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Ukraine: le FMI demande donation

Aider l’Ukraine, oui, mais sous forme de dons, demande le FMI: l’objectif est d’éviter que Kiev accumule une dette considérable qui compliquerait la reprise au sortir de la guerre. L’aide financière à l’Ukraine doit être accordée «le plus possible» sous forme de donations et non de prêts, a souligné Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

Les responsables ukrainiens ont fait part au FMI d’un besoin de 5 milliards de dollars par mois pour continuer à faire fonctionner l’économie du pays au moins pour les prochains mois, avait-elle rapporté mercredi, le 20 avril.

Les besoins financiers et la manière de les combler doivent encore être affinés. «Nous estimons que cela doit passer le plus possible par des donations plutôt que des prêts», a-t-elle tout de même déclaré jeudi lors de la conférence de presse à l’issue de la réunion du comité monétaire et financier de l’institution.

Après la guerre, [les autorités de l’Ukraine] vont faire face à une facture très élevée pour la reconstruction du pays. Accumuler davantage de dettes en plus de celle qu’ils supportent déjà dans un contexte de baisse drastique des revenus et d’une hausse considérable de dépenses n’est tout simplement pas prudent.

La dirigeante a affirmé que les réserves du pays étaient « solides » : « Ils disposent de quelque $29 milliard [€26,75 milliard] et souhaitent les préserver pour continuer à faire fonctionner leur économie.»

Ukraine: ambassade de France de retour

16.04.2022 Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait annoncé le retour « très prochain » de la délégation en Ukraine. Cette décision, à la fois symbolique et opérationnelle, « permettra d’approfondir l’appui apporté par la France à l’Ukraine dans tous les domaines », avait-il souligné dans un communiqué, salué par Kiev.

« J’apprécie hautement la décision de la France de renvoyer son ambassadeur » dans la capitale, s’était félicité le chef de la diplomatie ukrainienne, sur Twitter.

France: les chef-d’oeuvres expropriés

09.04.2022 Le ministère de la Culture a annoncé que deux toiles de la collection, celle d’un oligarque et celle d’un musée ukrainien, ne seraient pas rapatriées.
La guerre en Ukraine a fini par rattraper la « collection Morozov », exposée jusqu’à la semaine dernière à Paris: deux tableaux dont celui de l’oligarque russe Petr Aven, visé par un gel de ses avoirs, resteront en France au lieu de retourner dans leur pays.

C’est la première fois que cette vaste collection, constituée de Van Gogh, Cézanne, Matisse, ainsi que d’œuvres de peintres russes comme Malevitch et Répine, sortait de Russie pour être exposée à l’étranger.

Alors que l’exposition s’est achevée dimanche dernier et était en cours de démontage cette semaine, le ministère de la Culture a annoncé samedi, le 9 avril, à l’AFP que deux tableaux resteraient « en France ».

Pour le premier, la mesure durera tant que « son propriétaire, un oligarque russe, demeurera visé par une mesure de gel d’avoirs », a indiqué le ministère, sans donner le nom du propriétaire.
Selon une source proche du dossier, il s’agit de Petr Aven, proche de Vladimir Poutine, qui figure sur la liste des personnalités russes faisant l’objet de sanctions occidentales. Le tableau concerné est un autoportrait de Piotr Kontchalovski, datant de 1911.

Le milliardaire, qui a annoncé mi-mars son retrait du fonds d’investissement LetterOne, est un grand collectionneur d’art qui a prêté par le passé plusieurs de ses œuvres notamment au MoMA à New York et à la Royal Academy de Londres.

Le second tableau – un portrait de Margarita Morozova du peintre Serov – restera en France « à la demande des autorités ukrainiennes. Il appartient au musée des Beaux-Arts de Dnipropetrovsk, dans l’est de l’Ukraine, et risquerait d’être endommagé.

