Archives de Catégorie: INTERNATIONAL

G5 Sahel Sommet en Mauritanie

La France demandera au Mali et au Burkina Faso lors du sommet G5 Sahel le 30 juin en Mauritanie, des garanties sur leurs engagements en faveur de la paix, afin de ne pas remettre en cause des gains militaires récemment acquis sur le terrain, a déclaré le 29 une source à l’Elysée.

“Tous les progrès enregistrés sont fragiles et peuvent être mis en cause si la dynamique politique ne suit pas”, a souligné cette source.

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et le chef de l’Etat français Emmanuel Macron doivent effectuer mardi le 30 juin leur premier déplacement en Afrique depuis la crise du coronavirus à l’occasion du sommet des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad).

Les autres dirigeants européens, comme la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Giuseppe Conte participeront à ce sommet seulement par visioconférence. Cinq chefs d’Etat du G5 Sahel et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres vont également prendre part à cette réunion, selon un communiqué du gouvernement espagnol publié le 29 juin.

Macron se rendra prochainement en Russie

Emmanuel Macron a déclaré le 27 juin qu’il se rendrait prochainement en Russie pour de nouvelles discussions au lendemain d’une visioconférence avec son homologue russe Vladimir Poutine.

“Le dialogue de confiance initié avec le Président Poutine à Brégançon se poursuit”, déclare le président français sur son compte Twitter, citant les enjeux de la sécurité en Europe, les conflits régionaux ou encore le climat.

“Nous avançons et je me rendrai prochainement en Russie”, ajoute-t-il.

Les deux dirigeants se sont entretenus le 26 juin à l’occasion d’une visioconférence.

“Cet échange approfondi et substantiel a permis de faire le point sur le dialogue de confiance et de sécurité engagé il y a près d’un an lors de la visite du Président de la Fédération de Russie en France”, peut-on lire dans un communiqué diffusé par l’Elysée.

Turquie-Libye: la France demande le débat

La France estime que l’Union européenne (UE) doit ouvrir une “discussion de fond sans tabou ni naïveté” sur ses relations avec la Turquie, a déclaré le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian le 24 juin.

Les relations entre Paris et Ankara se sont dégradées ces dernières semaines, notamment sur le conflit en Libye ou les explorations turques de gisements gaziers en Méditerranée orientale.

La diplomatie francaise estime indispensable que l’Union européenne ouvre très vite une discussion de fond, sans tabou, sans naïveté sur les perspectives de la relation future de l’UE avec Ankara et que l’UE défende fermement ses propres intérêts car elle en a les moyens”, a déclaré Jean-Yves Le Drian lors de la séance des questions au gouvernement devant le Sénat.

“Il faut des clarifications sur le rôle que la Turquie entend jouer en Libye où j’estime que nous assistons à une syrianisation de la Libye puisque l’intervention militaire de la Turquie se fait par des supplétifs syriens”, a-t-il poursuivi.

Paris-Londres 80 ans de l’appel du 18 juin

Il y a 80 ans, jour pour jour, le 18 juin 1940, le Royaume-Uni a tendu à la France libre sa première arme : un micro de la BBC”, a déclaré Emmanuel Macron en remettant la croix de la légion d’honneur à la ville de Londres.

“Les ondes ont alors charrié les mots résolus et l’esprit de résistance de De Gaulle, qui ont comme bâti par-dessus la Manche le pont des réfractaires de la servitude, des obstinés de la liberté”, a ajouté le chef de l’Etat français, dans la capitale britannique – son premier déplacement hors de France depuis le début de l’épidémie de coronavirus en mars.

La “capitale du Royaume-Uni fut ‘a home away from home’ pour la France libre, et le dernier bastion de l’espoir au moment où tout semblait perdu”, a-t-il insisté lors d’une cérémonie à Carlton Gardens en présence du prince Charles.

Cette journée de commémoration avait débuté à Paris dans la matinée avec la traditionnelle cérémonie au mémorial du Mont-Valérien.

France au principe du pays-deux systèmes

Emmanuel Macron a rappelé le 5 mai au cours d’un long entretien téléphonique avec son homologue chinois Xi Jinping le soutien de la France au principe “un pays, deux systèmes” permettant à Hong Kong de jouir d’une relative autonomie vis-à-vis de la Chine, a-t-on appris le 6 mai d’une source à l’Elysée.

Une partie des habitants de Hong Kong soupçonnent la Chine de vouloir restreindre leurs libertés. Pékin assure que cette loi est nécessaire pour garantir la stabilité de la ville.

