Archives de Catégorie: MONDE

Décès d’Ebola en Ouganda

Plus de 2.000 décès pour 3.000 cas, une nouvelle mort en Ouganda voisine: l’épidémie d’Ebola dans l’est de laLa République Démocratique du Congo ( résiste depuis plus d’un an aux « ripostes » sur le terrain, où le secrétaire général de l’ONU est attendu le 1 septembre #AFP

Ebola OugandaLa petite fille,9, arrivée de la République démocratique du Congo, avait été diagnostiquée à la frontière ougandaise, elle est décédée en Ouganda.

Au total, 2 006 personnes sont mortes d’Ebola depuis un an en RDC, et les autorités ougandaises, qui craignent que le virus ne se propage dans leur pays, ont pris de strictes mesures de prévention.

Ebola au Congo: 12 cas suspects

Douze cas suspects de virus Ebola ont été détectés pendant le weekend à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé la présidence congolaise.

« Douze (personnes) au total venues de quelques centres périphériques suivant le protocole d’alerte donné par l’équipe de riposte, sont placées sous examen« , selon un communiqué de la présidence.

Le premier cas découvert à Goma, carrefour commercial d’environ deux millions d’habitants, avait été détecté mi-juillet.Il s’agissait d’un homme présenté comme un pasteur venu de Butembo, l’un des principaux foyers de la maladie, à environ 250 km plus au nord.

« …Six autres personnes admises dont les résultats ont été testés négatifs à deux reprises, ont été libérées vendredi« , ajoute le communiqué. Il précise par ailleurs que « la situation de deux cas avérés, admis depuis quelques jours est stable« . Il s’agit de l’épouse et de la fillette d’un orpailleur décédé jeudi à Goma, testées positives au virus Ebola le même jour.

 

Maison blanche « extrêmement déçus » de la taxe Gafa

Donald Trump a annoncé qu’il allait imposer des mesures de rétorsion à la France après l’adoption il y a deux semaines d’une taxe de 3% sur les revenus des grands acteurs du numérique (“Gafa”), principalement américains. (Image: archive)

Nous allons annoncer prochainement une mesure réciproque importante en réponse à la bêtise de Macron”, a écrit le président américain sur son micro blog Twitter.

“J’ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français”, a-t-il ajouté.

Donald Trump a précisé sa pensée un peu plus tard à la Maison blanche en déclarant qu’il “pourrait” imposer des droits de douane au vin français.

Il s’agit d’une menace récurrente de la part du président américain, qui avait, en novembre dernier, accusé Paris de pratiques commerciales inéquitables dans le domaine du vin, pratiques qui entraveraient selon lui l’accès des producteurs américains au marché français.

Donald Trump a dit s’être entretenu au téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron, auprès duquel il s’était déjà plaint il y a une semaine de l’initiative de Paris, et a vanté leur “bonne relation”.

Les Etats-Unis devraient être les “seuls habilités” à taxer des entreprises américaines, a-t-il cependant estimé.

Les Etats-Unis sont extrêmement déçus de la décision de la France d’adopter une taxe au détriment des entreprises et des travailleurs américains”, a renchéri le porte-parole de la Maison blanche, Judd Deere.

 

Fissure géoéconomique entre États-Unis et l’UE

Pierre-Emmanuel Thomann OPINION Le retrait unilatéral des accords commerciaux multilatéraux pour maintenir la primauté géoéconomique américaine selon la nouvelle doctrine « America First » du président américain Donald Trump inquiète les adeptes du multilatéralisme. Cet abandon du  multilatéralisme  dénoncé par les Européens est toutefois à relativiser car les institutions multilatérales ont toujours masqué un rapport de forces plus favorable aux États-Unis avant l’émergence du monde multicentré. Ce tropisme s’exprime aujourd’hui de manière plus explicite et au travers de la recherche d’accords bilatéraux.  

 Ce qui est en revanche nouveau, c’est que le président américain désigne les Européens explicitement comme des adversaires dans le domaine économique.

Les États-Unis considèrent que leurs lois nationales sont au dessus des règles internationales, et pratiquent donc de plus en plus l’extraterritorialité en  sanctionnant ou menaçant de le faire les entreprises européennes  qui ont des liens commerciaux avec l’Iran, la Russie, ou la Chine. Les États-Unis pratiquent  aussi des pressions de manière explicites en liant sécurité et commerce à l’OTAN afin d’accroitre les exportations d’armements et les exportations américaines de gaz de schiste.

 Les Européens avaient rêvé pendant longtemps d’un partenariat euro-atlantique équilibré mais  avec Donald Trump et sa ligne directrice «America First», ce partenariat devient de plus en plus asymétrique et hiérarchique au détriment de l’Union européenne. L’Amérique de Trump semble favoriser une forme de multipolarité, mais sans l’Union européenne. Le maintien d’un scénario exclusif euro-atlantiste par inertie permet en réalité pour les gouvernements européens d’éviter les responsabilités. C’est la pente la plus facile, mais elle est lourde de conséquences pour l’avenir, notamment la marginalisation des Européens dans le jeu mondial et leur dérive vers le  statut de variable d’ajustement des autres puissances. Les États membres de l’Union européenne sont devenus de plus en plus dépendants des États-Unis qui restent leur arsenal militaire principal,  mais aussi vulnérables aux législations extraterritoriales, sous contrôle du cyberespace dominé par Google, Apple, Facebook et Amazon (les GAFA), tributaires des liens financiers et commerciaux transatlantiques, sous domination de la culture de masse et des idées avec les think tanks euro-atlantistes hégémoniques. Le lien fort avec les États-Unis, qui a été jusqu’à présent au cœur de la mondialisation et de ces flux géopolitiques, a progressivement affaibli l’héritage westphalien des nations européennes suite à leur adhésion à l’idéologie de la société ouverte et multiculturaliste.

