Archives de Catégorie: EUROPE

Bexit: la crise de l’accord de retrait

Le Parlement européen n’approuvera aucun traité commercial entre l’UE et le Royaume-Uni si l’accord de divorce n’est pas pleinement mis en oeuvre, a déclaré le 11 septembre un responsable qui a eu connaissance d’un projet de déclaration allant en ce sens.

Le groupe de coordination du Parlement européen sur le Royaume-Uni s’est réuni avec le coprésident du comité mixte UE-Royaume-Uni, Maroš Šefčovič, pour évaluer l’impact de la « loi sur le marché intérieur du Royaume-Uni » sur la mise en œuvre de l’accord de retrait, et avec le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, pour évaluer les négociations en cours sur les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni.

Le Parlement européen a diffusé le 11 septembre en début de soirée un communiqué: “Si les autorités britanniques enfreignaient – ou menaçaient d’enfreindre – l’accord de retrait, par le biais du projet de loi sur le marché intérieur du Royaume-Uni sous sa forme actuelle ou par tout autre moyen, le Parlement européen ne ratifierait en aucun cas un accord entre l’UE et le Royaume-Uni”, dit ce communiqué signé à la fois par les membres du groupe de coordination sur le Royaume-Uni et par les chefs de la plupart des groupes politiques représentés au sein de l’assemblée.

Pour entrer en vigueur, un accord commercial entre Londres et Bruxelles devra obtenir le feu vert des députés européens.

La Commission européenne a sommé le 10 septembre le gouvernement britannique de respecter pleinement l’accord de sortie de l’Union européenne conclu en janvier dernier et de retirer avant la fin du mois son projet de loi mettant en cause certains aspects du traité.

« Le Parlement européen invite le Royaume-Uni à travailler avec l’UE de manière constructive et à trouver des compromis qui soient dans l’intérêt de nos citoyens et de nos entreprises de part et d’autre de la Manche. Tout accord éventuel devrait non seulement préserver nos intérêts, mais aussi respecter l’intégrité de l’Union européenne et de son marché unique ».

COVID19: UE 40% plan de vaccination

Les pays de l’Union européenne, le Royaume-Uni et les partenaires de l’UE se sont mis d’accord sur un plan de vaccination contre le COVID-19 qui prévoit l’inoculation d’au moins 40% de leur population.

Cette initiative pourrait faire reculer le projet de vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui vise, initialement, à acheter des vaccins pour 20% des personnes les plus vulnérables du monde par le biais d’un système d’achat mondial.

La prise en compte de tous les groupes à risque fera que probablement 40% de la population sera ciblée, selon la situation et la démographie des pays”, indique le document, adopté fin juillet par des experts de la santé des états membres de l’UE ainsi que du Royaume-Uni, de la Suisse, de la Norvège et des pays des Balkans.

Selon le document de l’UE, les “groupes prioritaires” représentent plus de 200 millions de personnes sur les 450 millions d’habitants de l’UE, dont les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes âgées et les professionnels de la santé.

Les personnes en bonne santé travaillant dans des services publics essentiels, tels que l’éducation et les transports publics sont également incluses dans les groupes prioritaires, bien qu’une estimation de leur nombre ne soit pas disponible dans le document.

L’objectif du plan est de parvenir à une immunité collective pour la population de l’UE, ce qui pourrait être atteint par de nouvelles campagnes de vaccination une fois l’objectif de 40% atteint.

La Commission européenne a déclaré à plusieurs reprises qu’elle soutenait une approche globale et inclusive de la vaccination contre le COVID-19. Cependant, elle met en œuvre ce qui peut être considéré comme l’équivalent d’une stratégie “Europe First” donnant la priorité à la population européenne.

La Commission a demandé aux 27 états membres de l’UE de ne pas acheter de vaccins dans le cadre d’un programme d’achat dirigé par l’OMS et de recourir exclusivement à un plan alternatif de l’UE qu’elle juge plus rapide et moins coûteux.

Tsikhanouskaïa un symbole de changement

La cheffe de l’opposition biélorusse en exil, Sviatlana Tsikhanouskaïa, va rencontrer le 25 aout le vice-secrétaire d’Etat américain Stephen Biegun en Lithuanie afin d’évoquer la situation en Biélorussie, a indiqué son équipe à Reuters.