Au cours d’un entretien d’une heure et demie vendredi entre les présidents français et chinois, Emmanuel Macron a dit à Xi Jinping “suivre la situation (à Hong Kong) de près et a rappelé le soutien de la France au principe du pays, deux systèmes”, a-t-on dit à l’Elysée.

La volonté de la Chine d’instaurer une loi de sécurité nationale à Hong Kong suscite des inquiétudes dans l’ancienne colonie britannique, théâtre l’an dernier d’un vaste mouvement de contestation contre l’exécutif local et Pékin. Ce projet a aussi été dénoncé par certains pays, notamment les Etats-Unis.

Tout en rappelant “l’importance du partenariat stratégique qui lie la France à la Chine”, Emmanuel Macron a ainsi voulu “éviter tout malentendu et se dire les choses dans le respect de cette relation”, a-t-on ajouté.

Chef d’Al-Qaïda au Maghreb neutralisé

Le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abdelmalek Droukdal, a été tué par les forces françaises dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, a annoncé le 5 mai la ministre française des Armées Florence Parly, confirmant des informations obtenues plus tôt par l’AFP de sources concordantes.

Ce chef historique du jihad au Maghreb, mentor de plusieurs groupes jihadistes sahéliens, a été tué le 4 mai à Talhandak, au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit.

«Plusieurs de ses proches collaborateurs» ont également été «neutralisés», a assuré la ministre, Florence Parly, sur Twitter, sans plus de détails.

«Abdelmalek Droukdal, membre du comité directeur d’Al-Qaïda, commandait l’ensemble des groupes qaïdistes d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le JNIM, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel», dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghaly, selon la ministre.

Borrell réaffirme le soutien à Touadéra

Le Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-président de la Commission, Josep Borrell, a eu un entretien téléphonique avec le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, ce mardi 28 avril 2020.

A cette occasion, le Haut Représentant a réaffirmé le soutien de l’Union européenne à la République centrafricaine, en particulier dans cette phase de lutte contre la pandémie du coronavirus. Le Haut Représentant a confirmé que l’Union européenne organisera prochainement, en collaboration avec la France, un pont aérien humanitaire pour le transport de matériel sanitaire nécessaire à la riposte à la pandémie. Le Haut Représentant a par ailleurs souligné l’importance de lutter contre la désinformation et la stigmatisation liées à la pandémie. L’Union européenne restera également vigilante face à ceux qui seraient tentés de profiter de la situation pour entraver le processus de stabilisation en République centrafricaine.

A cet égard, le Haut représentant a rappelé le soutien de l’Union européenne à l’organisation des prochains scrutins présidentiel et législatif prévus pour la fin de l’année. Ces élections constituent une étape essentielle dans le processus de démocratisation, de réconciliation et de paix du pays. Le soutien financier de l’Union européenne au processus électoral s’élève déjà à € 17,5 millions.

Le Haut Représentant Borrell a rappelé la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord politique de paix et de réconciliation malgré les circonstances actuelles. Il a appelé à la poursuite du dialogue entre tous les acteurs et au respect des engagements pris par les parties. Le Haut Représentant a réitéré l’engagement résolu de l’Union européenne en soutien à ce processus, en étroite coordination avec ses partenaires, en particulier les Nations Unies et l’Union africaine.

L’entretien a permis de réaffirmer la solidité du partenariat entre l’Union européenne et la République centrafricaine.

G5 Sahel demande d’annulation de la dette

Le Président du Conseil européen, SEM Charles Michel et le Président en exercice du G5 Sahel, SEM Mohamed Cheikh El Ghazouani, ont co-présidé aujourd’hui, 28 avril 2020, une visioconférence avec l’ensemble des Chefs d’État du G5 Sahel, la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, et le Haut Représentant de l’UE Josep Borrell, en présence de la Vice-Secrétaire Générale des Nations unies et du Président de la Commission de l’Union africaine.

Lors de cette visioconférence, les dirigeants ont adopté une Déclaration conjointe des membres du Conseil européen avec les États membres du G5 Sahel. Les dirigeants ont convenu de poursuivre les efforts conjoints afin d’élargir la Coalition pour le Sahel à d’autres partenaires internationaux.

Au vu de la gravité de la situation dans les pays du G5 Sahel ainsi que leur vulnérabilité face à la propagation du COVID-19, les co-Présidents ont souligné l’urgence d’une solidarité effective de la communauté internationale afin d’apporter une réponse efficace et durable à la pandémie du COVID-19 dans le monde, en Afrique et dans le Sahel en particulier, notamment pour limiter l’impact sanitaire et économique de cette crise.

