Archives de Catégorie: FRANCE

Grande-Synthe: expulsion ordonnée

Le juge des référés du tribunal administratif de Lille a ordonné le 4 septembre l’évacuation d’un campement d’environ un millier de migrants illégaux situé à l’intérieur et aux abords d’un gymnase de la commune de Grande-Synthe (Nord).

Le tribunal administratif a estimé que le campement présentait “des problèmes de salubrité” liés à l’insuffisance des installations sanitaires au regard de sa population et de “l’accumulation de déchets ménagers”.

Dans son ordonnance, le tribunal explique également que ce campement “est à l’origine de graves problèmes de sécurité publique, eu égard aux rixes et aux violences constatées”, “à la présence active de ‘passeurs’ qui agissent dans le cadre de réseaux criminels de traite humaine” ainsi qu’aux risques d’incendie liés aux feux fréquemment allumés.

La ville de Grande-Synthe avait permis l’installation des migrants, en majorité d’Iraq, dans ce gymnase en plein coeur de l’hive.

Au printemps, de nouveaux venus se sont installés dans des tentes autour du bâtiment. Ils sont dorénavant près d’un millier. Des points d’eau et des sanitaires avaient été installés par les autorités.

La ville a saisi en référé le tribunal et demandé en urgence l’évacuation en raison de l’insalubrité des lieux. La préfecture du Nord devrait organiser prochainement une opération de “mise à l’abri” dans des centres d’accueil.

#Villeurbanne: la piste terroriste écartée

Le suspect de l’attaque au couteau commise à la gare routière de Villeurbanne (Rhône) a été mis en examen le 2 septembre des chefs “d’assassinat” et de “tentatives d’assassinats” et placé en détention provisoire, a annoncé le parquet de Lyon.

Le 31 septembre à 16h25 après-midi à 16H30 au niveau du métro Laurent Bonnevay de Villeurbanne, près de Lyon, ce demandeur d’asile afghan a attaqué au couteau des passants qui attendaient le bus dans la gare routière  tuant sur le coup un jeune homme de 19 ans et blessant huit autres personnes.

Neutralisé par les passants et les agents des transports en commun, l’agresseur a été placé en garde à vue.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il présente un profil psychotique lourd et il est un gros consommateur de cannabis.

Le parquet de Lyon a saisi la Police judiciaire pour « assassinat et tentative d’assassinat » le caractère terroriste de l’attaque n’a pas été retenu à ce stade. Un temps évoqué sur les réseaux sociaux et selon plusieurs sources, la piste de la présence d’un deuxième agresseur a été quant à elle démentie par le parquet.

Expulsion de mosquée Adda’wa à Paris

La mosquée à Paris dite “de Stalingrad” a obtenu en justice l’expulsion, pour occupation illégale, d’un imam concurrent qui prêchait dans le même quartier du XIXe arrondissement sous une tente porte de la Villette.

Ce jugement visant l’imam Larbi Kechat, une figure de l’islam en France, et de trois associations qu’il anime, rendu par le Tribunal de grande instance (TGI) de Paris, conclue à l’issue d’une longue bataille de légitimité entre l’équipe qui gère aujourd’hui la mosquée Stalingrad, l’Acima (Association cultuelle islamique mosquée Adda’wa) et l’équipe d’origine, celle de l’imam Kechat.

Dans son jugement en référé, le Tribunal de grande instance de Paris (TGI) de Paris fait droit à la demande de la nouvelle équipe. “A défaut de restitution volontaire des lieux”, il ordonne l’expulsion de l’imam Larbi Kechat, du terrain de la Villette,avec l’assistance de la force publique”, si nécessaire.

Une fois le terrain récupéré, Ahmed Ouali explique qu’il travaillera à mieux réorganiser la prière du vendredi pour ne faire plus qu’un service au 39, rue de Tanger – au lieu de deux tant l’affluence est grande.

“Ce jugement met un terme à l’aventure individuelle d’un recteur qui refusait de respecter les droits légitimes de la Mosquée Adda’wa sur le site de la Porte de la Villette”, indique le président de l’Acima, Ahmed Ouali, dans un communiqué.

Manifestants contre-sommet G7 seront jugées

Dans le cadre des manifestations organisées en marge du sommet du G7 à Biarritz un total de 119 personnes ont été placées en garde à vue et une cinquantaine seront jugées, a annoncé le procureur de Bayonne.

Les 53 personnes concernées ont été jugées, le sont ou le seront d’ici début décembre “principalement pour des faits de participation à un groupement en vue de commettre des violences, transport ou port d’armes prohibés, violences et outrages sur personnes dépositaires de l’autorité publique”, précise-t-il dans un communiqué.

Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau contre des manifestants altermondialistes venus à Bayonne, à côté de Biarritz où les dirigeants du G7 étaient réunis.

Plus de 13.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans la région le 24 août  pour prévenir tout débordement, notamment des black-blocs, en marge du #G7 auquel participaient 24 chefs d’Etat et de gouvernement, dirigeants d’institutions internationales, et délégations.

