Archives de Catégorie: INTERNATIONAL

Macron-Erdogan: contexte très tendu

Le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan s’en est pris une nouvelle fois samedi le 24 octobre à son homologue français en déclarant qu’Emmanuel Macron avait besoin de se faire soigner en raison de son attitude envers les musulmans et l’islam.

“Quel est le problème de cette personne qui s’appelle Macron avec les musulmans et l’islam ? Macron a besoin d’un traitement au niveau mental”, a déclaré le président Erdogan lors d’un congrès régional de son parti à Kayseri, dans le centre de la Turquie.

Le président Erdogan avait déjà condamné au début du mois les propos tenus par Emmanuel Macron au sujet du “séparatisme islamiste”, qu’il avait qualifiés de “provocation” en dénonçant “l’impertinence” de son homologue français.

Navalny: sanctions contre la Russie

La France et l’Allemagne vont proposer aux autres pays de l’Union européenne d’imposer des sanctions supplémentaires contre la Russie en raison de l’empoisonnement de l’opposant Alexeï Navalny, annoncent le 7 octobre les ministres français et allemand des Affaires étrangères dans un communiqué conjoint.

Reprochant à Moscou de n’avoir pour l’instant apporté “aucune explication crédible” à cet empoisonnement au Novitchok, un agent neurotoxique militaire, sur le territoire russe, Paris et Berlin “transmettront à leurs partenaires européens des propositions de sanctions additionnelles” contre la Russie, précisent Jean-Yves Le Drian et Heiko Maas.

“Ces propositions viseront des personnes que nous considérons comme responsables de ce crime et de cette violation des normes internationales, en raison de leurs fonctions officielles, et une entité impliquée dans le programme Novitchok.”

Haut Karabakh: la crise majeure en cours

Des discussions auront lieu le 8 octobre à Genève et le 12 octobre à Moscou dans le cadre des efforts menés par la France, la Russie et les Etats-Unis pour tenter d’ouvrir des négociations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabakh, a déclaré mercredi, le 7 octobre Jean-Yves Le Drian.

“Nous souhaitons que chacun comprenne que son intérêt, c’est d’arrêter immédiatement les hostilités sans conditionnalité et qu’on ouvre une négociation” sous le parrainage de la France, de la Russie et des Etats-Unis, a dit le ministre français des Affaires étrangères. “Nous sommes en relation journalière avec les uns et les autres. Pour l’instant, ça n’a pas abouti. Il y aura des réunions demain à Genève et d’autres réunions lundi à Moscou et nous formulons le voeu que cela puisse aboutir à l’ouverture de négociations.”

Jean-Yves Le Drian a aussi dénoncé une “implication militaire de la Turquie qui risque d’alimenter l’internationalisation du conflit” dans cette région séparatiste d’Azerbaïdjan à majorité arménienne.

La moitié de la population du Nagorny Karabakh, soit 70 à 75.000 personnes, a été déplacée par les combats entre ce territoire séparatiste peuplé d’Arméniens et l’Azerbaïdjan, a indiqué le 7 octobre le médiateur d’ Artsakh – la république autoproclamée.

Le Nagorny Karabakh est peuplé d’environ 140.000 habitants, à 99% des Arméniens ethniques. Les autorités locales et l’Arménie accusent l’Azerbaïdjan, depuis la reprise des hostilités le 27 septembre, de viser les civils, en particulier à Stepanakert, la capitale, peuplée d’ordinaire de 50.0000 personnes.

Haut-Karabach: les forces russes improbable

Des forces de maintien de la paix russes bientôt envoyées au Haut-Karabakh? Dans une interview à RBC, Dmitri Peskov précise que le Kremlin n’entreprendra cette mesure qu’avec le consentement de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie.

https://twitter.com/letemps/status/1312695591185465345?s=21

Dans un entretien au média russe RBC, le porte-parole de Vladimir Poutine évoqué la question de l’envoi de forces de maintien de la paix russes dans la république autoproclamée du Haut-Karabakh. Selon Dmitri Peskov, le Kremlin n’entreprendra cette mesure qu’avec le consentement de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie.

Auparavant, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian avait déclaré que la question de la présence de forces de maintien de la paix russes dans le Haut-Karabakh pouvait être examinée dans le cadre du groupe de Minsk de l’OSCE qui mène depuis 1992 des négociations visant un règlement pacifique du conflit.

«Les forces de maintien de la paix ne peuvent intervenir qu’avec le consentement des deux parties», a souligné Dmitri Peskov.

https://twitter.com/farmanyansam/status/1312677608937664512?s=21

Depuis le 27 septembre, le Haut-Karabakh est en proie à de nouveaux affrontements entre les armées arménienne et azerbaïdjanaise. Les pays se sont mutuellement accusés d’attaques. La loi martiale a été décrétée en Arménie et dans plusieurs régions de l’Azerbaïdjan. Plusieurs villes ont été visées par des attaques à la roquette. Les parties en conflit font état de centaines de victimes.

#Karabakh: Macron propose sa médiation

Emmanuel Macron s’est entretenu le 2 octobre avec le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev au sujet de la situation dans la région séparatiste du Haut-Karabakh et il leur a proposé de reprendre les négociations, rapporte l’Elysée.

