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UE: l’achat de vaccin de $10 milliard

Bruxelles 20.11.2020 L’Union européenne pourrait payer plus de €8,4 milliards ($10 milliards) pour se procurer des centaines de millions de doses des candidats vaccins de Pfizer-BioNTech et CureVac, a indiqué un responsable européen impliqué dans les négociations.

Le bloc a accepté de payer €15,50 euros par dose du vaccin anti-COVID-19 développé par Pfizer et BioNTech, selon ce responsable. Les deux laboratoires ont annoncé mercredi que leur candidat vaccin était efficace à 95%, selon les résultats définitifs d’un essai clinique de phase III.

Le prix unitaire négocié par l’UE porterait la facture de 200 millions de doses à un prix global de 3,1 milliards d’euros, à €4,65 milliards en cas d’exercice d’une option pour l’achat de 100 millions de doses supplémentaires, a détaillé la la même source.

Les Etats-Unis ont conclu un contrat avec Pfizer pour un prix de $25 par dose.

Parallèlement, l’Union européenne a accepté de payer €10 par dose pour la fourniture de 225 millions de doses du candidat vaccin de CureVac, soit €2 de moins que le prix unitaire initialement annoncé par la biotech allemande, a souligné le négociateur européen.

L’UE a réservé cette semaine jusqu’à 405 millions de doses auprès de CureVac, dont 180 millions en option. Cela porterait la facture à €4,05 milliards.

Ni la Commission européenne, qui négocie au nom des Vingt-Sept, ni BioNTech ni CureVac n’ont fait de commentaire. Pfizer a indiqué qu’il négociait sur la base d’une formule prenant en compte le volume et les dates de livraison et que l’UE représentait à ce jour son plus gros client.

“Nous ne dévoilerons pas davantage les détails de cet accord”, a ajouté un porte-parole.

Véran: « décroissance » de l’épidémie

L’épidémie de COVID-19 est entrée dans une phase de décroissance, mais le сoronavirus continue à circuler très activement partout en France, a dit mardi, le 17 novembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui espère être en mesure d’entamer la campagne de vaccination début 2021.

“Nous avons commencé la décroissance de l’épidémie (…) mais cela ne veut pas dire que nous avons vaincu le virus. Cela veut dire que nous sommes toujours en phase de circulation active importante, mais que nous sommes en train de reprendre le contrôle sur la dynamique du virus. Cela veut dire que les mesures du gouvernement fonctionnent”, s’est-il félicité au micro de BFMTV.

Le ministre a toutefois dit ne pas être en mesure d’avancer une date pour la levée du confinement, ni pour la réouverture des commerces jugés non essentiels, mais a assuré que les restrictions de circulation ne seraient pas supprimées le 1er décembre, comme l’avait déjà annoncé le Premier ministre Jean Castex.

Olivier Véran a par ailleurs dit ne pas pouvoir “promettre que nous pourrons être rassemblés partout” en France pour les fêtes de fin d’année.

Interrogé sur la date à laquelle la vaccination sera possible, il a répondu. “J’ai besoin de savoir si le vaccin est efficace et sûr, et s’il est efficace et sûr, et que nous avons les autorisations (…), nous travaillons pour pouvoir commencer la vaccination début 2021”.

Moderna a annoncé lundi que son candidat vaccin contre le COVID-19 était efficace à 94,5%, une semaine après l’annonce de son concurrent Pfizer qui, associé à l’allemand BioNTech, a dit avoir développé un produit efficace à plus de 90%. Le laboratoire américain espère être en mesure d’entamer la vaccination dès la fin de l’année aux Etats-Unis et début 2021 en Europe.

Directeur de l’IHU Méditerranée Infection, professeur de médecine Didier Raoult a notamment réagi à la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus en France qui n’est pas due selon lui au comportement des Français en juillet et août dernier.

« La mesure qui était raisonnable pour éviter une deuxième épidémie, c’était de fermer les frontières », explique le professuer..

« À partir du moment où on a ouvert nos frontières, des centaines de milliers de personnes sont arrivées en France avec des virus nouveaux, des virus qui avaient des évolutions différentes. On sait maintenant, et ce n’est pas une bonne nouvelle pour le vaccin, que ces virus nouveaux peuvent vous infecter alors que vous avez déjà été infecté », poursuit le Pr Raoult.

