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COVID19: retour de 30.000 ressortissants français

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a fait état de 30.000 ressortissants français encore bloqués le 27 mars à l’étranger en raison de l’épidémie de coronavirus et a espéré leur retour d’ici “quatre, cinq jours”.

On a rapatrié 100.000 de nos compatriotes dans un délai très court” mais “il reste encore 30.000 de nos compatriotes à acheminer vers la France”, a déclaré le chef de la diplomatie française sur Europe 1.

Les situations sont “parfois très compliquées parce que les mises en oeuvre ont été brutales de fermeture des aéroports, des espaces aériens, des transports intérieurs de certains pays qui se confinaient” il a souligné.

J’espère que dans quatre – cinq jours on pourra voir la fin de cette grande aventure”, a-t-il ajouté. “Je leur dis ‘courage, on sera au rendez-vous’”.

Sahel: réduction de la mission américaine

La ministre des Armées Florence Parly à Washington va tenter de convaincre son homologue américain Mark Esper de ne pas retirer à la France un soutien crucial contre les groupes djihadistes au Sahel.

“Je m’échine à éviter que les Américains s’en aillent”, a confié la semaine dernière le chef d’état-major des Armées, le général François Lecointre, qui assure que ses interlocuteurs militaires “conviennent que cela n’aurait aucun sens” au regard de l’ampleur de la menace djihadiste en Libye et au Sahel, où la branche locale du groupe Etat islamique (EI), en particulier, multiplie les attaques meurtrières.

Les responsables français ne cachent pas leur inquiétude face à la volonté affichée des Etats-Unis de réduire les moyens consacrés depuis deux décennies à la “guerre contre le terrorisme” pour concentrer leurs efforts sur les menaces constituées par la Chine et la Russie.

“Il y a un risque réel de voir Daech reconstituer au Sahel le sanctuaire qu’il a perdu au Proche-Orient”, insiste-t-on dans l’entourage de Florence Parly.

Au Sahel, Pentagone apporte avec ses bases au Niger un soutien significatif aux 4.700 soldats français de l’opération Barkhane en matière de logistique, de ravitaillement et surtout de surveillance, avec des drones équipés d’un système d’interception des communications qu’ils sont à ce jour les seuls à pouvoir fournir.

Les inquiétudes concernant le retrait des États-Unis se sont accrues, et les responsables occidentaux disent que la région du Sahel, située au sud du désert du Sahara, risque de devenir un vaste refuge pour les terroristes qui planifient des attaques dans le monde entier.

Davos: Trump a durci le ton

Le président des États-Unis a durci le ton sur le commerce avec l’Europe au lendemain d’un entretien à Davos avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, menaçant d’imposer des droits de douane de 25% sur les automobiles importées de l’UE en cas d’absence d’accord de part et d’autre de l’Atlantique.

Européens et Américains s’efforcent de conclure un accord visant à supprimer leurs barrières aux importations, mais les discussions bloquent sur la question des produits agricoles que les États-Unis veut inclure dans les discussions.

J’ai rencontré la nouvelle cheffe de la Commission européenne, qui est formidable. Et j’ai eu une super discussion. Mais j’ai dit: ‘écoutez, si nous n’obtenons pas quelque chose, je vais être obligé de prendre des mesures et ces mesures seront des taxes très élevées sur leurs voitures et d’autres choses qui entrent dans notre pays’,” a dit Trump dans une interview à CNBC.

L’administration américaine menace déjà la France de représailles en raison de la taxe instaurée en juillet dernier par le gouvernement français sur les entreprises numériques. Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a annoncé le mois dernier que des produits dont le champagne et les fromages pourraient être soumis à des surtaxes pouvant atteindre 100%.

L’aide humanitaire au Zimbabwe

La Commission européenne mobilise une enveloppe de 22,8 millions d’euros d’aide humanitaire pour contribuer à répondre aux besoins alimentaires d’urgence et soutenir les populations vulnérables en Eswatini, au Lesotho, à Madagascar, en Zambie et au Zimbabwe.

Ce financement intervient alors que de vastes régions d’Afrique australe sont actuellement confrontées à la plus grave sécheresse depuis des décennies.

De nombreux ménages pauvres vivant dans des régions touchées par la sécheresse dans certains pays d’Afrique australe rencontrent des difficultés pour manger à leur faim en raison des mauvaises récoltes, d’un accès réduit à l’eau et, dans certains cas, du prix excessif des denrées alimentaires sur les marchés. L’aide humanitaire octroyée par l’UE contribuera à fournir des denrées alimentaires à ceux qui en ont le plus besoin et à faire face à la crise alimentaire dans les communautés rurales fragiles”, a déclaré M. Janez Lenarčič, commissaire chargé de la gestion des crises.

Sur cette enveloppe, une somme de 16,8 millions d’euros sera consacrée au renforcement du soutien alimentaire et nutritionnel, à l’amélioration de l’accès aux soins de santé de base et à l’eau salubre ainsi qu’à la protection des personnes vulnérables au Zimbabwe. Le montant restant servira à financer une aide alimentaire et nutritionnelle en Eswatini, à Madagascar, au Lesotho et en Zambie.