 Il serait temps pour les  États membres de l’Union européenne de mieux protéger leurs intérêts géoéconomiques en tirant profit du monde multipolaire, en élargissant leurs alliances dans le monde avec des partenaires plus prévisibles, et en rapatriant aussi leurs usines sur le sol européen et en réhabilitant les frontières, instruments de souveraineté, notamment en s’inspirant des politiques de Donald Trump.    

 

Assange est torturé « psychologiquement »

La campagne de diffamation subie par Julian Assange (image: archives) de la part de la presse est assimilable à de la “torture psychologique” a estimé Nils Melzer, un spécialiste des droits de l’homme et enquêteur de l’Onu.

Nils Melzer a rencontré le cofondateur de WikiLeaks le 9 mai dernier dans la prison de haute sécurité où il est incarcéré depuis son arrestation, le 11 avril après avoir passé sept ans dans les locaux de l’ambassade d’Equateur en Grande-Bretagne.

Monsieur Assange a été délibérément exposé, pendant plusieurs années, à traitements cruels, inhumains et dégradants progressivement de plus en plus sévères, leurs effets ne peuvent être qualifiés que de torture psychologique”, a dit Nils Melzer dans un communiqué dans lequel il vise tout particulièrement le traitement médiatique subi par le lanceur d’alerte.

L’Europe-champ de bataille de la guerre nucléaire?

Dr.Pierre-Emmanuel Thomann – géopolitologue. OPINION. Les États-Unis, sous l’impulsion du président Donald Trump, ont déclaré être ouverts à lancement des négociations pour un désarmement nucléaire avec la Russie et la Chine. Cette proposition suit leur retrait du traité INF (traité sur les missiles nucléaires intermédiaires) en février 2019, suivi de celui de la Russie. Toutefois, de manière assez prévisible, la Chine a décliné cette offre.

Les Américains et les Russes se rejettent toutefois la responsabilité de la relance de la course aux armements. L’OTAN a soutenu le retrait et l’ultimatum américain qui exige un démantèlement par la Russie de missiles qu’elle estime de son côté conformes au traité. L’OTAN n’envisage pour l’instant pas d’installer de nouveaux missiles à moyenne portée  mais la situation pourrait évoluer. La sortie unilatérale des États-Unis du traité INF, après celle du traité ABM (Traité de défense anti-missile) en 2001, est-elle préméditée afin d’installer sur le territoire européen des missiles à courte et moyenne portée sur la base des systèmes anti-missiles à double usage et susceptibles d’évoluer ? Les nouveaux missiles seraient évidemment ciblés en représailles par des missiles russes.

Les Russes ont déjà annoncé le développement d’un nouveau missile de portée supérieure à 500 km.  Cette escalade serait un prétexte pour augmenter les dépenses militaires contre la « menace russe » et  faire financer par les Européens l’installation de missiles dans le cadre de la protection de l’OTAN. On peut aussi désormais craindre une fragilisation du traité New START (traité de réduction des armes stratégiques) signé en 2012 et susceptible d’être prolongé en 2021.

L’Europe serait en première ligne pour les risques encourus de guerre nucléaire dans le cadre de la rivalité croissante entre les États-Unis et la Russie car en cas de conflit, l’Europe deviendrait le champ de bataille principal. Il existe une asymétrie des risques, puisque un missile de portée intermédiaire américain installé en Europe ou sur un navire de guerre pourrait atteindre une ville russe, mais les missiles russes de même portée n’atteindraient pas les villes américaines.  D’où la tentation de leur emploi et le risque d’escalade avec des missiles à plus longue portée.

En conclusion, il serait urgent que les dirigeants des États européens  se penchent sur cet enjeu majeur afin de ne pas se cantonner à un rôle de supplétifs. Autrement dit, éviter de laisser la sécurité de leur citoyens dépendre de manœuvres américaines et russes, sans influencer le cours de choses. La sécurité des Européens est également trop importante pour la confier uniquement aux représentants et experts des complexes militaro-industriels.

En fin de compte, il s’agit de rétablir un minimum de confiance en englobant la problématique des missiles  nucléaires dans une nouvelle architecture de sécurité européenne  basée sur de nouveaux équilibres géopolitiques plus en phase avec le monde multicentré.

Djihadiste français condamné à mort à Baghdad

Un Français et un Tunisien ont été condamnés à mort à Bagdad pour avoir rejoint les rangs de l’État islamique, a annoncé un procureur irakien.

Ce verdict porte à sept le nombre de ressortissants français condamnés à la peine capitale en Irak, a-t-il précisé, ajoutant que cinq autres en sont passibles et connaîtront probablement le même sort.

Ils ont tous été membres du même groupe terroriste. Il y a les mêmes preuves qui pour ceux qui ont été condamnés à la peine de mort, mais la décision revient au juge”, a déclaré le procureur de Baghdad.

Le ministre français des Affaires étrangères a assuré  que Paris faisait le nécessaire pour éviter la peine capitale à ses ressortissants.

Il est clair que, pour nos ressortissants pour lesquels la peine de mort sera prononcée, nous demanderons à ce qu’elle soit commuée en prison à perpétuité (…)”, a confirmé mardi le président Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse.

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