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« Guatemala, Terre Maya », à « Exploration du Monde », jusqu’au 27/11

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Alors que la conférence « Danube, la Voie impériale », de Michel Drachoussoff, terminait, ce 06 novembre, sa tournée dans nos différentes provinces, la saison d’ « Exploration du Monde » se poursuit, nous emmenant d’Amérique latine en Afrique, avec « Guatemala, Terre Maya », de Julie Corbeil et Ugo Monticone, jusqu’au 27 novembre, d’une part, et « Congo, les Berges d’un Fleuve », de Philippe Lamair, jusqu’au 23 décembre, d’autre part, sans oublier, au programme de son cycle « Découvertes », l’Asie, avec « La Passion d’Angkor », de François Picard, jusqu’au 11 décembre.

Bien sûr, de nombreux documentaires sont programmés à la télévision, mais l’avantage, ici, avec « Exploration du Monde », est de pouvoir rencontrer les réalisateurs et leur poser les questions que nous souhaitons, éventuellement en vue d’un prochain voyage en relation avec le sujet choisi.

(c) Julie Corbeil & Ugo Monticone

(c) Julie Corbeil & Ugo Monticone

Et pour nous aider à parcourir le Guatemala, nous suivons deux sympathiques Canadiens, journalistes de formation, membres de l’association « Les grands Explorateurs » de la « Belle Province » du Québec, Julie Corbeil, la cinéaste, passionnée par l’être humain, de Montréal, et, de la Ville de Québec, Ugo Monticone, l’écrivain, diplômé, en France, en 2007, pour services rendus à la cause de la Jeunesse. C’est avec leur humour plaisant et leur insatiable curiosité que nous nous offrons, par l’image et le commentaire, une incursion festive et spirituelle au sein des plus anciens territoires de la civilisation maya.

Certes, ils nous plongent au coeur de la « Ciutad » (Ville) de Guatemala, mais n’hésitent pas à nous emmener – durant quelques minutes sur l’écran, résumant une marche de plusieurs jours -, dans une jungle dense à souhait, peuplée d’une faune intrigante, nous menant à de mystérieuses cités maya, englouties par la végétation.

(c) Julie Corbeil & Ugo Monticone

(c) Julie Corbeil & Ugo Monticone

Avec eux, nous suivrons le cours du Río Dulce jusqu’à Livingston, à l’extrême est du pays, sans oublier de nous attarder au nord, dans la région du bassin du Petén, au Parc National de Tikal, l’un des plus grands sites archéologiques de la civilisation maya précolombienne, repris, dès 1979, sur la liste du « Patrimoine de l’UNESCO ».

Tikal (c) "History"

Tikal (c) « History »

Autre site archéologique maya, sis à quelques kilomètres au sud de la frontière mexicaine, dans la même région guatémaltèque du département du Peten, que nous visitons, grâce aux caméras de nos deux amis québécois, le Parc National El Mirador, dont les 1ères pyramides furent édifiées à partir du 6ème siècle avant notre ère, le site étant abandonné en l’an 150.

El Mirador (c) "The Plumed Conch"

El Mirador (c) « The Plumed Conch »

A proximité, à moins d’une heure de route de Tikal, nous découvrons un autre site reconnu par l’ « UNESCO », mais comme « Patrimoine naturel et de l’Humanité », celui de l‘île de Flores, sise sur le lac Peten Iztá, et de la Ville de Flores, ancienne capitale maya, qui, fondée au 14ème siècle, sous le nom de Tayasal, constitue une étape importante pour tout voyageur avide de découvrir l’histoire du pays et la diversité de ses paysages.

(c) Julie Corbeil & Ugo Monticone

(c) Julie Corbeil & Ugo Monticone

Avec ses villes voisines de Zacpetén et Queixil, elles furent les dernières cités du continent américain à tomber entre les mains des Conquistadors, Hernán Cortés, au 14ème siècle, ayant échouer à plusieurs reprises dans ses tentatives de s’emparer de ces 3 villes, les indigènes résistant ainsi à la christianisation.

(c) Julie Corbeil & Ugo Monticone

(c) Julie Corbeil & Ugo Monticone

Tout au long du voyage, nous sommes, également, marqués par les confidences de Guatémaltèques nous racontant, de façon intimiste, leur vision quant à la vie actuelle dans leur superbe pays. Enfin, soyons aussi aux 1ères loges du puissant volcan Acatenango, alors même qu’il entre en éruption.

Julie & Ugo (c) "Les grands Explorateurs"

Julie & Ugo (c) « Les grands Explorateurs »

 

Pour en connaître davantage sur le Guatemala actuel et les Mayas d’autrefois, il ne nous reste donc plus qu’à suivre, en ce mois de novembre, Julie et Ugo, deux communicateurs hors pair, lors de leurs dernières conférences, notamment, au « Palais des Beaux-Arts » de Charleroi, le samedi 12, à 15h.; à la « Salle Jules Bastin » de Waterloo, le mercredi 16, à 14h.30 et 20h.; au « Cinéscope » de Louvain-la-Neuve, le jeudi 17 (20h.); au « Wauxhall » de Nivelles, le vendredi 18, à 18h.30; au « Centre Culturel » d’Auderghem, les samedi 19 (14h.30) et lundi 21 (20h.); au « Wolubilis » de Woluwe-St.-Pierre, le dimanche 23, à 15h.; …

Pour les autres dates et plus de renseignements, consultez le site: http://www.explorationdumonde.be.

Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurence Erlich et Bernard Hislaire, au « Sablon », jusqu’au 04 décembre

© Yslaire/Erlich

© Yslaire/Erlich

« Je sais, c’est atypique. Aujourd’hui, la plupart des artistes connus sont mono-maniaques. Pas moi. A chaque nouveau projet, je me réinvente, jusqu’à changer de signature (Hislaire, Sylaire, Yslaire, iSlaire, …) formellement, techniquement, pour que la forme exprime le mieux le fond. Mais à la vérité, c’est par intégrité à l’égard de mes lecteurs. Depuis mes premiers émois d’adolescent dans Spirou, en 1978, j’ai mûri, changé de peau. Je n’ai plus les mêmes rêves, ni les mêmes idées et je n’ai pas envie de mentir à mes lecteurs en leur faisant croire que je n’ai pas changé. A chaque étape de ma vie, j’ai construit un nouvel univers, qui ressemblait à mes interrogations du moment. Avec le temps, j’ai l’impression de devenir de plus en plus qui je suis ». 

C’est en ces mots que Bernard Hislaire (°Bruxelles/1957) nous accueille sur son site http://www.yslaire.be, lui qui présente, à la « Huberty & Breyne Gallery » (« Galerie Petits Papiers »), jusqu’au 04 décembre, son travail réalisé en duo, avec son épouse, Laurence Erlich, psychanalyste de profession, s’étant formée, depuis 7 ans, et continuant sa formation, en cours du soir, à la photographie, nous disant, « je n’ai jamais fini d’apprendre, ayant aussi rencontré, sur ma route, différents photographes, tels José-Noël Doumont, Denis Lecuyer et Pierre Radisée, qui m’ont beaucoup apporté ».

© Jean-Jacques Procureur

© Jean-Jacques Procureur

… Et c’est Laurence Erlich qui eut l’idée de trouver un mannequin, jeune adulte, pour incarner, photographiquement, durant une seule journée, dans l’atelier de son époux, Judith, qui, dans « Sambre » n’est encore qu’une adolescente de 08-10 ans. Mais quel juste choix pour exposer leurs regards complices, sur les coulisses intérieures de la dernière création graphique de son dessinateur de mari, « Fleur de Pavé » (Ed. « Glénat »/septembre 2016/67 p./dont 10 p. sont reproduites sur le site: http://www.bdgest.com).