À cet égard, les co-Présidents ont tenu à rappeler la Déclaration commune des membres du Conseil européen du 26 mars 2020 et ont souligné l’attachement de l’Union européenne à la coopération internationale et à des solutions multilatérales pour lutter contre la pandémie et ses conséquences. Le Président du Conseil européen a rappelé que l’Union européenne mettra tout en œuvre pour aider les pays et les communautés à faire face à la crise du COVID-19, notamment pour atténuer les incidences socioéconomiques négatives de la crise ainsi que pour renforcer la viabilité des chaînes de valeur et d’approvisionnement intégrées mondiales afin de les adapter au besoin et pour atténuer les incidences socioéconomiques négatives de la crise.

Les co-Présidents ont salué l’appel lancé par plusieurs dirigeants africains et européens le 15 avril 2020 – « Only a victory in Africa can end the pandemic everywhere ».

Les co-Présidents ont salué la Déclaration du Sommet extraordinaire du G5 Sahel tenu le 27 avril 2020, consacré à la pandémie de COVID-19 dans l’espace du G5 Sahel. Ils ont pris note de la sollicitation par le G5 Sahel de la communauté internationale à prendre en compte les demandes du G5 Sahel pour faire face à la crise du COVID-19. Ils se sont engagés à en informer les membres du Conseil européen, ainsi que les partenaires internationaux, en vue de d’examiner les demandes des pays africains pour l’annulation pure et simple de la dette africaine, en réponse aux conséquences de cette pandémie sens précédent.

Les co-Présidents appellent la communauté internationale à poursuivre les efforts afin soutenir les pays du G5 Sahel dans leurs efforts afin de combattre les conséquences du COVID-19.

Le Président en exercice du G5 Sahel à tenu à exprimer son appréciation pour la réponse de l’Union européenne à la dimension internationale de cette crise globale sans précédent. Il a salué la mémoire des milliers de victimes du COVID-19 de ces dernières semaines.

Les co-Présidents ont convenu qu’une rencontre de suivi, sous forme de visioconférence, sera organisée endéans les trois mois.

G5 Sahel demande soldat tchadiens

La France et les pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) ont insisté sur l’envoi «dès que possible» de 500 soldats tchadiens dans la région dite des
«trois frontières », en proie à de fréquentes attaques djihadistes, entre Mali, Niger et Burkina Faso.

Le président tchadien Idriss Déby a mis la pression sur ses partenaires le 10 avril en annonçant que son armée, allié clé de la force française Barkhane au Sahel, allait cesser de participer à des opérations hors des frontières de Tchad. En janvier, Deby avait accepté d’envoyer un bataillon supplémentaire de 480 hommes dans la région des trois frontières, au sein de la Force du G5 Sahel.

Chine: le doutes de Macron

Emmanuel Macron appelle, dans une interview au Financial Times publiée le 16 avril, à ne pas faire preuve de “naïveté” concernant la gestion par la Chine de l’épidémie de coronavirus, jugeant impossible de comparer des pays où l’information circule librement avec d’autres où la liberté d’expression est réduite.

Compte tenu de ces différences, des choix qui sont faits, de ce qu’est la Chine aujourd’hui et que je respecte, n’ayons pas non plus une naïveté qui consiste à dire que c’est beaucoup plus fort” et mieux géré en Chine, estime le chef de l’Etat français dans cet entretien.

On ne sait pas”.

L’épidémie de coronavirus est apparue dans le centre de la Chine en décembre avant de se propager dans plus de 200 pays, faisant selon le dernier bilan établi par Reuters, près de 140.000 morts et contaminant plus de deux millions de personnes dans le monde.

Les Etats-Unis ont à plusieurs reprises ces dernières semaines accusé Pékin d’avoir dissimulé l’ampleur et la portée de l’épidémie, et sous-évalué son bilan. La Chine a dénoncé des commentaires “indécents” et a invité les autorités américaines à cesser de politiser une question de santé publique.

La Russie est à son tour intervenue le 16 avril soir, pour prendre la défense de la Chine. Le président russe Vladimir Poutine a qualifié jeudi, au cours d’une conversation avec son homologue chinois Xi Jinping, de “contreproductives” les accusations visant Pékin, soupçonné de désinformation sur le nouveau coronavirus, apparu à Wuhan.

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