarkozy, déclaré coupable de corruption et de trafic d’influence, a été condamné à trois ans de prison, dont un ferme, par la justice.

Dans l’affaire des « écoutes », l’ancien président Nicolas Sarkozy a été déclaré coupable de corruption et de trafic d’influence par le tribunal correctionnel de Paris, qui rendait son jugement ce lundi 1er mars. Il est condamné à trois ans de prison, dont un an ferme. Son avocate, Jacqueline Lafont, a annoncé qu’il allait faire appel. Après ce « jugement extrêmement sévère » et « totalement infondé et injustifié », Nicolas Sarkozy «est calme mais déterminé à poursuivre la démonstration de son innocence», a assuré Jacqueline Laffont.

Nicolas Sarkozy est devenu le deuxième ancien président condamné sous la Ve République, après Jacques Chirac en 2011 dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. C’est aussi le premier ancien président de la Ve République à être condamné pour corruption. Nicolas Sarkozy, qui a toujours affirmé n’avoir jamais commis «le moindre acte de corruption», a écouté le prononcé de sa peine debout face au tribunal, semblant impassible.

Nicolas Sarkozy, qui a été «garant de l’indépendance de la justice, s’est servi de son statut d’ancien président pour gratifier un magistrat ayant servi son intérêt personnel », a déclaré la présidente de la 32e chambre correctionnelle de Paris, Christine Mée, estimant que le «pacte de corruption» était bien constitué.

Les juges ont également condamné à la même peine l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert et l’avocat historique de l’ex-président, Thierry Herzog, avec 5 ans d’interdiction professionnelle pour ce dernier. Ils ont également été reconnus coupables de violation du secret professionnel.

Thierry Herzog a fait appel. « L’appel est suspensif sur toutes ces dispositions. Nous sommes plus déterminés que jamais à obtenir la relaxe de Me Herzog, qui est présumé innocent», ont déclaré Hervé Temime et Paul-Albert Iweins. Selon France Info, Me Dominique Allegrini, avocat de Gilbert Azibert, a annoncé que ce dernier ferait aussi appel de la condamnation.

Intérêts de la France au Haut-Karabakh

Quels intérêts géopolitiques de la France au Caucase du Sud?
OPINION Pierre-Emmanel Thomann – géopolitologue La France est l’État-membre de l’OTAN et de l’UE qui a eu la position la plus proche de la Russie au sujet du Haut-Karabagh avec la dénonciation de la présence de mercenaires islamistes syriens envoyés par la Turquie. Elle n’a cependant apporté qu’un soutien moral à l’Arménie, cherchant à maintenir une position neutre en raison de son rôle au processus de Minsk. La diplomatie Française est pourtant en recul puisque le groupe de Minsk de l’OSCE, dont elle partage la co-présidente avec la Russie et les Etats-Unis, a été marginalisé lors de l’accord de cessez-le-feu négocié par la Russie. La Russie est de toute manière le seul État qui avait toutes les cartes en main pour stopper le conflit au Haut-Karabagh en faisant pression sur la Turquie et les belligérants.

Au sujet du Haut-Karabagh, la France et l’Allemagne n’ont pas négocié de réponse commune en raison de leurs positions divergentes vis à vis de la Turquie, mais aussi à propos de la Russie. La France est l’État le plus en pointe pour s’opposer à l’expansion de la Turquie en Méditerranée orientale et pour promouvoir une nouvelle architecture de sécurité européenne avec la Russie. Vis à vis de la Turquie, l’Allemagne préfère la négociation à la confrontation. L’Allemagne cherche avant tout à préserver l’unité de l’OTAN et ne veut pas mettre en cause ses liens économiques ni ses flux migratoires avec la Turquie. Elle possède une très grande diaspora turque, et elle est prisonnière du chantage turc après avoir confié à la Turquie la garde des frontières de l’UE, lors de la crise migratoire en 2015.

Les enjeux géopolitiques du Caucase du Sud, au carrefour de l’Europe et de l’Asie, concernent pourtant l’Europe toute entière et en particulier la France qui a, en plus, des intérêts stratégiques en Méditerranée orientale, même si le Caucase n’a jamais fait partie de son pré-carré. La France possède aussi un héritage civilisationnel commun avec l’Arménie chrétienne et une forte diaspora arménienne assimilée à la nation française. Or l’expansionnisme territoriale de nature pan-turquiste et islamiste de la Turquie menace l’Arménie, avant-poste oriental de la civilisation occidentale, et risque aussi de déstabiliser la Méditerranée et l’Europe balkanique, avec des prolongements sur le territoire européen en raison de la présence des diasporas turques qui sont autant de leviers pour le président Recep Tayyip Erdogan.

