Archives de Catégorie: FRANCE

Black Friday:l’opération promotionnelle

Amazon a annoncé le 19 novembre soir le report au 4 décembre du “Black Friday” en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

La pression était montée d’un cran sur le géant de commerce en ligne après que les principaux distributeurs français, Carrefour et Leclerc, se sont dits ouverts à un report d’une semaine à la condition que tous les commerces puissent rouvrir d’ici-là.

Les commerces dits “non essentiels” sont fermés en France depuis le 30 octobre, dans le cadre du nouveau confinement national prévu pour durer au moins jusqu’au 1er décembre.

“Aujourd’hui, comme d’autres distributeurs en France, en écoutant les recommandations du gouvernement, nous avons décidé de reporter la date du Black Friday si cela permet de rouvrir les commerces et les magasins physiques avant le 1er décembre”, a déclaré Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France, dans le cadre du journal de 20h00 de TF1.

L’an dernier, cette vaste opération commerciale a généré un chiffre d’affaires de €6 milliards en France, pour l’essentiel réalisé dans les magasins, tandis qu’un milliard d’euros a été déboursé dans les achats en ligne.

Après avoir un temps espéré une réouverture des commerces le 27 décembre, le ministre de l’Economie et des Finances s’est prononcé mercredi pour décaler le Black Friday en raison des risques sanitaires liés à l’épidémie de coronavirus.

Castex: non-retour à l’ante confinement

A la veille d’un nouveau conseil de défense à l’Elysée, le Premier ministre Jean Castex s’est montré prudent quant à une éventuelle réouverture des commerces dits non essentiels, que des professionnels réclament pour le 27 novembre.

“Si les indicateurs épidémiologiques suivent la tendance qui est la leur aujourd’hui, alors, autour du 1er décembre (…) avec des protocoles améliorés (…) on pourra effectivement envisager de rouvrir les commerces qui ne sont pas de première nécessité”, a-t-il dit.

Le Premier ministre, Jean Castex, a préparé les esprits des Français à une sortie progressive de l’actuel confinement, expliquant qu’il ne s’agirait pas d’un “retour à l’ante confinement”, de manière à éviter une nouvelle dégradation de la situation sanitaire.

“Mieux la phase actuelle de confinement produira ses effets, plus nous pourrons évoluer et passer à l’étape suivante qui ne sera pas le retour à l’ante confinement”, a dit Jean Castex, alors que la France est reconfinée depuis le 30 octobre.

“Il y aura des dispositions de freinage, qui sont en cours de calage, qui perdureront (…) parce que la situation se sera améliorée mais pas suffisamment, et puis surtout pour éviter qu’il y ait trop d’écart entre une période de confinement et une période de déconfinement”, a-t-il expliqué.

Selon le ministre de la Santé, Olivier Véran, le nouveau confinement a permis de freiner l’épidémie.

“On est sur la bonne voie”, a confirmé Jean Castex. “Notre pays tient le choc, notre pays se bat.”

Si l’ampleur de la “flambée épidémique” qui a précédé ce confinement a surpris, l’hypothèse d’un second confinement était sur la table du gouvernement français, a-t-il assuré en réponse aux accusations d’improvisation formulées par l’opposition.

“L’idée qu’une deuxième vague pouvait se produire était connue de tout le monde et le risque d’un reconfinement dans lequel nous nous trouvons était prévu, anticipé”, a-t-il dit.

Interrogé sur d’éventuelles dissensions au sein du gouvernement, en particulier avec le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, Jean Castex a répondu : “Ce qui compte, ce sont les décisions prises à l’arrivée.”

“Les ministres expriment leur avis, c’est heureux (…) comme il est heureux qu’à la fin il y a quelqu’un qui décide, il s’agit du président de la République et du Premier ministre”.

Selon les derniers chiffres annoncés mardi soir, la France a franchi le cap des deux millions de cas confirmés de contamination depuis le début de l’épidémie, qui a fait plus de 46.200 morts dans les hôpitaux et les Ehpad.

“Nos efforts collectifs commencent à porter des fruits”, a toutefois estimé le directeur général de la santé, Jérôme Salomon.

