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AstraZeneca 135M doses pour L’UE

Bruxelles 03.09.2021 La Commission européenne annonce vendredi, le 3 septembre, avoir trouvé un accord avec l’entreprise pharmaceutique AstraZeneca. Cet accord «mettra un terme au litige en cours devant le tribunal bruxellois», communique vendredi matin la Commission européenne.

Via cet accord, la société s’est engagée à livrer toutes les doses de vaccins contre le covid qui étaient prévues par l’accord d’achat anticipé conclu à l’été 2020 (300 millions de doses). La société suédo-britannique va donc livrer aux Etats membres de l’UE «135 millions de doses d’ici la fin de 2021», dont 60 millions avant la fin du 3e trimestre. 65 millions de doses supplémentaires seraient livrées d’ici fin mars 2022.

Dès le début des livraisons du produit développé par AstraZeneca avec l’université d’Oxford, un bras de fer s’était engagé entre la Commission européenne et l’entreprise. AstraZeneca avait rapidement revu à la baisse ses prévisions de livraison pour l’UE, et la Commission l’avait accusée de ne pas respecter le contrat conclu ainsi que sa clause des «meilleurs efforts».

Afghanistan: Sassoli « très decu »

Bruxelles 01.09.2021 Le président du Parlement européen, David Sassoli, s’est dit «très déçu» mercredi de la réunion ministérielle extraordinaire des Vingt-sept qui s’est tenue mardi sur l’Afghanistan, dénonçant le manque de courage des capitales pour offrir l’asile aux réfugiés de ce pays repris par les taliban.

«Nous avons vu des pays extérieurs à l’Union européenne se proposer pour accueillir des demandeurs d’asile afghans, mais nous n’avons pas vu un seul État membre faire de même», a dénoncé le socialiste italien, lors d’un discours au Forum stratégique de Bled (Slovénie, pays qui occupe actuellement la présidence semestrielle du Conseil de l’UE).

«Tous ont pensé à juste titre à ceux qui ont travaillé avec nous et à leurs familles, mais aucun n’a eu le courage d’offrir refuge à ceux dont la vie est encore aujourd’hui en danger. Nous ne pouvons pas prétendre que la question afghane ne nous concerne pas, car nous avons participé à cette mission et en avons partagé les objectifs et les buts», a ajouté M. Sassoli.

Au même évènement, le président du Conseil européen Charles Michel a estimé dans son discours que l’« influence européenne sera notre plus grand défi dans les prochaines années». Faisant référence à l’Afghanistan, il s’est demandé si l’Europe pouvait «se contenter d’une situation dans laquelle nous sommes incapables d’assurer, sans assistance, l’évacuation de nos citoyens et de ceux qui sont menacés pour nous avoir aidés».

Mardi, des ministres des 27 États membres de l’UE, en charge de l’Intérieur ou compétents en matière d’Asile, ont mis l’accent sur l’accueil des réfugiés dans les pays voisins de l’Afghanistan, et les efforts pour éviter une crise humanitaire sur place.

La commissaire européenne en charge de la Migration, Ylva Johansson, a affirmé après la réunion que plusieurs ministres avaient appelé à ce que l’UE s’engage dans des efforts intensifiés de réinstallation de populations vulnérables (migration légale). C’est le cas du Luxembourgeois Jean Asselborn, qui a tancé l’attitude réticente de l’Autriche et de la Slovénie. Il a rappelé que le Royaume-Uni, par exemple, avait déjà annoncé vouloir accueillir 20.000 réfugiés afghans. Mais ni la commissaire ni la présidence slovène du Conseil de l’UE n’ont évoqué d’engagements chiffrés côté européen. La déclaration adoptée ne mettait pas prioritairement l’accent sur cet élément, et la discussion reviendra au menu d’un «forum de haut niveau sur la réinstallation», que la commissaire a promis pour ce mois.

«C’est une approche globale, que les ministres ont présentée», a souligné mercredi un porte-parole de la Commission, Adalbert Jahnz. La réponse n’est donc pas seulement européenne, elle aura lieu «en coopération avec la communauté internationale», ce que salue la Commission, ajoute-t-il. La réinstallation «est aussi une partie de la réponse», a-t-il assuré.

Loi e-Privacy pour trois ans

Bruxelles 22.07.2021 La Commission européenne veut que les conversations privées soient analysées automatiquement, quand bien même elles seraient chiffrées. Au début du mois, la loi européenne ePrivacy a été votée pour une durée de trois ans. Celle-ci autorise l’analyse des conversations et communications par les entreprises de réseaux sociaux dans le but de lutter contre la pédopornographie. Ce n’est pas vraiment une nouveauté : cela fait un moment que les conversations non chiffrées sont vérifiées par les plateformes, qui bloquent l’envoi de messages illégaux (malware, contenu haineux ou pédopornographique). Google peut lire chaque mail envoyé, tandis que Facebook scanne automatiquement les conversations Messenger.

