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Maurice: animaux piègés par la marée noire

Anguilles flottant à la surface de l’eau, étoiles de mer mazoutées, crabes et oiseaux de mer pris au piège par le liquide lourd, sombre et collant: la faune paie un lourd tribut à la marée noire de MV Wakashio.

Les bénévoles qui tentent de nettoyer les plages de l’île Maurice souillées après l’échouage d’un vraquier japonais ont repêché le 11 aout des cadavres d’espèces marines victimes de la marée noire.

Le MV Wakashio a heurté un récif au sud-est de l’Etat de l’océan Indien le 25 juillet; on estime qu’un millier de tonnes de pétrole se sont déversées en mer depuis qu’une fuite s’est déclarée à bord.

Maurice dans l’attente au «pire»

L’île Maurice doit se préparer au “pire des scénarios” après l’échouage d’un vraquier sur un récif du sud-est de l’Etat de l’Océan indien, même si la fuite initiale a été stoppée, a déclaré lundi le Premier ministre mauricien.

Plusieurs fissures ont été observées sur la coque du MV Wakashio, qui a toujours 2.000 tonnes de fioul dans ses réservoirs, a expliqué Pravind Kumar Jugnauth.

“Nous devons nous préparer au pire des scénarios. Il est clair qu’à un certain stade, le navire se brisera”, a-t-il ajouté.

On estime pour l’heure qu’environ 1.000 tonnes de pétrole se sont déversées dans la mer.

Des bouées ont été confectionnées à l’aide de feuilles de canne à sucre, de bouteilles en plastique et de cheveux que les habitants ont volontairement coupés pour tenter d’endiguer la marée noire.

“Les cheveux absorbent le pétrole, pas l’eau”, a expliqué Tello, fondateur de l’agence d’écotourisme Mauritius Conscious dans l’interview à Reuters.

“Nous commençons à trouver des poissons morts. Nous commençons à voir des animaux comme des crabes recouverts de goudron, des oiseaux de mer aussi, dont certains ne pourront pas être sauvés”, a déclaré Vikash Tatayah, directeur de la conservation des espèces à la Mauritius Wildlife Foundation.

Le gouvernement mauricien a déclaré l’état d’urgence et demandé l’aide de la France, qui a envoyé de la Réunion une vingtaine de tonnes de matériel et des experts.

Le MV Wakashio s’est échoué le 25 juillet mais il a fallu attendre plusieurs jours avant que les autorités mauriciennes constatent que des tonnes d’hydrocarbures s’échappaient de sa coque.

Maurice menacée par une marée noir

Emmanuel Macron s’est engagé le 8 aout à apporter une aide matérielle à l’île Maurice, menacée par une marée noire depuis qu’un vraquier s’est échoué fin juillet sur un récif du sud-est de l’Etat de l’Océan indien.

Pravind Kumar Jugnauth, le Premier ministre mauricien, a annoncé sur Twitter avoir demandé l’aide de la France.

« Le naufrage du Wakashio représente un danger pour l’île Maurice. Notre pays n’a pas les compétences et l’expertise pour le renflouage des navires échoués, c’est ainsi que j’ai sollicité l’aide de la France à Emmanuel Macron”, a-t-il écrit.

Emmanuel Macron a répondu sur Twitter qu’il avait mobilisé des moyens présents sur l’île de la Réunion, distante de 200 kilomètres environ.

Lorsque la biodiversité est en péril, il y a urgence d’agir. La France est là. Aux côtés du peuple mauricien. (…) Nous déployons dès à présent des équipes et du matériel depuis La Réunion.

La préfecture de la Réunion a précisé ensuite, sur Twitter également, que “La France apporte son soutien à Maurice dans le cadre de l’épisode de pollution qui touche ses côtes. Près de 21 t et 80m3 de matériel et des experts sont partis ce matin de #LaRéunion, par avion militaire et à bord du navire de la marine Nationale Le Champlain.”

Le vraquier MV Wakashio s’est échoué le 25 juillet mais il a fallu attendre plusieurs jours avant que les autorités mauriciennes constatent que des tonnes d’hydrocarbures s’échappaient de sa coque.

