Archives de Catégorie: EUROPE

Brexit: prolongation de la transition

L’Union européenne s’attend à ce que Royaume-Uni demande une prolongation de la période de transition post-Brexit censée s’achever à la fin de l’année, en raison de la crise du la COVID-19 qui a entraîné l’interruption des négociations, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Cette période de transition doit permettre de définir le cadre des futures relations commerciales entre les deux parties, mais aucune discussion n’a eu lieu depuis l’échange des projets, à la mi-mars, du fait de l’épidémie.

Le négociateur de l’UE Michel Barnier a contracté le coronavirus, tout comme le Premier ministre britannique Boris Johnson et son ministre de la Santé, Matt Hancock. Son conseiller Dominic Cummings, l’un des principaux artisans de la sortie de l’Union, présente quand à lui des symptômes et s’est placé à l’isolement.

“La pandémie de coronavirus complique un programme déjà très ambitieux”, a déploré l’eurodéputé allemand David McAllister, qui préside le groupe parlementaire chargé du Brexit.

“L’UE a toujours été disposée à prolonger la période de transition. La balle est désormais clairement dans le camp britannique (…) Jusqu’à présent, le gouvernement britannique s’est toujours opposé à cette éventualité. Dans les circonstances actuelles, Londres devrait à nouveau réfléchir attentivement à une prolongation”, a-t-il ajouté.

Le gouvernement britannique devrait en faire la demande en mai ou en juin, dit-on de source diplomatique.

COVID19: l’Eurogroupe cherche la solution

Les dirigeants de l’Union européenne ne sont pas parvenus jeudi, le 26 mars, à convenir de l’ampleur des mesures de soutien économiques à engager face aux effets de la pandémie de COVID-19, s’accordant deux semaines supplémentaires au l’Eurogroupe pour régler la question d’un éventuel recours à la ligne de crédit spécial.

Mettant en exergue la manière dont la pandémie de coronavirus constitue un défi pour la cohésion de l’UE, l’Allemagne et les Pays-Bas ont marqué leur opposition au recours à la ligne de crédit spécial auprès du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds européen de gestion des crises financières et de sauvetage, prôné par l’Italie, l’Espagne et la France.

Au terme de six heures de discussions, les chefs d’Etat et de gouvernement du bloc ont fini par charger les ministres des Finances de trouver une solution lors des deux prochaines semaines.

“Certains Etats membres (…) ont suggéré ces ‘coronabonds’”, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à l’issue du sommet extraordinaire organisé par visioconférence. “Nous avons répondu que cela n’était pas le point de vue de tous les Etats membres. Et c’est pour cela que le MES est l’instrument privilégié à mes yeux”, a-t-elle poursuivi.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, allié de la chancelière allemande, a déclaré que le MES serait le “dernier recours”, qu’il faudrait le cas échéant fixer des conditions et que les Pays-Bas ne soutiendraient pas le principe d’une dette commune.

Le MES a indiqué que la ligne de crédit spécial pourrait être disponible pour une durée allant jusqu’à deux ans, et devrait être remboursée en moyenne sous cinq à dix ans.

COVID19: Italie refuse le projet de l’UE

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte n’accepte « pas le projet préparé » lors d’un sommet par tele-conférence pour trouver une réponse économique commune à la pandémie de coronavirus, selon des sources gouvernementales italiennes. 

L’Italie souhaite que l’Union européenne se dote « d’instruments financiers novateurs et réellement adaptés à une guerre », selon l’agence italienne Agi qui cite du Premier ministre. Dans cette riposte à la catastrophe économique qui menace l’UE, s’affrontent les tenants d’une plus grande solidarité financière, les pays Méditerranéens, moins vertueux en matière budgétaire, et ceux du nord.

COVID19: Allemagne et Suisse accueillent les malades

Des hôpitaux en Allemagne et en Suisse ont proposé de prendre en charge des patients gravement malades de l’Alsace voisine qui lutte face à l’augmentation du nombre de contamination de COVID-19.

Quatre hôpitaux universitaires et un hôpital militaire du Land allemand de Bade-Wurtemberg vont accueillir 10 patients français devant être ventilés et l’exécutif local consulte d’autres hôpitaux pour trouver des lits supplémentaires de soins intensifs, a indiqué le ministère local des Sciences et de la Recherche dans un communiqué diffusé samedi.