Affaire Pilarski: Bardot défend le chien Curtis

Brigitte Bardot a écrit au ministre de la Justice pour prendre la défense du chien Curtis, désigné coupable dans la mort d’Elisa Pilarski, jeune femme de 29 ans, enceinte, retrouvée morte en forêt en 2019.

Brigitte Bardot a pris la plume pour écrire au Garde des Sceaux Dupont-Moretti dans l’affaire de la mort d’Elisa Pilarski, jeune femme de 29 ans, enceinte, retrouvée morte en forêt de Retz en 2019. D’après l’autopsie, le décès a pour origine «une hémorragie consécutive à plusieurs morsures». Les expertises réalisées, soit les tests ADN et les expertises vétérinaires, «tendent à démontrer l’implication exclusive» de Curtis, chien de son compagnon, un American Pitbull Terrier provenant d’un élevage des Pays-Bas sans «qu’aucun élément» ne mette en cause les chiens de chasse à courre, présent dans les parages du drame ce jour-là.

«La peine de mort a été abolie en France, elle ne doit pas être prononcée à l’encontre de Curtis dont la culpabilité est loin d’être établie même si elle arrange tout le monde», écrit Brigitte Bardot avec une lettre de deux pages, publiée sur Twitter.

«Curtis est aujourd’hui le coupable idéal, écrit-elle dans la missive adressée à Eric Dupond-Moretti, mais nous savons tous qu’une meute livrée à elle-même, comme celle du « rallye de la passion » lors du drame, en l’absence du piqueux malade ce jour-là, représente un danger réel, si les chasseurs étaient moins malhonnêtes ils le reconnaitraient eux-mêmes».

«Je connais votre passion et votre militantisme pour la chasse, la corrida et autres pratiques que je dénonce, je fais appel non pas à l’homme mais au ministre. Nous avons besoin de connaître la vérité, cette affaire dramatique a encore bien trop de zones d’ombre sur lesquelles il faut faire la lumière», poursuit la présidente de la Fondation qui porte son nom, concluant par : «il serait doublement criminel d’accuser et de condamner à mort un innocent».

L’une de ses ex-compagnes, qui a souhaité rester anonyme, assure que Christophe Ellul aurait dressé d’autres de ses chiens à l’attaque, vingt ans avant les faits. À l’époque cet amateur de chiens élevait un Rottweiler. « J’avais pris un petit chat, un bébé, raconte son ex-compagne d’une voix tremblante. On était chez moi, dans mon salon. Je suis partie un moment aux toilettes, j’ai entendu un grognement du chien. Le chien avait attrapé le chat par la nuque. Le chat n’était pas encore mort. Il m’a dit : ‘Attends, je vais le finir’. Donc il est sorti avec le petit chat et quand je lui ai demandé où était le chat, car je voulais au moins l’enterrer, il m’a dit : ‘Je l’ai jeté à la poubelle’. »

COVID19: abattage de visons au Danmark

Le Danemark va abattre des millions de visons en raison d’une « mutation du virus », selon les autorités.
Cette décision concerne 15 à 18 millions d’animaux. Le Danemark va abattre la totalité des visons élevés sur son territoire en raison d’une mutation du Covid-19 déjà transmise à 12 personnes, a annoncé, mercredi 4 novembre, la Première ministre Mette Frederiksen.

Selon les explications des autorités danoises, cette mutation ne se traduit pas par des effets plus graves chez l’être humain, mais par une moindre efficacité de ses anticorps, ce qui menace la mise au point d’un vaccin contre le virus.

« Un risque élevé pour la santé publique »
Le virus muté détecté sur des visons « ne réagit pas autant aux anticorps que le virus normal. Les anticorps ont toujours un effet, mais pas aussi efficace », a expliqué le responsable de l’Autorité danoise de contrôle des maladies infectieuses (SSI), Kåre Mølbak. « La poursuite de l’élevage de visons impliquerait un risque beaucoup plus élevé pour la santé publique, tant au Danemark qu’à l’étranger », a-t-il souligné.

Le Danemark est le premier exportateur mondial de peaux de visons. Après de premiers cas de Covid-19 chez les visons, Copenhague avait déjà lancé cet été une campagne d’abattage dans les élevages infectés. Les 12 cas de transmission à l’homme du virus muté ont été détectés dans la péninsule du Jutland, la partie occidentale du pays, où sont concentrés la plupart des élevag

Boris Johnson annonce le reconfinement

Le Premier ministre du Royaume-Uni Boris Johnson pourrait instaurer dès la semaine prochaine un confinement d’un mois pour toute l’Angleterre, a-t-on appris le 31 octobre de source gouvernementale.

