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l’Initiative européenne d’intervention a débuté aux Champs-Elysées

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, figuraient parmi les 11 invités européens du président français. Ils sont conviés à déjeuner à l’Elysée.

Le défilé à pied avait débuté avec les emblèmes des dix pays participant à l’Initiative européenne d’intervention (IEI), née il y a un an sous l’impulsion du président Macron: France, Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Estonie, Espagne, Portugal et Finlande. LIEI a pour ambition de favoriser une “culture stratégique commune” en Europe en vue d’engagements conjoints pour divers scénarios d’intervention – opération militaire ou catastrophe naturelle par exemple.

Le défilé aérien, ouvert par l’emblématique panache de fumigènes bleu-blanc-rouge de la Patrouille de France, intégrait notamment un avion de transport A400M allemand et un C130 espagnol.

Le chef de l’Etat a passé en revue les troupes sur l’avenue des Champs-Elysées avant de rejoindre la tribune officielle pour suivre le défilé militaire.

 

 

IX Parlement européen se réunit pour la première fois

Alors que le IX Parlement européen se réunit pour la première fois le 2 juillet, les députés européens ont formé sept groupes politiques.

Après les résultats des élections européennes, les députés européens nouvellement élus se sont rassemblés en groupes politiques en fonction de leur orientation politique. Chaque groupe politique réunit différentes nationalités.

Un groupe politique doit être composé d’au moins 25 députés appartenant à au moins un quart des États membres (soit sept). Les députés européens peuvent choisir de ne pas faire partie d’un groupe politique, ils sont alors appelés les « non-inscrits » (NI).

Actuellement, 57 députés européens n’appartiennent à aucun groupe politique.

Les groupes politiques peuvent être constitués à tout moment au cours de la législature. Jusqu’à présent, sept ont été reconnus comme remplissant les critères nécessaires.

Les groupes politiques jouissent de certains avantages : ils jouent un rôle important dans l’établissement de l’ordre du jour du Parlement, disposent de plus de temps de parole pendant les débats, de plus de bureaux, de plus de personnel et de plus de moyens pour organiser les réunions et diffuser les informations. Ils décident également de la création des commissions et des délégations parlementaires.

Sassoli hommage aux victimes du terrorisme à Bruxelles

« Pour mon premier jour en tant que Président du Parlement européen, je souhaitais rendre hommage aux victimes du terrorisme dans la capitale de l’Europe et partout au monde. Il s’agit d’un geste symbolique au nom de tous les députés européens », a déclaré David Sassoli. « Nous devons lutter fermement contre le terrorisme et la violence».

La station de métro Maalbeek fut la scène d’un attentat suicide à la bombe le 22 mars 2016, près d’une heure après l’attentat commis à l’aéroport de Zaventem, Bruxelles. 32 personnes ont perdu la vie dans ces deux attaques.

“Relation spéciale” entre Washington et Londres

La Première ministre britannique Theresa May rappellera à Donald Trump les liens forts qui unissent les deux pays en offrant au président américain une copie de la charte de l’Atlantique de 1941, un document qui définit les bases de la paix après la Seconde guerre mondiale.

Donald et Melania Trump ont entamé une visite d’Etat de trois jours. Les questions politiques seront abordées, notamment celle de la “relation spéciale” entre Washington et Londres, au cours d’entretiens programmés avec Theresa May au 10 Downing Street.

La Première ministre marquera l’événement en offrant à Donald Trump une reproduction de la Charte de l’Atlantique, qui fut accrochée en temps de guerre au mur du Premier ministre Winston Churchill.

Le choix de Theresa May d’offrir cette reproduction souligne la volonté des Britanniques de nouer de nouvelles relations avec les Etats-Unis après le Brexit, alors que Londres quitte l’Union européenne et cherche à maintenir ses liens étroits avec Washington en concluant un nouvel accord commercial.

Mercredi, le 5 juin, veille du 75e anniversaire du débarquement de Normandie, Donald Trump et la reine seront à Portsmouth, dans le sud du pays, l’un des ports d’où est partie l’armada alliée. Le président américain se rendra ensuite brièvement en Irlande. Le 6 juin, il sera en Normandie pour les cérémonies du “Jour J”.

 

L’Europe-champ de bataille de la guerre nucléaire?

Dr.Pierre-Emmanuel Thomann – géopolitologue. OPINION. Les États-Unis, sous l’impulsion du président Donald Trump, ont déclaré être ouverts à lancement des négociations pour un désarmement nucléaire avec la Russie et la Chine. Cette proposition suit leur retrait du traité INF (traité sur les missiles nucléaires intermédiaires) en février 2019, suivi de celui de la Russie. Toutefois, de manière assez prévisible, la Chine a décliné cette offre.