Des manifestations ont également eu lieu pendant le weekend entre Hendaye et Irun, en Espagne.

G7: Macron tente d’éviter la guerre du commerce

Le chef de l’Etat français a déclaré  avant le coup d’envoi du sommet du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada) qu’il présidera à Biarritz, qu’il tenterait durant les trois prochains jours de “convaincre” ses partenaires d’éviter les tensions commerciales et de s’engager dans une “forme de désescalade”.

L’un des objectifs de cette réunion du club des démocraties libérales, qui représentent 48% de la richesse mondiale, est de “convaincre tous nos partenaires que les tensions en particulier les tensions commerciales, sont mauvaises pour tout le monde”, a dit le chef de l’Etat français dans une allocution télévisée.

Nous devons réussir à avoir une forme de désescalade, à stabiliser les choses et à éviter cette guerre du commerce qui est en train de s’installer partout”, a-t-il ajouté, sans mentionner explicitement les tensions entre Pékin et Washington.

L’accord Brexit n’est pas négociable

Emmanuel Macron a prévenu le nouveau Premier ministre britannique Boris Johnson, reçu à l’Elysée pour un entretien, qu’un nouvel accord sur le Brexit ne pourrait pas être négocié en un mois.

Un mois après sa nomination Boris Johnson s’est rendu à Berlin puis à Paris pour tenter de convaincre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron de renégocier l’accord de Brexit  (Withdrawal Agreement), faute de quoi le Brexit interviendra le 31 octobre prochain, y compris en l’absence d’accord.

Pour le chef de l’Etat, le sort de la Grande-Bretagne est entre les mains de Boris Johnson et si l’UE n’aspire pas à un départ sans accord, le bloc de 28 est prêt à l’éventualité d’un “no deal”.

S’il n’a pas fermé la porte à des évolutions – sous réserve qu’elles soient endossées par l’ensemble des membres de l’UEEmmanuel Macron a exclu tout changement des “équilibres profonds” de l’accord de retrait négocié avec le gouvernement Theresa May.

Rencontre Macron-Putin avant G7

Emmanuel Macron recevra Vladimir Poutine  le 19 août au fort de Brégançon (Var) avec l’objectif d’avancer vers une désescalade des crises ukrainienne (Donbass) et iranienne (JCPOA), cinq jours avant le sommet du G7 à Biarritz auquel le président russe n’est pas invité.

Les chefs d’Etat s’entretiendront également du conflit en Syrie, où la France demande l’arrêt des opérations militaires menées par les forces du président Bachar al Assad, soutenu par Moscou, dans la région d’Idlib, dernière enclave des rebelles.

Emmanuel Macron n’imagine pas dénouer ces crises lors de l’entretien en tête à tête suivi d’un diner élargi mais veut trouver des points d’entente autour d’intérêts communs.

Rien n’est simple, tout est compliqué”, souligne-t-on à l’Elysée. “Ce n’est pas un entretien, quel qu’il soit, et quelle qu’en soit l’intensité, qui permet de régler des problèmes aussi compliqués que ceux de l’Iran, de la Syrie, de l’Ukraine.”

Paris espère que l’appel du président ukrainien, Volodimir Zelenski, à reprendre les négociations pour mettre fin au conflit dans le Donbass sera entendu par Vladimir Poutine.

Les combats entre forces ukrainiennes et séparatistes soutenus par Moscou ont fait environ 13.000 morts depuis 2014.

Elu en avril, Volodimir Zelenski a promis de mettre fin à cette crise. Il a offert de s’entretenir en tête à tête avec Vladimir Poutine et appelé à des discussions au format “Normandie”, qui réunit Ukraine, Russie, France et Allemagne.

Le président Zelenski fait des offres auxquelles il nous semble que le président Poutine devrait répondre de manière encourageante”, dit-on à l’Elysée.

Pour enrayer l’escalade entre Washington et Téhéran et sauver l’accord de 2015 encadrant le programme nucléaire iranien, dénoncé l’an dernier par Donald Trump, Emmanuel Macron veut que Vladimir Poutine presse à ses côtés l’Iran de renoncer à enfreindre ses obligations.

“L’enjeu très immédiat est d’éviter que l’Iran se départisse d’un nombre supplémentaire de ses obligations”, après les écarts décidés ces dernières semaines en réaction aux sanctions commerciales américaines, dit-on à l’Elysée.

Il faut ensuite casser la situation actuelle, qui voit “les Iraniens opposer une politique de résistance maximale à la pression maximale exercée par les Etats-Unis”, en ouvrant la voie à une négociation, ajoute-t-on.

Alors que l’Iran, dont les exportations de pétrole se sont effondrées, enjoint les Européens de lui apporter le soutien économique que leur promettait l’accord de 2015, Paris souligne que le mécanisme Instex, conçu pour continuer à commercer malgré les sanctions, est prêt mais que le dispositif miroir nécessaire côté iranien ne l’est pas.

« Entrées précédentes