Archives de Catégorie: INTERNATIONAL

Germes d’une frustration du monde arabe

Les tensions seront encore plus fortes qu’aujourd’hui avec des risques de dérapages supérieurs. À la fin de la guerre froide, certains ont cru naïvement à la «fin de l’histoire» et qu’il n’y aurait plus de conflits majeurs. Mais il y avait déjà là les germes d’une frustration interne d’une partie des pays en développement, et en particulier du monde arabo-musulman. Selon le Général Lecointre: «Nous allons vers une réorganisation de l’ordre du monde»
Pour le chef d’état-major des armées françaises, le risque de conflit va s’accroître d’ici à 2030.

Elle s’est aussi exprimée contre un monde occidental, perçu comme dominateur et hégémonique. Cette frustration a engendré une volonté de revanche. Nous en avons vu les conséquences au début des années 2000 puis avec les attentats en France. Nous les verrons longtemps encore. Ce danger est immédiatement perceptible pour nos sociétés parce qu’il s’exprime sous la forme du terrorisme. Des acteurs régionaux fondent aussi une partie de leurs revendications sur un nationalisme exacerbé.

Les « erreurs » et les « biais » du rapport de la Direction des droits de l’Homme de la Minusma, la Mission de l’ONU au Mali, « découlent pour une part d’une manipulation », a estimé le général Lecointre.

L’enquête a conclu qu’une frappe aérienne conduite par l’armée française avait visé des civils réunis pour un mariage près de Bounti (centre), et pas seulement des djihadistes comme l’affirme Paris, qui réfute toute bavure.

Les autorités françaises ont toujours assuré qu’il n’y avait pas de mariage, que le renseignement avait « formellement » établi qu’il s’agissait d’un rassemblement de djihadistes et que l’intervention d’une patrouille d’avions français lâchant trois bombes avait « neutralisé » une trentaine de djihadistes.

Paris: #FreePalestine

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Paris et en régions pour renouveler leur soutien aux Palestiniens, alors qu’un cessez-le-feu a mis fin jeudi à 11 jours d’affrontements meurtriers entre Israël et le Hamas, le mouvement islamiste terroriste au pouvoir dans la bande de Gaza. « Ce n’est pas parce qu’il y a un cessez-le-feu que la question est résolue. Cette lutte concerne toutes les personnes attachées aux valeurs de justice, de dignité et de droit », a expliqué auprès de l’AFP Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) à l’origine du rassemblement parisien avec plusieurs autres associations et organisations.

Annoncée comme un défilé, la mobilisation a été limitée à un rassemblement place de la République par la préfecture de police de Paris, qui avait déjà interdit les manifestations du week-end dernier. « Palestine vivra, Palestine vaincra », « Nous sommes tous des Palestiniens », a scandé la foule brandissant des drapeaux palestiniens et ceux des organisations présentes comme le NPA, l’Unef ou la CGT. Selon la CGT, dont le secrétaire général Philippe Martinez était présent, 3 000 à 4 000 personnes étaient rassemblées.

«Même si les bombardements ont cessé, l’occupant est toujours là, les habitants de Cheikh Jarrah sont toujours menacés d’expulsion et la bande de Gaza est sous blocus », dénonçait un manifestant, Wael, ingénieur informatique de 28 ans, drapeau palestinien sur les épaules. Si la présence policière était discrète pendant le rassemblement, les policiers ont investi la place après 18 heures, horaire de fin prévue de la mobilisation.

D’autres rassemblements et défilés se sont tenus en France. A Lyon, 1.100 personnes ont manifesté, selon la préfecture du Rhône, soit autant que le samedi précédent. Une minute de silence a été observée pour les familles endeuillées à Gaza tandis que le cortège a progressé avec un important dispositif policier.

Ceuta: la crise migratoire

Il y a quelques jours, alors que des milliers de personnes ont afflué jusqu’à l’enclave espagnole de Ceuta, un migrant originaire du Sénégal a été réconforté par une aide bénévole venue apporter son soutien. Les images de leur accolade ont fait le tour de la toile en seulement 24 heures.