Mali: les violences à Moura

Bruxelles 05.04.2022 « Les informations selon lesquelles les opérations menées par les forces armées maliennes accompagnées d’éléments russes auraient causé la mort de centaines de personnes dans le village de Moura, dans la région de Mopti, en début de semaine dernière, sont très préoccupantes » selon la Déclaration du Haut représentant Josep Borrell sur les violences à Moura, Mali.

« Ces nouvelles allégations d’exactions, suite aux événements de Nampala, Dogofry et Diabaly sur lesquels les éléments d’enquête préliminaire n’ont pas encore été rendus publics affaiblissent davantage la stabilité et mettent en danger la coexistence entre différentes communautés.

« Il est essentiel que la MINUSMA puisse avoir accès aux lieux des événements afin d’épauler les autorités de transition dans leur enquête. Il est aussi essentiel que les conclusions de ces enquêtes soient rendues publiques afin que les responsables soient traduits devant la justice.

« La lutte contre le terrorisme ne peut en aucun cas justifier des violations massives des droits de l’homme. Le comportement exemplaire de l’Etat et de ses forces de sécurité dont le mandat premier est de protéger les populations civiles ne peut souffrir d’aucune exception. L’impunité doit être combattue avec sévérité et la plus grande urgence ».

Europe expulse diplomates russes

Le Danemark expulse 15 diplomates russes pour espionnage, annonce le ministre danois des Affaires étrangères. (Image: Moscou, Russie)

Après l’Allemagne, la Lituanie, les Pays-Bas ou encore la France, c’est au tour du Danemark et de l’Italie d’expulser des diplomates russes de son territoire pour espionnage. «Nous avons établi que les 15 agents de renseignement expulsés ont mené des activités d’espionnage sur le sol danois», a déclaré à la presse Jeppe Kofod, le ministre danois des Affaires étrangères, disant vouloir «envoyer un signal clair à la Russie: l’espionnage sur le sol danois est inacceptable». Côté italien, ce sont 30 diplomates russes qui ont été exclus pour les mêmes raisons.

Les pays européens ont décidé l’expulsion concertée de dizaines de diplomates russes, une quarantaine pour l’Allemagne et 35 pour la France. Selon les Etats-Unis, les alliés de Kyiv travaillent sur de nouvelles sanctions contre Moscou.

UE: GNL des Etats-Unis

25.03.2022 Plus d’un mois après le début de l’offensive russe en Ukraine, les Etats-Unis et l’Union européenne ont annoncé, vendredi le 25 mars, la création d’un groupe de travail qui visera à réduire la dépendance de l’Europe envers les énergies fossiles russes.

Les Etats-Unis s’efforceront de fournir à l’Europe 15 milliards de mètres cubes (m3) supplémentaires de gaz naturel liquéfié (GNL) en 2022, dans le cadre de cette initiative dévoilée par le président américain, Joe Biden, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, selon un communiqué. A l’heure actuelle, les Etats-Unis fournissent à l’Europe (UE et Royaume-Uni) 66,5 millions de m3 de GNL par jour.

L’UE est pressée par Kiev et par certains Etats membres, dont les pays baltes et la Pologne, d’adopter des sanctions drastiques pour stopper les importations d’hydrocarbures russes, afin de priver Moscou de sa principale ressource économique. Washington a déjà imposé un embargo sur le gaz et le pétrole, le 8 mars.

Paris: le concert de Valery Gergiev annulé

01.02.2022 Par solidarité avec les Ukrainiens, la Philharmonie de Paris annule la venue de chef d’orchestre pro-Poutine, Valery Gergiev, comme l’avait fait avant elle le Carnegie Hall à New York.
La Philharmonie de Paris a annoncé lundi, au cinquième jour de la guerre en Ukraine, avoir annulé à son tour des concerts du chef d’orchestre Valery Gergiev, réputé proche de Vladimir Poutine, « par solidarité avec le peuple ukrainien ».

