Archives de Catégorie: faune

Meurthe-et-Moselle: peine capitale pour un loup

La préfecture de la Meurthe-et-Moselle va autoriser dans les prochaines semaines un tir de prélèvement pour abattre ce loup à l’origine, accusé d’une multitude d’attaques de troupeaux, notamment dans le sud du département, a-t-elle annoncé jeudi 4 juillet.

«Nous attendons un arrêté ministériel qui, entre autres mesures, permettrait de tuer un loup quand, sur une zone déterminée, il provoque un nombre de dégâts excessifs », a annoncé le préfet, Eric Freysselinard, lors d’un point de presse.

Illustration: chiots de loup

 

Loup – victime d’un préjudice

« En Europe, le loup a toujours évolué à proximité de l’homme, toujours. Et c’est étonnant pour nous, biologistes, de voir que d’un coup les gens sont inquiets de les apercevoir dans un environnement fortement occupé par l’humain.

« À l’époque des Grecs, on parlait déjà de cette proximité. Ce partage d’un territoire occupé tant par l’homme que par le loup a amené à ce conflit qu’on connaît toujours aujourd’hui. Simplement, il avait disparu et son retour suscite des craintes et des questionnements. Dans notre imaginaire, le loup est sanguinaire, il y a plein de fantasmes qui l’entourent. Si jamais un jour, il mord un enfant ou un adulte, ça va être la catastrophe.

« Dans le monde, les chiens tuent des humains chaque année, souvent dans le cercle familial. Comme il est domestiqué, on accepte plus volontiers […] Toutefois, il faut tenir compte de la crainte des gens, les prendre au sérieux. Il faut en parler, donner de l’information. Sinon, ça ne peut qu’attiser les inquiétudes. »

« Partout, on voit des loups qui peuvent s’approcher des maisons parce que c’est là qu’il y a la nourriture. Il n’est pas intéressé par l’homme ou les petits enfants. Mais par les proies qui peuvent être à proximité des humains. Les infrastructures humaines ont toujours fait partie de son paysage. Il ne voit pas forcément la différence avec la nature sauvage. Il y a aussi d’autres explications. En montagne, les troupeaux sont de mieux en mieux protégés et poussent le loup à descendre et s’attaquer des bêtes en basse altitu. L’aire de répartition du loup a aussi augmenté, il peut être amené à coloniser des zones où il y a davantage d’habitations. »

« Sncèrement, le loup n’est pas une espèce dangereuse pour l’homme, l’humain ne risque absolument rien. Mais il faut être clair, on vit sur la planète avec des animaux et un accident peut toujours arriver. Comme pour toutes les bêtes sauvages – bouquetin, cerf, sanglier -, on ne peut pas exclure qu’il puisse y avoir des interactions avec l’humain, des bousculades, des morsures. Notamment parce qu’il a eu peur, ou que l’homme a donné de la nourriture. Rappelons que l’humain représente un danger pour le loup. Un coup de pied dans la mâchoire peut la lui casser. L’Homo sapiens est une espèce très puissante. Si les loups étaient si dangereux et malins que ça, on ne les aurait pas éradiqués aussi facilement, à partir du XVIIIe siècle. Les gens me demandent souvent lors de mes conférences “Que fait-on quand on rencontre un loup ?” C’est tellement rare, il faut commencer par faire une photo. Puis allez jouer à l’Euromillion. »

Jean-Marc Landry est un éthologue suisse. L’éthologie désigne l’étude scientifique du comportement des espèces animales.

Deux ourses relâchées dans les Pyrénées-Atlantiques

Une ourse capturée en Slovénie a été relâchée cette semaine dans les Pyrénées-Atlantiques, par hélicoptère, à la satisfaction des ONG et malgré les éleveurs anti-ours qui l’ont guettée toute la nuit en organisant des barrages en vallée d’Aspe.

« Une première ourse femelle en parfaite santé a été relâchée ce matin aux alentours de 9H00 dans le Béarn », a confirmé le ministère de la Transition Ecologique.

« L’opération de réintroduction se poursuivra dans les prochains jours avec pour unique priorité de garantir la sécurité des deux ourses femelles« , ajoute le ministère.