Le 25 juillet dernier, un navire japonais transportant des hydrocarbures s’est échoué au large de l’île Maurice. Quelques jours après, la coque du bateau s’est fendue et plusieurs tonnes de fuel se répandent dans la mer.

Le vraquier MV Wakashio est un navire japonais qui transportait 200 tonnes de diesel et 3800 tonnes de fuel. Fin juillet, il s’est échoué dans le récif de la Pointe d’Esny, dans le lagon de l’île Maurice.

Eco: la fin des terrasses chauffées

Moins de chauffage et plus de protection. À l’issue du Conseil de défense écologique de ce lundi 27 juillet à l’Élysée la lutte contre les passoires thermiques et la création de deux parcs naturels régionaux font partie des premières mesures concrètes issues de la Convention citoyenne pour le climat.

Elles seront mises en oeuvre par voie de décret, a annoncé la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Un moratoire sur les centres commerciaux attendra lui des mesures législatives. Au programme de ce premier conseil post-Convention citoyenne: les premières mesures des “150”, la lutte contre l’artificialisation des sols et la création de nouvelles aires protégées”.

Moins de 500 kW/h le logement
Concernant la rénovation thermique des bâtiments, qui représente 20% des gaz à effet de serre, le gouvernement va introduire, par décret, la performance énergétique parmi les critères de la “décence” d’un logement dès le 1er janvier 2023″, indique la ministre.

“Cela permettra aux personnes qui vivent dans ces passoires thermiques –des logements qui consomment plus de 500 kW/h au m2 par an– d’exiger du propriétaire qu’il fasse des travaux, au risque que le juge interdise à ce dernier de percevoir un loyer, voire interdise la location d’un tel logement”, poursuit-elle. Ce projet est actuellement soumis à consultation publique.

Il sera interdit d’installer des chaudières au fioul ou au charbon dans des logements neufs et “nous obligerons aussi, à partir de janvier 2022, à remplacer les chaudières au fioul ou au charbon qui sont en panne par une chaudière plus vertueuse”, poursuit la ministre.

Vers la fin des terrasses chauffées
“Nous allons interdire le chauffage extérieur sur l’espace public, les terrasses” et obliger à “fermer les portes pour tous les bâtiments chauffés ou climatisés ouverts au public”.

Ces mesures ne seront toutefois pas mises en oeuvre avant le printemps 2021, précise Barbara Pompili, justifiant ce délai par la crise du Covid-19.

Échange de bons procédés
En revanche, le Conseil ne se prononcera pas sur la limitation à 30 km/h dans les agglomérations ou l’augmentation du bonus écologique pour les véhicules qui émettent peu de CO2, réclamé par la Convention, car la ministre préfère organiser d’abord des concertations avec les élus, qui démarreront dès mercredi.

Le gouvernement devrait ensuite présenter un projet de loi pour d’autres mesures en “septembre-octobre”, afin que “le texte puisse être examiné en séance au début de l’année 2021″, a précisé Marc Fesneau, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne.

Référendum?
Une partie des mesures proposées par la Convention, comme la rénovation thermique des logements ou le développement de transports propres, devrait être reprise dans le plan de relance du gouvernement qui sera dévoilé le 24 août. Le 14 juillet, Emmanuel Macron avait dit vouloir “re-développer massivement” le ferroviaire, et “un grand programme de rénovation” énergétique, à destination des écoles et des Ehpad dans un premier temps.

Le président de la République a aussi souhaité inscrire “le plus vite possible” la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution, ce qui implique de lancer une complexe procédure de révision qui pourrait se terminer par un référendum.

Ce Conseil de défense écologique, “c’est un gadget (…), c’est pour faire un peu de tralala, nous, nous disons: ‘Appliquez la Convention citoyenne pour le climat et dépêchez-vous parce qu’il reste moins de 600 jours, ce gouvernement est quasi fini et ce mandat est gâché pour le climat pour l’instant’”, a toutefois déploré un peu plus tôt ce lundi sur France Info, le secrétaire national d’EELV Julien Bayou.