La Rhénanie-Palatinat, la Sarre ainsi que trois cantons suisses se sont également portés volontaires pour accueillir des patients.

COVID19: code vestimentaire slovaque

Visages recouverts de masques de protection et mains gantées, le nouveau gouvernement slovaque a prêté serment samedi, le 21 mars, devant la présidente du pays touché comme tous les pays européens par la pandémie du coronavirus de coronavirus.

La lutte contre le COVID-19 et la corruption endémique doivent être prioritaires pour ce gouvernement de la coalition quadripartite de centre-droit du Premier ministre Igor Matovic.

Les élections du mois dernier ont écarté du pouvoir la coalition emmenée par le parti populiste de gauche Smer-SD, affaibli à la suite du meurtre en 2018 du journaliste d’investigation Jan Kuciak qui avait enquêté sur la corruption dans son pays.

« Vous ne prenez pas le pouvoir », a déclaré aux nouveaux ministres la présidente Zuzana Caputova, soulignant qu’ils « prenaient surtout la responsabilité de ce pays et de ses citoyens ».

UE: assouplissement des règles budgétaires

La Commission propose aujourd’hui d’activer la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance (PSC), dans le cadre de sa stratégie de réaction rapide, énergique et coordonnée à la pandémie de coronavirus. Une fois approuvée par le Conseil, cette activation permettra aux États membres de prendre des mesures afin de faire face de manière adéquate à la crise, tout en dérogeant aux obligations budgétaires qui s’appliqueraient normalement au titre du cadre budgétaire européen.

Cette proposition est une mesure importante que prend la Commission pour tenir son engagement: utiliser tous les instruments de politique économique dont elle dispose afin d’aider les États membres à protéger leurs citoyens et à atténuer les conséquences socio-économiques extrêmement négatives de la pandémie.

Mme Ursula von der Leyen a déclaré ce qui suit: «Aujourd’hui, nous proposons d’utiliser au maximum la flexibilité autorisée par nos règles pour permettre à nos gouvernements nationaux d’apporter un soutien à tous les niveaux — au personnel et aux systèmes de santé ainsi qu’aux personnes si gravement touchées par la crise. Je souhaite m’assurer que nous faisons face le mieux possible aux dimensions humaines et socio-économiques de la pandémie de coronavirus.»

La pandémie de coronavirus est un choc majeur pour les économies européenne et mondiale. Les États membres ont déjà adopté ou sont en train d’adopter des mesures budgétaires afin d’accroître la capacité de leurs systèmes de santé et de venir en aide aux citoyens et aux secteurs particulièrement touchés. Ces mesures, conjuguées à la baisse de l’activité économique, contribueront à accroître considérablement les déficits budgétaires.

La Commission demande au Conseil d’approuver sa proposition le plus rapidement possible.

La Commission est prête à prendre les autres mesures qui s’imposeront au vu de l’évolution de la situation.

Lombardie: l’épicentre de la crise du COVID19

L’Italie a recensé 627 morts dans le cours des dernières 24 heures, soit une hausse de 18,4%, pour un total de 4.032 décès, a annoncé le 20 mars la Protection civile. 

Depuis le 19 mars, le principal foyer de l’épidémie en Europe compte davantage de décès que la Chine, où le nouveau coronavirus responsable du Covid-19 est apparu en décembre. 

Le nombre de cas de contamination s’établit pour sa part désormais dans le pays à 47.021, contre 41.035 la veille, soit une augmentation de 14,6%. 

Jusqu’à vendredi le 20 mars, l’Italie n’avait jamais enregistré plus de 475 morts en une seule journée tandis que la Chine n’en a jamais annoncé plus de 150 en 24 heures. 

La région d’Italie la plus touchée est la Lombardie, placée dans une situation critique avec 2.549 morts et 22.264 cas. 

Sur le nombre total de cas recensés au niveau national, 5.129 personnes sont considérées comme pleinement rétablies contre 4.440 la veille. On compte également 2.655 personnes en soins intensifs contre 2.498 la veille.

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