Archives de Catégorie: ECO

Véran attaque l’hydroxychloroquine

Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé le 23 mai saisir le Haut conseil de la santé publique (HCSP) après la publication dans la revue de santé The Lancet d’une étude concluant à l’inefficacité et aux risques de certains traitements du coronavirus, dont l’hydroxychloroquine.

“J’ai saisi le HCSP pour qu’il l’analyse et me propose sous 48 heures une révision des règles dérogatoires de prescription”, a dit le ministre dans un tweet

Ce traitement contre le paludisme est au coeur d’une controverse sur ses effets contre le coronavirus. 

https://twitter.com/realdonaldtrump/status/1241367239900778501?s=21

Le président américain Donald Trump a révélé qu’il prenait le médicament à titre préventif et exhorté les autres à faire de même, mais selon une nouvelle étude publiée dans The Lancet, le produit est lié à un risque accru de décès et d’anomalie du rythme cardiaque chez les patients souffrant du Covid-19 et hospitalisés. 

L’étude, qui a porté sur plus de 96.000 personnes, n’a pas établi non plus de bénéfice pour les patients infectés prenant la chloroquine, écrit le magazine.

Jeunes renards dans Père-Lachaise

Ces adorables boules de poils ont été photographiées en fin de semaine par le conservateur du cimetière du Père-Lachaise (XXe) en train de se balader dans les allées et entre les tombes de ce lieu déserté par les promeneurs depuis le début du confinement.

« Depuis cinq ou six ans, nous avions déjà noté la présence de renards dans nos cimetières mais cela concernait surtout ceux en banlieue comme à Thiais, Bagneux, Pantin ou Ivry, note Pénélope Komitès. Là, au Père-Lachaise, c’est une première. D’ailleurs, la conservatrice adjointe, qui est là depuis 25 ans, n’en avait jamais vu!»

Benoît Gallot, puisqu’il s’agit de lui, a immortalisé cette scène qui, relayée sur les réseaux sociaux par Pénélope Komitès — adjointe en charge des espaces verts, nature en ville, biodiversité, agriculture urbaine et affaires funéraires — n’a pas manqué de faire fondre les cœurs. D’ailleurs, l’élue parisienne l’avoue en rigolant « j’en aurais bien adopté un tellement ils sont mignons ». Mais cette boutade passée, car il s’agit d’animaux sauvages et considérés comme nuisibles, la madame écologie de la Ville est ravie par ces clichés qui confirment le retour de faune dans les cimetières parisiens.

Mais quid de cette famille de renards après le 11 mai?
«Dès ce lundi, nous aurons une réunion avec l’agence d’écologie urbaine de la Ville de Paris pour savoir comment les protéger. On ne peut pas imaginer qu’ils se fassent écraser par une voiture. Il va falloir trouver une solution », conclut l’adjointe.

En attendant, ces renardeaux qui n’ont pas encore de prénom, ont deux semaines pour profiter de cet espace pour le moins silencieux au cœur du XXe arrondissement avant d’être capturés et réorientés vers la Petite ceinture ou le bois de Vincennes, des lieux plus propices à leur sécurité sur le long terme.

Image: courtoisie de la Mairie de Paris

OMS contre des «passeports de santé» 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le 25 avril qu’il n’y avait actuellement “aucune preuve” que les personnes guéries du COVID-19 et qui ont développé des anticorps étaient immunisés.

La plupart des études ont montré jusqu’à présent que les personnes guéries de l’infection ont développé des anticorps contre le virus, selon l’OMS.

Dans une note scientifique, l’agence des Nations unies a mis en garde les Etats contre la délivrance de “certificats d’immunité» aux personnes guéries car leur fiabilité ne pouvait être garantie.

Cette pratique pourrait en fait augmenter les risques de propagation, certaines personnes guéries s’exposant sans précaution en pensant être protégées du virus.

Il n’y a actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du COVID-19 et qui ont des anticorps sont protégées contre une deuxième infection”, a souligné l’OMS.

Cependant, certains d’entre eux ont de très faibles niveaux d’anticorps neutralisants dans le sang, “suggérant que l’immunité cellulaire peut également être un élément critique pour la guérison”, a-t-il ajouté.

Le Chili a déclaré la semaine dernière qu’il commencerait à remettre des “passeports de santé” aux personnes réputées guéries.

L’OMS a déclaré qu’elle continuait d’étudier les données concernant la réaction des anticorps au virus, apparu à la fin de l’année dernière à Wuhan, en Chine.

Quelque 2,9 millions de personnes ont été infectées par le COVID-19 dans le monde et 203,688 sont décédées.