Pour nous replonger dans l’épopée de « Sambre », voici le synopsis de cet ouvrage: « En 1857. Bernard-Marie Sambre est élevé par sa tante à la Bastide. Judith, elle, grandit dans un orphelinat à Paris. Enfermé, il subit l’éducation stricte de sa tante et le poids du legs familial. Elle fréquente gamins des rues, voyous et gavroches. Après le drame qui a frappé leurs parents, les jumeaux grandissent chacun de leur côté. Mais ils seront rattrapés par le destin: eux aussi seront atteints par la malédiction de leur famille »…

Laurence © Yslaire/Erlich

Laurence © Yslaire/Erlich

Mais revenons à l’ « Huberty & Breyne Gallery », avec Bernard Hislaire évoquant le travail de sa compagne: « Elle avait tendance à photographier mes dessins », nous confie-t-il, « tournant autour d’un personnage nous sommes, ici, à l’occasion de notre 1ère exposition commune, en 25 ans de mariage, à la frontière limite entre (sa) photo et (ma) graphie. Ensemble, dans la pudeur, nous avons vécu ce dialogue créatif sans paroles, car, au travail, nous prenons guère le temps de nous parler, alors que dans notre vie de couple nous nous parlons énormément.

© Yslaire/Erlich

© Yslaire/Erlich

Et Laurence Erlich de nous confier: « Pour choisir le modèle, j’ai attentivement regardé la Judith dessinée, petite courtisane, créée dans l’imaginaire de Bernard. Ayant loué des costumes d’époque, fidèles à ceux dessinés par Bernard, je lui ai simplement dit: ‘Tu me laisses faire’! Et mon travail photographique s’est construit, Bernard, amusé, redécouvrant son personnage au travers de mes photos, chacun de nous ayant son propre regard sur Judith et son univers, les mystères de la féminité étant bien présents ».

Auteur multiple, Bernard Hislaire, plus connu, depuis 1987, sous le pseudonyme « Yslaire », aime explorer et repousser les limites de la bande dessinée, lui qui se mit à s’essayer à la BD dès l’âge de 7 ans, bien avant ses études artistiques à St.-Luc-Bruxelles, alors que son père, journaliste à « La Libre Belgique » lui avait dit: « Tu vas voir ‘Hergé’, après on verra »

« Bien sûr j’ai parcouru les albums d’ ‘Hergé’ « , nous dit ‘Yslaire’, « mais il faut bien dire que si lui est réputé pour sa ‘ligne claire’, son dessin est tout à l’opposé de mon graphisme, qui tient davantage de la ‘ligne sombre’, sans oublier mon travail autour de la féminité, tout à l’inverse d’ ‘Hergé’ « ! …

Et « Yslaire » de continuer: « Contraste encore lorsque ‘Hergé’ me confia qu’il avait découvert le bonheur lorsqu’il avait arrêté de dessiner, alors que moi j’aime me réinventer, ayant l’impression de toujours redécouvrir le plaisir intense de dessiner, ce qui m’aide, à 60 ans, de toujours me sentir aussi jeune ».

© Yslaire

© Yslaire

« J’ai mieux connu André Franquin (c’est sous sa conduite, de 1980 à 1983, qu’il réalisa des illustrations humoristiques pour le « Trombone Illustré », l’ancien supplément de l’hebdomadaire « Spirou » et « La Libre Belgique », le quotidien où son père écrivait, ndlr), qui connu, comme moi-même, une époque dépressive ».

… Mais ceci appartient au passé, lui qui a la joie, au sein de cette même exposition, au « Sablon », d’accueillir sa fille, Lola, dont un court métrage de 30′, « Intérieur/Yslaire », tourne en boucle, projeté sur l’un des murs blancs de la « Huberty & Breyne Gallery », retraçant, avec talent, le « making-of » de la page 64 du Tome VII de « Sambre ».

Deux talents sont révélés ou confirmés, par ce film, celui de cette jeune réalisatrice de 28 ans, qui vient ainsi au cinéma après avoir vécu, à l’image de sa belle-mère, des études de psychologie, mais aussi, forcément, celui de son dessinateur de père, dont l’on peut ainsi apprécier, sur l’écran, l’extrême dextérité au travail, renforcée par quelques prises de vue réalisées en accéléré, … sans quoi ce film aurait du être un très long métrage, une page de bande dessinée, créée à l’ancienne, à la main, ne se terminant pas en une demi-heure, bien loin de là, d’autant qu’ « Yslaire », contrairement, encore, à « Hergé », colorie lui-même ses dessins, sans recourt, donc, à aucun studio de coloriage.

© Yslaire/Erlich

© Yslaire/Erlich

Parlons même, évidemment, de trois talents, puisque, sur les autres murs de la Galerie, Laurence Erlich, nous propose ses superbes photos d’une Judith en chair et en os, aux côtés de quelques dessins et planches originaux d’ « Yslaire », lauréat, en 2014, pour l’ensemble de son oeuvre, du « Grand Prix Diagonale » du journal « Le Soir ».

Dans ce quotidien, à cette occasion, Daniel Couvreur rapportait les propos d’ « Yslaire »: « Je n’ai jamais agi en fonction de finalités commerciales. Je dois gagner ma vie avec la BD et donc il faut un minimum de succès pour y parvenir mais j’ai besoin de me mettre nu. Je suis un écorché vif. Je ne peux pas travailler autrement, ce qui m’empêche de penser au marketing de mes créations. Ma vie et ma carrière auraient sans doute été plus faciles si j’en étais resté à ‘Sambre’ mais j’ai besoin d’égarements. Avec ‘Uropa’, j’ai vu qu’il ne suffit pas d’être soi-même pour que ça marche ».

De fait, « en 2012, Yslaire s’était lancé dans une toute nouvelle aventure, avec la commercialisation de son application iPad et iPhone: ‘Uropa’, qu’il signe sous le nom d’ ‘iSlaire’. Il s’agit d’un magazine numérique mélangeant astucieusement fiction et réalité. L’auteur collabore avec sa femme, ainsi qu’avec de véritables journalistes (Daniel Couvreur/’Le Soir’ et Jean Quatremer/’Libération’). Ils racontent l’Europe en 2032 et donnent vie à de nombreux personnages dont Anna Pravda, blogueuse rebelle et journaliste pour ‘Uropa’ « .

© Yslaire

© Yslaire

Honoré en Italie (Prix Micheluzzi de la meilleure bande dessinée étrangère, pour « Le Ciel au-dessus du Louvre »/2011), en Espagne  (Prix  Haxtur du meilleur dessin, pour « Sambre »/1998), en France (Prix des Lecteurs de « Libération »/ 1987), en Suisse (Grand-Prix des Alpages, au « Festival de Sierre »/1986) et en Belgique (3 Prix St.-Michel, dont, en 1986, le Grand-Prix, ainsi que 2 Prix au « Festival de Durbuy », celui du public, en 1987, et celui de la presse, en 1986).

Quand « Yslaire » fut fait « Chevalier des Arts et des Lettres », à l’Ambassade de France, à Bruxelles, il déclara: « Nous les raconteurs d’histoires, nous nous inspirons de nos dramesNous donnons un ton particulier à notre récit, comme des alchimistes du malheur ».

Lui remettant l’insigne, l’Ambassadeur de France auprès du Royaume de Belgique, son Excellence Madame Claude-France Arnould soulignait: « La Belgique est le lieu d’origine, de naissance, voire d’excellence du 9e art. Et l’œuvre de Bernard Hislaire est une merveille d’expression du franco-belge…  Le travail d’ ‘Yslaire’ est une interaction entre le trait, la photo, le dessin, internet, le web feuilleton, la vidéo et bien d’autres supports. Il utilise aussi toutes les ressources du langage et de l’actualité pour démontrer son intérêt et ses passions ».

… En ces mots, déjà, Madame l’Ambassadeur évoquait la « photo », ce qui nous ramène au temps présent et à cette superbe exposition à découvrir jusqu’au 04 décembre, les photos de Laurence Erlich ajoutant le réel à l’imaginaire d’ « Yslaire », en un intéressant regard croisé.

