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UE-Taïwan: la coopération renforcée

Strasbourg 21.10.2021 Le PE appelle à des relations plus étroites avec Taïwan, guidées par la politique ‘‘d’une seule Chine’’, tout en émettant des avertissements sur les tensions dans le détroit de Taïwan.

Les députés considèrent Taïwan comme un partenaire clé de l’UE et un allié démocratique dans la région indopacifique, qui contribue à maintenir un ordre fondé sur des règles au milieu d’une rivalité croissante entre les principaux acteurs géopolitiques de la région.

Préparer le terrain au nouvel accord bilatéral d’investissement

Pour renforcer la coopération, le texte adopté par les députés souligne la nécessité urgente de lancer ‘‘une étude d’impact, une consultation publique et une étude exploratoire’’ sur un accord bilatéral d’investissement entre l’UE et Taïwan. Les députés insistent sur l’importance des relations commerciales et économiques entre les deux parties, notamment sur des questions liées au multilatéralisme et à l’OMC, aux technologies comme la 5G, à la santé publique ainsi qu’à la coopération essentielle sur les fournitures critiques telles que les semi-conducteurs.

Vives inquiétudes relatives à la pression militaire chinoise sur Taïwan

Le rapport exprime par ailleurs la vive inquiétude des députés concernant la poursuite de la belligérance militaire, les pressions, les exercices d’assaut, les violations de l’espace aérien et les campagnes de désinformation de la Chine visant Taïwan. Il demande instamment à l’UE de faire davantage pour répondre à ces tensions et pour protéger la démocratie taïwanaise et le statut de l’île en tant que partenaire important de l’UE.

Les députés rappellent que toute modification des relations entre les deux rives du détroit de Taïwan ne doit être ni unilatérale ni contraire à la volonté des citoyens de taïwanais. Ils rappellent également le lien direct entre la prospérité européenne et la sécurité asiatique et des conséquences pour l’Europe d’un conflit qui se propagerait bien au-delà du domaine économique.

Enfin, les députés proposent de changer le nom du Bureau européen de représentation économique et commerciale à Taïwan en Bureau de l’UE à Taïwan afin de refléter le large éventail des liens entre les deux parties.

Le texte a été adopté par 580 voix pour, 26 contre et 66 abstentions. Il sera disponible ici (21.10.2021).

« Le premier rapport du Parlement sur les relations UE-Taïwan démontre que l’UE est prête à renforcer sa relation avec notre partenaire clé qu’est Taïwan.

La Commission doit maintenant intensifier les relations entre l’UE et Taïwan et poursuivre un partenariat global renforcé avec ce pays. Les travaux relatifs à l’étude d’impact, à la consultation publique et au périmètre de l’accord bilatéral d’investissement avec les autorités taïwanaises, en vue des négociations visant à renforcer nos liens économiques, doivent commencer avant la fin de cette année » le rapporteur Charlie Weimers (ECR, SE) a déclaré.

AUKUS: France et l’UE sont exclues

Pierre-Emmanuel Thomann OPINION AUKUS: alliance Anglo-saxonne contre la Chine, et la Russie en excluant la France et l’UE. La France mais aussi l’Union européenne été écartées par l’alliance des trois Etats anglo-saxons, les Etats-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni dans le cadre de la stratégie indopacifique.
(Image: L’arc de triomphe de l’Étoile, Paris).

Cette alliance des trois pays anglo-saxons dans l’Indo-Pacifique est exclusive, car elle découle de l’objectif des Anglo-Saxons de ralentir l’émergence du monde multipolaire à l’échelle mondiale, notamment contre la Chine mais aussi contre la Russie. Même si la zone indopacifique devient prioritaire pour les Etats-Unis, le théâtre européen reste d’actualité. La stratégie globale des Anglo-Saxons consiste aussi à empêcher l’éventuelle émergence d’un bloc Ouest-européen autour de la France et l’Allemagne, avec à terme une entente avec la Russie, voire la Chine par voie continentale. Les Etats-Unis ne peuvent pas enrôler la Russie contre la Chine, car non seulement la Russie n’a pas intérêt à une fracture géopolitique en Eurasie avec la Chine, mais si la Russie n’est plus un adversaire, il n’y aurait plus d’obstacle à une entente d’envergure pan-européenne, avec pour conséquence une obsolescence de l’alliance atlantique et du rôle de chef de file des Etats-Unis en Europe.