Le Caucase étant éloigné de la France et faisant partie de la zone d’influence russe, une posture spécifique de la France qui aille au delà de l’aide humanitaire et culturelle pour protéger le patrimoine de la région n’en demeure pas moins importante. C’est la présence militaire russe qui sera décisive pour protéger le Haut-Karabagh, mais la France peut aider à stabiliser la situation. S’impliquer dans le Caucase du Sud permet aussi à la France de faire pression sur la Turquie en la prenant à revers.

Outre la promotion de la stabilité pour tous les peuples du Caucase, son rôle devrait avoir pour objectif d’endiguer l’expansionnisme turc, mais avant tout sur les territoires où elle peut jouer un rôle décisif, c’est à dire en Méditerranée orientale. Dans son rôle de défenseur de la liberté des nations, Arménie et Azerbaïdjan comprises, la France a pourtant aussi un rôle à jouer pour contribuer à ce que le Haut-Karabagh ne soit pas conquis dans son entièreté lors d’un conflit futur. La Turquie considère que l’Arménie est un obstacle à ses ambitions territoriales panturques, et va jusqu’à considérer que la Turquie et l’Azerbaïdjan sont deux États pour une même nation. L’Azerbaïdjan était un État resté jusqu’à présent indépendant et laïque. Il serait judicieux d’éviter une emprise croissante de la Turquie sur l’Azerbaïdjan.

Pour atteindre cet objectif, c’est une politique d’alliances régionales qui serait adéquate. La seule manière pour les Français de renforcer leur poids dans leur proximité géographique est de se rapprocher au niveau bilatéral de la Russie pour endiguer la Turquie, avec les États européens favorables à cette approche, notamment la Grèce, Chypre et l’Italie, et dans le mesure du possible, l’Allemagne. Un rapprochement avec les pays riverains de la Méditerranée comme l’Egypte et la Syrie serait aussi utile. La Russie se trouverait ainsi moins seule dans son objectif de contenir la Turquie. Dans le cas contraire, la Russie sera tentée de s’accorder avec la Turquie contre les intérêts des États européens. Si la France ne cherche pas à construire des alliances européennes plus ciblées, en coordination avec la Russie qui se renforce aussi dans le pourtour géographique de l’UE, elle risque d’être écartée non seulement du Caucase, mais des zones plus proches et stratégiques pour ses intérêts en Syrie et en Libye.

Une inflexion de la position des États-Unis n’est pas non plus à exclure, même si les fondamentaux géopolitiques vont se prolonger. Si la nouvelle administration aux États-Unis se préoccupe de leur alliance avec les Européens, c’est le moment pour eux d’essayer de faire passer le message que l’impunité de la Turquie et l’hostilité envers la Russie ne correspondent ni aux intérêts de la France ni aux intérêts de l’Europe.

La réactivation du groupe de Minsk (bien que ce format n’ai pas été décisif pour l’obtention de l’accord de cessez-le-feu) peut à nouveau jouer un rôle à l’avenir car la Russie a peut-être intérêt à ne pas donner trop d’espace à la Turquie, mais cela dépend aussi de la bonne volonté des Européens. Des initiatives pour contrer et faire pression sur la Turquie peuvent être complémentaires, notamment au sein de l’Union européenne (avec la remise en cause de l’accord douanier et les aides de préadhésion entre l’UE et la Turquie), au Conseil de l’Europe, ou au moyen de coalition plus restreintes si cela s’avère impossible en raison des désaccords entre États-membres.

Contrairement à ce qui est affirmé par la diplomatie française, la France n’est pas obligée de maintenir une position de stricte neutralité (qui est par contre dans l’intérêt de la Russie), d’autant plus que la Turquie soutient ouvertement l’Azerbaïdjan et cherche à marginaliser la France. C’est bien évidemment aussi pour défendre le principe de l’équilibre en Europe et en Eurasie que la France devrait exprimer une position plus claire. Si à l’avenir, le rôle de médiateur de la Russie restera central, l’alliance turco-azérie avec le soutien non explicite des États-Unis et du Royaume-Uni en plus de la complaisance de l’OTAN et de l’UE, aboutit à une configuration très déséquilibrée en défaveur des Arméniens. La France, en soutenant de manière plus franche l’Arménie, en coordination avec les alliés européens les plus proches comme la Grèce et Chypre, pourrait contribuer à rétablir la balance vis à vis de la Turquie, en synergie avec la Russie.
La France pourrait aussi soutenir un processus d’autodétermination pour les Arméniens du Haut-Karabagh. Toutefois cette option ne serait possible que dans le cadre d’une négociation plus globale entre grandes puissances pour résoudre les différents « conflits gelés » dans l’ « étranger proche » de la Russie, c’est à dire une nouvelle architecture européenne et eurasienne de sécurité.