En famille, à l'Ambassade de France

En famille, à l’Ambassade de France

Egalement, « internet, le web » étaient évoqués dans ce discours, ce qui nous ramène à une autre collaboration entre nos deux artistes, Laurence et Bernard, celle, débutant en 1997, des « Mémoires du XXe ciel »,  qu’ « Yslaire », en éternel mouvement, refusant de s’installer dans le succès d’une histoire « classique », telle « Sambre », prit le risque de développer sur le web, avant d’en signer une version en albums. A l’époque, il avait mis en relation photographie et psychanalyse, ces 2 personnages principaux, « Eva » et son frère « Frank » étant l’une psychanalyste et l’autre photographe, lui-même, Bernard, dessinant le tout.

© Yslaire

© Yslaire

Peut-être Laurence Elrich pense-t-elle que comme le dessinateur et la photographe qu’ils sont partagent des choses en commun, « photographie et psychanalyse ont certaines choses en commun: les logiques de ‘révélateur’, d’ ‘image latente’, de ‘transfert’, le détail que l’on peut ‘développer’, pour lui donner une autre signification » (comme rédigé sur le site 1001cases .net)…

Mais laissons à « Yslaire » le soin de conclure notre bien belle rencontre avec trois artistes simples et talentueux: « Après 40 ans de métier, cette exposition constitue une aventure, un saut dans le vide, nous menant à une cohérence, qui me fait dire que cette expo est une expérience très positive, à poursuivre, en 2017, à Paris ».

… Et comme il le confiait récemment dans l’ « Écho »: « La beauté, c’est la religion des artistes ».

L’ « Huberty & Breyne Gallery »  (http://www.hubertybreyne.com), spécialisée depuis plus de 25 ans dans les originaux de bandes dessinées, est ouverte du mercredi au dimanche, de 11h. à 18h.30. Entrée libre.

Yves Calbert.

« Liuli, une Fleur chinoise », au « Centre Culturel de la Chine », jusqu’au 11/11

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Alors que le 2ème « China Arts Festival in the European Union » se poursuit, le « Centre Culturel de la Chine » nous invite à découvrir, sur deux étages, jusqu’au 11 novembre, une intéressante collection contemporaine d’oeuvres en verre, réalisées par Loretta H. Yang et Chang Yi, présents à Bruxelles, à l’occasion du vernissage, ce jeudi 27 octobre.

(c) Laszlo Arany

(c) Laszlo Arany

Comme le laisse présager le titre de cette exposition, « Liuli, une Fleur chinoise », la thématique choisie pour ce travail du verre est la « fleur », dans toute sa beauté, « liuli » étant un terme archaïque chinois, vieux de 3.000 ans, signifiant « verre ».

A l’opposé de ce que chantait Jacques Brel, « Je vous ai apporté des bonbons / Parce que les fleurs c’est périssable », grâce à ces deux artistes chinois, nul besoin d’ « apporter des bonbons », leurs fleurs, quoique fragiles, n’étant nullement périssables.

Bien mises en valeur par un éclairage adéquat, elles brillent de tout leur éclat, rendant hommage, dans la capitale européenne, au travail de ces deux sculpteurs du verre, qui s’associèrent, en 1987, pour fonder le premier studio artistique asiatique consacré au « liuli » (verre), sous le nom de « Liuligongfang », tous deux provenant d’un autre milieu artistique, celui du cinéma taïwanais.

(c) Laszlo Arany

(c) Laszlo Arany

De fait, Loretta était une actrice renommée, lauréate aux « Golden Horse » et « Asia-Pacific Film Awards ». Quant à Chang, auteur de nouvelles dès 19 ans, il devint, dans les années ’80, une figure emblématique du « New Wave », en sa qualité de réalisateur.

Reconnu, par le « New York Times », comme étant, en Asie, « le père du mouvement du verre »,  il crée, désormais, de manière très organique, sans aucune contrainte ou limite, alors que Loretta, ravie de découvrir la méthode de la pâte de verre, n’écoutant que son intuition naturelle, elle insuffle, quant à elle, une force vive et puissante dans une oeuvre inanimée, réussissant à créer, à force d’essais et d’erreurs, un art riche de références philosophiques et culturelles chinoises.

Pour ces deux artistes, « liuli » est la résurrection d’un art perdu depuis 2.000 ans, celui du verre chinois. Ce « liuli » symbolisant la méditation autour de la clarté et de la transparence, dans le contexte du bouddhisme chinois, reflète la philosophie chinoise de « l’impermanence ».

(c) Laszlo Arany

(c) Laszlo Arany

L’entrée est gratuite, du lundi au mercredi, de 09h.30 à 20h., le jeudi et vendredi, de 09h.30 à 18h.

 

 

Yves Calbert / Photos: (c) Laszlo Arany.

 

 

 

HOPONO FETE SES 5 ANS D EXSISTENCE

HOPONO : UN NOM, UNE HISTOIRE, UNE EQUIPE ET UN CONCEPT-STORE

hopono est la contraction de Ho’oponopono, une tradition sociale
des anciens hawaïens. Le mot ho’oponopono se compose comme suit :
ho’o : « commencer une action »
pono : « bonté, honnêteté, moralité, actions correctes et justes, excellence, prospérité, utilité »
ponopono : « remettre en ordre ; vivre en harmonie, ordonner, nettoyer, ranger, agir correctement. »

Une histoire
Il y a quatre ans, Jean-Philippe et Sébastien, deux frères, souhaitent développer un concept fort :
« une nouvelle façon de consommer en se facilitant la vie. » L’idée était de proposer des produits utiles et pas seulement beaux ; des produits qui vont simplifier le quotidien, des objets pragmatiques, plus sains et plus écologiques.
D’abord tournés sur internet, ils comprennent vite la nécessité de « voir » et « toucher » les produits sélectionnés pour hopono. L’offre est repensée et avec l’aide de Julie, ils ouvrent leur premier
magasin rue du Bailli ( Châtelain ) en octobre 2011. Le succès est immédiat et les trois partenaires
ne ménagent pas leurs efforts : lancement d’un site internet ( et e-shop ) en janvier 2012, création
d’un pop-up store à Lille en novembre 2012 et une offre renforcée en magasin pour continuer à surprendre les clients. En juillet 2014, ils ouvrent déjà un second point de vente en plein centre
de Bruxelles ( rue des Chartreux ).
Un équipe