Masques dans l’espace publique

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande désormais le port du masque dans l’espace public lorsqu’existe un risque de transmission du nouveau coronavirus – COVID-19.

Cette évolution de l’OMS sur le port du masque, annoncée le 5 mai, a été motivée par des résultats d’études menées ces dernières semaines.

L’OMS souligne cependant que cette pratique n’est qu’un moyen parmi d’autres pour freiner la propagation du nouveau coronavirus et qu’elle ne doit pas donner l’illusion d’une protection parfaite.

“Nous conseillons aux gouvernements d’encourager la population à porter un masque. Et nous spécifions un masque grand public, c’est-à-dire un masque non médical”, a dit Maria Van Kerkhove, experte technique de l’OMS sur le COVID-19, la maladie provoquée par le coronavirus.

Véran attaque l’hydroxychloroquine

Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé le 23 mai saisir le Haut conseil de la santé publique (HCSP) après la publication dans la revue de santé The Lancet d’une étude concluant à l’inefficacité et aux risques de certains traitements du coronavirus, dont l’hydroxychloroquine.

“J’ai saisi le HCSP pour qu’il l’analyse et me propose sous 48 heures une révision des règles dérogatoires de prescription”, a dit le ministre dans un tweet

Ce traitement contre le paludisme est au coeur d’une controverse sur ses effets contre le coronavirus. 

https://twitter.com/realdonaldtrump/status/1241367239900778501?s=21

Le président américain Donald Trump a révélé qu’il prenait le médicament à titre préventif et exhorté les autres à faire de même, mais selon une nouvelle étude publiée dans The Lancet, le produit est lié à un risque accru de décès et d’anomalie du rythme cardiaque chez les patients souffrant du Covid-19 et hospitalisés. 

L’étude, qui a porté sur plus de 96.000 personnes, n’a pas établi non plus de bénéfice pour les patients infectés prenant la chloroquine, écrit le magazine.

Jeunes renards dans Père-Lachaise

Ces adorables boules de poils ont été photographiées en fin de semaine par le conservateur du cimetière du Père-Lachaise (XXe) en train de se balader dans les allées et entre les tombes de ce lieu déserté par les promeneurs depuis le début du confinement.

« Depuis cinq ou six ans, nous avions déjà noté la présence de renards dans nos cimetières mais cela concernait surtout ceux en banlieue comme à Thiais, Bagneux, Pantin ou Ivry, note Pénélope Komitès. Là, au Père-Lachaise, c’est une première. D’ailleurs, la conservatrice adjointe, qui est là depuis 25 ans, n’en avait jamais vu!»

Benoît Gallot, puisqu’il s’agit de lui, a immortalisé cette scène qui, relayée sur les réseaux sociaux par Pénélope Komitès — adjointe en charge des espaces verts, nature en ville, biodiversité, agriculture urbaine et affaires funéraires — n’a pas manqué de faire fondre les cœurs. D’ailleurs, l’élue parisienne l’avoue en rigolant « j’en aurais bien adopté un tellement ils sont mignons ». Mais cette boutade passée, car il s’agit d’animaux sauvages et considérés comme nuisibles, la madame écologie de la Ville est ravie par ces clichés qui confirment le retour de faune dans les cimetières parisiens.

Mais quid de cette famille de renards après le 11 mai?
«Dès ce lundi, nous aurons une réunion avec l’agence d’écologie urbaine de la Ville de Paris pour savoir comment les protéger. On ne peut pas imaginer qu’ils se fassent écraser par une voiture. Il va falloir trouver une solution », conclut l’adjointe.

En attendant, ces renardeaux qui n’ont pas encore de prénom, ont deux semaines pour profiter de cet espace pour le moins silencieux au cœur du XXe arrondissement avant d’être capturés et réorientés vers la Petite ceinture ou le bois de Vincennes, des lieux plus propices à leur sécurité sur le long terme.

Image: courtoisie de la Mairie de Paris

OMS contre des «passeports de santé» 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le 25 avril qu’il n’y avait actuellement “aucune preuve” que les personnes guéries du COVID-19 et qui ont développé des anticorps étaient immunisés.