Stephen Biegun fera étape à Vilnius avant de se rendre à Moscou où il doit s’entretenir avec des responsables russes et tenter de trouver des solutions pacifiques qui permettraient d’éloigner la perspective d’une intervention de Moscou en Biélorussie.

Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, qui dirige son pays d’une main de fer depuis 26 ans et a été réélu le 9 août au terme d’un scrutin considéré comme truqué par l’opposition, assure pour sa part que la crise politique sera bientôt terminée.

Dans un entretien à Reuters, elle déclare qu’elle ne se considère pas comme une femme politique, mais comme un symbole de changement permettant d’aboutir à des élections, réaffirmant par ailleurs qu’elle ne serait pas candidate si un nouveau scrutin était organisé.

“Le peuple biélorusse a changé cette année. Le peuple biélorusse ne pourra pas l’accepter comme nouveau président, et ne lui permettra pas de le traiter comme avant”, a-t-elle déclaré à propos d’Alexandre Loukachenko.

«Je suis sûr que tôt ou tard il devra partir»

Professeur d’anglais de formation de 37 ans, novice en politique, Tikhanovskaïa a bouleversé la campagne présidentielle au Bélarus en rassemblant des foules inédites à ses meetings et en obtenant les soutiens d’autres opposants.

Interrogée sur un soutien de la Russie à Loukachenko, Svetlana Tikhanovskaïa a répondu: « J’appelle tous les pays du monde à respecter la souveraineté du Bélarus ».

« Nous ne voulons plus vivre dans la peur et les mensonges », a-t-elle dit, appelant les travailleurs à se concerter avec le conseil de coordination mis en place pour organiser les manifestations. « La création du conseil de coordination a pour but de négocier une passation du pouvoir sans heurts », a affirmé Tikhanovskaïa.

Svetlana Tsikhanouskaïa, réfugiée politique en Lituanie, a exhorté le 21 aout la population à durcir les grèves pour contraindre Alexandre Loukachenko à organiser une nouvelle élection présidentielle.

COVID19: mesures nationales supplémentaires en Belgique

Bruxelles Le Conseil national de sécurité réuni ce lundi matin le 27 juillet a décidé de restreindre la bulle sociale à cinq personnes par foyer. Les enfants de moins de 12 ans ne doivent pas être inclus dans le décompte. Le télétravail est “fortement recommandé” par les autorités qui appellent également chaque citoyen à se rendre seul au magasin pour faire ses achats. Le nombre de personnes autorisées à participer à des évènements en intérieur et extérieur est réduit de moitié, respectivement à 100 et 200 personnes. “Nous agissons de manière drastique afin de ne pas hypothéquer la rentrée scolaire de septembre”, a commenté Sophie Wilmès.

La “bulle sociale” limitée à 5 personnes fixes par foyer à partir de mercredi
Sans surprise, le Conseil national de sécurité à décidé de réduire la “bulle” de contacts autorisés à un maximum de 5 personnes par foyer. Ces 5 personnes, qui ne comprennent pas les enfants de moins de 12 ans, ne sont plus calculées par personne mais donc bien par famille.

Et ce chiffre ne compte plus “par semaine”, comme la bulle de 15 valable actuellement, mais ce sont bien les 5 mêmes personnes que chaque foyer devra considérer comme “contacts proches” jusqu’à la fin août.

“A partir du 29 juillet, et au moins pour 4 semaines, la bulle sociale sera réduite à 5 personnes fixes, pour une même famille, un foyer tout entier, sans compter les enfants de moins de 12 ans”, a expliqué la Première ministre Sophie Wilmès en conférence de presse à l’issue du Conseil national de sécurité.

Il s’agit donc des personnes que l’on peut voir en plus de celles qui vivent sous le même toit et avec lesquelles on peut avoir un contact rapproché, sans respect constant de la distanciation sociale. “Pour tous les autres, il faut respecter en permanence les distances”, insiste Sophie Wilmès. “Et il est toujours conseillé de porter le masque”.