photos

Jean-Philippe, 39 ans
Marié 2 enfants (4 et 8 ans)
Master en Economie
10 ans d’expéricience en gestion d’entreprise et nance
Passionné de nouveaux mode de consommation plus respectueux de
l’environnement et s’assure que les nouveaux produits sont conformes
à nos exigences
Article préfére chez hopono : Eau Good, gourde avec ltre au charbon 
(Black&Blum – UK)
Julie, 35 ans
Mariée ( avec Sébastien ) 2 enfants ( 1 et 6 ans )
Master en Gender Studies
Après un passage dans l’industrie cosmétique, elle occupe un poste
d’assistante parlementaire avant de rejoindre hopono !
Shopping addict, elle suit les modes et tendances pour que hopono soit
toujours aux avant-postes des nouveautés !
Article préféré chez hopono : Kit de lingettes démaquillantes lavables 
et réutilisables ( Tendances d’Emma - FR )
Sebastien, 36 ans
Marié ( avec Julie ) 2 enfants ( 1 et 6 ans )
Master en Relation Internationale, licence en droit
5 ans d’expérience en marketing et commerce international
Passionné de design et d’objets, il regarde avec attention
le marché qui l’entoure !Article préféré chez hopono : Portefeuille dynamique ( Secrid - NL 
Un concept-store : Ce qui est utile doit aussi Etre beau !
hopono se dénit comme un « concept-store lifestyle et design » qui veut réunir
la famille dans toutes ses générations. C’est en voyageant, en parcourant
les grands salons internationaux et les magasins à l’étanger, en surfant sur
Internet et en écoutant les besoins de ses clients que hopono façonne son
offre originale : grandes et petites marques des pays développés, soucieuses
de l’esthétisme mais aussi de la qualité et de l’impact global de leurs produits.
hopono c’est aussi des coups de cœur avec des marques et des designers
peu ou pas représentés en Belgique comme Orla  Kiely,  Cath  Kidston, 
Keith Brymer Jones ; mais aussi des marques plus connues comme Komono la
marque de montres belges…
hopono décline son univers en 3 grands axes
HOME : c’est notre cocon, notre espace premier. Il est important de l’aménager
pour s’y sentir bien.
KIDS : les enfants ont des besoins spéciques qui méritent qu’on s’y attarde !
TRAVEL : nous voyageons et bougeons de plus en plus. Les objets doivent
nous accompagner dans chacune de nos aventures…
Mais le vrai « plus » de hopono, c’est d’avoir à cœur d’offrir un conseil
personnalisé à chaque client, de tester chaque produit pour que celui-ci
réponde aux attentes de qualité de nos clients.
Magasin ouvert à un public large : du bébé aux grands-parents
Un projet de consommation plus écologique, plus sain, plus responsable
Recherche incessante de nouvelles marques européennes, américaines ou
japonaises qui vont créer des nouveautés design et utiles en privilégiant le
respect de l’environnement
Des marques exclusives ( ou du moins peu présentes en Belgique )
Une offre généreuse de chaque marque et constamment renouvelée : choix et
profusion sont au programme. Chaque visite est l’occasion d’une découverte
… et s’ils sont fabriqués en Europe, c’est la cerise sur le gâteau !
hopono en quelques mots
hopono, ps de chez vous
Deux magasins / deux facettes
Rue du Bailli = agshipstore ( 130 m
2
), on y développe les marques dans la largeur et
la profondeur de gamme et on y teste les nouveaux produits.
Rue des Chartreux = corner. Avec ses 55m
2
, c’est un concentré de hopono sur les
marques plus pointues et plus modes de l’enseigne. Une place de choix est toujours
réservée à l’enfance et au lunch !
Quelques chiffres clés
plus de 2.000 références
plus de 80 fournisseurs
Hopono fête ses 4 ans en octobre 2015
trois partenaires complémentaires
2.000 clients adhérents au programme de délité
1 site internet réactif et visité : 700 pages vues par jour et 800.000 visiteurs uniques par an
L’E-shop est « la » vitrine de tous les produits disponibles et colle à l’offre des deux boutiques
éponymes situées à Bruxelles. Pour les Bruxellois qui aiment toucher et manipuler un objet avant de
l’acheter, l’idéal est de faire un repérage sur http://www.hopono-shop.com et puis se rendre en boutique
pour découvrir et bénécier des conseils, trucs et astuces des « experts » hopono. Le succès est
au rendez-vous : hopono a développé des partenariats avec La Redoute, Cdiscount, Fnac ou encore
PriceMinister.

Informations pratiques

hopono agship store
Rue du Bailli 48
1050 Bruxelles
Ouvert le lundi de 11h à 18h30
du mardi au samedi de 10h30 à 18h30
Tél : 02 612 94 50
hopono Corner
Rue des Chartreux 14
1000 Bruxelles
Ouvert le lundi de 13h à 18h30
du mardi au samedi de 11h à 18h30
Tél : 02 513 29 99
contact@hopono.be

2ème « Festival du Film Chinois », à « Flagey », jusqu’au 19 octobre

china-chinese-film-festival

Ce jeudi 13 octobre, en présence de la Princesse Maria-Esméralda de Belgique, Madame l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine auprès de l’ « Union Européenne » ouvrait officiellement, à « Flagey », le 2ème « Festival du Film Chinois » de Bruxelles, organisé par la « Mission de la République Populaire de Chine auprès de la Commission Européenne ».

Princesse Maria-Esméralda de Belgique (c) "Noblesse et Royauté"

Princesse Maria-Esméralda de Belgique
(c) « Noblesse et Royauté »

"River Road" (c) "You Tube"

« River Road » (c) « You Tube »

 

 

 

 

 

 

Deux films ayant déjà été projetés (« Song of the Phoenix » et « The Master »), voici la programmation, jusqu’au 19 octobre, ces 6 films, sous-titrés en anglais, étant projetés dans le « Studio 5 » de « Flagey »:

Samedi 15, à 13h.10: « The Calligraphy Master »

Dimanche 16, à 13h15: « Somewhere Connected »

Lundi 17, à 18h.30: « Saving Mr. Wu »

Mardi 18, à 18h.30: « Roof of the World » 

Mercredi 19, à14h.: « Monkey King : Hero is back »

 "Somewhere Connected"

« Somewhere Connected »

Soulignons que le mardi 18, suite à la projection de « Roof of the World », une discussion sera organisée avec un représentant tibétain, ce film sur le « Toit du Monde », ayant été tourné au sein de la région chinoise du Tibet. Quelques images de ce long-métrage sont disponibles sur:  https://www.youtube.com/watch?v=_rZMot1rk0c

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A noter que ce Festival fait partie intégrante du 2ème « Festival d’Arts Chinois dans l’Union Européenne », organisé jusqu’en décembre 2016, avec comme but de « développer les initiatives culturelles chinoises au sein de l’Union Européenne ».

"Monkey King Hero is back"

« Monkey King Hero is back »

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Par ailleurs, l’auditorium du « Centre Culturel Chinois », situé au N° 02 de la rue Philippe Le Bon, poursuit sa programmation des « Soirées du Cinéma Chinois », avec « Death and Glory in Changde »  (Shen Dong/ 2010/90′), qui sera projeté les lundi 24 (sous-titré en français) et mercredi 26 octobre (sous-titré en anglais). Entrée gratuite.

Synopsis: « A cause de sa situation particulièrement stratégique sur un plan militaire, la ville de Changde dans la province du Hunan est devenue une cible pour l’armée japonaise. La 57ème division du 74ème corps d’armée de l’Armée Révolutionnaire Nationale Chinoise, soit 8000 soldats, sont ordonnés par leur Commandant Yu Chengwan de défendre la ville de Changde, jusqu’au péril de leur vie. Et voilà que l’armée impériale japonaise, forte de 60 000 hommes, encercle la ville »… Suite à l’écran!

Programmation culturelle chinoise sur: http://www.cccbrussels.be/.

Yves Calbert.

 

 

 

 

Frank Pé au « Musée de la BD », jusqu’au 04 Septembre

 

Frank Pé UneSous l’intitulé « Frank Pé ou les Passions d’un Faune », le « Musée de la BD » (« CBBD ») nous offre, dans une intéressante scénographie, jusqu’au 04 septembre, une superbe rétrospective de la carrière artistique de Frank PéIxelles/1956), de ses dessins réalisés au cours de ses 3 années académiques d’études vécues à St.-Luc/Bruxelles, dès 1973, à ses planches originales, non encore publiées, de sa version des aventures de « Spirou et Fantasio », en passant par  son personnage de « Broussaille », « hymne flamboyant dédié à l’optimisme et au bonheur, rayon de soleil, éclatant de joie de vivre et d’émerveillement, … ce dont nous avons vraiment tous tant besoin ces derniers temps! …

"Broussaille" (c) "Dupuis"

« Broussaille » (c) « Dupuis »

Créé en 1978, pour illustrer une rubrique « nature jeunesse » du « Journal de Spirou », dont il est le responsable, jusqu’en 1982, il le reprend en BD, pour 5 tomes, publiés entre 1987 et 2003, scénarisés par « Bom » (Michel de BomUccle/1950), dont le 3ème, « La Nuit du Chat » (1989) reçoit, en 1990,  au « Festival d’Angoulème », l’ « Alph’Art du Public » et le « Prix Regards chrétiens sur la Bande dessinée », …accordés pour un « récit tout en simplicité » (que certains compareront, joli compliment, au « Tintin au Tibet » (1960) d’ « Hergé »), où son personnage évolue dans son quartier d’alors, celui de la gare ferroviaire du Luxembourg… Et c’est déjà dans ce même district qu’il avait dessiné le 1er album de « Broussaille », « Les Baleines publiques » (1987), inspiré par un squelette de cet animal marin qu’il avait découvert, pendu au-dessus de l’accueil du « Musée des Sciences naturelles »… A découvrir dans l’attachante scénographie, ces baleines reproduites sur une deux pages de près de … 2 mètres de hauteur! …

(c) "Dupuis"

(c) « Dupuis »

Auparavant, il avait débuté, dans cet hebdomadaire, authentique atelier du « 9ème art », alors imprimé à Marcinelle, grâce à 2 « cartes blanches », en 1973 et 1974, y dessinant, en 1982, une « Belle Histoire de l’Oncle Paul », consacrée à Auguste  Rodin (1840-1917), au sujet duquel il dit qu’il « parvint à mettre du mystère dans ses oeuvres, un mystère qui est la 1ère porte que j’aie empruntée pour approcher le spirituel », et qui l’inspira, l’incitant, lui aussi, à s’essayer, en autodidacte, à la sculpture, une trentaine de ses propres créations animalières, réalisées entre 2005 et 2011, étant exposées dans son « Atelier rêvé du Zoo »  et son « Bestiaire de Bronze ».

