Archives de Catégorie: POLITICS

May départ ne changeait la position de l’UE

Au bord des larmes, Theresa May a annoncé sa démission, ouvrant la voie à l’arrivée au pouvoir d’un nouveau Premier ministre qui pourrait vouloir une rupture plus nette entre le Royaume-Uni et l’Union européenne pour sortir de l’impasse sur le Brexit.

Le futur chef de file des Tories, qui sera choisi avant les vacances parlementaires, deviendra Premier ministre.

Theresa May, qui “regrette profondément” de ne pas avoir pu mener à bien la sortie de l’UE, désormais prévue le 31 octobre, quittera ses fonctions de chef du Parti conservateur le 7 juin. Le processus de désignation de son successeur débutera la semaine suivante.

Le négociateur de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier, a lui exprimé son « plein respect » pour Theresa May et la « détermination à travailler pour un retrait ordonné de l’UE » dont elle a fait preuve, dans un tweet.

La Commission européenne a de son côté souligné que ce départ ne changeait « rien » à la position des 27 sur l’accord de sortie.

« Nous respecterons le nouveau Premier ministre mais rien ne changera sur la position adoptée par le Conseil européen pour l’accord de sortie », a déclaré la porte-parole adjointe de la Commission européenne Mina Andreeva.

 

#Strasbourg: « Islam de France de dingue »

Une quatrième victime de l’attentat à Strasbourg, dont l’auteur a été abattu par la police, a succombé à ses blessures, a annoncé le 13 décembre le parquet de Paris.

Une cinquième victime est en état de mort cérébrale. Onze autres personnes avaient été blessées dont quatre étaient encore hospitalisées, selon le procureur de Paris.

Emmanuel Macron s’est rendu en fin d’après-midi à Strasbourg, où il s’est recueilli en hommage aux victimes et a salué des membres des forces de l’ordre avant un bain de foule au marché de Noël, rouvert dans la matinée après deux jours de fermeture en raison de l’attaque.

Le plan  a été ramené le 14 décembre en France au niveau “Sécurité renforcée-Risque attentat” après avoir été porté le 11 décembre au stade “Urgence attentat”, a annoncé le gouvernement sur micro blog Twitter.

Sept personnes étaient toujours en garde à vue le 14 décembre  dans le cadre de l’enquête sur l’attaque, dont l’auteur, Cherif Chekatt, a été “neutralisé” par une patrouille de police après 48 heures de traque.

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, supervise l’enquête en raison de la dimension potentiellement terroriste de l’attaque, revendiquée par l’Etat islamique.

Lors d’une déclaration à la presse au tribunal de Strasbourg, il a précisé que près de 300 enquêteurs avaient participé à la traque de Cherif Chekatt.

Mais les recherches ont pu se concentrer sur le quartier du Neudorf grâce notamment à deux des 800 signalements reçus à la suite de l’appel à témoins lancé le 11 décembre, soir.

C’est un équipage de la Brigade spécialisée de terrain (BST) de Strasbourg, relevant de la police de sécurité du quotidien mise en place cette année, qui est tombé presque par hasard sur Cherif Chekatt.

Les nombreux témoignages recueillis au cours de l’enquête “nous ont conduits à considérer comme probable la présence du fugitif dans le quartier du Neudorf”, a rapporté Rémy Heitz.

 

 

Tchèque Kretinsky l’actionnaire du journal Le Monde

Le président français, Emmanuel Macron, a réagi à la reprise par un groupe tchèque de 49% du groupe Le Nouveau Monde en se disant « vigilant’ quant à la non-intrusion des actionnaires dans le travail des journalistes.

Le groupe de médias Czech Media Invest (CMI) de Daniel Kretinsky vient d’annoncer le rachat d’une participation de 49% dans la société Le Nouveau Monde, premier actionnaire du quotidien français Le Monde. Le Nouveau Monde est la holding via laquelle le banquier Matthieu Pigasse est actionnaire du journal.

“Nous avons des règles, elles imposent des limites en terme de concentration et de nature des investisseurs. Lorsque ce sont des investisseurs de l’Union européenne, il n’y a pas d’interdiction ou de limite”, a déclaré à ce sujet le président français lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre slovaque, Peter Pellegrini.

« Par contre il est évident que nous serons toujours extrêmement vigilants à la liberté de la presse et d’expression des journalistes« .

Le chef de l’Etat a souligné l’importance que “toutes les règles qui prévalent en France d’indépendance des journalistes, d’indépendance de la société des rédacteurs, de capacité de ces derniers à avoir un travail libre sans aucune influence de l’actionnaire soient absolument préservées.”

