Archives de Catégorie: faune

Anvers: Deux hippopotames positifs au covid

Bruxelles 03.12.2021 Deux hippopotames du zoo d’Anvers ont été testés positifs au covid-19, indique vendredi le parc zoologique dans un communiqué. Selon le vétérinaire du zoo, « c’est la première contamination recensée chez cette espèce. Dans le monde, ce virus a surtout été signalé chez des grands singes et des félins».

Les animaux se portent bien, ils ne présentent comme seul symptôme qu’un écoulement nasal. Ils ont été placés à l’isolement. Leurs soigneurs ont été testés et sont négatifs. Les mesures de sécurité ont été renforcées, précise le zoo d’Anvers.

L’origine de la contamination n’est pas connue, aucun des soigneurs n’ayant contracté récemment le covid-19, ajoute le parc zoologique. Les soigneurs portent désormais un équipement de protection supplémentaire et sont testés tous les jours.

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Loups menacés dans les Alpes du Sud

Alpes du Sud 23.10.2021 Depuis le début de l’année, 710 attaques de loups ont été recensées dans les Alpes du Sud. À bout, les éleveurs réclament de nouvelles solutions. Pour les associations de défense animale, le loup a sa place dans ces départements.

La situation est de plus en plus tendue dans les Alpes du Sud. Depuis quelques mois, les attaques de loups se multiplient et les éleveurs, démunis, sont en colère. Vendredi dernier, le 15 octobre, assis sur des tabourets et la corde au cou, 200 personnes se sont réunies devant la préfecture de Gap pour manifester contre la prédation. Dans la même journée, à Digne-les-Bains, 1200 bougies étaient allumées, pour symboliser les « 1200 brebis mortes sur l’année ».

Autre manifestation de l’exaspération causée par les attaques de loups. En septembre dernier, le corps d’une louve, accompagné d’une banderole « réveillez-vous, il est déjà trop tard », a été retrouvé pendu devant la mairie de Saint-Bonnet-en-Champsaur.

Les agriculteurs font entendre leur colère, notamment contre le plan loup, mis en place par le gouvernement. Pour Benjamin, éleveur et membre des jeunes agriculteurs des Alpes-de-Haute-Provence, « le plan loup ne va pas du tout ». Il pointe du doigt l’impossibilité pour un lieutenant de louveterie d’intervenir.

A l’occasion de la Journée mondiale pour les animaux, le président a choisi d’aller visiter un refuge de chats et chiens. Ce 4 octobre est aussi la journée des animaux d’élevage et de leur protection. Les pertes d’animaux provoquées par les attaques de loup soulèvent l’émotion et des débats passionnés entre éleveurs et défenseurs des animaux sauvages. Le témoignage d’Ingrid et d’André dans cette vidéo de 7 minutes 24 donne des pistes pour protéger les brebis sans chasser le prédateur. Depuis dix ans, ils ont trouvé des « solutions pour cohabiter ».

Maurice: animaux piègés par la marée noire

Anguilles flottant à la surface de l’eau, étoiles de mer mazoutées, crabes et oiseaux de mer pris au piège par le liquide lourd, sombre et collant: la faune paie un lourd tribut à la marée noire de MV Wakashio.

Les bénévoles qui tentent de nettoyer les plages de l’île Maurice souillées après l’échouage d’un vraquier japonais ont repêché le 11 aout des cadavres d’espèces marines victimes de la marée noire.

Le MV Wakashio a heurté un récif au sud-est de l’Etat de l’océan Indien le 25 juillet; on estime qu’un millier de tonnes de pétrole se sont déversées en mer depuis qu’une fuite s’est déclarée à bord.

Jeunes renards dans Père-Lachaise

Ces adorables boules de poils ont été photographiées en fin de semaine par le conservateur du cimetière du Père-Lachaise (XXe) en train de se balader dans les allées et entre les tombes de ce lieu déserté par les promeneurs depuis le début du confinement.

« Depuis cinq ou six ans, nous avions déjà noté la présence de renards dans nos cimetières mais cela concernait surtout ceux en banlieue comme à Thiais, Bagneux, Pantin ou Ivry, note Pénélope Komitès. Là, au Père-Lachaise, c’est une première. D’ailleurs, la conservatrice adjointe, qui est là depuis 25 ans, n’en avait jamais vu!»

