Archives de Catégorie: Ocean/peche

Japon chasse à la baleine « macabre et inutile »

Les pêcheurs japonais ont tué 122 baleines de Minke enceintes au cours d’une très controversée expédition annuelle dans l’Antarctique, dénoncée par les défenseurs des animaux comme « macabre et inutile ».

L’organisation de protection des animaux Human Society International a jugé ces chiffres « choquants« , y voyant « un triste témoignage de la cruauté de la chasse à la baleine japonaise« . « C’est une nouvelle preuve de la nature réellement macabre et inutile de la chasse à la baleine, alors qu’il est avéré que des recherches non létales sont suffisantes pour des visées scientifiques« , a jugé une des responsables du groupe, Alexia Wellbelove.

C’est l’heure du bilan pour la dernière campagne de « chasse scientifique » menée par le Japon dans l’Antarctique. Durant cette opération de quatre mois terminée fin mars, au total 333 baleines ont été tuées, dont 122 se trouvaient en période de gestation tandis que des dizaines d’autres étaient immatures, selon un rapport soumis par les autorités à la Commission baleinière internationale (CBI) en avril 2018.

Baleine Japon meat

L’UE: €6 milliard pour l’Océan

Lors d’une conférence organisée par l’UE à Malte, des acteurs publics et privés se sont engagés à dépenser plus de 6 milliards d’euros pour améliorer la gestion de 70 % de notre planète, à savoir les océans.

 

Les océans recouvrent plus de 70 % de la planète. Ils produisent l’essentiel de l’oxygène que nous respirons et absorbent 30 % de nos émissions de carbone. Ils font vivre trois milliards de personnes dans le monde.

 

Les produits de la mer constituent la principale source de protéines animales pour un milliard de personnes. Or, les océans sont confrontés à de nombreuses menaces, telles que la pollution, le changement climatique, la surpêche et les activités criminelles en mer.

Les conférences «Notre Océan» sont nées en réaction à ces défis grandissants. Pour préparer l’édition de cette année, l’UE a mené une collaboration fructueuse avec des gouvernements, des entreprises privées et des organismes à but non lucratif issus de divers secteurs.

Le but était d’obtenir des engagements ambitieux et mesurables, allant d’actions plus locales, mais présentant un fort potentiel, à des actions innovantes d’envergure mondiale à l’échelle sectorielle.

 

 

Norvège: le temps de mettre fin au tuerie des baleines

La Norvège doit mettre fin à toutes ses activités de chasse à la baleine, et l’UE devrait faire en sorte que les exportations de chair de baleine ne puissent pas transiter par ses ports, ont déclaré les députés européennes, appelant la Norvège à cesser la chasse à la baleine.

C’est ce qu’ont déclaré les députés dans une résolution de la plénière du PE de septembre à Strasbourg. Ils demandent à la Norvège de mettre un terme à ses activités de chasse à la baleine à des fins commerciales et de respecter le moratoire de la Commission Baleinière Internationale (CBI). Ils appellent la Commission européenne à fournir des données sur les expéditions de chair de baleine ayant transité par les ports de l’UE.

La Commission devrait également envisager toutes les méthodes possibles pour faire en sorte que la chair de baleine ne soit plus autorisée à transiter à travers les ports européens.

Les députés soulignent qu’en 1982, la Commission baleinière internationale (CBI) a instauré un moratoire sur toutes les formes de chasse à la baleine à des fins commerciales, entré en vigueur en 1986 et toujours en vigueur aujourd’hui. La Norvège a cependant poursuivi ses activités de chasse puis a repris ses activités de chasse commerciale en 1993, en opposant une objection formelle au moratoire.

La Norvège a tué plus de 13 000 baleines depuis l’entrée en vigueur de celui-ci. Elle établit unilatéralement ses propres quotas, et a relevé son quota de capture de baleines de Minke à 999 contre 880 en 2016, 90% des baleines tuées en Norvège sont des femelles enceintes.

Les exportations de chair de baleine en provenance de Norvège ont considérablement augmenté ces dernières années.

Les possibilités de pêche pour 2018

 

La session du Conseil « Agriculture et pêche » se déroulera à Bruxelles sur deux jours, et s’ouvrira sur une présentation du programme de travail de la présidence estonienne.

La Commission présentera ensuite au Conseil sa communication concernant la situation actuelle de la politique commune de la pêche et la consultation sur les possibilités de pêche pour 2018. La communication énonce les principes que la Commission devra respecter pour formuler sa proposition relative aux possibilités de pêche pour 2018, qu’elle doit présenter cet automne.

La pêche en mer du Nord

Le deuxième plan pluriannuel pêche, dans le cadre de la nouvelle politique commune de la pêche, s’intéresse à la pêche des espèces démersales qui vivent au fond des mers et représentent 70% des captures en mer du Nord. La stratégie de gestion couvre différentes espèces et est adaptée à la complexité des pêcheries mixtes de la mer du Nord, qui rend impossible le ciblage et la capture d’une seule espèce. L’exploitation durable, à long terme, de ces stocks garantira la stabilité des possibilités de pêche ainsi que des moyens de subsistance des pêcheurs.

Les députés de la commission de la pêche en appellent à une évaluation plus rapide du plan par la Commission européenne: trois ans après son entrée en vigueur, puis tous les cinq ans.

‘‘Le plan couvre des zones de pêche qui risquent de devenir une monnaie d’échange lors des négociations sur le Brexit. Il est donc absolument essentiel de partir sur une base saine pour ces négociations, avec un plan pluriannuel solide. Avec le résultat du vote d’aujourd’hui, je suis confiante dans le fait que nous allons préserver les objectifs et les ambitions de la politique de la pêche de l’UE, même après le Brexit » – Ulrike Rodust (S&D, DE) a déclaré.

l’État de droit en mer

 

Le 19 juin, le Conseil de l’Union européenne a adopté des conclusions sur la sûreté maritime mondiale. Dans ces conclusions, le Conseil met en exergue le rôle joué par l’UE, en tant qu’acteur de la sûreté maritime au niveau mondial, dans la promotion du multilatéralisme maritime et de l’État de droit en mer. Il encourage en outre la poursuite de la mise en œuvre de la stratégie de sûreté maritime de l’UE et du plan d’action qui l’accompagne.

L’amélioration de la sûreté maritime mondiale est l’un des éléments des travaux liés à la mise en œuvre de la stratégie globale de l’UE.