« S’il y avait une quelconque intrusion de l’actionnaire en la matière, il est évident que nous serions amenés à réagir« , a poursuivi Emmanuel Macron. « Mais il ne m’appartient pas de me prononcer sur l’identité de tel ou tel investisseur si elle respecte les termes de la loi. »

Le président de la banque d’affaires Lazard Frères SAS a vendu “il y a quelques jours” au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky 49% de ses parts dans la holding.

Kabila ne souhaite pas la réélection

Joseph Kabila, le président de la République démocratique du Congo (RDC), ne sera pas candidat lors de l’élection présidentielle prévue le 23 décembre, a annoncé mercredi le porte-parole de la présidence.

L’annonce faite devant la presse par Lambert Mende met fin à des années de spéculations pour savoir si Kabila allait briguer un troisième mandat malgré la limite fixée à deux par la Constitution.

L’ancien ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, qui a 57 ans, sera le candidat de la coalition au pouvoir lors de la présidentielle, a ajouté le porte-parole.

La décision de choisir Ramazani constitue un défi de la part de Kabila, son ancien ministre de l’Intérieur étant sous le coup de sanctions de l’Union européenne pour violation des droits de l’homme, dont des répressions meurtrières contre des opposants.

Ramazani, flanqué de ses partisans, s’est brièvement adressé aux journalistes après avoir déposé sa candidature, mercredi après-midi, au siège de la Commission électorale nationale dans la capitale Kinshasa.

“(Kabila) avait dit qu’il n’y aurait pas de problème. Il avait dit qu’il ne ferait pas un troisième mandat. Aujourd’hui, il a tenu sa promesse”, a dit Ramazani. “C’est un grand honneur pour moi, et, au fil du temps, nous allons présenter un programme social”.

 

Kremlin: la cérémonie solennelle d’investiture

La cérémonie solennelle d’investiture à la tête de la présidence russe s’est déroulée au Grand palais du Kremlin.

La cérémonie a débuté par l’entrée solennelle des soldats portant le drapeau russe, l’étendard présidentiel, la Constitution de la Fédération de Russie et la Collier de Président dans la salle de St.André du Grand Palais du Kremlin.

Conformément à l’article 82 de la Constitution de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine a prêté serment au peuple russe en présence des membres du Conseil de la Fédération, des députés de la Douma d’État et des juges de la Cour constitutionnelle de la Fédération de Russie. Valéry Zorkin, président de la Cour constitutionnelle, a annoncé l’entrée de Vladimir Poutine dans ses fonctions de Président de la Fédération de Russie.

Sur la place des Cathédrales, Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie et Chef des Forces Armées de la Fédération de Russie, a ensuite assisté au défilé de la garde du régiment présidentiel à l’occasion de son entrée en fonction. Le régiment présidentiel célèbre aujourd’hui le 82e anniversaire de sa création.

À la fin de la cérémonie d’investiture, le Président russe Vladimir Poutine a eu un bref échange avec des représentants d’associations de la jeunesse et d’organisations de bénévoles.
Plus tard, le Patriarche de Moscou et de Toute la Russie Cyrille a célébré une action de grâce en l’église de l’Annonciation du Kremlin.

La reprise d’un dialogue stratégique incluant

Dr. Pierre-Emmanuel Thomann

Comme on pouvait le craindre, le retrait unilatéral des États-Unis du traité sur les missiles antibalistiques (ABM) en 2002 et la poursuite inexorable du projet de bouclier anti-missile américain qui s’étend au territoire européen dans le cadre de l’OTAN a sérieusement déstabilisé le système de sécurité international. Il a provoqué la réaction de la Russie et cette évolution négative met le territoire européen en première ligne de la nouvelle confrontation entre les États-Unis et la Russie.

En effet, le discours du président Vladimir Poutine devant l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie le 1er mars 2018 a annoncé que la Russie possédait une palette d’armes de nouvelle génération pour faire face au bouclier anti-missile américain. Le système anti-missile américain a été renforcé par l’ouverture de nouvelles bases en Europe près des frontières de la Russie en Roumanie et en Pologne et forme une ceinture de bases militaires et de plates-formes pour le bouclier en Alaska et en Californie sur le territoire américain et au Japon et en Corée du Sud en Asie, donc tout autour du continent eurasien.

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I. Dr. Pierre-Emmanuel Thomann: Le bouclier anti-missile et les risques.

Cette réplique est non seulement adressée à la poursuite du bouclier anti-missile, mais aussi destinée à rétablir l’équilibre stratégique après la relance de la course aux armements nucléaires par les États-Unis, confirmée par la dernière revue nucléaire stratégique (NPR) de  février 2018. Ce document annonce une augmentation des dépense de plus de 611 milliard de dollars, c’est à dire les dépenses les plus fortes dans le monde et plus que tous les 8 grands pays suivants. Il annonce aussi le développement d’armes nucléaires plus flexibles, risquant d’abaisser le seuil d’utilisation nucléaire. Elle fait aussi suite aux discussions aux États-Unis d’un éventuel retrait du traité INF (Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire) qu’ils accusent la Russie d’avoir enfreint.      