Cette loi ePrivacy instaure une surveillance automatisée des échanges numériques qui n’est pas obligatoire, mais qui a été accueillie négativement par une partie de l’industrie, surprise d’un recul soudain après l’instauration du RGPD. Les militants du numérique y voient même la fin de la vie privée dans la correspondance électronique. Cette loi pourrait affecter le chiffrement de bout en bout déjà présent sur certaines plateformes (Signal, WhatsApp, iMessage), car certains acteurs estiment qu’elle pourrait décourager les entreprises à développer une solution sécurisée. Malheureusement, c’est généralement par un moyen de conversation chiffré que s’organisent les activités illégales : cette loi est donc actuellement limitée.

Pour l’automne 2021, la Commission européenne a donc annoncé une proposition de loi visant à aller encore plus loin. Celle-ci a pour but de rendre la surveillance des messageries obligatoire pour toutes les plateformes, y compris celles chiffrées. Autrement dit, WhatsApp ou Signal seraient forcés de créer une faille dans leur chiffrement pour surveiller les conversations.

Cette loi demande la création d’«un cadre juridique qui crée une obligation pour les fournisseurs de services concernés de détecter, de signaler et de retirer de leurs services les abus sexuels commis sur des enfants, applicable aux contenus anciens et nouveaux, ainsi qu’aux menaces textuelles telles que le grooming [processus de manipulation psychologique]». Ce projet est évidemment très controversé.

Le député européen Patrick Breyer, membre du Parti pirate, pointe dans un billet de blog les dérives que cette loi pourrait amener. Il y critique notamment la fiabilité de l’algorithme de surveillance, qui pourrait accidentellement envoyer de mauvais messages et mettre des bâtons dans les roues des enquêteurs. Pour lui, la création d’une porte dérobée représente un danger, et cette surveillance temporaire pourrait mener à des abus sur le long terme.

Propagation du variant Delta

Les pays européens, où un fort rebond de l’épidémie est attendu dans les prochaines semaines, tentent d’en contenir la propagation, avec le durcissement des conditions d’accès en France et au Royaume-Uni.

En Grèce, Mykonos, l’île de la fête, devra cesser de danser à partir de 01H00 du matin, au lendemain de l’imposition d’un couvre-feu nocturne similaire en Catalogne.

La France imposera dès samedi le 17 juillet minuit des tests du Covid-19 de moins de 24 heures aux voyageurs non vaccinés en provenance du Royaume-Uni, de l’Espagne, du Portugal, de Chypre, de la Grèce et des Pays-Bas. Jusqu’à présent des tests de 72 heures étaient acceptés, sauf pour ceux venant du Royaume-Uni qui devaient présenter un test de moins de 48H.

Alors que les contaminations grimpent rapidement sous l’effet du variant Delta, la France a élargi sa liste des pays «rouges» à de nouveaux pays : la Tunisie, le Mozambique, Cuba et l’Indonésie.

Le port du masque en extérieur fera aussi sont retour dans certaines régions de l’Est et du Sud-Ouest du pays.

Le durcissement des mesures sanitaires annoncé lundi par le président Emmanuel Macron – élargissement du pass sanitaire notamment aux commerces, restaurants, lieux de culture, avions ou trains ainsi que l’obligation vaccinale pour certaines professions – a suscité la colère d’une partie de la population.

Plusieurs cortèges ont défilé samedi le 17 juillet à Paris et dans plusieurs grandes villes pour dénoncer la «dictature» sanitaire imposée par M. Macron et des mesures qu’ils considèrent comme étant liberticides. Ces dernières sont toutefois admises par une très large majorité de Français, selon un sondage publié mardi.

Inquiet de la «présence persistante» en France du variant Beta, identifié pour la première fois en Afrique du Sud, le gouvernement britannique a lui décidé de soumettre ceux qui en viennent à une quarantaine, même s’ils sont vaccinés.

Whatsapp recolte pour facebook

Les nouvelles conditions d’utilisation de WhatsApp ne passent pas. Elles sont suspectées d’être volontairement obscures pour que les utilisateurs les acceptent sans les comprendre. La Commission européenne a été saisie.

Tourmente à l’horizon pour l’un des services de messagerie mobile les plus populaires. Le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc), qui regroupe 46 organisations de défense des consommateurs de 32 pays européens, a annoncé qu’il allait déposer plainte contre WhatsApp auprès de la Commission européenne.
Car l’application au téléphone vert a récemment modifié sa politique de confidentialité. Une mesure très controversée : les données des utilisateurs seraient davantage partagées avec la maison-mère de WhatsApp, qui n’est autre que Facebook depuis un rachat en 2014. L’application est allée jusqu’à rendre impossible l’envoi de messages par les utilisateurs qui n’auraient pas accepté cette mise à jour.

