Archives de Catégorie: Planète

Greta Thunberg est attendue à l’Assemblée nationale

La jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg (16) est attendue ce mardi (23/07/2019) à Paris à l’Assemblée nationale pour une réunion parlementaire sur le climat dénoncée par certains députés de l’opposition, issus de la droite et du Rassemblement national notamment, qui ont appelé au boycott.

“On est au-delà du ridicule, une jeune fille de 16 ans appelle à boycotter l’école pour aller défiler contre le climat, je trouve que tout ça n’est pas sérieux”, a estimé l’eurodéputé RN Jordan Bardella sur France 2.

L’égérie de la lutte contre le réchauffement climatique, qui a initié un vaste mouvement de grève de la jeunesse en août 2018 en quittant les bancs de son lycée de Stockholm pour aller manifester devant le Parlement, participera à une réunion organisée par le collectif transpartisan “Accélérons la transition écologique et solidaire” avant d’assister à la séance des questions au gouvernement dans la tribune d’honneur.

Saluée par les militants écologistes, la visite de la jeune activiste de 16 ans est dénoncée par certains députés qui fustigent une jeune “activiste sous emprise” et qui ont multiplié ces derniers jours les appels à boycotter la rencontre avec cette “prophétesse en culottes courtes”, lui déniant toute “légitimité”.

“Le fait d’utiliser des enfants pour faire passer un certain nombre d’idées, pour afficher un fatalisme pour expliquer à la jeunesse que le monde est terminé, que le monde va prendre feu, et que donc il faut arrêter l’école et faire la grève, je trouve ce discours est profondément défaitiste”, Baradella a souligné.

 

Encore quatre ans avec glyphosate?

Favorable à un renouvellement pour trois ans de l’autorisation du glyphosate, la France est prête à accepter une durée de quatre ans pour permettre un consensus européen, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement.

Christophe Castaner a précisé lors du compte rendu du conseil des ministres que cette durée de quatre ans semblait désormais être celle visée par la Commission européenne pour sortir les discussions de l‘impasse.

La licence d’utilisation de cet herbicide de Monsanto, très utilisé dans l’agriculture et le jardinage et jugé cancérigène par ses adversaires, expire à la fin de l’année. Cette situation a engendré, notamment en France, des tensions entre ministères de l‘Agriculture et de l’Ecologie.

Mercredi, les Etats européens ont une nouvelle fois reporté leur décision sur le renouvellement de la licence.

Une nouvelle réunion du comité des Vingt-Huit chargé de se prononcer aura lieu à une date ultérieure qui n’a pas été précisée par la Commission.

L’exécutif européen avait proposé d’autoriser à nouveau le glyphosate pour dix ans, avant de proposer cinq à sept ans et désormais, selon Christophe Castaner, quatre ans.

Pour être validée, la proposition de la Commission doit recueillir le soutien de 16 des 28 Etats membres, représentant au moins 65% de la population de l‘UE.

Dans une résolution non contraignante adoptée mardi, le Parlement européen s‘est prononcé pour un renouvellement de l’autorisation de l’herbicide pour cinq ans.

L’UE: €6 milliard pour l’Océan

Lors d’une conférence organisée par l’UE à Malte, des acteurs publics et privés se sont engagés à dépenser plus de 6 milliards d’euros pour améliorer la gestion de 70 % de notre planète, à savoir les océans.

 

Les océans recouvrent plus de 70 % de la planète. Ils produisent l’essentiel de l’oxygène que nous respirons et absorbent 30 % de nos émissions de carbone. Ils font vivre trois milliards de personnes dans le monde.

 

Les produits de la mer constituent la principale source de protéines animales pour un milliard de personnes. Or, les océans sont confrontés à de nombreuses menaces, telles que la pollution, le changement climatique, la surpêche et les activités criminelles en mer.

Les conférences «Notre Océan» sont nées en réaction à ces défis grandissants. Pour préparer l’édition de cette année, l’UE a mené une collaboration fructueuse avec des gouvernements, des entreprises privées et des organismes à but non lucratif issus de divers secteurs.

Le but était d’obtenir des engagements ambitieux et mesurables, allant d’actions plus locales, mais présentant un fort potentiel, à des actions innovantes d’envergure mondiale à l’échelle sectorielle.

 

 

Les forêts contre les émissions

Le projet visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à augmenter les absorptions des forêts afin de lutter contre le changement climatique a reçu le soutien du Parlement Européen.

Les députés ont adopté une proposition législative selon laquelle les pays de l’UE devront équilibrer les émissions et les absorptions de CO2 par les forêts, les terres cultivées et les prairies.