« L’invasion de l’Ukraine par la Russie va amener la Cité de la musique – Philharmonie de Paris à modifier sa programmation ces prochains mois par solidarité avec le peuple ukrainien. (…) Les concerts (…) programmés les 9 et 10 avril dans la Grande salle Pierre Boulez sont d’ores et déjà annulés », écrit l’institution dans un communiqué.

Parallèlement, le Verbier Festival, prestigieux festival de musique classique en Suisse, a annoncé lundi avoir « demandé et accepté » la démission de Gergiev du poste de directeur musical de son orchestre.

Vendredi, la célèbre salle new-yorkaise Carnegie Hall avait indiqué la première avoir écarté le chef d’orchestre russe d’une série de représentations.

La veille, la Scala de Milan avait demandé au chef d’orchestre globe-trotter de plaider publiquement pour une « solution pacifique » au conflit, en menaçant de se séparer de lui pour deux prochaines représentations de La Dame de Pique de Tchaïkovski, prévues entre le 5 et le 13 mars.

« Je ne pense pas qu’il sera là, je pense que nous pouvons l’exclure à ce stade », a déclaré lundi à la presse le maire de Milan, Guiseppe Sala, à propos du concert du 5 mars.
Proximité avec Poutine
Dimanche, c’est son agent artistique allemand, Marcus Felsner, qui avait décidé de cesser de représenter Gergiev, après l’invasion russe de l’Ukraine.

Saluant « un des plus grands chefs d’orchestre de tous les temps », il avait expliqué sur Facebook ne plus pouvoir défendre les intérêts de son client, « qui ne voudra pas, ou ne pourra pas, mettre publiquement un terme à son soutien de longue date à un régime qui a commis de tel crimes ».

Directeur général du prestigieux théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, Valery Gergiev, 68 ans, est l’un des chefs d’orchestre les plus sollicités au monde.

UE-Colombie: le Président Duque appelle à renforcer les relations

Strasbourg 16.02.2022 Parlement européen Colombie: le Président Duque appelle à renforcer les relations entre l’UE et l’Amérique latine. Chaque pays doit être libre de choisir ses alliances, sans intimidation violente.
Le versement de l’aide internationale aux migrants et réfugiés vénézuéliens doit être accéléré
L’UE doit envoyer des missions d’observation lors des élections en Colombie.

Mardi, le 15 février, le Président colombien Iván Duque s’est adressé aux eurodéputés dans l’hémicycle de Strasbourg. S’adressant aux eurodéputés, le Président colombien Iván Duque a salué l’UE pour son soutien au processus de paix dans son pays et à l’accueil des réfugiés vénézuéliens.

Au début de la séance solennelle, la Présidente du PE, Roberta Metsola, a fait part de sa solidarité avec les victimes de décennies de conflit en Colombie. Elle a également reconnu que la Colombie avait montré l’exemple en accueillant 1,8 million de Vénézuéliens et en leur donnant accès aux services essentiels.

Lors de son discours, le Président Duque a défendu la coopération internationale et le multilatéralisme: ‘‘L’Europe a besoin de l’Amérique latine, et l’Amérique latine a besoin de l’Europe.’’ Évoquant les tensions géopolitiques croissantes dues à la menace russe pensant sur l’Ukraine, il a souligné que chaque pays devait avoir la liberté et la souveraineté de décider ou non de rejoindre une organisation internationale sans être victime d’intimidations.

En cas d’agression militaire contre l’Ukraine, ‘‘la Colombie accompagnera les sanctions imposées au niveau international’’, a-t-il déclaré.

Le Président Duque a rappelé que la Colombie avait réussi à répondre à la pire crise migratoire de l’Amérique latine sans sombrer dans la xénophobie. Il a salué le soutien international, mais demandé d’accélérer le versement de l’aide promise. ‘‘Mais ce qui est vraiment nécessaire, c’est de mettre un terme à la cause profonde de cette tragédie, à savoir la dictature oppressive de Nicolás Maduro, qui génère chaque jour une diaspora croissante et une aggravation du tissu social vénézuélien’’, a-t-il ajouté.