“Il a réitéré les appels à un cessez-le-feu et proposé d’enclencher un processus et une méthodologie permettant d’aboutir à une reprise des négociations dans le cadre du groupe de Minsk. Les travaux commencent dès ce soir”, déclare la présidence française, sans préciser la nature de ces travaux.

Le chef de l’Etat a en outre évoqué le cas des deux journalistes du Monde blessés lors d’un bombardement et rapatriés ce vendredi vers Erevan, la capitale de l’Arménie.

Transfert de Kabuga à Arusha

La Cour de cassation française à Paris a rejeté le 29 septembre les ultimes recours des avocats de l’homme d’affaires rwandais Félicien Kabuga contre son transfert à la justice onusienne afin qu’il soit jugé pour génocide et crimes contre l’humanité.

Félicien Kabuga, 87 ans, est accusé d’être le principal financier du génocide au Rwanda, qui a fait au moins 800.000 morts, Tutsis et Hutus modérés, entre avril et juillet 1994.

Cinq chefs d’accusation ont été retenus contre lui par le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), juridiction basée à La Haye aux Pays-Bas et dans la ville tanzanienne d’Arusha.

“Dans l’affaire examinée, (la Cour de cassation) juge que la chambre de l’instruction a pu valablement considérer qu’il n’y avait pas d’obstacle juridique ou médical à l’exécution du mandat d’arrêt portant ordre de transfèrement au centre de détention des Nations unies d’Arusha en Tanzanie délivré par un juge à La Haye sur le fondement de l’acte d’accusation délivré par le Tribunal pénal international pour le Rwanda”, commente la Cour dans un communiqué.

Tous les recours ayant été épuisés, les autorités françaises ont désormais un mois pour remettre Félicien Kabuga à la justice onusienne qui entend le juger pour génocide.

Les avocats de l’homme d’affaires ont tenté de s’opposer à son transfert, ordonné en juin par la Cour d’appel, en posant une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) pour contester les conditions de l’examen par la justice française du mandat d’arrêt international le visant.

Ils ont aussi formulé un pourvoi dans lequel il faisaient valoir que l’état de santé de leur client ne permettait pas son transfert à Arusha.

Ces deux recours ont été rejetés par la Cour de cassation, qui a estimé qu’il incombait bien à la chambre de l’instruction de la Cour d’appel d’effectuer les contrôles nécessaires.

Le financier de la Radio Mille Collines, qui nie toutes les accusations à son encontre, a été arrêté près de Paris le 16 mai dernier après vingt-six ans de cavale.

Macron rencontre avec Président Sveta

Président Macron s’est engagé le 29 septembre à faire preuve de pragmatisme et à soutenir le peuple biélorusse lors d’une rencontre organisée à Vilnius, en Lituanie, avec l’opposante Svetlana Tsikhanouskaïa qui a plaidé auprès de lui en faveur d’un engagement plus net des Européens.
“Nous avons eu une très bonne discussion, mais maintenant il faut être pragmatique et soutenir le peuple biélorusse et nous ferons de notre mieux”, a dit le président français.

Selon l’opposante, le Président français “a promis de faire le maximum pour aider aux négociations dans la crise politique que traverse” la Biélorussie.

“Il a dit qu’il fallait aller vite parce que beaucoup de gens souffrent à cause du régime, trop de personnes sont en prison, et il va faire tout son possible pour aider à la libération de tous les prisonniers politiques”, Tsikhanouskaïa a dit à des journalistes.

Svetlana Tsikhanouskaïa a fui la Biélorussie après le scrutin du 9 août à l’issue duquel le président sortant Alexandre Loukachenko a été déclaré vainqueur, provoquant un mouvement de contestation durement réprimé par les autorités.

Avant sa rencontre avec Emmanuel Macron, la cheffe de file de l’opposition biélorusse, réfugiée en Lituanie, avait fait savoir qu’elle demanderait au chef d’Etat français de faire en sorte que l’Europe exerce une pression plus forte contre le régime d’Alexandre Loukachenko.

Si le bloc s’est mis d’accord sur le principe de l’instauration de sanctions à l’encontre des dignitaires du régime, leur mise en oeuvre se heurte à des marchandages diplomatiques, Chypre réclamant que la Turquie de Recep Tayyip Erdogan soit elle aussi visée par des mesures de rétorsion que Nicosie justifie par les activités de prospection conduites par Ankara dans une zone maritime contestée.

Lors d’une conférence de presse organisée la veille avec son homologue lituanien Gitanas Nausėda, Emmanuel Macron a invité à “entendre l’aspiration à la liberté et à la démocratie des manifestants” qui défilent depuis des semaines en Biélorussie.

“Leur courage, en particulier celui des femmes biélorusses, nous oblige”, a-t-il dit. “Les autorités biélorusses doivent mettre un terme sans délai aux arrestations arbitraires (…) Elles doivent libérer les personnes détenues arbitrairement et respecter la vérité des urnes.”