"Atelier rêvé du Zoo" (c) "CBBD"

« Atelier rêvé du Zoo » (c) « CBBD »

… Tout comme le sont, en d’autres lieux de l’exposition, différents calendriers annuels qu’il réalisa, comme responsable éditorial, de 1985 à 2000 – après ceux signés par « Hergé » (Georges Remy/1907-1983), « Peyo » (Pierre Culliford/1928-1992) et tant d’autres -, pour la « Fédération des Scouts catholiques de Belgique », et de nombreuses affiches, dont celle de 2003, du « BIFFF » (« Brussels International Fantastic Film Festival »), ou encore, en 2005, pour le « Zoo d’Anvers », sans oublier celles qu’il réalisa pour promouvoir différentes expositions de la bande dessinée belge, au « Lafayette Natural History Museum » et à l’ « Univerity of Louisiana », aux Etats-Unis, à l’ « Alliance française de Sydney », en Australie, ou encore à la « Hong-Kong Central Library », en Chine.

Affiche en 2003 (c) "BIFFF"

Affiche en 2003 (c) « BIFFF »

Entre 1994 et 2007, avec Philippe Bonifay (°Toulon/1959), pour le scénario, il signe, dans la collection « Air Libre » de « Dupuis », 3 volumes de « Zoo », « une aventure humaine prenante et émouvante, unique en son genre, tant par son décor, la beauté de ses animaux, l’ambiance hors du temps qui y règne, que par l’épopée qui s’y déroule », dont il réalise les planches directement en couleurs, récompensée, en Allemagne, dès 1996, par le « Prix Max et Moritz de la Meilleure Bande dessinée importée« , une histoire débutant en 1913, où nous retrouvons, illustrant encore le goût du dessinateur pour la sculpture, « Buggy », un … sculpteur, aux côtés de « Célestin », médecin, responsable du jardin zoologique et « Manon », spontanée et insouciante, une de ses égéries, dont il apprécie réaliser de forts jolies aquarelles et autres sérigraphies, particulièrement lumineuses, où on la voit, en coloris minimalistes, pudiquement nue, naturelle, au milieu des animaux.

"Manon" (c) "ebay.com"

« Manon » (c) « ebay.com »

« Un des plaisirs du travail sur la lumière », écrit-il, « est d’aller un peu trop loin. Surexposer ou perdre dans l’ombre peut réveiller le fantastique qui sommeille en chaque image ». 

Aussi, notamment pour « Manon », il s’inspire, de l’oeuvre d’un peintre-illustrateur de l’ « art nouveau », Alfons Maria Mucha (1860-1939), introduisant, parfois, l’un de ses bas reliefs en bronze, sur ses toiles si finement peintes, certaines, au « CBBD »,  étant présentées en triptyques, comme « Manon et les Guépards ».

"Manon solaire", avec un Bronze (c) "Ciné Télé Revue"

« Manon solaire », avec un Bronze
(c) « Ciné Télé Revue »

… Mais le dessin animé l’attire également! … Pour la « Warner Bros », il réalise des images pour les long métrage « The Quest for Camelot » (Frédérik Du Chau/USA/1998/86′). Ce sera un échec, son travail n’étant pas pris en compte. L’envol pour le dessin animé est pris et il collabore à plusieurs réalisations pour la télévision et, très récemment, pour le grand écran, à « Robinson Crusoé » (Vincent Kesteloot & Ben Stassen/BEL-FRA/2016/90′). Dans « Sud Ouest », Sophie Avon écrit: « L’histoire du plus célèbre naufragé, revue et corrigée par les animaux qui l’ont vu débarquer sur leur île. Une animation en 3D, précise et stylisée ». Outre des dessins préparatoires, nous découvrons, sur 2 écrans TV , des extraits  de différents dessins animés auxquels il a collaboré.

"Les Baleines publiques" (c) "Dupuis"

« Les Baleines publiques » (c) « Dupuis »

Grand admirateur d’ André Franquin (1924-1997), il déclare: « c’est (lui) qui m’a quasiment éveillé à la bande dessinée, avec une ouverture du coeur qui m’est restée jusqu’à maintenant, et qui n’a fait que s’amplifier au fil des ans. L’envie de faire un Spirou m’a toujours titillé, … (mais) surtout, il ne s’agit (pas) de faire du Franquin, mais de faire du ‘Spirou’, tout simplement, à ma manière, … d’animer un personnage positif crédible qui va parler à mes contemporains »?

Planche originale de son "Spirou" (c) "Dupuis"

Planche originale de son « Spirou » (c) « Dupuis »

Avec « Zidrou » (Benoît DrousieAnderlecht/1962) comme scénariste, son « Spirou », porteur de lunettes (mais oui, il n’a plus 20 ans, cet héros mythique, crée, en 1938, par « Rob-Vel »/Robert Velter/1909-1991) « La Lumière de Bornéo », édité en album, par « Dupuis », sera en vente dès le 07 octobre! C’est donc en exclusivité, que le « CBBD » nous en présente plusieurs planches originales. A découvrir, assurément! …

(c) "Dupuis"

(c) « Dupuis »

Bornéo, forcément, nous invite au voyage, ce qu’il apprécie particulièrement, comme nous le dévoile l’une des 1ères vitrines de l’exposition, où l’on retrouve des témoignages de ses 1ers séjours hors de l’Europe, initiés par un diplomate belge, au Burundi et au Japon, 2 pays où il enverra « Broussaille » dans « Sous deux Soleils » (2000), le 4ème tome de ses aventures.

(c) "Dupuis"

(c) « Dupuis »

… A noter que « Spirou », n’est pas le seul personnage mythique auquel il s’attache. Ainsi la « Galerie 9ème Art », à Paris, lui commande un hommage à l’œuvre culte « Little Nemo in Slumberland » (publiée de 1905 à 1914 dans les journaux américains « New York Herald » et « New York American »)de Winsor Mc Cay (1869-1934). Préfacé par François SchuitenBruxelles/1956), sous le titre du tome 1« Little Nemo Wake Up » (Ed. « Toth »/2016), Frank Pé nous en livre sa propre interprétation., retrouvant ainsi cette influence d’ « Art Nouveau » qu’il apprécie. Actuellement publié en édition de luxe, tiré à seulement 450 exemplaires, cet album, « hymne à l’onirisme et à l’enfance », et les suivants devraient connaître une publication accessible à tous les passionnés de la BD.

"Little Némo" (c) Frank Pé

« Little Némo » (c) Frank Pé

Frank Pé aime ses classiques, re-dessinant, lui-même, « Spirou », « Némo », mais aussi « Lucky Luke » (dont « Dargaud » fête, cette année, le 70ème anniversaire, ayant été créé par « Morris »/ Maurice de Bevere/1923-2001), car, impressionné par les portraits de la « Galerie des Offices » de Florence, Frank Pé nous l’offre au sein de ses «  portraits héroïques », aux côtés, entre autres, de ceux d’André Franquin et Auguste Rodin, qui l’inspirèrent tant, … ce qui lui permet de remémorer son adolescence, lui qui se faisait de l’argent de poche en vendant des caricatures de ces profs dans la cour de récréation de son école. Côté autoportrait, il se caricature en … oryx (1989).