Sur la vidéo, Luna Reyes, qui oeuvre pour la Croix-Rouge, n’hésite pas à prendre l’homme dans ses bras et le serrer contre elle. Après un périple éprouvant au péril de sa vie, ce dernier avait réussi à rejoindre la plage de Tarajal.

Désorienté, le jeune migrant a pu être rassuré le temps de quelques minutes, grâce à l’accueil de la jeune femme, qui lui a notamment apporté de l’eau. «Il pleurait, je lui ai tendu la main et il m’a serré dans ses bras. Il s’est accroché à moi. Cette étreinte a été sa bouée de sauvetage» a-t-elle témoigné.

Une nouvelle crise migratoire au flanc méridional de l’Europe ? La montée de la tension à Ceuta a de quoi alarmer. Sous l’œil passif de la police marocaine, près de 8 000 Marocains, souvent très jeunes, ont réussi à se glisser en début de semaine à l’intérieur de l’enclave espagnole sur la côte septentrionale du royaume chérifien. Si la pression semblait s’être dissipée, jeudi 20 mai, après l’expulsion de 5 600 de ces migrants vers le Maroc, cet épisode va marquer durablement les relations entre Rabat et Madrid et, au-delà, Bruxelles.

L’attitude de Rabat constitue un fâcheux précédent. L’origine de la crise est connue : Rabat a vécu comme un geste d’inimitié inacceptable l’hospitalisation sur le sol espagnol de Brahim Ghali, le chef suprême du Front Polisario, mouvement séparatiste luttant pour l’indépendance du Sahara occidental. L’argument « humanitaire » mis en avant par Madrid a été jugé irrecevable à Rabat, qui avait promis que cette décision aurait des « conséquences » : elles sont venues sous la forme de la vague migratoire orchestrée vers Ceuta.

France prête $1,5 milliard au soudan

La France va prêter 1,5 milliard de dollars au Soudan pour l’aider à solder son arriéré avec le Fonds monétaire international (FMI), a annoncé lundi, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.
Selon le ministre français Bruno Le Maire, ce prêt vise à « soulager le Soudan du fardeau de sa dette le plus tôt possible ». Cette annonce intervient quelques heures avant la tenue à Paris d’une Conférence internationale d’appui à la transition soudanaise.

En effet, le président Emmanuel Macron confirmera cet engagement financier de la France à cette occasion, a précisé le ministre, qui s’exprimait dans le cadre du Forum des affaires France-Soudan organisé par l’organisation patronale française Medef, en présence du Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok.

Réunis à Paris lundi 17 mai, une quinzaine de dirigeants africains, européens et arabes et des organisations internationales se sont engagés à soutenir la transition politique au Soudan. Des prêts ont notamment été consentis afin de couvrir les arriérés de paiements dus aux bailleurs internationaux et de permettre au pays de se libérer d’une partie de son énorme dette. Une nouvelle étape franchie pour les autorités, quelques mois après le retrait du Soudan de la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme.

Mais, si l’étau financier se desserre, les problèmes économiques et sociaux persistent, reconnaît le premier ministre Abdallah Hamdok.

Gaza: médiation au Proche-Orient

Emmanuel Macron et son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi s’entretiennent ce mardi midi, le 18 mai 2021, par visioconférence avec le roi Abdallah II de Jordanie, et espèrent la mise en place d’un cessez-le feu. (Image: archive)

Le président français et son homologue égyptien s’entretiennent ce mardi midi, par visioconférence, avec le roi Abdallah II de Jordanie, pour travailler à une médiation au Proche-Orient qui vise « à un cessez-le-feu rapide et éviter que le conflit ne s’étende », a annoncé l’Elysée.

Emmanuel Macron avait déjà discuté lundi avec le président égyptien, présent à Paris, et annoncé leur intention commune de solliciter l’appui de la Jordanie pour mener une médiation dans le conflit entre Israël et les Palestiniens.