Déforestation et maladies zoonotiques

Alors que l’origine animale du novel coronavirus est avérée, les scientifiques alertent sur le risque de voir se propager d’autres pandémies si l’Homme poursuit son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires et la destruction des écosystèmes.

« Vu la croissance de la population humaine et son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires, la destruction d’écosystèmes de plus en plus nombreux multiplie les contacts » entre espèces, abonde Gwenaël Vourc’h, directrice-adjointe de l’unité d’épidémiologie vétérinaire de l’INRAE, un institut de recherche public français.

En cause, la déforestation pour faire place à l’agriculture, l’élevage intensif, l’urbanisation et la fragmentation des milieux, qui modifient l’équilibre entre les espèces. À tout cela s’ajoute le réchauffement climatique qui peut conduire certains animaux vecteurs de maladie à prospérer là où ils ne vivaient pas avant.

Qu’il vienne de la chauve-souris ou du pangolin, le COVID-19, dont le bilan mondial approche les 100 000 morts vient du monde animal, c’est certain. Toutefois, c’est l’activité humaine qui a favorisé son passage à l’Homme, et si rien ne change, alertent les spécialistes, bien d’autres pandémies pourraient suivre.

Les zoonoses sont les maladies ou infections qui se transmettent de l’animal à l’humain. Celles-ci n’ont rien de nouveau : tuberculose, rage, toxoplasmose, paludisme… Selon le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), 60 % des maladies infectieuses humaines ont cette origine. Un chiffre qui grimpe à 75 % pour les maladies « émergentes » telle que Ebola, le Sida, les grippes aviaires et autres SRAS ou Zika.

Or, notait le PNUE dans un rapport de 2016, « l’émergence de maladies zoonotiques est souvent associé aux changements environnementaux » qui sont « habituellement le résultat d’activités humaines, de la modification de l’usage des sols au changement climatique ».

COVID19: contamination aux maisons de repos

En Belgique de nombreux membres du personnel des maisons de repos de Bruxelles-capitale atterrissent à Alost. « Ils sont quasiment tous positifs », selon le médecin urgentiste de l’hôpital d’Alost Ignace Demeyer qui a témoigné le 13 avril midi sur VTM. En continuant à travailler malgré leur état, ils ont en outre transmis le virus autour d’eux, affirme ce médecin.

A Alost en revanche, le nombre de contaminations est anecdotique. Aucun médecin ou infirmier ne s’est retrouvé aux soins intensifs et l’absentéisme est très faible, se félicite le médecin. Le personnel a rapidement pu bénéficier de matériel de protection, explique Ignace Demeyer.

Les hôpitaux doivent néanmoins faire face à beaucoup d’agressivité, témoigne-t-il. Il s’agit soit de patients positifs, soit de membres de leur famille, qui se plaignent de ne pas être admis. Outre des agressions verbales, des cas de crachats ont aussi été à déplorer.

COVID19: adoption d’animal en refuge

À partir du 16 avril, «une tolérance sera accordée » dans les déplacements malgré le confinement pour les personnes souhaitant adopter un animal en refuge, comme l’avait demandé la SPA, a annoncé ce le 11 avril le ministère de l’Intérieur.

Le candidat à l’adoption devra se déplacer seul et être muni, en plus de l’attestation délivrée par la SPA, d’une attestation pour «motif familial impérieux», annonce le ministère de l’Intérieur.

Des « règles strictes » devront toutefois être respectées, selon le Ministère : l’animal devra être choisi en amont sur le site Internet de la SPA, un rendez-vous précis sera fixé et le refuge de la SPA concerné émettra une attestation dématérialisée comportant l’horaire du rendez-vous.

En se rendant au rendez-vous, le candidat à l’adoption devra se déplacer seul et être muni, en plus de l’attestation délivrée par la SPA, d’une attestation de déplacement dérogatoire pour « motif familial impérieux ».

«Pleinement engagé pour la cause du bien-être animal, le gouvernement a entendu l’appel de la SPA et nous avons eu à cœur, immédiatement, de trouver une solution responsable», a déclaré Christophe Castaner. « Elle va permettre le respect des règles sanitaires et de sauver la vie de nombreux animaux », selon le ministre de l’Intérieur.

COVID19: un manifeste de Douste-Blazy

Initié par l’ex-ministre Philippe Douste-Blazy, un manifeste, que nous dévoilons en exclusivité, demande au Premier ministre que les médecins puissent prescrire plus facilement de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19. #NePerdonsPlusDeTemps

Initié par l’ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy et signé par plusieurs personnalités médicales, dont le Pr François Bricaire et le Patrick Pelloux, un manifeste, que nous dévoilons en exclusivité, demande au Premier ministre Edouard Philippe que les médecins puissent prescrire plus facilement aux patients de l’hydroxychloroquine face à l’épidémie de Covid-19.

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