Depuis le début de l’épidémie, 46.299 décès ont été officiellement imputés au COVID-19 en Grande-Bretagne, pays le plus mortellement touché d’Europe.

Selon les sources des media anglaise les mesures sont encore au stade de l’élaboration et aucune décision n’a été prise. Plusieurs ministres doivent se réunir samedi pour évoquer le sujet et une conférence de presse du Premier ministre est prévue ce samedi à 16h00.

The Times rapporte que seuls les commerces essentiels, les écoles, les crèches et les universités pourraient être autorisés à rester ouverts.

COVID19: durcissement des mesures

Dans l’attente des annonces d’Emmanuel Macron face à l’accélération de l’épidémie de la COVID-19, la France se préparait mercredi, le 28 octobre, à un durcissement marqué des mesures de restriction de circulation, qui pourraient aller jusqu’à un reconfinement quasi général du pays, avec des conséquences sanitaires, sociales et économiques difficiles à évaluer.

Le président de la République doit présenter à 20h00 (19h00 GMT) les nouvelles mesures décidées pour tenter de freiner la propagation du coronavirus, au terme d’une journée durant laquelle il aura notamment réuni le conseil des ministres et un deuxième conseil de défense sanitaire en 24 heures.

“A l’occasion du Conseil de défense et de sécurité nationale, une nouvelle étape dans notre lutte contre le virus a été décidée sous l’autorité du président de la République”, a déclaré, sans plus de précision, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du conseil des ministres.

Face à l’augmentation exponentielle du nombre de cas d’infection et au risque de saturation des services de réanimation à brève échéance, le gouvernement prépare depuis plusieurs jours l’opinion à “des décisions difficiles”.

Mardi, le Premier ministre, Jean Castex, a réuni l’ensemble des forces politiques mais l’opposition est sortie déçue de ce rendez-vous en l’absence de détails sur les décisions à venir.

Les autorités sanitaires ont fait état mardi soir de 523 décès supplémentaires attribués au COVID-19 en 24 heures, près de deux fois le chiffre annoncé la veille, et de 33.417 nouvelles contaminations contre 26.771 lundi.

Le nombre de personnes actuellement hospitalisées en réanimation s’élève à 2.918, au plus haut depuis début mai, avant la levée du premier confinement.

Selon des sources consultées par Reuters, l’hypothèse privilégiée est celle d’un confinement national de quatre semaines qui pourrait démarrer jeudi soir. Il épargnerait les écoles, les collèges et une partie seulement des commerces.

La perspective d’un nouveau coup d’arrêt à l’activité économique a fait plonger les marchés financiers européens dès l’ouverture et en début d’après-midi, l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris perdait 3,41%, au plus bas depuis le 25 mai, tandis que l’euro se dépréciait de plus de 0,6%.

BERCY PRÉPARE DES MESURES POUR “ACCOMPAGNER” L’ÉCONOMIE

“L’objectif principal, c’est la santé publique et nous travaillons actuellement sur toutes les hypothèses. Pour ce qui me concerne, avec Bruno Le Maire, nous préparons les dispositions qui seront nécessaires pour accompagner l’économie selon la nature des décisions prises”, a déclaré Olivier Dussopt, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie en charge des comptes publics, sur Sud Radio.

“Lorsque le pays s’arrête de fonctionner (…), c’est une perte entre deux et 2,5 points de PIB par mois de confinement général”, a-t-il précisé.

Dans les milieux médicaux, de nombreux spécialistes des maladies infectieuses et des épidémies réclament cependant les mesures les plus strictes possibles.

“Il faut prendre des mesures maintenant, et pas trop tard, si l’on attendait encore dix jours par exemple”, a ainsi déclaré Philippe Juvin, chef du services des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou de Paris, sur RTL.

“Il y a eu une crise sanitaire, une crise économique, il ne faut pas maintenant qu’il y ait une crise de confiance qui conduise à la désobéissance comme ça a été vu dans d’autres pays”, a-t-il ajouté.

La piste d’un durcissement des mesures visant à obliger les Français à rester chez eux, rappelant le strict confinement décrété deux mois durant au printemps dernier, ne fait pas l’unanimité, y compris parmi les soutiens du chef de l’Etat.