Le contexte est aussi celui d’une désignation de la Russie et la Chine comme adversaires en 2018 par les États-Unis dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale de décembre 2017 (NSS). Il fait suite à un élargissement continu de l’OTAN après la fin de la Guerre Froide, pendant presque deux décennies, jusque sur le territoire de l’ex-Union soviétique et toujours plus proche du territoire de la Russie. La Russie par contre ne possède pas de bases proches du territoire américain. Le système de défense américain déborde largement sur le territoire européen et eurasien tandis que la Russie ne défend que son propre territoire, d’où le renforcement de la perception d’encerclement.                

Les nouveaux armements russes sont de nature diverse.

Le ministère de la défense et les industries de défense russes ont développé un nouveau système de missile lourd intercontinental, nommé Sarmat, qui le rend difficile à intercepter par un système de défense anti-missile. Equipé de têtes nucléaires puissantes y compris hypersoniques, ses capacités énergétiques importantes peuvent frapper des cibles partout  en passant par les pôles Nord et Sud.

Un nouveau missile à ogive nucléaire nommé X-101, furtif, voyageant à basse altitude et à trajectoire aléatoire,  a aussi été conçu pour rendre inopérant le bouclier antimissile.

La Russie a de plus développé un modèle de submersible sous-marin sans pilote, capable de se déplacer en grande profondeur, avec des ogives nucléaires ou conventionnelles. C’est un nouveau type d’arme stratégique sous-marin.

Enfin, un système de missile supersonique, avec des ogives nucléaires ou conventionnelles,  10 fois plus rapide que le son, le Kinzal, permettrait de passer outre tous les systèmes antimissiles et antiaériens  à une portée de plus de 2000 km. Le président russe a aussi insisté sur leur crédibilité.

Cette escalade nucléaire fait encourir le plus grand risque pour les nations européennes dont le territoire redevient un enjeu dans la rivalité entre les États-Unis et la Russie dans l’éventualité d’une guerre nucléaire. La sécurité des Européens devient de plus en plus tributaire des manœuvres américaines et russes sans avoir un seul mot à dire à propos de leurs intérêts, non seulement vis à vis des décisions russes mais aussi de celles prises par les États-Unis qui sont les seuls décideurs ultimes de l’emploi de l’arme nucléaire au sein de l’OTAN. La  France et le Royaume-Uni possèdent leurs propres armes, mais sans commune mesure avec les arsenaux russe et américain. Il devient urgent pour les Européens de proposer l’amorce d’un dialogue sur la sécurité européenne et globale, afin d’enrayer l’escalade de cette nouvelle course aux armements nucléaires. Il pourraient enfin envisager un nouveau système de sécurité européen, avant qu’il ne soit trop tard et qu’ils aient perdu toute maîtrise de leur destin. Cette initiative serait d’autant plus bienvenue que les Russes ont depuis toujours annoncé vouloir établir un dialogue afin de restaurer la confiance, afin de ne plus recourir à l’escalade.

Dr. Pierre-Emmanuel Thomann, géopolitologue, président d’Eurocontinent   

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II. Dr. Pierre-Emmanuel Thomann: Le bouclier anti-missile et les risques.

 

 

         

La loi ‘fake news’ provoque la polémique

L’annonce par Emmanuel Macron d’un projet de loi pour endiguer la propagation de fausses informations, ou “fake news”, provoque un tir de barrage d’une partie de la classe politique française et est accueillie avec perplexité par des experts.

Le président fait part de ses intentions lors de ses voeux à la presse, estimant qu’il fallait « savoir être forts et avoir des règles claires » pour « protéger les démocraties libérales », surtout pendant les campagnes électorales et sur internet.

Le chef d’Etat n’a donné aucun exemple mais, en mai dernier, il avait pris pour cible la chaîne Russe RT et la radio Sputnik, deux médias financés par le Kremlin, qu’il avait alors accusés d’agir en « organes d’influence » répandant des « contre-vérités infamantes ».

Dans la classe politique, plusieurs réactions ont mitigé.

“Avec l’annonce d’une loi contre les fake news, Emmanuel Macron commet un faux pas qui peut nous entraîner très loin, beaucoup trop loin”, a déclaré dans un communiqué le chef du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau.

“En démocratie, mieux vaut une information erronée qu’une information étatisée”, a-t-il ajouté en jugeant la législation actuelle suffisante. “Seuls les régimes autoritaires prétendent au contrôle de la vérité. On sait ce qu’il peut en coûter.”

Pour la présidente du Front national, Marine Le Pen, ce projet de loi est “très inquiétant”.

A l’autre extrémité de l’échiquier politique, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s‘est insurgé sur son blog contre “le risque d’une législation liberticide”.

 

 

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