En ce qui concerne le Haut-Karabagh, plusieurs scénarios sont envisageables :
-soit les Arméniens du Haut-Karabagh déclarent leur indépendance après un processus d’autodétermination, et fusionnent éventuellement avec l’Arménie, mais cette option rencontrera l’opposition de l’Azerbaïdjan et la Turquie (les troupes russes seraient perçues comme troupes d’occupation),
-soit le Haut-Karabagh se vide progressivement de ses habitants faute de perspectives et deviendra un territoire investi par les Azéris, option qui rencontrera l’opposition des Arméniens et des Russes (il n’y aurait plus de raison pour la présence des troupes russes d’interposition),
-Soit les Arméniens du Haut-Karabagh choisissent l’autodétermination, mais de manière officieuse en renforcent leurs liens avec la Russie qui leur octroierait des passeports russes, un peu comme en Abkhazie et Ossétie du Sud ; cette option permet aux troupes russes d’interposition de rester ( d’où la réticence des Arméniens du Haut-Karabagh à fusionner avec l’Arménie et de préserver les intérêts de la Russie pour endiguer l’expansion géopolitique de l’OTAN et de la Turquie) ; ce scénario d’un protectorat russe sous le régime de l’ambiguïté est la plus susceptible à ce stade d’offrir la sécurité aux habitants du Haut-Karabagh en raison des rivalités géopolitiques entre les puissances impliquées et si les perspectives de nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne ne se matérialisent pas.
La clé de la résolution du conflit ne réside donc pas dans une négociation limitée aux enjeux du Haut-Karabagh, ni dans la mise en œuvre des résolutions des Nations Unies et des recommandations du groupe de Minsk selon une approche purement normative, mais dans l’émergence d’une nouvelle configuration géopolitique à l’échelle européenne et eurasienne qui permette de stabiliser les zones d’influences entre grandes puissances, c’est à dire négocier une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne (voir schéma : le chaînon manquant de la sécurité européenne).

Perspectives: la pertinence d’une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne
Pour une résolution des différents « conflits gelés » sur le flanc oriental de l’Europe, en particulier le Haut-Karabagh dont l’avenir n’est toujours pas déterminé, une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne de sécurité reste donc pertinente à l’avenir. Il est illusoire de croire à la résolution des différents conflits au cas par cas, car ils font partie d’une problématique systémique plus large, la rivalité entre la Russie, la Turquie, et les États-Unis. Ils peuvent être réactivés à tout moment en fonction des évolution des rapports de force.

Tant que la menace d’un élargissement de l’OTAN pèsera sur l’étranger proche de la Russie, et que l’UE se considèrera comme une entité complémentaire à l’OTAN, il n’y aura pas d’avancée significative. Il est aussi un intérêt pour la France à promouvoir cette nouvelle architecture européenne de sécurité avec la Russie, pour un meilleur équilibre géopolitique en Europe et Eurasie selon la vision gaullienne de l’Atlantique à l’Oural (au pacifique dirait t’on aujourd’hui). Cela exige un arrêt de l’élargissement de l’OTAN, mais aussi de l’UE, afin que l’Europe ne soient plus le théâtre de la rivalité russo-américaine. selon une vision exclusivement euro-atlantiste.
Perspectives: la pertinence d’une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne
Pour une résolution des différents conflits gelés sur le flanc oriental de l’Europe, en particulier le Haut-Karabagh dont l’avenir n’est toujours pas déterminé, une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne de sécurité reste pertinente à l’avenir. Il est illusoire de croire à la résolution des différents conflits au cas par cas, car ils font partie d’une problématique systémique plus large, la rivalité entre la Russie, la Turquie, et les États-Unis. Ils peuvent être réactivés à tout moment en fonction des évolution des rapports de force.