L’AUKUS ne constitue donc qu’une escalade supplémentaire dans le cadre d’une grande stratégie des Etats-Unis vis à vis de l’Eurasie, avec pour objectif d’empêcher une puissance rivale de contrôler les zones côtières de ce continent (et mettre en danger sa suprématie). Elle trouve sa source dans la doctrine géopolitique de Spykman (endiguement de l’URSS dans les années 1950) reconduite jusqu’à aujourd’hui. La désignation de la Chine et la Russie comme adversaires des Etats-Unis sous la présidence de Donald Trump, priorité poursuivie par Joe Biden, en découle.

La mise à l’écart de la France et de l’Union européenne n’est évidemment pas fortuite, car la France a été en pointe pour la promotion d’une autonomie stratégique européenne, mais aussi pour une nouvelle architecture européenne de sécurité avec la Russie. Un avertissement est envoyé à l’Allemagne par le même occasion car elle souhaite préserver ses liens commerciaux avec la Chine et ses approvisionnements énergétiques avec la Russie.

France-Algérie: « propos irresponsables »

L’Algérie a de nouveau manifesté sa colère après des « propos irresponsables » prêtés à Emmanuel Macron, en interdisant le survol de son territoire aux avions militaires français en partance pour la bande sahélo-saharienne, après avoir rappelé la veille son ambassadeur en France.

La colère d’Alger a été déclenchée après des propos rapportés d’Emmanuel Macron accusant le système
«politico-militaire» algérien d’entretenir une «rente mémorielle» sur la guerre d’Algérie. Selon le journal Le Monde, le président français a également questionné l’existence d’une nation algérienne avant la colonisation française.

Alors que la France va accueillir vendredi le 8 octobre un sommet Afrique-France au format inédit, c’est-à-dire sans chefs d’Etat mais avec de jeunes entrepreneurs, des artistes et des sportifs, Emmanuel Macron tente au préalable de déminer les relations avec un pays important pour sa diplomatie sur le continent : l’ Algérie. Le président français a ainsi déclaré ce mardi avoir « confiance » et entretenir des relations « vraiment cordiales » avec son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune.

Il faut dire que les relations entre Paris et Alger sont actuellement particulièrement tendues. L’Algérie a en effet rappelé samedi son ambassadeur dans la capitale française.

Sommet extraordinaire de l’Otan?

Le candidat à l’élection présidentielle Xavier Bertrand remet en cause la place de la France dans le commandement intégré de l’OTAN et plaide pour un dialogue renouvelé avec la Russie.

Xavier Bertrand, ex-LR et candidat à l’élection présidentielle, a appelé dimanche 19 septembre à «un sommet extraordinaire de l’Otan» après la rupture d’un mégacontrat de sous-marins français par l’Australie, et évoqué un retrait de la France du commandement de l’alliance.

La crise diplomatique entre la France, les États-Unis et l’Australie est montée d’un cran ce week-end et s’invité désormais dans le débat politique national.

Tandis que le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a prévenu que l’annulation du « contrat du siècle » pourrait avoir des conséquences sur le fonctionnement de l’Otan, le candidat à l’élection présidentielle Xavier Bertrand a demandé à Emmanuel Macron de « s’expliquer » au sujet de cette crise, plaidant pour l’organisation d’un « sommet extraordinaire » de l’Otan, dimanche au Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro.

Après divers ajustements de change et surcoûts depuis cinq ans, ce marché était passé à plus de 50 milliards d’euros. Il avait été remporté de haute lutte contre le concurrent allemand TKMS. Ces navires sont une version à propulsion diesel-électrique du dernier modèle de sous-marin nucléaire d’attaque (SNA), français de la série Barracuda, dont le premier exemplaire, le Suffren, doit être admis au service actif d’ici quelques mois.

Il sera suivi de cinq autres bâtiments. Le contrat australien avait représenté en 2016 un indéniable exploit pour les armes françaises, et un succès majeur pour François Hollande et son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Il avait néanmoins été marqué avant et après sa signature par une intense bataille de lobbys, dont les arguments portaient notamment – entre autres – sur l’incapacité des Français à garder un secret.