Barkhane: 220 militaries français en renfort

Face à une menace djihadiste persistante, les dirigeants des pays du G5 Sahel et la France ont annoncé la mise en place d’un nouveau cadre opérationnel avec des priorités redéfinies et une action concentrée sur la zone dite des “trois frontières” entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Initialement prévue le 16 décembre, ce sommet à huis clos, qui s’est tenue au château de Pau, avait été repoussée après une attaque, revendiquée par l’Etat islamique(EI), contre la base militaire d’Inates au Niger qui avait causé la mort de 71 soldats nigériens.

La coalition militaire aura un “commandement conjoint” entre la force Barkhane et la force conjointe du G5 Sahel, “en intégrant nos forces de renseignement, nos forces militaires” sur la zone des trois frontières, “avec une latitude d’engagement beaucoup plus forte”, a précisé le chef de l’Etat français. . 

“Au-delà de ça, j’ai décidé d’engager des capacités de combat supplémentaires – 220 militaires pour amorcer cette dynamique viendront gonfler les troupes d’ores et déjà présentes sur le terrain de Barkhane”, qui compte à l’heure actuelle 4.500 hommes, a ajouté Emmanuel Macron. 

https://twitter.com/afpfr/status/1216808407677702144?s=21

“La priorité c’est l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS), ce qui ne nous empêche pas de combattre tous les groupes armés terroristes mais c’est l’ennemi prioritaire car le plus dangereux”, a-t-il poursuivi.

Signe de la sécurité précaire dans la région, le Niger a été une nouvelle fois le théâtre d’une attaque contre un camp militaire, jeudi dernier, à Chinagodrar, toujours dans la zone dite des “trois frontières”, où se concentre l’essentiel des attaques de ces derniers mois.

“Aujourd’hui, plus que jamais, le constat c’est que les résultats pour l’instant, malgré les efforts sont en deçà des attentes des populations”, a souligné le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors d’une conférence de presse conjointe.

“C’est pour cela que nous avons convenu de rediscuter du dispositif et de définir des piliers sur lesquels nous allons fonder les prochaines actions”, a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de “coordonner l’ensemble des forces sur le terrain et de concentrer ces actions”.

Concrètement, le “nouveau cadre” prendra la forme et le nom d’une ‘Coalition pour le Sahel’, rassemblant les pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad), la France, les partenaires déjà engagés, et “tous les pays et organisations qui voudront y contribuer”.

Sommet G5 Sahel a été reporté

Le sommet du G5 Sahel, qui devait permettre de clarifier le cadre de l’intervention française dans la bande sahélo-saharienne, a été reporté début 2020 après une attaque meurtrière au Niger, dernier “décrochage” en date dans cette région confrontée à une menace djihadiste persistante.

Menée par des assaillants lourdement armés, cette attaque contre le camp militaire d’Inates, près de la frontière malienne, a duré trois heures, coûté la vie à 71 soldats et contraint le président Mahamadou Issoufou à écourter son déplacement en Egypte.

J’ai pris la décision hier avec le président Issoufou de reporter” le sommet “en raison des nombreux morts que le Niger malheureusement a eu à subir il y a deux jours”, a déclaré Emmanuel Macron jeudi à son arrivée au Conseil européen à Bruxelles.

Annoncé à la surprise générale début décembre par le chef de l’Etat français à l’issue du sommet de l’Otan à Londres, ce sommet devait réunir les dirigeants du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) et clarifier le cadre d’intervention de la France.

C’est un besoin qui répond au constat de l’incompréhension croissante dans les opinions publiques nationales, sahéliennes et française”, explique-t-on à l’Elysée. “Il faut pouvoir ressortir de ce sommet avec une expression commune qui rappelle pourquoi la France est là en appui.”

PYD: Désaccord avec la Turquie

Emmanuel Macron a déclaré le quatre décembre qu’il ne voyait pas de consensus possible avec Ankara sur la définition du terrorisme, excluant une nouvelle fois de classer comme groupe terroriste les combattants kurdes du YPG, alliés de la coalition internationale de lutte contre l’Etat islamique (Daech) en Syrie. 

https://twitter.com/emmanuelmacron/status/1202236344124104704?s=21

Sur la définition du terrorisme, je ne vois pas de consensus possible” avec la Turquie, a indiqué le président lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du 70e anniversaire de l’Otan traversé par des dissensions entre pays alliés. 

https://twitter.com/emmanuelmacron/status/1202236344124104704?s=21

Nous agréons collectivement que nous sommes en désaccord sur ce point”, a-t-il ajouté au lendemain d’une rencontre quadripartite (France, Turquie, Allemagne et Royaume-Uni) à Londres. “La Turquie a réaffirmé clairement son engagement dans la lutte contre Daech, par contre il est clair que nous ne sommes pas d’accord pour classer comme groupe terroriste” les unités de protection du peuple (YPG) et leur bras politique, le PYD. 

Nous combattons le PKK et tous ceux qui mènent ces activités terroristes contre la Turquie mais nous ne faisons pas ce raccourci ou cette agrégation que la Turquie souhaite entre ces différents groupes politiques et/ou militaires, là il y a un désaccord et il n’est pas levé”, a-t-il ajouté.

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