Prévue pour février, cette mise à jour a été reportée au 15 mai dernier face au tollé qu’elle a suscité, mais l’indignation ne retombe pas pour autant. L’Allemagne a même interdit à WhatsApp de transmettre les données de ses utilisateurs à Facebook. Le Beuc a épluché les nouvelles conditions d’utilisation de l’application, et pour le Bureau de protection des consommateurs, elles ne sont pas claires. Voire volontairement floues selon un communiqué de Monique Goyens, la directrice générale du Beuc: « Depuis des mois, WhatsApp bombarde les utilisateurs de messages agressifs et répétés pour les forcer à accepter ses nouvelles conditions d’utilisation et sa politique de confidentialité, impossible pour les consommateurs d’avoir une idée claire des conséquences des changements sur la protection de leur vie privée, notamment en ce qui concerne le transfert de leurs données personnelles vers Facebook et d’autres tierces parties.»

Pour le Bureau, WhatsApp a été délibérément vague à ce sujet et les consommateurs seraient exposés à un traitement de leurs données de grande envergure sans consentement valable. À la Commission européenne et aux autorités nationales maintenant de mener leur enquête.

Ce passage en force pour recueillir le consentement des usagers serait contraire au Règlement général de la protection des données européen. Cela s’apparente à une vente forcée que dénonce le Bureau européen des unions de consommateurs auprès de la Commission européenne et des autorités chargées de la protection des consommateurs, et jette le trouble sur la politique de confidentialité que pratique WhatsApp.

Journaliste blessé à Amsterdam

Peter R. de Vries, un journaliste néerlandais spécialisé dans les affaires criminelles et cible de menaces de mort, a été grièvement blessé par balles mardi soir à Amsterdam.

La scène s’est déroulée vers 19h30 dans une rue du centre-ville de la capitale néerlandaise, lorsque le reporter sortait du studio d’un talk-show dont il était l’invité. Cinq coups de feu ont été entendus, et au moins une balle se serait logée dans la tête de Peter R. de Vries. Trois personnes, dont le tireur présumé, ont été arrêtées.

De Vries est connu de tous les Néerlandais pour son rôle occupé dans plusieurs affaires criminelles, en tant que porte-parole de victimes ou dans le cercle proche de témoin-clé.

L’attaque portée contre ce journaliste a été unanimement dénoncée aux Pays-Bas, et au-delà. «C’est un jour sombre, non seulement pour les personnes proches de Peter R. de Vries mais aussi pour la liberté de la presse», a déclaré le ministre de la Justice et de la Sécurité Ferdinand Grapperhaus. Le président du Conseil européen Charles Michel a lui aussi réagi, évoquant un «crime contre le journalisme et une attaque contre nos valeurs».

Biélorussie: L’Ue a imposé des sanctions

La sanction est tombée. Les Européens ont décidé, ce lundi le 21 juin lors d’une réunion à Luxembourg, de couper d’importantes sources de revenus du régime biélorusse pour sanctionner le déroutement d’un vol de la compagnie Ryanair, allant de Vilnius à Athènes, afin d’arrêter un journaliste, fin mai. La décision a été approuvée « à l’unanimité » lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, ont indiqué à l’AFP deux participants.

« Ça n’arrive pas tous les jours, mais l’Union européenne est sur la même ligne. On avait fixé la ligne au sommet européen et aujourd’hui nous allons transformer l’essai », avait prévenu le chef de la diplomatie du Luxembourg, Jean Asselborn. La décision a été approuvée « à l’unanimité » lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept, ont déclaré deux participants. Une liste comportant au total soixante-dix-huit personnes et huit entités ciblées par les sanctions a été publiée au terme de la réunion.

Les ministres se sont d’abord entretenus avec l’opposante en exil Svetlana Tikhanovskaïa, arrivée dimanche soir à Luxembourg. Ils ont ensuite commencé leur réunion avec l’approbation de l’ajout de 78 noms et de 8 entités à la liste des responsables biélorusses sanctionnés pour la répression de l’opposition. Puis ils ont confirmé l’accord politique trouvé vendredi dernier entre les capitales sur les secteurs clés économiques visés.

Ces sanctions constituent une réponse au détournement de l’avion, mais aussi, plus largement, à « la répression persistante en Biélorussie » et aux violations des droits humains, a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, dans un communiqué. « Ces sanctions coordonnées démontrent la ferme détermination transatlantique à soutenir les aspirations démocratiques du peuple biélorusse », a-t-il ajouté.