La plupart des études ont montré jusqu’à présent que les personnes guéries de l’infection ont développé des anticorps contre le virus, selon l’OMS.

Dans une note scientifique, l’agence des Nations unies a mis en garde les Etats contre la délivrance de “certificats d’immunité» aux personnes guéries car leur fiabilité ne pouvait être garantie.

Cette pratique pourrait en fait augmenter les risques de propagation, certaines personnes guéries s’exposant sans précaution en pensant être protégées du virus.

Il n’y a actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du COVID-19 et qui ont des anticorps sont protégées contre une deuxième infection”, a souligné l’OMS.

Cependant, certains d’entre eux ont de très faibles niveaux d’anticorps neutralisants dans le sang, “suggérant que l’immunité cellulaire peut également être un élément critique pour la guérison”, a-t-il ajouté.

Le Chili a déclaré la semaine dernière qu’il commencerait à remettre des “passeports de santé” aux personnes réputées guéries.

L’OMS a déclaré qu’elle continuait d’étudier les données concernant la réaction des anticorps au virus, apparu à la fin de l’année dernière à Wuhan, en Chine.

Quelque 2,9 millions de personnes ont été infectées par le COVID-19 dans le monde et 203,688 sont décédées.

Déforestation et maladies zoonotiques

Alors que l’origine animale du novel coronavirus est avérée, les scientifiques alertent sur le risque de voir se propager d’autres pandémies si l’Homme poursuit son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires et la destruction des écosystèmes.

« Vu la croissance de la population humaine et son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires, la destruction d’écosystèmes de plus en plus nombreux multiplie les contacts » entre espèces, abonde Gwenaël Vourc’h, directrice-adjointe de l’unité d’épidémiologie vétérinaire de l’INRAE, un institut de recherche public français.

En cause, la déforestation pour faire place à l’agriculture, l’élevage intensif, l’urbanisation et la fragmentation des milieux, qui modifient l’équilibre entre les espèces. À tout cela s’ajoute le réchauffement climatique qui peut conduire certains animaux vecteurs de maladie à prospérer là où ils ne vivaient pas avant.

Qu’il vienne de la chauve-souris ou du pangolin, le COVID-19, dont le bilan mondial approche les 100 000 morts vient du monde animal, c’est certain. Toutefois, c’est l’activité humaine qui a favorisé son passage à l’Homme, et si rien ne change, alertent les spécialistes, bien d’autres pandémies pourraient suivre.

Les zoonoses sont les maladies ou infections qui se transmettent de l’animal à l’humain. Celles-ci n’ont rien de nouveau : tuberculose, rage, toxoplasmose, paludisme… Selon le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), 60 % des maladies infectieuses humaines ont cette origine. Un chiffre qui grimpe à 75 % pour les maladies « émergentes » telle que Ebola, le Sida, les grippes aviaires et autres SRAS ou Zika.

Or, notait le PNUE dans un rapport de 2016, « l’émergence de maladies zoonotiques est souvent associé aux changements environnementaux » qui sont « habituellement le résultat d’activités humaines, de la modification de l’usage des sols au changement climatique ».

COVID19: contamination aux maisons de repos

En Belgique de nombreux membres du personnel des maisons de repos de Bruxelles-capitale atterrissent à Alost. « Ils sont quasiment tous positifs », selon le médecin urgentiste de l’hôpital d’Alost Ignace Demeyer qui a témoigné le 13 avril midi sur VTM. En continuant à travailler malgré leur état, ils ont en outre transmis le virus autour d’eux, affirme ce médecin.

A Alost en revanche, le nombre de contaminations est anecdotique. Aucun médecin ou infirmier ne s’est retrouvé aux soins intensifs et l’absentéisme est très faible, se félicite le médecin. Le personnel a rapidement pu bénéficier de matériel de protection, explique Ignace Demeyer.

Les hôpitaux doivent néanmoins faire face à beaucoup d’agressivité, témoigne-t-il. Il s’agit soit de patients positifs, soit de membres de leur famille, qui se plaignent de ne pas être admis. Outre des agressions verbales, des cas de crachats ont aussi été à déplorer.

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