Il s’agit d’une recommandation des experts de la Celeval, la cellule d’évaluation de la situation, “que nous suivons à la lettre”, a-t-elle précisé. D’ici mercredi, “ce n’est pas l’idée de faire n’importe quoi”, a encore insisté la Première ministre.

Jusqu’ici, une “bulle” de maximum 15 contacts rapprochés par personne et par semaine valait, sauf là où les autorités provinciales avaient décidé de réduire cette bulle à 10, comme à Anvers.

Les rassemblements privés réduits à 10 personnes, nouvelles limites pour les évènements
Les évènements vont devoir encore limiter les présences et les rassemblements privés sont aussi fortement limités à un maximum de 10 personnes (sans compter les enfants de moins de 12 ans).

Pour ce qui est des évènements organisés, avec public, il y a un nouveau maximum strict: 100 personnes si c’est en intérieur, 200 si c’est à l’extérieur, soit la moitié de ce qui était autorisé jusqu’à présent.

“Nous demandons aux autorités locales de revoir scrupuleusement chaque évènement prévu sur leur territoire cet été et d’éventuellement en annuler si besoin. Dans tous les cas, les évènements avec public doivent respecter des protocoles” assurant la sécurité par rapport à la pandémie, a indiqué la Première ministre Sophie Wilmès.

Pour ce qui est des évènements non encadrés, comme les rencontres avec famille et amis, les excursions, etc., une nouvelle limite maximale de 10 personnes est instaurée, sans compter les enfants en-dessous de 12 ans. “Cette limite vaut aussi pour les réceptions, banquets et autres”, indique Sophie Wilmès.

Le télétravail recommandé, seul dans les magasins
Le télétravail est “fortement recommandé” par les autorités qui appellent également chaque citoyen à se rendre seul (ou accompagné d’un enfant de moins de 12 ans vivant sous le même toit ou d’une personne nécessitant de l’aide) aux magasins. Le laps de temps pour réaliser les achats est fixé à 30 minutes..

Les trajets en train gratuits reportés
Au vu de l’évolution inquiétante de la situation épidémiologique en Belgique, il faut absolument éviter les affluences en certains lieux, et il a donc été décidé de remettre à plus tard la mesure d’octroi de trajets en train gratuits à la population. Cette mesure est “reportée à septembre”, a précisé Sophie Wilmès.

Aucun changement pour l’horeca
Soulagement pour les professionnels du secteur horeca, aucune nouvelle restriction n’a été décidée. Les règles appliquées jusqu’à présent restent en vigueur.

Renseigner ses coordonnées pour un cours de sport ou un rendez-vous wellness
Le CNS avait innové jeudi dernier en instaurant une règle voulant que les clients de l’Horeca renseignent leur nom et un moyen de contact à chaque passage dans un établissement. Cette règle, censée permettre de rapidement prévenir les personnes concernées si on découvre qu’une personne malade était présente, va désormais être élargie à d’autres situations.

Il y aura aussi “demande de contacts dans les établissements wellness et pour les cours de sport”, a annoncé Sophie Wilmès.

Les soldes maintenus
La ministre de l’Économie Nathalie Muylle a précisé qu’il y aura malgré tout des soldes dès le 1er août, comme il avait été prévu dans le cadre du déconfinement progressif. Nous les avons déjà postposées d’un mois, mais on ne peut pas remettre constamment à plus tard une ‘saison d’été’. Les stocks sont là, et c’est crucial pour le secteur”, a justifié la ministre.

Macron a salué l’accord «historique»

Le président Macron a salué le 21 juillet l’aspect “historique” de l’accord sur le budget de l’UE et le plan de relance européens conclu au bout de quatre jours de discussions à Vingt-Sept à Bruxelles, parlant d’”étape majeure” dans la construction de l’Union.

“Le plan de relance fondé sur cette solidarité européenne, c’est un changement historique de notre Europe et de notre zone euro. C’est la première fois que nous mettons en place cette capacité budgétaire commune, à ce niveau-là”, a dit Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse en visioconférence aux côtés de la chancelière allemande, Angela Merkel.

Sans l’Allemagne et la France ensemble, “rien n’est possible”, a expliqué le président français.