Les Américains et les Russes se rejettent toutefois la responsabilité de la relance de la course aux armements. L’OTAN a soutenu le retrait et l’ultimatum américain qui exige un démantèlement par la Russie de missiles qu’elle estime de son côté conformes au traité. L’OTAN n’envisage pour l’instant pas d’installer de nouveaux missiles à moyenne portée  mais la situation pourrait évoluer. La sortie unilatérale des États-Unis du traité INF, après celle du traité ABM (Traité de défense anti-missile) en 2001, est-elle préméditée afin d’installer sur le territoire européen des missiles à courte et moyenne portée sur la base des systèmes anti-missiles à double usage et susceptibles d’évoluer ? Les nouveaux missiles seraient évidemment ciblés en représailles par des missiles russes.

Les Russes ont déjà annoncé le développement d’un nouveau missile de portée supérieure à 500 km.  Cette escalade serait un prétexte pour augmenter les dépenses militaires contre la « menace russe » et  faire financer par les Européens l’installation de missiles dans le cadre de la protection de l’OTAN. On peut aussi désormais craindre une fragilisation du traité New START (traité de réduction des armes stratégiques) signé en 2012 et susceptible d’être prolongé en 2021.

L’Europe serait en première ligne pour les risques encourus de guerre nucléaire dans le cadre de la rivalité croissante entre les États-Unis et la Russie car en cas de conflit, l’Europe deviendrait le champ de bataille principal. Il existe une asymétrie des risques, puisque un missile de portée intermédiaire américain installé en Europe ou sur un navire de guerre pourrait atteindre une ville russe, mais les missiles russes de même portée n’atteindraient pas les villes américaines.  D’où la tentation de leur emploi et le risque d’escalade avec des missiles à plus longue portée.

En conclusion, il serait urgent que les dirigeants des États européens  se penchent sur cet enjeu majeur afin de ne pas se cantonner à un rôle de supplétifs. Autrement dit, éviter de laisser la sécurité de leur citoyens dépendre de manœuvres américaines et russes, sans influencer le cours de choses. La sécurité des Européens est également trop importante pour la confier uniquement aux représentants et experts des complexes militaro-industriels.

En fin de compte, il s’agit de rétablir un minimum de confiance en englobant la problématique des missiles  nucléaires dans une nouvelle architecture de sécurité européenne  basée sur de nouveaux équilibres géopolitiques plus en phase avec le monde multicentré.

427 millions d’électeurs européens

Les 427 millions d’électeurs européens inscrits dans les 28 Etats membres votent, en fonction des pays, depuis jeudi et jusqu’à dimanche pour élire pour cinq ans les 751 députés du Parlement européen.

Aucun résultat officiel n’est attendu avant dimanche soir (26 mai), quand le vote sera clos en Italie, dernier pays à voter (les bureaux de vote fermeront à 21h00 GMT). Selon les pays, des projections ou non sont disponibles.

C’est le Royaume-Uni, avec les Pays-Bas, qui a ouvert les #EUelections2019. Situation paradoxale pour un pays qui a voté à 52% il y a près de trois ans en faveur d’un retrait de l’Union européenne mais dont le divorce n’a toujours pas eu lieu et dont la Première ministre, Theresa May, a annoncé vendredi sa démission , tirant les conclusions de son impuissance à faire ratifier l’accord de retrait négocié avec les Européens.

En mai 2014, à l’occasion des précédentes élections européennes, la participation moyenne s’était fixée à 43% des inscrits.

May départ ne changeait la position de l’UE

Au bord des larmes, Theresa May a annoncé sa démission, ouvrant la voie à l’arrivée au pouvoir d’un nouveau Premier ministre qui pourrait vouloir une rupture plus nette entre le Royaume-Uni et l’Union européenne pour sortir de l’impasse sur le Brexit.

Le futur chef de file des Tories, qui sera choisi avant les vacances parlementaires, deviendra Premier ministre.

Theresa May, qui “regrette profondément” de ne pas avoir pu mener à bien la sortie de l’UE, désormais prévue le 31 octobre, quittera ses fonctions de chef du Parti conservateur le 7 juin. Le processus de désignation de son successeur débutera la semaine suivante.

Le négociateur de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier, a lui exprimé son « plein respect » pour Theresa May et la « détermination à travailler pour un retrait ordonné de l’UE » dont elle a fait preuve, dans un tweet.

La Commission européenne a de son côté souligné que ce départ ne changeait « rien » à la position des 27 sur l’accord de sortie.

« Nous respecterons le nouveau Premier ministre mais rien ne changera sur la position adoptée par le Conseil européen pour l’accord de sortie », a déclaré la porte-parole adjointe de la Commission européenne Mina Andreeva.

 

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