Le président américain Joe Biden a donné tout l’éclat nécessaire au changement de pied des Australiens. Il a annoncé dans une déclaration officielle que ces derniers avaient choisi de se doter d’une flotte de sous-marins nucléaires d’attaque de conception américaine, sans en préciser le modèle. On peut conjecturer qu’il s’agirait de SNA de la classe Virginia dont une vingtaine d’exemplaires sont en service et qui doivent être à terme suivis par autant d’autres. Durant son intervention, Joe Biden était en compagnie par écrans interposés du Premier ministre australien Scott Morrison et de son homologue britannique Boris Johnson. L’accord entre Washington et Canberra est en effet accompagné par Londres, qui produit ses propres SNA de la classe Astute.

La question de la propulsion des sous-marins est centrale dans cette affaire. Les Français se seraient trouvés en mesure de fournir à la marine australienne des sous-marins nucléaires si elle l’avait demandé, mais ce ne fut pas le cas, l’Australie étant jusqu’à aujourd’hui hostile à ce mode de propulsion, jusqu’à interdire dans ses ports les navires en faisant usage. Les choses ont changé, notamment avec la très forte montée en puissance de la marine chinoise. La propulsion nucléaire offre une autonomie techniquement illimitée, restreinte seulement par les capacités de résistance des équipages. Les Américains n’avaient jamais partagé cette technologie avec quiconque, sauf avec les Britanniques après un accord conclu en 1958.

Belgique: 470 afghans de Kaboul

Bruxelles 25.08.2021 Le second avion transportait 202 Afghans avec un passeport belge ou ayant un lien avec la Belgique et 70 Néerlandais. A bord se trouvaient également trois femmes enceintes. Une mère avec un enfant de seulement 17 jours a également été évacuée.

Le premier vol qui a atterri à Melsbroek mercredi transportait 198 personnes. Les passagers des deux vols ont été immédiatement transférés à Peutie pour un contrôle de sécurité et médical. Au total, 470 personnes ont atterri ce mercredi, le 25 aout.

Ces derniers jours, trois vols transportant des personnes évacuées d’Afghanistan ont déjà atterri à Melsbroek, avec 1.147 personnes à bord. Dans un premier temps, une liste de 580 personnes ayant droit à une évacuation par la Belgique a été utilisée, mais cette liste est en constante évolution, a-t-on appris mardi, le 24 aout.

Afghanistan: OTAN appelle pour un gouvernement inclusif

Bruxelles 20.08.2021 Déclaration des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN concernant l’Afghanistan:

« Nous, ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN, nous sommes réunis aujourd’hui pour examiner la situation, difficile, en Afghanistan.(Image: illustration)

« Nous sommes unis dans l’expression de notre profonde inquiétude au sujet des événements dramatiques observés en Afghanistan et appelons à la cessation immédiate des violences. Nous sommes également vivement préoccupés par les informations faisant état de graves violations des droits de la personne et de graves atteintes à ces droits dans tout le pays. Nous proclamons notre adhésion à la déclaration du 16 août du Conseil de sécurité de l’ONU, et nous appelons au respect, en toutes circonstances, des règles et des normes internationales en matière de droits de la personne et du droit international humanitaire.

« Il nous incombe, dans l’immédiat, d’honorer nos engagements s’agissant d’évacuer en toute sécurité nos ressortissants, ceux des pays partenaires, et les Afghans désormais en danger, en particulier celles et ceux qui ont apporté leur concours à notre action. Nous exhortons ceux qui exercent l’autorité en Afghanistan à respecter et à faciliter le départ sécurisé et méthodique de ces personnes, notamment depuis l’aéroport international Hamid Karzaï, à Kaboul. Aussi longtemps que les opérations d’évacuation se poursuivront, nous maintiendrons notre étroite coordination opérationnelle, s’appuyant sur les moyens militaires alliés à l’aéroport international Hamid Karzaï.

« Le peuple afghan est en droit de vivre dans la sûreté, la sécurité et la dignité, et d’exploiter les importants progrès politiques, économiques et sociaux qu’il a accomplis ces vingt dernières années. Nous nous tenons aux côtés des acteurs de la société civile, qui doivent pouvoir continuer de jouer, en toute sécurité, le rôle important qui est le leur au sein de la société afghane. Nous appelons toutes les parties prenantes en Afghanistan à œuvrer de bonne foi à la mise en place d’un gouvernement inclusif et représentatif, avec la participation véritable des femmes et des groupes minoritaires. Au vu des circonstances actuelles, l’OTAN a suspendu tout soutien aux autorités afghanes. Tout gouvernement afghan à venir devra respecter les obligations internationales de l’Afghanistan, protéger les droits de la personne au sein de la société afghane dans son ensemble, en particulier s’agissant des femmes, des enfants et des minorités, préserver l’état de droit, permettre un accès sans entrave de l’aide humanitaire, et veiller à ce que l’Afghanistan ne redevienne jamais un sanctuaire pour les terroristes.