Etats-Unis refuse la déclaration conjointe

Les frappes israéliennes ont tué dimanche, le 16 mai 2021, 42 Palestiniens à Gaza dans la journée la plus sanglante de cette semaine d’escalade de violence, tandis que la réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU n’a abouti à aucune avancée.

« Le carnage a continué aujourd’hui. Ce cycle insensé d’effusion de sang, de terreur et de destruction doit cesser immédiatement », a déclaré à l’ouverture de la réunion le secrétaire général Antonio Guterres, redoutant que l’explosion de violence ne provoque « une crise sécuritaire et humanitaire incontrôlable ».

Mais cette troisième session virtuelle n’a accouché d’aucune proposition. Selon plusieurs diplomates interrogés par l’AFP, les Etats-Unis, à la position jugée incompréhensible par nombre de ses alliés, continuaient dimanche à refuser toute déclaration conjointe permettant d’aboutir rapidement à un arrêt des hostilités.

Au total, 42 Palestiniens, dont au moins huit enfants et deux médecins, ont été tués dimanche dans des bombardements israéliens sur Gaza, enclave pauvre de deux millions d’habitants sous blocus israélien depuis près de 15 ans, selon le ministère de la Santé local. Il s’agit du plus lourd bilan quotidien depuis le début des violences: au total, depuis le 10 mai, 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1.200 blessés. Côté israélien, 10 personnes ont été tuées dont un enfant, et 282 blessées après des tirs de groupes armés palestiniens depuis Gaza, dont le Hamas au pouvoir.

Cette nuit, l’armée israélienne a de nouveau mené des dizaines de frappes sur la bande de Gaza, ont indiqué des témoins dans l’enclave palestinienne, où des groupes armés ont de nouveau tiré des roquettes vers Israël.

Gaza: trouver une « stabilisation durable »

«Le cessez-le-feu le plus rapidement possible» et «la capacité à trouver une solution de stabilisation durable pour la région». Voici les objectifs affichés par Gabriel Attal sur RTL ce 17 mai concernant le conflit israélo-palestinien, alors que les tensions dans la région perdurent. (Image: Mahmoud Abbas).

Plus de 200 morts et plus de 1.200 blessés, des immeubles détruits, les locaux de la chaîne Al-Jazeera et de l’agence AP bombardés, mais pour Benyamin Netanyahou, l’immeuble abritant des médias était «une cible parfaitement légitime». Pour essayer d’obtenir un «cessez-le-feu» entre Israéliens et Palestiniens, le porte-parole du gouvernement a promis ce lundi 17 mai sur RTL que la France allait lancer «une offensive diplomatique».

Lors d’un entretien avec le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Emmanuel Macron a «fermement condamné les tirs revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes» vers Israël, fait savoir l’Élysée dans un communiqué publié le 13 mai.

Présentant «ses condoléances» suite aux «nombreuses pertes de civils palestiniens résultant des opérations militaires et des affrontements en cours avec Israël», le Président de la République a demandé à Mahmoud Abbas «d’user de tous les moyens de son influence pour que le calme soit rétabli au plus vite».

En outre, le 14 mai, Emmanuel Macron a insisté sur «l’urgence d’un retour à la paix» au Proche-Orient lors d’un entretien téléphonique avec Benyamin Netanyahou. Il a rappelé le «droit à se défendre» d’Israël et a exprimé «sa préoccupation au sujet des populations civiles à Gaza».

Depuis le 10 mai, 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1.200 blessés. Côté israélien, 10 personnes ont été tuées, dont un enfant, et 294 blessées après des tirs de roquettes depuis Gaza.

Réaffirmant le «droit naturel à l’autodéfense» de l’État hébreu après «des attaques non provoquées contre Jérusalem», M.Netanyahou a laissé entendre que l’offensive israélienne contre l’enclave palestinienne allait continuer.