Les députés ont renforcé ces dispositions en ajoutant qu’à partir de 2030, les États membres devraient augmenter leurs absorptions afin de dépasser les émissions, conformément aux objectifs à long terme de l’UE et à l’accord de Paris.

« Avec ce règlement, nous jetons les bases d’un soutien envers nos forêts pour appliquer les accords de Paris. Une gestion durable des forêts est cruciale. Nous pouvons à la fois combattre le changement climatique et soutenir notre bioéconomie » a déclaré le rapporteur Norbert Lins (EPP, DE).

« Nous mettons par ailleurs en place un cadre de comptabilité robuste et sérieux, qui pourra servir de modèle au reste du monde. Je suis convaincu que ce système ne mettra pas en péril la pluralité des fonctions de notre agriculture et de nos forêts » a-t-il ajouté.

 

 

L’eau comme un instrument de paix

«Si deux pays arrivent à s’entendre sur la gestion de l’eau, ils ne se feront plus jamais la guerre.» Cette conviction exprimée par Danilo Türk symbolise l’initiative lancée jeudi à Genève pour faire de l’eau un instrument de paix, plutôt qu’un motif de conflit dans un monde qui n’en manque pas. Un panel d’experts présentait des recommandations pour faire de l’eau un instrument de paix et non un motif de guerre.

Le panel présidé par Danilo Türk prône aussi une intégration d’ingénieurs capables de réhabiliter les systèmes d’eau potable dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Des cessez-le-feu pour permettre l’approvisionnement en eau devraient être instaurés. Dans les conflits modernes, en Syrie et au Yémen, priver d’eau l’ennemi est devenu une tactique commune.

L’ancien président slovène présentait une série de recommandations, plutôt générales, pour augmenter la coopération internationale dans ce domaine vital. Le fruit d’un travail de deux ans lancé par la Suisse en compagnie de quatorze autres pays. Cette initiative est appuyée par une campagne de communication appelée «Blue Peace», la paix bleue, également à l’instigation de la Suisse.

#Irma: la polémique monte

Eric Ciotti et Jean-Luc Mélenchon ont demandé l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire, estimant qu’il y a eu des manquements du gouvernement dans la gestion de l’ouragan Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélémy.

La polémique monte en métropole sur la gestion par le gouvernement de la crise à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, après le passage de l’ouragan Irma. Eric Ciotti et Jean-Luc Mélenchon ont demandé l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire et des politiques de tous bords dénoncent particulièrement les débordements et les pillages qui se sont produits dans les endroits touchés par les destructions.

Les Antilles frappées par l’ouragan José

Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, a estimé que le passage dévastateur d’Irma dans les Caraïbes devrait “servir de leçon” à la France et à l’ensemble des pays du monde pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Prié de dire, sur France 2, si les conséquences de ce gigantesque ouragan, qui menace désormais la Floride, pourraient fléchir Donald Trump et sa décision de retirer les Etats-Unis de l‘accord de Paris de décembre 2015 sur le climat, Nicolas Hulot a eu un sourire dubitatif : “Ce ne sont pas les premiers événements…”

“On arrive malheureusement, et je le déplore, dans la démonstration de modélisations ou prévisions qui avaient été faites par le Giec”, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui met régulièrement en garde contre les effets du réchauffement climatique.

“Il ne faut pas mettre tout sur le dos des changements climatiques”, a poursuivi le ministre, mais “ça veut dire que ce qui est l’exception dans beaucoup de domaines, y compris chez nous la canicule, va devenir parfois la norme.”

“Je ne dis pas ça pour forcer le trait, ce n‘est pas le moment (…), mais à force de nier la réalité, à force de ne pas la regarder en face, à force de lui tourner le dos, elle nous rattrape et on n‘est pas forcément prêts”, a souligné Nicolas Hulot.

“On doit maintenant se concentrer sur ce qu’on appelle l’adaptation parce que le phénomène, il est parti”, a-t-il ajouté.

Le ministre a assuré que l’Etat français mettait tout en oeuvre pour venir en aide aux populations sinistrées de l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin et de l’île française de Saint-Barthélémy, qui devraient subir dans la nuit de samedi à dimanche un nouvel ouragan, José, de force 4.

“On a 1.100 agents de l’Etat qui sont à poste, on a établi un pont aérien et un pont maritime, mais il y a un moment où on touche les limites. L’événement nous dépasse”, a-t-il concédé, précisant que José allait “complexifier les secours”.

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