Belgique: Jürgen Conings présumé mort

Jürgen Conings, militaire âgé de 46 ans, faisait l’objet de recherches intenses depuis le mardi 18 mai dernier. L’homme, lourdement armé et considéré comme «extrémiste potentiellement violent», était depuis lors devenu l’homme le plus recherché de Belgique. On apprend ce dimanche 20 juin via nos confrères du Belang van Limburg que le fugitif a finalement été retrouvé mort dans le Dilserbos.

C’est le bourgmestre de Maaseik, Johan Tollenaere, qui a remarqué une odeur de cadavre en décomposition en faisant du VTT ce dimanche 20 juin et a appelé les secours. Il s’agissait bien du corps de Jürgen Conings, a appris dimanche le 20 juin l’agence Belga de bonne source, confirmant une information du journal Het Belang van Limburg et la chaîne de télévision régionale limbourgeoise TV Limburg.

Toujours selon nos confrères flamands, Jürgen Conings serait décédé il y a trois semaines, selon les premières constatations. Il se serait suicidé.

Depuis les menaces de Jürgen Conings, Marc Van Ranst était caché avec sa famille dans une «safe house», leur vie étant en danger. «Je suis soulagé mais il ne faut pas oublier qu’il laisse aussi derrière lui une famille », a ainsi réagi le virologue après l’annonce de la mort de Conings.

«Je suis soulagé pour ma famille. Le niveau de menace sera également plus bas maintenant. Mais il ne faut pas oublier qu’il laisse aussi derrière lui une famille. Et ce sera très difficile pour eux», a ainsi réagi le célèbre virologue flamand auprès de nos confrères. «Je suppose que ce sera aujourd’hui ou demain [qu’ils pourront quitter le lieu sûr où ils sont cachés depuis 1 mois]. Donc on ne fera pas grand-chose. C’est mon anniversaire aujourd’hui, mais il faudra peut-être encore fêter ici».

Belgique: Biden au Palais royal

Bruxelles 15.06.2021 Ce mardi, le 15 juin, une réunion bilatérale est prévue au Palais royal avec le président américain Joe Biden et le Secrétaire d’État américain Anthony Blinken. La Belgique sera représentée par le Roi Philippe, le Premier ministre et la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès.

Une rencontre avant tout protocolaire et symbolique: le roi Philippe est le premier chef d’Etat européen à rencontrer Joe Biden depuis qu’il est président américain. Parmi les thèmes centraux annoncés: le coronavirus, le dialogue entre l’UE et les États-Unis et enfin, le climat.

Le président américain continue son tour de l’Europe et si dirigera ensuite vers la Suisse et plus précisément Genève ou il rencontrera le président russe Vladimir Poutine.

Manifestation pour liberation du journaliste

Bruxelles 29.05.2021 Quelques dizaines de personnes ont manifesté samedi de 15h00 à 16h00, devant l’ambassade biélorusse, située avenue Molière à Ixelles, pour réclamer la libération du journaliste d’opposition Raman Pratasevich et de sa compagne Sofia Sapega, interpellés lors d’un atterrissage forcé d’un avion européen à Minsk dimanche dernier, ainsi que de l’ensemble des prisonniers politiques.

Les manifestants portaient des pancartes avec des messages comme « Liberté pour Pratasevich et Sapega » et « Non aux arrestations abusives ». Des prises de parole ont été organisées.

« On estime qu’on doit faire usage de notre liberté pour ceux qui n’en ont pas et il nous apparaît vraiment critique qu’un pays continue d’appliquer la peine de mort en Europe », défend Christophe d’Aloisio, porte-parole de l’ONG d’inspiration chrétienne ACAT Belgique. « Notre organisation milite pour l’abolition totale de la peine de mort, quelles que soient les circonstances. (…) On est convaincus que les déclarations de Raman Pratasevich, comme quoi il est bien traité en prison et qu’il a participé à l’organisation de troubles, ont été obtenues sous la torture, car les choses qu’ils sont en train de lui faire avouer sont passibles de la peine de mort dans le code pénal » biélorusse.

Les manifestants dénoncent de plus le recours à un détournement d’avion de ligne pour procéder à son interpellation, ce qui a généré une réaction de l’Union européenne. Cette dernière a en premier lieu fermé son espace aérien en Biélorussie et a demandé aux compagnies européennes de ne plus survoler le pays. « On voit derrière un intérêt géopolitique de la Russie », continue le porte-parole. « Il n’y avait pas meilleur moyen d’éloigner son « petit frère » biélorusse de l’Union européenne, qui n’aurait pas pu tolérer cette « piraterie d’Etat ». (…) A partir du mois d’août 2020, il y a eu des grandes manifestations pour la démocratie comme on n’en avait jamais vues dans ce pays et beaucoup espéraient un renversement du régime, ce qui n’était pas à l’avantage de la Russie ».

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