“Je suis convaincu que ce plan, ce budget sont de nature à répondre aux défis sanitaires, économiques et sociaux qui sont aujourd’hui devant nous dans chacun de nos pays, et que décider de ne pas y répondre, s’eut été décider de dépenser beaucoup dans quelques mois ou quelques années”, a poursuivi le président français.

“Je n’ai aucun esprit chagrin à propos de cet accord”, a aussi déclaré Emmanuel Macron, alors que la France a dû faire des concessions, notamment sur le montant des subventions.

“Nous sommes en train de structurer une solidarité commune, de consolider l’euro comme une vraie monnaie internationale”, a-t-il aussi considéré.

Le Maire: «un bon accord» pour «nouvelle» Europe

L’accord conclu le 21 juillet à l’aube par les dirigeants des Vingt-Sept sur un plan de relance massif de l’économie européenne constitue l’acte de naissance d’une nouvelle Europe, plus solidaire, a salué le ministre français de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire.
Les dirigeants de l’UE se sont accordés le 21 juillet à l’aube, à l’issue d’un sommet marathon de plus de quatre jours à Bruxelles, sur un plan de relance d’une économie européenne fragilisée par les répercussions économiques de la crise sanitaire liée à la COVID-19, doté de €750 milliards, répartis entre €390 milliards de subventions et €360 milliards de prêts.

“C’est un bel accord, c’est un bon accord et c’est l’acte de naissance d’une nouvelle Europe donc c’est effectivement un jour historique parce que pour la première fois de son histoire l’Europe accepte de lever de la dette en commun (…) pour donner de l’argent aux Etats membres afin qu’ils puissent reconstruire, relancer leur économie”, a déclaré Bruno Le Maire.

“C’est l’acte de naissance de cette nouvelle Europe qui sera plus solidaire, plus verte et puis plus franco-allemande”, a-t-il ajouté en plaidant une nouvelle fois pour une accélération des processus de décision des instances de l’Union européenne.

Il faut que l’Europe puisse décider aussi fort que ce matin mais plus rapidement”, a souligné Bruno Le Maire en réitérant son appel à abandonner la règle de l’unanimité au profit de la majorité qualifiée pour les décisions sur la fiscalité.

Le ministre a également précisé que la France obtiendrait €40 milliards de subventions issus de ce plan de relance européen, qui contribueront au financement du plan de relance national.

“La relance c’est maintenant, il n’y a pas un instant à perdre donc nous disposons dès maintenant de 40 milliards d’euros supplémentaires que nous allons pouvoir ajouter à l’argent du budget français (…) à l’intérieur des 100 milliards” prévus pour le plan de relance national, a-t-il souligné.

Au-delà des mesures déjà mises en place depuis le début de la crise sanitaire pour soutenir une économie française pénalisée notamment par près de deux mois de confinement, le dernier volet des mesures de relance nationales s’intègrera dans ce plan de relance de €100 milliards qui sera présenté le 24 août en conseil des ministres.

Ce texte prévoira des dépenses pour la formation des salariés, pour l’investissement des entreprises, ainsi que pour la transition écologique, à hauteur de 30%, a éxpliqué Bruno Le Maire.

Cellule de renseignement franco-britannique

Le ministre de l’Intérieur français, Gérald Darmanin, et son homologue britannique, Priti Patel, ont signé dimanche le 12 juillet à Calais (Pas-de-Calais) un accord prévoyant la création d’une cellule de renseignements franco-britannique sur la question des migrations.

Cette entité “permettra à nos services respectifs de partager de manière opérationnelle les informations qu’ils détiennent, en particulier sur les filières de passeurs”, explique Gérald Darmanin dans un message posté sur Twitter.

Après le démantèlement de campements de migrants ces derniers jours à Calais, le ministre a dit l’importance, à ses yeux, de “continuer à maintenir une pression qui est celle simplement de la République, qui est chez elle partout et qui ne doit pas voir se reconstituer bien évidemment une ‘jungle’ ou une ‘land’.”

Gérald Darmanin a aussi rencontré la maire de Calais, Natacha Bouchart.

“Je lui ai rappelé la nécessité de maintenir des effectifs suffisants de forces de l’ordre à Calais, de poursuivre la lutte contre les passeurs, de renégocier les Accords du Touquet et de déployer un nouveau contrat de territoire”, a écrit cette dernière sur son compte Twitter.