En outre, selon le Premier ministre israélien, l’immeuble abritant des médias à Gaza, détruit samedi 15 mai par une frappe israélienne, était «une cible parfaitement légitime». Le bâtiment abritait également «un bureau de renseignement pour l’organisation terroriste palestinienne […] qui prépare et organise des attaques terroristes contre des civils israéliens», a-t-il expliqué sur la chaîne américaine CBS, faisant référence au Hamas.

Gaza: Déclaration de PM Netanyahu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré ce samedi 15 mai 2021 au soir : Déclaration de PM Netanyahu

« Cela fait cinq jours que le Hamas a honteusement tiré des missiles sur Jérusalem et d’autres villes israéliennes dans une attaque totalement non provoquée.

La semaine dernière, des millions d’Israéliens ont été contraints de se réfugier dans des abris anti-bombes alors que les missiles pleuvaient sur nos villes. Plusieurs Israéliens ont été tués. Beaucoup d’autres ont été blessés. Vous savez, et je sais, qu’aucun pays ne tolérerait cela. Israël ne le tolérera pas.

Israël a répondu avec force à ces attaques et nous continuerons à répondre avec force jusqu’à ce que la sécurité de notre peuple soit rétablie et restaurée.

Nous avons éliminé des dizaines de terroristes du Hamas et détruit des centaines de sites terroristes, notamment des lance-missiles et des bâtiments que le Hamas utilisait pour planifier et perpétrer ces attaques.

Il y a deux nuits, Israël a également sérieusement dégradé l’infrastructure terroriste du Hamas. Nous avons détruit une partie du vaste réseau de tunnels souterrains que le Hamas utilise pour attaquer Israël.

Je veux rappeler au monde qu’en tirant sur nos villes, le Hamas commet un double crime de guerre. Il vise nos civils et se cache derrière des civils palestiniens, les utilisant effectivement comme boucliers humains.

Comme toujours, Israël fait tout son possible pour protéger ses civils et mettre les terroristes palestiniens hors d’état de nuire. Nous l’avons encore démontré aujourd’hui en avertissant les civils de quitter le bâtiment utilisé par les services de renseignements terroristes du Hamas. Ils ont quitté les lieux avant que la cible ne soit détruite et c’est pourquoi vous n’entendez pas parler de victimes suite à l’effondrement de ces tours terroristes, car nous prenons un soin particulier à éviter ces victimes civiles, exactement le contraire de ce que fait le Hamas.

Vaincre le Hamas ne sert pas seulement les intérêts d’Israël, mais aussi ceux de tous ceux qui recherchent la paix, la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient.

Je tiens à remercier les nombreux amis d’Israël au sein de la communauté internationale qui ont fermement approuvé les actions qu’Israël a engagées pour se défendre. Je veux remercier le président des États-Unis Joe Biden et je veux remercier les nombreux pays, y compris les pays européens, qui ont fait flotter le drapeau israélien par solidarité sur leurs bâtiments gouvernementaux.

Personne ne devrait avoir le moindre doute sur le choix qui est si clair ici, et je veux remercier le président Biden pour son soutien clair et sans équivoque. Vous ne pouvez pas mettre sur un pied d’égalité une démocratie qui privilégie la vie et une organisation terroriste qui glorifie la mort.

Je veux aussi dire un mot sur la violence à laquelle nous avons assisté ces derniers jours dans les villes israéliennes, de Lod à Bat Yam, d’Akko à Haïfa. L’État juif ne tolérera pas les pogroms contre nos citoyens. Nous ne permettrons pas à nos citoyens juifs d’être lynchés ou de vivre dans la crainte de bandes arabes meurtrières. Nous ne tolérerons pas que des synagogues soient incendiées et que des biens soient brûlés.

En même temps, nous ne permettrons pas aux Juifs de prendre la loi entre leurs mains et d’attaquer des Arabes innocents, ou de lyncher un Arabe innocent ; cela s’est produit, cela a été tenté. Nous ne permettrons pas ces attaques contre des Juifs ou des Arabes innocents. Tolérer ces justiciers et cette violence inacceptables, c’est ouvrir la voie à l’anarchie.