“Je ne me prononce pas pour un reconfinement généralisé”, a ainsi dit François Bayrou, le commissaire au Plan, sur France Inter. “Mon sentiment à moi, c’est qu’on ne peut pas refermer le pays sur lui-même complètement.”

La France est loin d’être le seul grand pays à envisager de nouvelles mesures de restriction de la vie sociale et économique: en Allemagne, selon un projet que Reuters a pu consulter, Angela Merkel envisage entre autres de fermer tous les bars et les restaurants, les salles de sports, les cinémas ou encore les salles de spectacle à partir du 4 novembre.

COVID19: jusqu’à l’été prochain

Le président Emmanuel Macron a invité les Français à “tous jouer un rôle” dans la lutte contre l’épidémie liée à la COVID-19, avec qui il va falloir vivre, a-t-il prévenu, “au mieux jusqu’à l’été prochain.”

Le chef de l’Etat a visité un centre hospitalier du Val d’Oise alors que la France s’apprête à franchir officiellement dans les prochaines heures le cap du million de cas confirmés de contaminations au coronavirus et à passer à un stade supérieur du couvre-feu.

“Quand j’écoute les scientifiques (…) on voit bien qu’on se projette au mieux jusqu’à l’été prochain”, a-t-il dit au terme d’une visite au centre hospitalier René-Dubos de Pontoise.

“La question c’est comment vivre avec le virus dans cette période. Dans la phase où nous sommes, nous n’avons d’autre choix, compte tenu du nombre d’infections par jour, que de freiner c’est-à-dire de réduire notre vie sociale au maximum, limiter les contacts pour casser sa circulation”, a-t-il ajouté, alors que les deux-tiers des Français seront soumis à un confinement nocturne partir de ce vendredi,le 23 octobre à minuit.

Emmanuel Macron a invité chacun à “être les acteurs de la réponse au virus” en respectant notamment les gestes barrières et en téléchargeant l’application #TousAntiCovid en place depuis jeudi, le 22 octobre.

Le durcissement des mesures de restriction à l’oeuvre depuis plusieurs semaines n’a pas encore eu l’effet escompté sur la deuxième vague épidémique.

Couvre-feux contre la COVID19

Plusieurs médias évoquent la possibilité de couvre-feux dans les territoires les plus atteints, une mesure que des spécialistes appellent de leurs voeux à l’instar du président de l’Académie nationale de médecine, l’ex-ministre de la Santé Jean-François Mattéi.

L’option est également envisagée par le Conseil scientifique Covid-19 dans une note d’alerte en date du 22 septembre. L’instance présidée par Jean-François Delfraissy rappelle qu’un couvre-feu a notamment été instauré en Guyane, où Jean Castex s’était rendu peu de temps après sa nomination à Matignon.

Comme dans les autres pays européens, la France est confrontée en cet automne à une nette dégradation des indicateurs sanitaires. Le seuil des 1.500 patients traités en réanimation pour une infection au Covid-19 a été refranchi lundi pour la première fois depuis le 27 mai dernier.

Evoquant une situation “très difficile” face à la “réalité d’une deuxième vague” épidémique, le Premier ministre, Jean Castex, n’a pas exclu lundi d’ordonner des reconfinements localisés dans le pays où la crise sanitaire va durer selon lui plusieurs mois encore.

“Le reconfinement général doit être par tous moyens évité”, a dit le chef du gouvernement sur France Info, évoquant les conséquences “absolument dramatiques” d’une mesure aussi drastique. “Rien ne doit être exclu quand on voit la situation dans nos hôpitaux”, a-t-il en revanche répondu alors qu’on l’interrogeait sur de possibles reconfinements locaux.

Emmanuel Macron, qui s’exprimera mercredi,le 14 octobre soir à la télévision, préside ce mardi le 13 octobre un nouveau conseil de défense sanitaire pour étudier les moyens d’endiguer une deuxième vague épidémique.

Prix Nobel pour Programme alimentaire

Le prix Nobel de la paix a été attribué le 9 octobre au Programme alimentaire mondial (Pam) des Nations unies pour son combat contre la faim dans le monde, notamment dans les zones de conflit.
Le Pam est aussi récompensé alors que la pandémie due au nouveau coronavirus a fortement augmenté le nombre de victimes de famines à travers le monde.

“Le besoin de solidarité internationale et de coopération multilatérale est plus évident que jamais”, a souligné Berit Reiss-Andersen, présidente du comité Nobel, devant la presse.