Le Président colombien a également salué l’annonce de l’envoi par le Parlement européen d’observateurs aux processus électoraux qui se dérouleront en Colombie en mars (élections législatives) et en mai-juin (élections présidentielles).

EUROPE: META MENACE DE FERMER FACEBOOK

Bruxelles 07.02.2022 Face à une réglementation potentiellement plus protectrice des données personnelles des Européens, l’entreprise menace de quitter le Vieux Continent.
Les Européens bientôt privés de Facebook et Instagram? C’est une menace que veut désormais faire peser l’entreprise de Mark Zuckerberg (dont la maison-mère est désormais baptisée Meta).

Dans un document transmis à la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme américain des marchés financiers, et repéré par le quotidien britannique City A.M., l’entreprise s’oppose à de nouvelles règles plus protectrices des données personnelles des internautes européens.

Les menaces de Facebook s’inscrivent dans un contexte particulier: l’entreprise, basée à Dublin pour ses activiés européennes, est actuellement visée par une enquête de l’équivalent irlandais de la Cnil, l’organisme en charge de la protection des données personnelles.

L’entreprise, qui possède Facebook, Instagram, mais également WhatsApp, est soupçonnée de transférer les données personnelles de ses utilisateurs européens vers des serveurs basés aux Etats-Unis sans respecter les lois européennes, à commencer par le RGPD, le règlement sur la protection des données personnelles.

Le terme de « clauses contractuelles types » fait référence à des règles adoptées par la Commission européenne pour permettre le transfert de données entre l’Europe et un pays tiers, mais qui doivent être adaptées pour chaque entreprise et pour chaque pays de destination.

C’est la légalité de ces clauses contractuelles dans le cadre du transfert des données de millions d’utilisateurs européens de Facebook et Instagram vers les Etats-Unis qui pourrait être remise en cause par l’enquête du gendarme irlandais des données personnelles, que Facebook a – sans succès – tenté de bloquer.

Ce n’est pas la première fois que Facebook menace de quitter l’Europe afin de ne pas se plier aux lois de protection de la vie privée des utilisateurs. Un tel scénario avait été suggéré par l’entreprise en septembre 2020. L’imminence des conclusions de l’enquête des autorités irlandaises rend toutefois le sujet plus brûlant que jamais.

Occident-Russie: l’escalade de tension

L’escalade de tension entre la Russie et l’Occident à propos de l’Ukraine a-t-elle atteint le dernier échelon avant de basculer dans un conflit armé ? C’est en tout cas ce que craint le gouvernement américain après que la Biélorussie a annoncé, mardi, l’arrivée de troupes russes sur son territoire pour des exercices « de préparation au combat ». « Nous sommes à un stade où la Russie peut lancer à tout moment une attaque en Ukraine », a assuré la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki. Dans la foulée, le secrétaire d’Etat Antony Blinken a rencontré en urgence le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ce mercredi, 19 janvier.

Il faut dire que Moscou n’en est pas à sa première manœuvre militaire.

«Début décembre, la Russie a organisé sur son territoire à proximité de la frontière ukrainienne un grand exercice militaire qui a mobilisé 100.000 hommes », rappelle Cyrille Bret, chercheur à l’Institut Jacques Delors et professeur à Sciences Po Paris. Le gouvernement russe n’en avait pas averti ses partenaires occidentaux contrairement à l’usage. Enfin, début janvier, une intervention militaire russe s’est déroulée au Kazakhstan via l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), une sorte de petit Otan comprenant l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et la Russie.

Les Occidentaux, comme les Russes, seraient donc plutôt dans un rapport de force. Le gouvernement russe a remis mi-décembre un projet de traité sur la sécurité en Europe dit « à prendre ou à laisser ». Ce dernier a été étudié pour la première fois à Genève la semaine dernière et une nouvelle réunion est prévue la semaine prochaine.

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