Benoît Gallot, puisqu’il s’agit de lui, a immortalisé cette scène qui, relayée sur les réseaux sociaux par Pénélope Komitès — adjointe en charge des espaces verts, nature en ville, biodiversité, agriculture urbaine et affaires funéraires — n’a pas manqué de faire fondre les cœurs. D’ailleurs, l’élue parisienne l’avoue en rigolant « j’en aurais bien adopté un tellement ils sont mignons ». Mais cette boutade passée, car il s’agit d’animaux sauvages et considérés comme nuisibles, la madame écologie de la Ville est ravie par ces clichés qui confirment le retour de faune dans les cimetières parisiens.

Mais quid de cette famille de renards après le 11 mai?
«Dès ce lundi, nous aurons une réunion avec l’agence d’écologie urbaine de la Ville de Paris pour savoir comment les protéger. On ne peut pas imaginer qu’ils se fassent écraser par une voiture. Il va falloir trouver une solution », conclut l’adjointe.

En attendant, ces renardeaux qui n’ont pas encore de prénom, ont deux semaines pour profiter de cet espace pour le moins silencieux au cœur du XXe arrondissement avant d’être capturés et réorientés vers la Petite ceinture ou le bois de Vincennes, des lieux plus propices à leur sécurité sur le long terme.

Image: courtoisie de la Mairie de Paris

Meurthe-et-Moselle: peine capitale pour un loup

La préfecture de la Meurthe-et-Moselle va autoriser dans les prochaines semaines un tir de prélèvement pour abattre ce loup à l’origine, accusé d’une multitude d’attaques de troupeaux, notamment dans le sud du département, a-t-elle annoncé jeudi 4 juillet.

«Nous attendons un arrêté ministériel qui, entre autres mesures, permettrait de tuer un loup quand, sur une zone déterminée, il provoque un nombre de dégâts excessifs », a annoncé le préfet, Eric Freysselinard, lors d’un point de presse.

Illustration: chiots de loup

 

Loup – victime d’un préjudice

« En Europe, le loup a toujours évolué à proximité de l’homme, toujours. Et c’est étonnant pour nous, biologistes, de voir que d’un coup les gens sont inquiets de les apercevoir dans un environnement fortement occupé par l’humain.

« À l’époque des Grecs, on parlait déjà de cette proximité. Ce partage d’un territoire occupé tant par l’homme que par le loup a amené à ce conflit qu’on connaît toujours aujourd’hui. Simplement, il avait disparu et son retour suscite des craintes et des questionnements. Dans notre imaginaire, le loup est sanguinaire, il y a plein de fantasmes qui l’entourent. Si jamais un jour, il mord un enfant ou un adulte, ça va être la catastrophe.

« Dans le monde, les chiens tuent des humains chaque année, souvent dans le cercle familial. Comme il est domestiqué, on accepte plus volontiers […] Toutefois, il faut tenir compte de la crainte des gens, les prendre au sérieux. Il faut en parler, donner de l’information. Sinon, ça ne peut qu’attiser les inquiétudes. »

« Partout, on voit des loups qui peuvent s’approcher des maisons parce que c’est là qu’il y a la nourriture. Il n’est pas intéressé par l’homme ou les petits enfants. Mais par les proies qui peuvent être à proximité des humains. Les infrastructures humaines ont toujours fait partie de son paysage. Il ne voit pas forcément la différence avec la nature sauvage. Il y a aussi d’autres explications. En montagne, les troupeaux sont de mieux en mieux protégés et poussent le loup à descendre et s’attaquer des bêtes en basse altitu. L’aire de répartition du loup a aussi augmenté, il peut être amené à coloniser des zones où il y a davantage d’habitations. »

« Sncèrement, le loup n’est pas une espèce dangereuse pour l’homme, l’humain ne risque absolument rien. Mais il faut être clair, on vit sur la planète avec des animaux et un accident peut toujours arriver. Comme pour toutes les bêtes sauvages – bouquetin, cerf, sanglier -, on ne peut pas exclure qu’il puisse y avoir des interactions avec l’humain, des bousculades, des morsures. Notamment parce qu’il a eu peur, ou que l’homme a donné de la nourriture. Rappelons que l’humain représente un danger pour le loup. Un coup de pied dans la mâchoire peut la lui casser. L’Homo sapiens est une espèce très puissante. Si les loups étaient si dangereux et malins que ça, on ne les aurait pas éradiqués aussi facilement, à partir du XVIIIe siècle. Les gens me demandent souvent lors de mes conférences “Que fait-on quand on rencontre un loup ?” C’est tellement rare, il faut commencer par faire une photo. Puis allez jouer à l’Euromillion. »

Jean-Marc Landry est un éthologue suisse. L’éthologie désigne l’étude scientifique du comportement des espèces animales.