Israël est l’État juif et démocratique, où tous nos citoyens, Juifs, Arabes et tous les autres, sont égaux devant la loi et recevront une protection égale de la part de ceux qui appliquent la loi.

Je suis pleinement confiant qu’Israël sera capable de faire face à ces menaces extérieures et intérieures. J’ai confiance en notre armée. J’ai confiance en notre police. Et par-dessus tout, j’ai confiance dans la résolution et la détermination du peuple d’Israël.

Comme nous l’avons toujours fait, nous surmonterons cette tempête et en sortirons plus forts que jamais.

Droit à se défendre d’Israël

Bien qu’Emmanuel Macron ait reconnu le «droit à se défendre» d’Israël tout en exprimant «sa préoccupation au sujet des civils à Gaza», Bernard-Henri Lévy a estimé sur BFM TV que la France devait se ranger du côté de l’État hébreu dans le conflit au Proche-Orient. Le philosophe dénonce «une provocation» de la part du Hamas.

​«La France ne peut pas chez elle combattre l’islamisme radical, combattre le séparatisme, les mortiers d’artifice tirés contre ses forces de police, et ne pas se tenir en même temps aux côtés d’une autre démocratie, une grande démocratie, Israël, qui ne reçoit pas des mortiers d’artifice mais des obus de mortiers réels. Bien sûr qu’elle doit se tenir aux côtés d’Israël», a assuré l’écrivain.

Le philosophe tient le Hamas pour responsable de cette flambée de violences, car, selon lui, c’est ce mouvement qui «a décidé de balancer une pluie de roquettes sur Israël». «Une provocation au détriment du peuple palestinien lui-même, et des civils israéliens», selon Bernard-Henri Lévy.

Pour lui, l’expulsion de familles palestiniennes de leurs maisons situées à Jérusalem-Est dans le contexte de la construction et de l’expansion des colonies israéliennes qui avait déclenché des manifestations dans la ville ne peut justifier les actions du Hamas.

Emmanuel Macron a «fermement condamné les tirs revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes» vers Israël, lors d’un entretien avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré l’Élysée dans un communiqué jeudi 13 mai.

Tout en lui présentant «ses condoléances» pour les «nombreuses pertes de civils palestiniens résultant des opérations militaires et des affrontements en cours avec Israël», le Président de la République a demandé à Mahmoud Abbas «d’user de tous les moyens de son influence pour que le calme soit rétabli au plus vite».

Emmanuel Macron a également insisté vendredi 14 mai sur «l’urgence d’un retour à la paix» au Proche-Orient lors de son entretien téléphonique avec Benyamin Netanyahou. Il a néanmoins souligné le «droit à se défendre» d’Israël tout en exprimant «sa préoccupation au sujet des populations civiles à Gaza» et en ayant «présenté ses condoléances» pour les victimes des tirs «revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes».

Gaza: Destruction de l’agence AP

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est entretenu samedi le 15 mei par téléphone avec le président américain Joe Biden de la frappe israélienne qui a détruit à Gaza l’immeuble abritant les locaux de l’agence américaine Associated Press (AP), selon un communiqué de ses services.

Benjamin Netanyahu «a souligné lors de cette conversation qu’Israël faisait tout pour éviter de s’en prendre à des personnes non impliquées» dans le conflit, rapporte ce communiqué, insistant sur le fait que l’évacuation des personnes de l’immeuble, «où se trouvaient des cibles terroristes», avait été organisé en amont du raid.

«Nous sommes choqués et horrifiés par le fait que l’armée israélienne vise et détruise l’immeuble abritant le bureau d’AP et d’autres médias à Gaza», a dit dans un communiqué le patron de l’agence Associated Press (AP), Gary Pruitt. «Ils connaissent depuis longtemps l’emplacement de notre bureau et savaient que des journalistes s’y trouvaient. Nous avons été avertis que l’immeuble serait frappé», a-t-il ajouté.

L’armée israélienne a affirmé que des équipements au «renseignement militaire» du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans l’enclave, se trouvaient dans l’immeuble visé.

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