Avec 97 millions de personnes aidées dans 88 pays en 2019, le Pam, dont le siège se trouve à Rome, est la première organisation humanitaire mondiale de lutte contre la faim, a-t-elle rappelé. Selon elle, une personne sur neuf dans le monde ne mange toujours pas à sa faim.

“La pandémie de coronavirus a contribué à une forte augmentation du nombre de victimes de la faim dans le monde. En attendant le jour où nous en aurons un, la nourriture reste le meilleur vaccin contre le chaos”, souligne le comité Nobel dans sa déclaration.

Selon une estimation du Pam, la faim pourrait toucher 270 millions de personnes d’ici la fin de l’année, soit une augmentation de 82% par rapport à la situation prévalant avant la crise du coronavirus.

Lors d’un point de presse à Genève, Tomson Phiri, porte-parole du Pam, a estimé que l’organisation était allée, depuis le début de la pandémie, “bien au-delà de ce qui était exigé d’elle”.

“Tout a été confiné après les mesures de restriction nationales et mondiales. Le Pam a pris ses responsabilités, nous avons été en mesure de relier entre elles les communautés. Pendant un certain temps, nous avons été la plus grosse compagnie aérienne mondiale lorsque la quasi-totalité des compagnies aériennes commerciales étaient clouées au sol.”

Pour Dan Smith, directeur de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, le comité Nobel, en récompensant le Pam, a souhaité adresser un message d’espoir et de “soutien à la coopération internationale”.

“La faim, comme le changement climatique et d’autres sujets, est un problème mondial qui ne peut être correctement traité que par la coopération. Le Programme alimentaire mondial est une institution de coopération internationale”, a-t-il dit.

“Malheureusement, trop souvent, et notamment parmi les grandes puissances, l’appétit pour la coopération diminue”, a-t-il ajouté en rappelant que la faim dans le monde augmentait de nouveau après avoir baissé pendant plusieurs décennies.

Le directeur exécutif du Pam, David Beasley, s’est dit “profondément honoré” par le choix du comité Nobel.

“C’est une reconnaissance incroyable du dévouement de la famille du Pam, qui oeuvre quotidiennement à éradiquer la fin dans plus de 80 pays”, a-t-il écrit sur Twitter.

Alpes-Maritimes: Quatre Morts

Le bilan des intempéries meurtrières qui ont frappé le sud-est de la France et le nord de l’Italie vendredi se porte à sept morts au total dans les deux pays. Dans les Alpes-Maritimes, quatre corps ont été retrouvés pour l’heure. Mais le bilan pourrait s’alourdir, de nombreuses personnes étant portées disparues.

Alors que Jean Castex et Gérald Darmanin se sont rendus sur place ce week-end, c’est Emmanuel Macron qui prépare son déplacement. «Le président m’a annoncé sa venue prochaine», a écrit sur Twitter le député Eric Ciotti.

Pour l’heure, le bilan s’élève à trois morts côté français, avec la découverte de deux dépouilles supplémentaires ce lundi le 5 octobre à la mi-journée, selon Nice-Matin.

Des scènes apocalyptiques, des dégâts très importants et un bilan humain qui devrait encore s’alourdir dans les prochains jours. Les pluies diluviennes qui ont balayé plusieurs villages du nord des Alpes-Maritimes et l’extrême ouest de l’Italie le 2 octobre vont encore mobiliser des centaines de secouristes pendant plusieurs jours. A la recherche des disparus et aussi en soutien des habitants isolés.

Côté italien, les autorités ont déjà fait état de deux morts, dans le Piémont et le Val d’Aoste, à quelque centaines de kilomètres : un pompier volontaire de 53 ans et un homme qui s’est noyé lorsque sa voiture est tombée dans une rivière.

Un autre corps a été retrouvé près de la frontière, à Vintimille, selon les pompiers des Alpes-Maritimes, mais il n’avait pas encore été formellement identifié le 5 octobre soir par les autorités françaises comme une victime de la vallée de la Roya.

Par ailleurs, plusieurs corps en grande décomposition ont été retrouvés échoués dimanche sur une plage de Ligurie, en Italie. Ils « doivent très probablement correspondre » aux cercueils emportés dans les inondations de cimetières français, a déclaré ce lundi le préfet des Alpes-Maritimes. « Nous sommes en train de rassembler des éléments pour les identifier.

Mais c’est difficile car ils ont été retrouvés nus et nous n’avons pas d’éléments d’identification », a précisé le garde-côte Giuseppe Semeraro, du port d’Imperia.

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