« Ces vingt dernières années, nous sommes parvenus à empêcher les terroristes d’utiliser l’Afghanistan comme un sanctuaire à partir duquel fomenter des attentats. Nous ne tolérerons aucune menace terroriste à notre encontre. Nous maintenons notre engagement à lutter contre le terrorisme avec détermination et résolution, dans un esprit de solidarité.

« Nous saluons le dévouement et le sacrifice de toutes celles et de tous ceux qui ont travaillé sans relâche ces vingt dernières années pour offrir à l’Afghanistan un avenir meilleur. Ensemble, nous mènerons une réflexion exhaustive sur notre action en Afghanistan et en tirerons les enseignements nécessaires. Nous continuerons à œuvrer, pour l’Afghanistan, en faveur de la stabilité et de la prospérité auxquelles le peuple afghan est en droit de prétendre, et à faire face aux grandes questions se posant en Afghanistan et dans la région, dans l’immédiat et à plus long terme, notamment au travers de notre coopération avec nos partenaires régionaux et internationaux, tels que l’Union européenne et les Nations Unies ».

Germes d’une frustration du monde arabe

Les tensions seront encore plus fortes qu’aujourd’hui avec des risques de dérapages supérieurs. À la fin de la guerre froide, certains ont cru naïvement à la «fin de l’histoire» et qu’il n’y aurait plus de conflits majeurs. Mais il y avait déjà là les germes d’une frustration interne d’une partie des pays en développement, et en particulier du monde arabo-musulman. Selon le Général Lecointre: «Nous allons vers une réorganisation de l’ordre du monde»
Pour le chef d’état-major des armées françaises, le risque de conflit va s’accroître d’ici à 2030.

Elle s’est aussi exprimée contre un monde occidental, perçu comme dominateur et hégémonique. Cette frustration a engendré une volonté de revanche. Nous en avons vu les conséquences au début des années 2000 puis avec les attentats en France. Nous les verrons longtemps encore. Ce danger est immédiatement perceptible pour nos sociétés parce qu’il s’exprime sous la forme du terrorisme. Des acteurs régionaux fondent aussi une partie de leurs revendications sur un nationalisme exacerbé.

Les « erreurs » et les « biais » du rapport de la Direction des droits de l’Homme de la Minusma, la Mission de l’ONU au Mali, « découlent pour une part d’une manipulation », a estimé le général Lecointre.

L’enquête a conclu qu’une frappe aérienne conduite par l’armée française avait visé des civils réunis pour un mariage près de Bounti (centre), et pas seulement des djihadistes comme l’affirme Paris, qui réfute toute bavure.

Les autorités françaises ont toujours assuré qu’il n’y avait pas de mariage, que le renseignement avait « formellement » établi qu’il s’agissait d’un rassemblement de djihadistes et que l’intervention d’une patrouille d’avions français lâchant trois bombes avait « neutralisé » une trentaine de djihadistes.

Paris: #FreePalestine

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Paris et en régions pour renouveler leur soutien aux Palestiniens, alors qu’un cessez-le-feu a mis fin jeudi à 11 jours d’affrontements meurtriers entre Israël et le Hamas, le mouvement islamiste terroriste au pouvoir dans la bande de Gaza. « Ce n’est pas parce qu’il y a un cessez-le-feu que la question est résolue. Cette lutte concerne toutes les personnes attachées aux valeurs de justice, de dignité et de droit », a expliqué auprès de l’AFP Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) à l’origine du rassemblement parisien avec plusieurs autres associations et organisations.

Annoncée comme un défilé, la mobilisation a été limitée à un rassemblement place de la République par la préfecture de police de Paris, qui avait déjà interdit les manifestations du week-end dernier. « Palestine vivra, Palestine vaincra », « Nous sommes tous des Palestiniens », a scandé la foule brandissant des drapeaux palestiniens et ceux des organisations présentes comme le NPA, l’Unef ou la CGT. Selon la CGT, dont le secrétaire général Philippe Martinez était présent, 3 000 à 4 000 personnes étaient rassemblées.