Evêques contre l’interdiction de la messe

Le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Eric de Moulins-Beaufort, a annoncé lundi, le 2 novembre, son intention de déposer un recours auprès du Conseil d’Etat contestant la décision du gouvernement d’interdire la célébration de la messe après les fêtes de la Toussaint pour cause de coronavirus.

Dans un communiqué diffusé par la CEF, l’archevêque de Reims estime que cette décision “porte atteinte à la liberté de culte qui est l’une des libertés fondamentales” en France.

“Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, après consultation de tous les évêques de France réunis en Assemblée plénière ce lundi 2 novembre, estime hors de proportion l’interdiction de célébrer la messe et d’autres sacrements en communauté. Pour les fidèles, ces célébrations sont vitales parce qu’elles sont une rencontre avec le Seigneur et avec leurs frères”, dit le communiqué.

“Les fidèles catholiques restent totalement mobilisés contre l’épidémie et respectent l’ensemble des consignes sanitaires qui pèsent sur le pays depuis le début”, ajoute-t-il.

L’article 47 du décret sur l’état d’urgence sanitaire publié le 29 octobre au Journal officiel précise que les établissements de culte (…) sont autorisés à rester ouverts” mais que “tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes”.

Montpellier: fusillade des bandes rivales

Le quartier populaire de la Mosson, à Montpellier (Hérault), a été ce dimanche 1er novembre le théâtre d’une impressionnante fusillade. Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, et dont la police a confirmé la véracité, montre plusieurs individus armés et cagoulés. Un blessé est à déplorer.

Sur les images, enregistrées vers 13h45 à proximité de la Tour d’Assas, la plus grande tour de la ville, on aperçoit plusieurs hommes au visage dissimulé courir d’un bâtiment à l’autre et tirant tous dans la même direction.

Selon les forces de l’ordre, il s’agirait d’un règlement de comptes sur fond de trafic de drogue impliquant deux bandes rivales. Des armes de poing et des douilles, utilisées notamment pour alimenter des armes automatiques, ont été retrouvées sur place.

Lyon: un prêtre orthodoxe blessé

Un prêtre orthodoxe a été blessé par balle à Lyon (Rhône) samedi, le 31 octobre, devant son église et son agresseur présumé est en fuite, a-t-on appris de source policière. Vers 19h, un suspect est arrêté dans le 3e arrondissement. L’homme aurait été reconnu par des pompiers alors qu’il se trouvait dans un kebab, rue Baraban.

Le prêtre Nikolaos Kakavelaki, était en train de fermer les portes de l’église vers 16h00 (15h00 GMT) lorsqu’il a été visé par deux coups de feu, a-t-on précisé de même source, ajoutant qu’il était soigné sur place et que son pronostic vital était engagé.

La victime, de nationalité grecque, a déclaré aux secours qu’il ne connaissait pas son agresseur, a-t-on également précisé.

Le ministère de l’Intérieur a fait état d’une intervention des forces de sécurité dans le 7ème arrondissement de Lyon, en appelant la population à éviter le secteur Jean-Macé, où un périmètre de sécurité a été installé.

Le ministère de l’Intérieur a activé une cellule de crise, a annoncé le Premier ministre, Jean Castex, en déplacement samedi, le 31 octobre, à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine Maritime), où un prêtre catholique avait été assassiné dans son église en 2016.

Annonçant qu’il rentrait en urgence à Paris, Jean Castex a affirmé “l’entière détermination du gouvernement et de la République pour permettre à tous et à chacun de pratiquer son culte en toute sécurité et en toute liberté”.

L’attaque de Lyon intervient deux jours après qu’un Tunisien de 20 ans a tué trois personnes dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice, et deux semaines après l’assassinat, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par un Russe d’origine tchétchène de 18 ans d’un professeur d’histoire-géographie qui avait fait quelques jours avant un cours sur la liberté d’expression lors duquel il avait montré une caricature de Mahomet.

Le gouvernement a relevé jeudi, le 29 octobre, après l’attaque de Nice, le niveau d’alerte du dispositif Vigipirate au niveau “urgence attentat” dans toute la France et annoncé le renforcement de la protection des lieux de culte. Les effectifs du dispositif Sentinelle doivent notamment être portés de 3.000 à 7.000 hommes.