Tant que la menace d’un élargissement de l’OTAN pèsera sur l’étranger proche de la Russie, et que l’UE se considèrera comme une entité complémentaire à l’OTAN, il n’y aura pas d’avancée significative. Il est aussi de l’intérêt de la France de promouvoir cette nouvelle architecture européenne de sécurité avec la Russie, pour un meilleur équilibre géopolitique en Europe et Eurasie selon la vision gaullienne de l’Atlantique à l’Oural (au Pacifique dirait t’on aujourd’hui). Cela exige un arrêt de l’élargissement de l’OTAN, mais aussi de l’UE, afin que l’Europe ne soient plus le théâtre de la rivalité russo-américaine. selon la vision euro-atlantiste exclusive.

Gare de Lyon: l’émeute urbaine

Des incidents émaillés de feux de véhicules ont éclaté le 28 février en fin de journée à Paris en marge d’une manifestation interdite d’opposants au concert de la star congolaise Fally Ipupa à Bercy, conduisant à l’évacuation partielle de la Gare de Lyon, a-t-on appris de sources concordantes.

Une grande fumée noire tapissait vers 18 heures le ciel dans l’est parisien, notamment au-dessus de la gare de Lyon où se concentraient une grosse centaine d’opposants politiques congolais ayant bravé l’interdiction de manifester.

Des feux de scooters et de poubelles, repérés sous un pont, ont notamment été à l’origine de l’épaisse fumée noire. La partie souterraine de la gare – donc le métro- a elle été évacuée par mesure de précaution, dans une forte odeur de brûlé. L’incendie a été circonscrit vers 18h30, selon la préfecture de police.

Ces heurts, on les doit aux tensions politiques qui déchirent la République démocrate du Congo. L’artiste Fally Ipupa (42), qui doit donner un concert ce soir dans l’ancien palais omnisports de Bercy, est un soutien assumé du régime en place.

Avec 1,4 million d’abonnés sur YouTube, Fally Ipupa est une star non seulement en RDC mais au-delà des frontières. Il doit se produire ce vendredi à l’AccorHotels Arena pour un concert qui affichait complet.

A 21 heures, 46 personnes avaient été arrêtées et au moins 54 autres verbalisées, selon la préfecture, qui a dénoncé le « comportement scandaleux » de certains manifestants qui ont entravé l’action des pompiers. Le « meneur des incendiaires » fait partie des personnes interpellées, a précisé une source policière.

Hommage à Chirac aux Invalides

Avant une journée de deuil national avec les obsèques de Jacques Chirac, les Français peuvent rendre hommage à l’ancien président de la République aux Invalides depuis 14 heures, dimanche (29 septembre). 

Le cercueil de l’ancien président a pris place devant la cathédrale Saint-Louis des Invalides et sera veillé par quatre gardes républicains. Un portrait de Jacques Chirac a aussi été installé.

Demain lundi 30 septembre, journée de deuil national, une cérémonie solennelle doit se tenir dans l’église Saint-Sulpice, à midi, avec au moins une trentaine de dirigeants étrangers.

#Brexit: la crise de Westminster

Le Premier ministre du Royaume-Uni Boris Johnson a affirmé le 10 septembre qu’il ne demanderait pas un nouveau report du Brexit, quelques heures après la promulgation d’une loi l’obligeant à solliciter auprès de l’Union européenne un report de trois mois du Brexit jusqu’à fin janvier 2020 si aucun accord n’est trouvé avec l‘UE avant le 31 octobre.

Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, Westminster a rejeté la proposition du gouvernement pour sortir de l’impasse en organisant des élections législatives anticipées.

 

L’affaire Rugy: « l’absence d’irrégularités »

Une semaine après sa démission, François de Rugy a été dédouané des accusations de dépenses excessives lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale et ministre de la Transition écologique par deux enquêtes distinctes qui concluent – dans l’ensemble – à l’absence d’irrégularités. (Image: archive).

“Je me présente devant vous ce soir en homme blanchi,(…) en honnête homme”, a réagi l’ex-ministre dans le cadre du journal de 20 heures de France 2.

François de Rugy, qui fut président de l’Assemblée de juin 2017 à septembre 2018, a fustigé “un journalisme de démolition” de la part du site d’informations Mediapart, à l’origine de la polémique, qu’il a attaqué en diffamation.

Il n’y aurait jamais dû y avoir d’affaire De Rugy, en revanche aujourd’hui, c’est sûr, il y a une affaire Mediapart. Cette affaire se réglera au tribunal”, a-t-il dit alors qu’au même moment, le site diffusait de “nouveaux éléments” attestant selon lui d’un mélange des genres.

 

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