La réintroduction des ourses en Pyrénées-Atlantiques, dénoncée par une partie des bergers, avait été confirmée le 20 septembre par le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

« On a vu l’hélicoptère au-dessus d’Etsaut. Il a fait du vol stationnaire et a posé une cage. On n’a pas vu s’il y avait un ours dedans« , avait auparavant affirmé de son côté Olivier Maurin, chef de file des éleveurs béarnais anti-ourses, en annonçant une future « battue d’effarouchement« .

Selon l’AFP sur place un hélicoptère soulevant une cage avec un filin, a pris la direction d’Etsaut dans les montagnes. Une heure plus tard, l’appareil a été vu prenant le chemin du retour, vers Oloron.

 

Six cents kilos d’ivoire ont été détruits à Nice

Dans le cadre d’une opération menée par une association de protection des animaux et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), 600 kilos d’ivoire ont été brûlés à Nice.

Six cents kilos d’ivoire, issus de saisies judiciaires et de dons de particuliers, ont été détruits mercredi à Nice dans le cadre d’une opération menée par une association de protection des animaux et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Grâce à l’opération #Jedonnemonivoire lancée par l’ONG IFAW, 100 kg d’ivoire ont été rapportés par des particuliers, a précisé le Fonds international pour la protection des animaux. Les 500 autres kilos détruits par l’ONCFS proviennent d’un stock issu de saisies judiciaires effectuées lors de ventes sur internet ou aux enchères. Concassé, l’ivoire devait ensuite être incinéré.

« L’objectif de cette destruction est de s’assurer que ces objets, dotés d’une valeur commerciale, ne puissent pas être remis sur les marchés« , ont souligné les organisateurs, rappelant que chaque année plus de 20.000 éléphants sont braconnés en Afrique.

Elephans baby

Le plan loup 2018-2023 au centre de la polémique

Le plan loup 2018-2023 qui a été publié en février « comporte des avancées indéniables pour les territoires, mais demeure très en deçà des enjeux sociaux, économiques, culturels et psychologiques auxquels sont confrontés les éleveurs et les populations« , a estimé la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable dans un rapport adopté mardi et diffusé ce mercredi 18 avril.

« La situation n’est plus tenable, ni pour les éleveurs, ni pour les populations, ni pour les finances publiques. C’est un cercle vicieux de souffrances, de dépenses et d’incompréhensions« , a commenté l’auteur du rapport Cyril Pellevat (LR, Haute-Savoie), cité dans un communiqué.

Les sénateurs mettent en avant la « désespérance du monde pastoral » qui a été confronté à quelque 12.000 brebis tuées en 2017. Les élus réclament en particulier la suppression d’une des mesures les plus contestées du plan, qui subordonne les indemnisations des éleveurs à la mise en place préalable de mesures de protection des troupeaux.

 

 

Les femelles ours bruns se protègent des chasseurs

Les femelles ours bruns ont appris à profiter de la loi qui interdit aux chasseurs de s’en prendre aux mères avec leurs petits, en gardant leurs oursons plus longtemps avec elles comme « bouclier », selon une étude.

En Suède, les chasseurs peuvent tuer n’importe quel plantigrade solitaire de fin août à mi-octobre, mais les ourses avec leur progéniture sont protégées par la loi.

Ainsi, une femelle solitaire a presque quatre fois plus de risques d’être abattue qu’une congénère avec ses petits, estime cette étude publiée dans la revue Nature Communications, qui se base sur 22 années de données et d’observation de cette population d’ours bruns suédois.

Une journée mondiale de la vie sauvage

Les grands félins sont les animaux les plus populaires et les plus admirés dans le monde. Néanmoins, ces splendides prédateurs sont confrontés à bien des menaces, dues en majorité à des activités humaines. Leurs populations se réduisent à un rythme inquiétant en raison de la perte d’habitat et de la baisse du nombre de proies, de conflits avec les humains, du braconnage et du commerce illégal. Ainsi, la population de tigres a chuté de 95% au cours des 100 dernières années et celle du lion d’Afrique de 40% en à peine 20 ans. La définition des grands félins a été élargie pour inclure, outre le lion, le tigre, le léopard et le jaguar – les quatre plus grands félins rugissant – la panthère, le léopard des neiges, le puma, la panthère nébuleuse, etc. Les grands félins sont présents en Afrique, Asie et dans les trois Amériques, soit une répartition pratiquement mondiale.

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