Nice: l’attaque au couteau

« Tout doit être fait « pour anéantir définitivement l’islamo-fascisme de notre territoire », a dit le maire (LR) de Nice Christian Estrosi (@cestrosi) jeudi 29 octobre, réagissant à l’attaque au couteau qui a fait trois morts à la basilique Notre-Dame. L’auteur « n’a cessé de le répéter devant nous ‘Allah Akbar’ alors qu’il était médicalisé sur place », a-t-il ajouté.

« Trop c’est trop, il est temps maintenant que la France s’exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l’islamo-fascisme de notre territoire », a-t-il ajouté, demandant que « toutes les églises soient mises sous surveillance ou fermées, ainsi que tous les autres lieux de culte de la ville ».

Deux personnes, un homme et une femme, ont été tuées dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption, située en plein centre-ville et une troisième personne grièvement blessée a réussi à fuir vers un bar, mais elle a ensuite succombé à ses blessures. Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour « assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

L’assailant a été grièvement blessé lors de l’intervention de la police et transporté à l’hôpital. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé sur Twitter la tenue d’une « réunion de crise » place Beauvau tandis que l’Assemblée nationale a décidé d’observer une minute de silence en hommage aux victimes.

Dissolution de collectif Cheikh Yassine

Le conseil des ministres a décidé mercredi, le 21 octobre, de dissoudre le collectif Cheikh Yassine, qu’Emmanuel Macron a announcé “directement impliqué” dans l’assassinat de l’enseignant de Conflans-Sainte-Honorine et dont le leader Abdelhakim Sefrioui est en garde à vue.

“Nous avons ce matin prononcé la dissolution du collectif Cheikh Yassine impliqué, lié à l’attentat de vendredi dernier”, a dit le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Membre du collectif Cheikh Yassine, le militant islamiste franco-marocain Abdelhakim Sefrioui fait partie des sept personnes déférées devant un juge dans l’enquête sur l’assassinat de Samuel Paty, professeur décapité vendredi dernier près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Le père d’élève ayant mis en ligne une vidéo dénonçant la présentation par le professeur de caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression est aussi au nombre des sept personnes déférées dans la nuit de mardi à mercredi (20-21 octobre) en vue de l’ouverture d’une information judiciaire.

Mercredi soir à La Sorbonne, un hommage national sera rendu à l’enseignant Samuel Paty, dont la mort a suscité une vague d’émotion et d’indignation dans tout les pays.

Légion d’honneur pour Samuel Paty

Le Ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé la nouvelle, ce mardi 20 octobre, au matin, lors d’une interview donnée à BFMTV.

Interrogé par Jean-Jacques Bourdin a assuré, comme le rapporte notamment Le Figaro, que l’enseignant décapité vendredi, le 16 octobre, dernier recevrait la Légion d’honneur à titre posthume, demain, le 21 octobre.

En effet, alors que le professeur d’histoire-géographie au collège a été assassiné pour avoir montré des caricatures de Mahomet, à ses élèves de quatrième lors d’un cours sur la liberté d’expression, Jean-Michel Blanquer a assuré qu’il «sera fait commandeur des palmes académiques». «C’est emblématique. C’est l’ordre qui va avec les professeurs, le monde de l’éducation. Encore une fois, son martyr vaut bien cette reconnaissance de l’institution» a ajouté le ministre sur BFMTV.

Jean-Michel Blanquer a également prévenu que l’Éducation nationale voulait «marquer le coup» lors de la rentrée des classes le lundi 2 novembre, après les vacances de la Toussaint.

«Marquer une minute de silence, cela va de soi. Mais aussi avoir tout un travail pédagogique vis-à-vis des élèves et nous voulons qu’il n’y ait aucun angle mort, que ça se passe dans toutes les écoles, tous les collèges, tous les lycées de France sans exception», a-t-il réclamé.

«Toute éventuelle perturbation» sera sanctionnée a assuré Jean-Michel Blanquer, affirmant que les incidents survenus «après l’attentat de Charlie Hebdo, et après le Bataclan» ne se reproduiront plus.