«Même si les bombardements ont cessé, l’occupant est toujours là, les habitants de Cheikh Jarrah sont toujours menacés d’expulsion et la bande de Gaza est sous blocus », dénonçait un manifestant, Wael, ingénieur informatique de 28 ans, drapeau palestinien sur les épaules. Si la présence policière était discrète pendant le rassemblement, les policiers ont investi la place après 18 heures, horaire de fin prévue de la mobilisation.

D’autres rassemblements et défilés se sont tenus en France. A Lyon, 1.100 personnes ont manifesté, selon la préfecture du Rhône, soit autant que le samedi précédent. Une minute de silence a été observée pour les familles endeuillées à Gaza tandis que le cortège a progressé avec un important dispositif policier.

Ceuta: la crise migratoire

Il y a quelques jours, alors que des milliers de personnes ont afflué jusqu’à l’enclave espagnole de Ceuta, un migrant originaire du Sénégal a été réconforté par une aide bénévole venue apporter son soutien. Les images de leur accolade ont fait le tour de la toile en seulement 24 heures.

Sur la vidéo, Luna Reyes, qui oeuvre pour la Croix-Rouge, n’hésite pas à prendre l’homme dans ses bras et le serrer contre elle. Après un périple éprouvant au péril de sa vie, ce dernier avait réussi à rejoindre la plage de Tarajal.

Désorienté, le jeune migrant a pu être rassuré le temps de quelques minutes, grâce à l’accueil de la jeune femme, qui lui a notamment apporté de l’eau. «Il pleurait, je lui ai tendu la main et il m’a serré dans ses bras. Il s’est accroché à moi. Cette étreinte a été sa bouée de sauvetage» a-t-elle témoigné.

Une nouvelle crise migratoire au flanc méridional de l’Europe ? La montée de la tension à Ceuta a de quoi alarmer. Sous l’œil passif de la police marocaine, près de 8 000 Marocains, souvent très jeunes, ont réussi à se glisser en début de semaine à l’intérieur de l’enclave espagnole sur la côte septentrionale du royaume chérifien. Si la pression semblait s’être dissipée, jeudi 20 mai, après l’expulsion de 5 600 de ces migrants vers le Maroc, cet épisode va marquer durablement les relations entre Rabat et Madrid et, au-delà, Bruxelles.

L’attitude de Rabat constitue un fâcheux précédent. L’origine de la crise est connue : Rabat a vécu comme un geste d’inimitié inacceptable l’hospitalisation sur le sol espagnol de Brahim Ghali, le chef suprême du Front Polisario, mouvement séparatiste luttant pour l’indépendance du Sahara occidental. L’argument « humanitaire » mis en avant par Madrid a été jugé irrecevable à Rabat, qui avait promis que cette décision aurait des « conséquences » : elles sont venues sous la forme de la vague migratoire orchestrée vers Ceuta.

France prête $1,5 milliard au soudan

La France va prêter 1,5 milliard de dollars au Soudan pour l’aider à solder son arriéré avec le Fonds monétaire international (FMI), a annoncé lundi, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.
Selon le ministre français Bruno Le Maire, ce prêt vise à « soulager le Soudan du fardeau de sa dette le plus tôt possible ». Cette annonce intervient quelques heures avant la tenue à Paris d’une Conférence internationale d’appui à la transition soudanaise.

En effet, le président Emmanuel Macron confirmera cet engagement financier de la France à cette occasion, a précisé le ministre, qui s’exprimait dans le cadre du Forum des affaires France-Soudan organisé par l’organisation patronale française Medef, en présence du Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok.

Réunis à Paris lundi 17 mai, une quinzaine de dirigeants africains, européens et arabes et des organisations internationales se sont engagés à soutenir la transition politique au Soudan. Des prêts ont notamment été consentis afin de couvrir les arriérés de paiements dus aux bailleurs internationaux et de permettre au pays de se libérer d’une partie de son énorme dette. Une nouvelle étape franchie pour les autorités, quelques mois après le retrait du Soudan de la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme.

Mais, si l’étau financier se desserre, les problèmes économiques et sociaux persistent, reconnaît le premier ministre Abdallah Hamdok.

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