Lagarde: le pire a «probablement passé»

La zone euro a “probablement passé” le pire de la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus même si la prudence s’impose, a déclaré vendredi Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE).

“Nous avons probablement passé le point bas, je dis cela avec une certaine appréhension car, bien sûr, une deuxième vague grave est possible”, a-t-elle déclaré lors d’un débat en ligne.

Schengen: lever les contrôles

La Commission européenne (CE) a recommandé le 11 juin aux Etats membres de l’espace Schengen de lever les contrôles à leurs frontières intérieures d’ici au 15 juin mais de prolonger au moins jusqu’au 30 juin les restrictions temporaires sur les déplacements non-essentiels à destination de l’Union européenne.

D’après la proposition de la Commission, l’autorisation d’entrer dans l’espace Schengen sera basée sur le lieu de résidence du voyageur et non sa nationalité et aucune mesure de quarantaine ne lui sera imposée à son arrivée.

L’exécutif bruxellois justifie son refus d’une levée généralisée des restrictions sur les voyages par la situation sanitaire qui reste critique dans certains pays tiers.

Les restrictions devraient être levées pour des pays sélectionnés conjointement par les Etats membres sur la base d’une série de principes et de critères objectifs”, indique la Commission dans un communiqué, citant “la situation sanitaire, la capacité à mettre en oeuvre des mesures de contrôle lors des déplacements et des considérations liées à la réciprocité”.

“Même si nous devons tous rester prudents, le moment est venu d’engager les préparatifs concrets d’une levée des restrictions avec les pays présentant une situation sanitaire similaire à celle de l’UE et d’une reprise du traitement des visa”, a-t-elle ajouté.

La commission propose egalement de lever les restrictions sur les voyageurs en provenance des Balkans occidentaux (Croatie, Bosnie-Herzégovine, Albanie, Kosovo, Macédoine du Nord, Monténégro et la Serbie). Ylva Johansson n’a pas souhaité citer d’autres pays.

Cela doit être fait étape par étape. Je pense donc que cette liste s’allongera, peut-être pas au jour le jour mais au moins peut-être de semaine en semaine”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

Barnier: «aucun progrès» de négociations

Après une nouvelle semaine de négociations, l’UE et Royaume-Uni semblent exactement au même point qu’avant la pandémie. Et c’est un négociateur européen, Michel Barnier, quelque peu déconcerté, qui l’a encore répété vendredi le 5 mai:

«Il n’y a eu quasiment aucun progrès.» Sur les conditions de concurrence équitable, sur le mode d’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques ou encore sur la gouvernance générale de la future relation, tout semble opposer les deux partenaires.

Or ce dernier cycle est particulièrement symbolique: c’est en juin que les deux parties doivent décider si elles se donnent plus de temps pour conclure, en allongeant la période actuelle de transition.

Le scénario d’un « no deal » prend donc de plus en plus d’épaisseur. Pour l’éviter, Londres pourrait théoriquement demander, avant le 30 juin, un prolongement des discussions d’un an voire deux ans, si nécessaire. Sauf que le Premier ministre britannique Boris Johnson a toujours rejeté cette option.

Dès lors, la marge de manoeuvre pour empêcher une sortie sans accord devient extrêmement limitée. Certains experts estiment qu’une initiative politique de haut niveau est nécessaire et misent notamment sur la rencontre prévue ce mois-ci entre Boris Johnson et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Le Conseil européen des 18 et 19 juin pourrait aussi être un moment propice à des avancées. Reste qu’à Bruxelles comme à Londres, la crise liée au nouveau coronavirus est devenue la priorité, faisant passer le Brexit au second plan.

Dès lors, la marge de manoeuvre pour empêcher une sortie sans accord devient extrêmement limitée. Certains experts estiment qu’une initiative politique de haut niveau est nécessaire et misent notamment sur la rencontre prévue ce mois-ci entre BoJo et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Le Conseil européen des 18 et 19 juin pourrait aussi être un moment propice à des avancées. Reste qu’à Bruxelles comme à Londres, la crise liée au nouveau coronavirus est devenue la priorité, faisant passer le Brexit au second plan.

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