Expulsion de 231 islamistes

Le gouvernement ordonnera l’expulsion de 231 personnes fichés S pour radicalisation, selon des informations d’Europe 1 deux jours après la mort de Samuel Paty, un enseignant décapité aux abords d’un collège de Conflans-Sainte-Honorine après avoir montré en classe des caricatures du prophète Mahomet. L’assassin du professeur du collège de Conflans-Sainte-Honorine, était d’origine tchétchène. Abdoullah Anzorov était né à Moscou avant de rejoindre la France avec ses parents à l’âge de 6 ans. À sa majorité, il a reçu un permis de séjour de dix ans. L’obtention du statut de réfugié provoque automatiquement la déchéance de la nationalité russe, c’est pourquoi il n’a jamais eu de contact avec l’ambassade de Russie.

Le ministère de l’intérieur s’est entretenu dimanche, le 18 octobre, avec les préfets de France pour les en avertir.

Les personnes concernées figurent dans le fichier de signalement pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, le FSPRT, selon les deux médias.

Sur la liste, 180 personnes se trouvent actuellement en prison. Les 51 autres, encore en liberté, vont être arrêtées, précise un syndicat de police.

Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs demandé à ses services d’examiner plus attentivement les dossiers des demandeurs d’asile en France, précise ce même syndicat.

Le ministère de l’Intérieur Gérald Darmanin n’était pas disponible dans l’immédiat.

Emmanuel Macron réunissait ce dimanche le 18 octobre un conseil restreint de défense à l’Elysée, à l’issue duquel des initiatives pourraient être annoncées.

Samuel Paty: l’hommage national

Des élèves accompagnés de leurs parents et des habitants sont venus samedi, le 17 octobre, déposer des fleurs devant l’entrée du collège du Bois de l’Aulne, où enseignait ce professeur, Samuel Paty, et un rassemblement devant l’établissement a réuni plusieurs centaines de personnes.

Un hommage national sera rendu au professeur décapité et un travail sera fait à partir de la rentrée des vacances de la Toussaint auprès des élèves de l’ensemble du pays pour leur rappeler “la chance d’être un enfant de France”, a annoncé samedi Jean-Michel Blanquer.

Le ministre de l’Education nationale a en outre jugé que Samuel Paty était “tout à fait en droit” de montrer en classe des caricatures de Mahomet.

“Ce qui s’est passé a des racines. Ces racines, c’est la haine et c’est la haine de la République. Il y a clairement des ennemis de la République, contre la République et donc contre l’école parce que l’école c’est la colonne vertébrale de la République”, a dit le ministre de l’Education.

Face à ce constat, il a annoncé que, outre l’hommage national au professeur tué, “il y aura un cadrage national strict, puissant, fort pour le travail éducatif et pédagogique que nous devrons faire avec tous nos élèves” à partir de la rentrée, lors de laquelle une minute de silence devrait être observée en hommage à la victime.

Il s’agira de faire en sorte “que chaque enfant comprenne qu’il a de la chance d’être un enfant de France, la chance d’être à l’école de la République, la chance aussi de pouvoir vivre en démocratie et en République”.

S’adressant aux parents, Jean-Michel Blanquer a lancé un appel à “l’unité du monde adulte” pour la défense des valeurs de la République, notamment la “laïcité qui est synonyme de liberté, parce que c’est la laïcité qui est le socle de nos valeurs et qui nous permet de faire valoir l’ensemble des autres principes de liberté, d’égalité et de fraternité”.

“Aujourd’hui c’est cela qui est attaqué”, a-t-il affirmé, en refusant tout “relativisme” et toute “peur”.

Âgé de 18 ans, le meurtrier présumé (Image), lui-même abattu par la police après son acte, était un ressortissant russe né à Moscou de parents tchétchènes, a déclaré samedi le procureur de la République antiterroriste.

Bénéficiant du statut de réfugié, Abdoulakh Anzorov, avait un titre de séjour délivré en mars dernier et valable jusqu’en 2030, a ajouté Jean-François Ricard pendant une conférence de presse.

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