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Emmanuel Macron a estimé que le dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko, réélu dans des conditions contestées le 9 août, devait accepter la logique de la démocratie et quitter le pouvoir. “Il est clair que Loukachenko doit partir”, a dit le président français.

Macron demande reponses sur Navalny

Président Macron a exigé le 22 Septembre des réponses immédiates de la Russie sur l’empoisonnement de l’opposant Alexeï Navalny, ajoutant que la France n’accepterait pas que soient franchies ses lignes rouges concernant l’utilisation d’armes chimiques.

“Nous ne tolérerons pas que des armes chimiques soient employées en Europe, en Russie comme en Syrie”, a déclaré le président français lors d’une intervention à distance devant l’Assemblée générale des Nations unies.
Au nom de la sécurité collective, je redis ici à la Russie la nécessité que toute la lumière soit faite sur la tentative d’assassinat contre un opposant politique à l’aide d’un agent neurotoxique, le Novitchok”, a-t-il ajouté.

“Cette clarification doit être rapide et sans défaut, car nous ferons respecter nos lignes rouges. Et en la matière, la France a toujours été au rendez-vous de l’effectivité des lignes rouges fixées depuis que je suis président de la République”, a encore dit Emmanuel Macron.

Alexeï Navalny a été victime d’un malaise le 20 août à bord d’un avion entre la Sibérie et Moscou après avoir bu du thé à l’aéroport. Hospitalisé dans un premier temps à Omsk, en Sibérie, il a été transféré le 22 août en Allemagne.

Berlin a annoncé au début du mois que les examens médicaux pratiqués sur Alexeï Navalny prouvaient qu’il avait été empoisonné au Novichok, une accusation rejetée par Moscou. La France a déclaré le 14 septembre dernier qu’elle partageait les conclusions de l’Allemagne sur la base de ses propres analyses.

Macron-Poutine: enquête sur tentative d’assassinat Navalny

Emmanuel Macron, qui s’est entretenu le 14 septembre avec Vladimir Poutine, lui a confirmé que la France partageait “sur la base de ses propres analyses” les conclusions relatives à la “tentative d’assassinat” de l’opposant russe Alexeï Navalny, rapporte l’Elysée.

Le président de la République a marqué sa profonde préoccupation sur l’acte criminel perpétré à l’encontre de M. Alexeï Navalny et l’impératif que toute la lumière soit faite, sans délai, sur les circonstances et les responsabilités de cette tentative d’assassinat”, précisent les services de la présidence dans un communiqué.

Il a souligné que la France partageait, sur la base de ses propres analyses, les conclusions de plusieurs de ses partenaires européens sur les faits d’empoisonnement à l’aide d’un agent neurotoxique Novitchok en contravention des normes internationales sur l’utilisation d’armes chimiques.

Alexeï Navalny a été victime d’un malaise le 20 août à bord d’un avion en Sibérie entre Omsk et Moscou après avoir bu du thé à l’aéroport. Hospitalisé dans un premier temps à Omsk, en Sibérie, il a été transféré le 22 août en Allemagne.

Le gouvernement allemand a annoncé lundi que deux laboratoires indépendants français et suédois avaient confirmé l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny par un agent innervant de la famille du Novitchok.

Bexit: la crise de l’accord de retrait

Le Parlement européen n’approuvera aucun traité commercial entre l’UE et le Royaume-Uni si l’accord de divorce n’est pas pleinement mis en oeuvre, a déclaré le 11 septembre un responsable qui a eu connaissance d’un projet de déclaration allant en ce sens.

Le groupe de coordination du Parlement européen sur le Royaume-Uni s’est réuni avec le coprésident du comité mixte UE-Royaume-Uni, Maroš Šefčovič, pour évaluer l’impact de la « loi sur le marché intérieur du Royaume-Uni » sur la mise en œuvre de l’accord de retrait, et avec le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, pour évaluer les négociations en cours sur les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni.

Le Parlement européen a diffusé le 11 septembre en début de soirée un communiqué: “Si les autorités britanniques enfreignaient – ou menaçaient d’enfreindre – l’accord de retrait, par le biais du projet de loi sur le marché intérieur du Royaume-Uni sous sa forme actuelle ou par tout autre moyen, le Parlement européen ne ratifierait en aucun cas un accord entre l’UE et le Royaume-Uni”, dit ce communiqué signé à la fois par les membres du groupe de coordination sur le Royaume-Uni et par les chefs de la plupart des groupes politiques représentés au sein de l’assemblée.

Pour entrer en vigueur, un accord commercial entre Londres et Bruxelles devra obtenir le feu vert des députés européens.

La Commission européenne a sommé le 10 septembre le gouvernement britannique de respecter pleinement l’accord de sortie de l’Union européenne conclu en janvier dernier et de retirer avant la fin du mois son projet de loi mettant en cause certains aspects du traité.

« Le Parlement européen invite le Royaume-Uni à travailler avec l’UE de manière constructive et à trouver des compromis qui soient dans l’intérêt de nos citoyens et de nos entreprises de part et d’autre de la Manche. Tout accord éventuel devrait non seulement préserver nos intérêts, mais aussi respecter l’intégrité de l’Union européenne et de son marché unique ».

« Entrées précédentes Derniers articles »