"Lucky Luke" (c) Frank Pé

« Lucky Luke » (c) Frank Pé

Frank Pé, c’est aussi la démesure, aussi fut-il à l’origine du renommé « Parcours BD » bruxellois, étant le 1er, en 1991 (restaurée en 1999), à peindre une image de BD sur un mur de notre capitale, dans la rue du Marché au Charbon, à côté du légendaire café-brasserie « Plattesteen », nous montrant, sur un fond bleu cobalt (« couleur de rêve », selon lui), mis en abîme, « Broussaille » et son amie « Catherine » marchant à l’endroit en ce même lieu, la présente fresque étant même reproduite, en plus petit, à l’arrière plan…

"Broussaille & Catherine" (c) "Parcours BD"

« Broussaille & Catherine »
(c) « Parcours BD »

25 ans plus tard, Frank Pé apprécie toujours les grands formats, en longueur, désormais, comme le prouve la fresque animalière qu’il réalisa à Blois, mais aussi, grâce à un montage vidéo montrant son travail à Aix-en-Provence, Han-sur-Lesse, La Couture, Laval, Stavelot, Toulouse, Vaison-la-Romaine et à  … Andenne, son lieu de résidence depuis quelques années.

Réalisation d'une Fresque animalière (c) "BD Zoom"

Réalisation d’une Fresque animalière
(c) « BD Zoom »

… Mais, les « bonnes choses ont une fin » et l’exposition se termine par une série de 7 dessins révélant l’implication de ce brillant artiste au niveau de différentes réalisations pour la parc animalier « Pairi Daiza », à Brugelette. Ainsi, l’on découvre, le bain des buffles devant un temple indonésien, le bain des éléphants, un projet d’entrée au domaine, …, étant informés qu’il collabore, également, aux scénographies des Grottes de Han, ainsi que des jardins zoologiques d’Antwerpen et de Montpellier.

Temple indonésien à Pairi Daiza

Temple indonésien à Pairi Daiza

Laissons lui la parole: « Je ne considère pas la nature comme le miroir de mon ego ou de on besoin affectif ». Quant au Directeur du « CBBD » et Commissaire de cette superbe rétrospective des 40 ans de carrière de Frank Pé, Jean Auquier, il écrit: « Depuis qu’il a découvert les zoos, il rêve d’en construire un à sa façon. Comment placer l’art au coeur d’une structure faite pour le bien être animal, assurant sa part de travail scientifique pour la sauvegarde des espèces et comment accueillir les visiteurs dans un projet qui, à tout instant, doit être créatif et harmonieux, porteur de valeurs ».

"Manon et le Gorille" (c) Frank Pé

« Manon et le Gorille » (c) Frank Pé

… Et porteur de valeurs, Frank Pé l’est assurément! … Venez vous en assurez en visitant « Frank Pé ou les Passions d’un Faune », rejoignant les mots de Jean Auquier: « Divinité champêtre chez les Romains, le faune est devenu, dans la mythologie de nos sociétés modernes, un intermédiaire précieux entre l’humanité et la nature… comme Frank Pé. Amoureux des formes et des couleurs qui nous entourent, admirateur de Franquin, Follet ou Mucha, Frank Pé est un créateur d’histoires et d’images exceptionnellement doué, … mariant avec bonheur l’émotion et la représentation de la nature dans « Broussaille » et « Zoo » »… Avis, non seulement  à tous les passionnés de la BD, mais aussi à tous ceux qui aiment la nature! …

(c) "CBBD"

(c) « CBBD »

Exposition ouverte 7 jours sur 7, de 10h. à 18h. Prix d’entrée, incluant l’accès au Musée et aux autres expositions temporaires: 10€ (8€ à partir de 65 ans / 7€ de 12 à 25 ans et 0€ jusqu’à 11 ans inclus. Sites: http://www.cbbd.be et http://www.frankpe.com.

Ce samedi 28 août, à 14h., visite guidée des 2 expositions temporaires consacrées à Frank Pé, d’une part, et à Etienne Davodeau, d’autre part, cette dernière, « Chroniques de la vraie Vie », restant ouverte jusqu’au 15 janvier 2017.

Important: Dans le cadre de la 7ème « Fête de la BD », sous l’un des chapiteaux du « Parc de Bruxelles », sur le stand du « CBBD »Frank Pé réalisera, en direct, et durant les trois jours du festival, du vendredi 02 au dimanche 04 septembre, une fresque de 10 mètres de long, en annonce de la publication, en octobre 2016, de son album des aventures de « Spirou et Fantasio ». Site: http://www.fetedelabd.be.

Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toots nous a quittés!

Une bien triste nouvelle vient de frapper le monde de la musique, du jazz en général et de l’harmonica en particulier, Toots  Thielemans vient de nous quitter, ce 22 août, à l’âge de 94 ans.

(c) "7 sur 7"

(c) « 7 sur 7 »

Natif des Marolles, ce brillant compositeur de jazz, également guitariste, ayant fait carrière aux Etats-Unis, joua de son légendaire harmonica aux côté de Ray CharlesBill EvansElla Fitzgerald, Charlie Parker, Frank Sinatra,

(c) "You Tube"

(c) « You Tube »

« Avec le décès de Toots Thielemans, c’est l’une des étoiles les plus authentiquement bruxelloises qui nous quitte et le quartier des Marolles, où ses parents tenaient un café, pleure l’un de ses enfants. Il a donné à l’harmonica ses lettres de gloire et de noblesse, ayant  été l’un des meilleurs ambassadeurs de Bruxelles et de la Belgique dans le monde. Le jazz est en deuil. Nous aussi », tint à souligne Yvan Mayeur, Bourgmestre de Bruxelles.

Et Karine Lalieux, Echevine de la Culture, de poursuivre: « C’est avec une grande émotion que nous avons appris le décès de ce grand artiste international dont le cœur est toujours resté marolliens et bruxellois. La Ville de Bruxelles perd aujourd’hui une de ses légendes, un grand monsieur qui n’a jamais cessé de témoigner son attachement à Bruxelles. Il était notre fierté et nous le lui témoignons aujourd’hui en faisant résonner la ‘Grand-Place’ de quelques-unes de ses plus grandes œuvres. J’invite tous les Bruxellois (et tous les amateurs de jazz, de partout d’où qu’ils soient, ndlr) à s’y rassembler ce soir, à 18h.  A souligner que la compilation ce ce rassemblement officiel  sera rediffusée, dans ce même cadre prestigieux de la Grand’ Place, ce lundi 22, à 19h., 20h., 21h. et 22h.

(c) "DH"

(c) « DH »

«  Je suis un Marollien afro-américain », disait Toots, ce Belge autrefois plus connu à Broadway ou à New Orleans que dans son propre pays. « Il m’ a fallu 80 ans pour faire le chemin entre les Marolles et la Monnaie », aimait-il déclaré, lui qui appréciait les compositions d’un de ses compatriotes, bien top tôt disparu, Jacques Brel (1929-1978), dont il aimait interpréter, avec brio, l’inoubliable « Ne me quitte pas ».

De fait, ce n’est qu’en 2000 que « La Monnaie » l’accueille pour la 1ère fois, lui qui était applaudi, depuis de nombreuse années, sur les plus grandes scènes américaines, et bien connu à Hollywood, où l’un de ses airs à l’harmonica fut repris sur l’indicatif du célèbre  « Bill Cosby Show ».