Deux ourses relâchées dans les Pyrénées-Atlantiques

Une ourse capturée en Slovénie a été relâchée cette semaine dans les Pyrénées-Atlantiques, par hélicoptère, à la satisfaction des ONG et malgré les éleveurs anti-ours qui l’ont guettée toute la nuit en organisant des barrages en vallée d’Aspe.

« Une première ourse femelle en parfaite santé a été relâchée ce matin aux alentours de 9H00 dans le Béarn », a confirmé le ministère de la Transition Ecologique.

« L’opération de réintroduction se poursuivra dans les prochains jours avec pour unique priorité de garantir la sécurité des deux ourses femelles« , ajoute le ministère.

La réintroduction des ourses en Pyrénées-Atlantiques, dénoncée par une partie des bergers, avait été confirmée le 20 septembre par le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

« On a vu l’hélicoptère au-dessus d’Etsaut. Il a fait du vol stationnaire et a posé une cage. On n’a pas vu s’il y avait un ours dedans« , avait auparavant affirmé de son côté Olivier Maurin, chef de file des éleveurs béarnais anti-ourses, en annonçant une future « battue d’effarouchement« .

Selon l’AFP sur place un hélicoptère soulevant une cage avec un filin, a pris la direction d’Etsaut dans les montagnes. Une heure plus tard, l’appareil a été vu prenant le chemin du retour, vers Oloron.

 

Six cents kilos d’ivoire ont été détruits à Nice

Dans le cadre d’une opération menée par une association de protection des animaux et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), 600 kilos d’ivoire ont été brûlés à Nice.

Six cents kilos d’ivoire, issus de saisies judiciaires et de dons de particuliers, ont été détruits mercredi à Nice dans le cadre d’une opération menée par une association de protection des animaux et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Grâce à l’opération #Jedonnemonivoire lancée par l’ONG IFAW, 100 kg d’ivoire ont été rapportés par des particuliers, a précisé le Fonds international pour la protection des animaux. Les 500 autres kilos détruits par l’ONCFS proviennent d’un stock issu de saisies judiciaires effectuées lors de ventes sur internet ou aux enchères. Concassé, l’ivoire devait ensuite être incinéré.

« L’objectif de cette destruction est de s’assurer que ces objets, dotés d’une valeur commerciale, ne puissent pas être remis sur les marchés« , ont souligné les organisateurs, rappelant que chaque année plus de 20.000 éléphants sont braconnés en Afrique.

Elephans baby

Le plan loup 2018-2023 au centre de la polémique

Le plan loup 2018-2023 qui a été publié en février « comporte des avancées indéniables pour les territoires, mais demeure très en deçà des enjeux sociaux, économiques, culturels et psychologiques auxquels sont confrontés les éleveurs et les populations« , a estimé la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable dans un rapport adopté mardi et diffusé ce mercredi 18 avril.

« La situation n’est plus tenable, ni pour les éleveurs, ni pour les populations, ni pour les finances publiques. C’est un cercle vicieux de souffrances, de dépenses et d’incompréhensions« , a commenté l’auteur du rapport Cyril Pellevat (LR, Haute-Savoie), cité dans un communiqué.

Les sénateurs mettent en avant la « désespérance du monde pastoral » qui a été confronté à quelque 12.000 brebis tuées en 2017. Les élus réclament en particulier la suppression d’une des mesures les plus contestées du plan, qui subordonne les indemnisations des éleveurs à la mise en place préalable de mesures de protection des troupeaux.

 

 

Les femelles ours bruns se protègent des chasseurs

Les femelles ours bruns ont appris à profiter de la loi qui interdit aux chasseurs de s’en prendre aux mères avec leurs petits, en gardant leurs oursons plus longtemps avec elles comme « bouclier », selon une étude.

En Suède, les chasseurs peuvent tuer n’importe quel plantigrade solitaire de fin août à mi-octobre, mais les ourses avec leur progéniture sont protégées par la loi.

Ainsi, une femelle solitaire a presque quatre fois plus de risques d’être abattue qu’une congénère avec ses petits, estime cette étude publiée dans la revue Nature Communications, qui se base sur 22 années de données et d’observation de cette population d’ours bruns suédois.

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