Concernant « Blusette », l’un de ses « tubes », il disait: « Avec les revenus de  »Bluesette », j’avais juste de quoi mettre de l’essence dans une ‘Cadillac’, mais pas pour en acheter une ». Aussi, il fut un temps où il gagnait davantage en accompagnant des publicités à l’harmonica qu’en donnant des concerts, une équipe de tournage s’étant même déplacée de Tokyo, afin que l’on puisse entendre son harmonica pour assurer la publicité d’une compagnie japonaise de gaz

Au cinéma, si, aux Etats-Unis, on retrouve son harmonica dans, entre autres, « Macadam Cowboy » (John Schlesinger/1969/3 « Oscars », en 1970/avec Dustin Hoffman/109′),  « The Getaway » (Sam Peckinpah/1972/avec Steve McQuen/122′) et « The Sugarland Express » (Steven Spielberg/1974/meilleur Scénario, à Cannes, la même année/110′), il figure également au générique de films français, tels « Jean de Florette » (Claude BerriPrix de l’ « Académie nationale du Cinéma »/1986/avec Daniel Auteuil, Emmanuelle Béart, Gérard Depardieu & Yves Montand/120′) et « Manon des Sources » (Claude Berri/1986/avec Daniel Auteuil, « César du meilleur Acteur », Emmanuelle Béart & Gérard Depardieu/120′).

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« Je suis tombé amoureux de mon harmonica il y a très longtemps. Il y a une véritable communion entre l’instrument et le musicien. Une histoire d’amour pour la vie ».

Enfin reconnu chez nous, devenu Baron en 2001, une rue portant son nom, à Forest, depuis 2011, une grande exposition lui ayant été consacrée, à Bruxelles, il y a quelques années, il avouait « C’est lourd, la célébrité ».

En 2014, désireux de prendre un peu de repos, l’âge avançant, il avait arrêté ses tournées, lui qui avait acquis la nationalité américaine en 1957, alors qu’il se sentait si bien, chez lui, en Belgique, que ce soit avec Netty, qu’il avait épousé en 1949, ou, après le décès de cette dernière, avec Huguette, sa seconde épouse, depuis 1980.

Tous, nous gardons en mémoire la manière exceptionnelle dont il jouait de l’harmonica, un instrument si petit, devenu si grand de par son immense talent, … D’où l’hommage musical qui lui est rendu ce lundi 22, au coeur de notre Capitale, entre 18h. et 22h. … Ne manquons pas ce rendez-vous plein d’émotion!

Merci Toots pour tout ce bonheur que tu as offert à tous ceux qui aiment la musique et, plus particulièrement, ce jazz qui t’était si cher!                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

 

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Moontain – Hébergement inédit à la montagne

Enfin un nouveau concept dhébergement inédit à la montagne !

Ouverture le 16 décembre 2016

 

Une expérience unique à vivre et à partager même pour une nuit…

3Cet hiver nous annonce une réelle révolution pour les séjours à la montagne : le lancement de Moontain. Savant mélange d’hôtel et d’auberge de jeunesse nouvelle génération, Moontain propose une nouvelle façon de vivre ses vacances aux sports d’hiver.  

Ultra-connecté, Moontain utilise les dernières technologies pour mettre la convivialité, l’échange et le partage au cœur du concept pour une expérience inoubliable.

Situé au milieu des sapins, en plein cœur de la station verte d’Oz en Oisans (Isère), le premier Moontain offre un accès direct et privilégié, spatules aux pieds, sur le fabuleux domaine skiable de l’Alpe d’Huez.

Grâce à son offre de prix attractive et totalement à la carte, associée à un panel d’activités et de loisirs répondant aux envies de chacun, Moontain s’adresse à tous les publics : globe-trotters, familles, couples, groupes d’amis, aventuriers solitaires, amoureux de la nature… Tous sont invités à se retrouver dans ce nouveau lieu design propice à l’échange et au partage. En effet, de la conception à l’agencement en passant par les services proposés, tout ici incite à l’écoute et à l’ouverture aux autres dans une atmosphère paisible et chaleureuse.2

Composé d’une vingtaine de chambres à la décoration soignée et contemporaine, allant de 2 à 12 lits, Moontain propose une offre d’hébergement inédite à la montagne. Oubliez les impératifs des locations à la semaine du samedi au samedi, profitez de Moontain pour 1 ou plusieurs jours, l’envie et le plaisir ne sont pas fonctions du jour d’arrivée !

On peut au choix opter pour une chambre premium exclusive, partager une chambre avec d’autres voyageurs ou même la privatiser en famille ou entre amis. Certaines chambres proposent des lits cabanes perchées, d’autres des espaces salons, bref tout le monde y trouvera son bonheur en créant son propre séjour !

 

Les réservations seront ouvertes dès le mois de septembre en même temps que le lancement du site internet.

Nafi en Or, aux « J.O. » de Rio

« Je ne courrais pas pour une médaille. Cela m’a libérée de ne pas y penser. L’or, je ne m’y attendais pas », voici, avec son habituelle modestie, ce que Nafissatou Thiam, plus simplement « Nafi », déclarait, ce dimanche 14 août, aux alentours de 04h.30 du matin (samedi 13, vers 23h.30, heure locale), au micro de « Sporza ».

(c) "Le Soir"

(c) « Le Soir »

A 21 ans, Nafi, récente lauréate du mérite sportif de la Province de Namur, autrefois affiliée au « SMAC », aujourd’hui au « RFCL », en réalisant 6.810 points, à l’heptathlon, a pulvérisé son Record de Belgique de 302 points (son ancien record, réussi en juin 2014, à Götzis, en Autriche, étant de 6.508 points), offrant à la Belgique, à Rio, une seconde médaille d’or, devançant de seulement 35 points la Britannique Jessica Ennis-Hill (6.775 points), la 3ème étant la Canadienne Brianne Theisen Eaton (6.653 points)… Un succès exceptionnel, une juste récompense de son travail, sous la conduite de Roger Lespagnard, un ancien décathlonien de talent! …

(c) "Sud Info"

(c) « Sud Info »

A l’entame de la 7ème et dernière épreuve, le 800 m, Nafi savait qu’elle ne pouvait concéder plus de 9″47 à Jessica Ennis-Hill, qui l’emportait en 2’09″07. Partie, prudemment, en dernière position, elle terminait 7ème, en 2’16″54, à 7″47 de la Britannique, championne olympique, en 2012, à Londres… Mission accomplie, … pour tout juste 2″! … Superbe! …

… Un grand moment de télévision, aussi, sur « La Deux », où Vincent Langedries, lors de la dernière ligne droite et à l’arrivée de notre championne, nous rappela la verve de feu Luc Varenne: « Allez Nafi! Vas-y! On va y aller! On va l’avoir cette médaille! … Ouaï, ouaï, une médaille d’or c’est incroyable! C’est le joie de ma vie! Je ‘jouis’ «  (sic)… Et de s’excuser, au micro, de s’être laissé emporter par l’émotion (http://www.rtbf.be/sport/autres/athletisme/detail_dans-les-coulisses-de-l-exploit-doree-de-nafi-thiam?id=9378353)! … Mais ne boudons pas notre plaisir, … l’enthousiasme, c’est si bon! …

Quelle belle revanche pour celle qui fut, autrefois, si injustement privée d’un record mondial junior, des organisateurs … belges (mais oui!) n’ayant pas prévu la présence d’un médecin pouvant pratiquer l’indispensable contrôle antidoping!!! …

(c) "RTBF"

(c) « RTBF »

A Rio, seconde à l’issue de la 1ère journée, Nafi reprit le dossard jaune, synonyme de « leadership », à l’issue de la 1ère des 3 épreuves restant à disputer, le dimanche 14 août, le saut en longueur, remporté, avec 6m58, réussi à son dernier essai.

(c) "Sud Info"

(c) « Sud Info »

Blessée au coude, depuis les Championnats de Belgique, la question était de voir si Nafi pourrait lancer normalement le javelot, avant dernière épreuve de son heptathlon olympique, vu qu’elle avait dû renoncer à s’entraîner pour cette discipline depuis plusieurs mois… Mais, quitte à se blesser à nouveau, elle mit toute son énergie dans son 1er essai, son javelot retombant à … 53m13! … La douleur était intense, mais, avec un tel lancer, Nafi pouvait faire l’impasse sur son second lancer, se concentrant, désormais, sur son 800 m! …

La veille, le samedi 13, Nafi avait déjà pris la tête du classement, à l’issue de la 3ème épreuve, en remportant le lancer du poids, avec 14m91, sa 5ème performance personnelle. Enfin, sa 1ère journée se termina par un 200 m, couru en 25″10, temps insuffisant que pour conserver son beau dossard jaune.

(c) "Sud Info"

(c) « Sud Info »

… Et dire que le beau rêve aurait pu tourner au cauchemar, dès le faux départ de la 1ère épreuve, le 100 m haies, Nafi étant informée qu’elle en  était la responsable, … mais, fort heureusement, ce n’était q’une défaillance technique, … ce qui permettait, ainsi, à l’athlète namuroise d’entamer son envolée olympique, en réussissant d’emblée, en 13″56, son record personnel sur cette distance. Vint le saut en hauteur, où elle réussit le meilleur saut de l’histoire de l’heptathlon, avec 1m98.

(c) "Le Soir"

(c) « Le Soir »

Qu’écrire de plus lorsque l’on sait que pour remporter ce titre olympique, Nafi, impressionnante de maturité et d’humilité, a réussi à améliorer ses records personnels, sur 5 des 7 épreuves programmées (100 m haies, hauteur, longueur, javelot et 800 m), étant la meilleure des participantes sur 3 épreuves (hauteur, poids et longueur). La voici, désormais, avec 6.810 points, 16ème performeuse de l’histoire de l’heptathlon, … et ce à 6 jours de son 22ème anniversaire.

Soulignons la sportivité de la précédente championne olympiqueJessica Ennis-Hill, qui déclara à la « RTBF »: « Nafi mérite vraiment sa médaille d’or. J’ai tout donné et je ne peux vraiment pas être déçue. Si jeune, elle est vraiment très talentueuse ».

(c) "RTL"

(c) « RTL »

… Et par là même, remportant la 12ème médaille olympique belge, en athlétisme, « Nafi » rejoint les 3 seuls athlètes belges ayant remporté une médaille d’or, à savoir: Gaston Reiff (5.000 m/Londres/1948), Gaston Roelants (3.000 m steeple/Tokyo/1964) et Tia Hellebaut (hauteur/Pékin/2008). En outre, tous sports confondus, comme en 1996, à Atlanta, avec Ulla Werbrouck, en judo, et Frederik Deburghgraeve, en natation, notre sélection nationale reviendra au pays avec 2 médailles d’or, la 1ère ayant été remportée, le 1er jour, par Greg Van Avermaet, en cyclisme.

A noter, enfin, que Nafi, également, inscrite pour le saut en hauteur, hésite à y participer, souhaitant, avant tout, profiter du bonheur présent, ce que nul ne peut lui reprocher.

Yves Calbert.

 

 

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20ème « Tapis de Fleurs » de la Grand’ Place

La file pour accéder au balcon de l’Hôtel de Ville était particulièrement longue, dès midi, ce vendredi 12 août. Mais l’attente se voyait récompensée par la vision du 20ème « Tapis de Fleurs » créé, à Bruxelles, sur sa célèbre « Grand’ Place », figurant sur la liste du « Patrimoine mondial de l’Unesco ».

Un "Patrimoine mondial de l'UNESCO" fleuri (2015)

Un « Patrimoine mondial de l’UNESCO » fleuri (2015)

« L’édition 2016 rend hommage à la nature dans la tradition japonaise en présentant de nombreux thèmes: les fleurs, les oiseaux, le vent et la lune, qui symbolisent la beauté naturelle (‘kasho-fugetsu’, en japonais); les ‘koïs’ (carpes japonaises), qui représentent la force et la croissance; les pins et les bambous, qui sont signe de bon augure; sans oublier, évidemment, les fleurs de cerisiers », nous confiait son Excellence Masafumi Ishii, l’Ambassadeur du Japon en Belgique, se réjouissant que cette année 2016, marque avec brio le 150ème anniversaire des relations amicales entre son pays et le notre.

En 2016, le Japon (c) Wim Vanmaele

En 2016, le Japon
(c) Wim Vanmaele

Double anniversaire, puisque ce « Tapis », glorifiant l’art floral japonais, est le 20ème, … même si le 1er fut réalisé dès 1971, le second ne l’étant qu’en 1976, cet événement étant organisé, désormais, tous les 2 ans. A noter que des photos de grands formats (6 m carrés) des 19 « Tapis » précédents nous  sont présentées, jusqu’au 31 août, aux « Galeries Royales St.-Hubert ».

Par contre, l’oeuvre florale éphémère (75 m sur 24) de la Grand’ Place ne peut être vue que jusqu’au soir de ce lundi 15 août, le balcon de l’Hôtel de Ville étant accessible, chaque jour, de 10h. à 22h. Ce superbe « Tapis de Fleurs », d’une superficie de 1.800 m carrés, a été réalisé – avec pas moins de 600.000 bégonias (300 par m carré), des dahlias, de l’herbe et, selon une technique espagnole, de … l’écorce de bois, notamment tintée en … violet – ce dernier vendredi 12 août, par 2 équipes de bénévoles, se relayant de 05 h. à 09 h. et de 09 h. à 12 h., chacune incluant la présence de 20 Japonais.

La réalisation (c) Wim Vanmaele

La réalisation (c) Wim Vanmaele

Au préalable, quelques jours avant l’inauguration, un dessin grandeur nature, réalisé sur du plastique micro-perforé, était déposé sur les pavés de la Grand’ Place, sur le modèle agrandi de la maquette réalisée par Madame Fuji Suzuki. A souligner, la robustesse du bégonia tuberosa grandiflora, originaire des Antilles, résistant aux caprices de la météo, se déclinant en une vaste palette, des couleurs les plus vives aux tons pastels délicats, la Belgique en étant devenue le plus important producteur au monde, avec 60 millions de bulbes par an, à 80 % dans la région de Gand, et ce depuis 1860.

"Nomura" par Fuji Suzuki

« Nomura » par Fuji Suzuki

… Et comme le dit Philippe Close, Echevin du Tourisme, Vice-Président de l’asbl « Tapis de Fleurs de Bruxelles »: « Tout Bruxelles embaume du délicieux parfum de ce ‘Tapis de Fleurs’ aux couleurs du Japon, les Japonais étant de véritables esthètes en art floral. Que du bonheur »! … Un bonheur que nombre de touristes, venus des 5 continents n’hésitent pas à partager avec les Bruxellois, fiers de savoir que leur « Tapis de Feurs » est le plus célèbre au monde!

Et le Coordinateur Technique de cette asbl bruxelloise, Koen Vondenbusch, impliqué depuis 24 ans dans ce projet floral, d’ajouter qu’il s’est rendu au Japon, cette année, avec une dizaine de membres de la dite asbl, afin d’y coordonner la réalisation de 3 « Tapis de Fleurs » aux dimensions certes plus modestes, mais dont l’un se situait à 441 m d’altitude, au sommet du « Skytree », l’ immeuble le plus élevé de Tokyo. Auparavant, le savoir faire belge n’étant plus à démontrer dans ce secteur, il nous confia s’être rendu, pour réaliser d’autres « Tapis », en Chine, en Inde, …, à Berlin, à Berne et même au … Vatican

L'entretien (c) Wim Vanmaele

L’entretien (c) Wim Vanmaele

Mais, pour en revenir à Bruxelles, Koen Vondenbusch nous dit qu’en 1971, quelques 200 horticulteurs avaient unis leurs compétences pour réaliser le 1er « Tapis de Fleurs » de la  Grand’ Place, alors même qu’aujourd’hui, l’expérience aidant, ils ne sont plus que 9, faisant appel à de nombreux bénévoles pour le montage minutieux, qui doit se réaliser rapidement, afin de garantir la fraîcheur des fleurs.

Devenu un événement des plus importants pour la Capitale de L’Europe, l’inauguration officielle donne lieu, désormais, à l’organisation d’un spectacle son et lumière… Et ce vendredi 12 août, c’est l’opéra « Madame Butterfly », de Giacomo Puccini, qui servit d’illustration sonore, avant que ne soit tiré le traditionnel feu d’artifice.

Feu d'Artifice 2015

Feu d’Artifice 2015

Prix d’accès au balcon de l’Hôtel de Ville: 5€ (gratuité pour les moins de 10 ans).

Yves Calbert.

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