Archives de Catégorie: ACTUALITÉ

Borrell: les nouvelles sanctions

Bruxelles 23.09.2022 Le haut-représentant de l’UE pour la politique étrangère Joseph Borrell a affirmé mercredi soir que les 27 examinaient de nouvelles sanctions contre la Russie après l’escalade» annoncée par Moscou.

Josep Borrell a fait cette déclaration à l’issue d’une réunion extraordinaire informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE à New York au cours de laquelle ils ont adopté une déclaration condamnant «avec force la dernière escalade de la Russie».

« Nous allons continuer à augmenter notre aide militaire et étudier de nouvelles mesures restrictives» contre la Russie, a-t-il affirmé.

De nouveaux secteurs devraient être touchés, notamment dans le domaine technologique. Des personnes seraient ajoutées à la liste de celles qui sont déjà sanctionnées. «Aujourd’hui, nous n’avons rien décidé à propos des personnes, des secteurs et de l’ampleur (des sanctions). L’objectif de la réunion était de donner un signal fort dans les premières heures après le discours de Poutine», a ajouté le haut-représentant.

M. Borrell s’attend à un accord unanime des 27 sur ce qui constituerait le 8-e paquet de sanctions contre la Russie. Les discussions pourraient toutefois être compliquées en raison de l’attitude de la Hongrie. Selon le journal Maygar Nemzt, le Premier ministre Viktor Orban souhaite une levée de toutes les sanctions européennes pour la fin de l’année en raison de leur effet négatif sur l’économie du continent.

A l’assemblée générale de l’ONU, le chef de la diplomatie européenne a accusé la Russie d’entraîner le monde dans une récession planétaire et dans une crise alimentaire mondiale. Josep Borrell assure qu’en plus des sanctions, l’UE soutiendra la Cour pénale internationale pour garantir la justice et la responsabilité des autorités russes.

UE: la Hongrie « régime hybride »

Strasbourg 16.09.2022 Vu le délitement de la situation démocratique en Hongrie ces dernières années, ce pays est devenu un « régime hybride d’autocratie électorale », dénonce le Parlement européen dans un rapport adopté jeudi, qui pointe aussi l’inaction du Conseil, l’institution représentant les 27 États membres.

Cinq des sept groupes du Parlement européen (conservateurs du PPE, socialistes du S&D, libéraux de RE, Verts/ALE et gauche radicale GUE/NGL) se sont mis d’accord sur cette définition d’experts consultés par la commission des libertés civiles.

« Il est donc clair que parmi les 27 États membres, l’un n’est plus une démocratie véritable », a résumé la rapporteure, l’eurodéputée française Gwendoline Delbos-Corfield (Verts/ALE).

En conséquence, « le Conseil devra se saisir de cette question » pour évaluer la légitimité et la sécurité juridique de ses propres décisions, « car ce qui est voté dans cet organe devrait l’être par 27 membres pleinement démocratiques », a-t-elle ajouté.

Le rapport, adopté par 433 votes pour, 123 contre et 28 abstentions, constate une dégradation de la situation depuis un précédent rapport en 2017, alors que le Premier ministre, l’ultra-conservateur nationaliste Viktor Orban, a assuré sa réélection au printemps dernier.

Le Parlement avait certes lancé en 2018 la procédure exceptionnelle dite de l’article 7, visant à protéger l’État de droit dans l’UE, et qui peut théoriquement aboutir en dernier recours à la suspension du droit de vote au Conseil, mais ce dernier n’a depuis lors pas réellement avancé dans cette procédure, dénonce le Parlement européen.

Quant à la Commission, les députés lui demandent d’avancer sur le mécanisme de conditionnalité budgétaire liée au respect de l’État de droit, ce qu’elle fait depuis quelques mois. Cette procédure nouvelle a été déclenchée pour la première fois début avril, deux jours après la réélection de Victor Orban. Elle pourrait, selon une proposition déposée en juillet par le commissaire au Budget Johannes Hahn, déboucher sur la suspension de 70% des fonds engagés pour la Hongrie sur la programmation 2021-2027. La Commission devrait se prononcer le 22 septembre sur l’état d’avancement des discussions.

GUERRE EN UKRAINE: LA CONTRE-OFFENSIVE DE KIEV

L’Ukraine a réalisé des percées remarquables dans l’est et le sud du pays, forçant les troupes russes à battre en retraite dans certaines villes stratégiques.
Les Ukrainiens ont récemment réalisé d’importantes percées sur le front russe dans l’est du pays. La reconquête de Koupiansk notamment, montre l’évolution du rapport de force sur les lignes de front, qui sont restées figées une bonne partie de l’été.

Fin août, déjà, les forces de Kiev ont lancé une offensive dans le sud du pays, dans la région de Kherson. Cette ville se situe à quelques dizaines de kilomètres du territoire de la Crimée, annexée par la Russie en 2014. Ce dédoublement du front pourrait jouer en faveur de l’Ukraine.

Lufthansa favori à la reprise de TAP Air

Le groupe franco-néerlandais associé à Lufthansa serait favori à la reprise de la compagnie nationale portugaise.
Après ITA (ex-Alitalia), Air France-KLM lorgnerait TAP Air Portugal. Rappelons que le gouvernement portugais devrait lancer la reprivatisation de la compagnie nationale d’ici la fin de l’année.

Selon l’hebdomadaire Expresso, des discussions auraient déjà eu lieu avec Air France-KLM et Lufthansa qui seraient les candidats « favoris » pour cette opération qui vise à céder au moins la moitié du capital de TAP.

Interrogés par l’AFP, ni le gouvernement ni la TAP n’ont souhaité commenter ces informations.

Rappelons que TAP Air Portugal, terrassée par la pandémie de Covid-19, avait été renationalisée en urgence en 2020 à travers une aide de 2,55 milliards d’euros de l’Etat portugais. La Commission européenne l’avait validé en échange de l’application d’un plan de restructuration drastique.

Toujours selon le magazine portugais, IAG (International Airlines Group) qui possède notamment British Airways et Vueling, aurait également manifesté « son intérêt ».

IMAM HASSAN IQUIOUSSEN RECHERCHÉ

Il est introuvable depuis la validation du mandat de son expulsion du territoire français vers le Maroc.
Hassan Iquioussen fait désormais l’objet d’un mandat d’arrêt européen, selon nos informations. L’imam, accusé par l’exécutif de tenir des prêches « contraires aux valeurs de la République » et dont le Conseil d’État a validé l’expulsion vers le Maroc, est considéré comme étant en fuite.

Les policiers se sont rendus ce mardi à son domicile de Lourches, près de Valenciennes, perquisitionner le logement, interpeller le prédicateur, le placer en rétention avant de l’envoyer au Maroc, le pays de ses parents et dont il possède la nationalité. Sauf que Hassan Iquioussen demeure introuvable. Selon une source proche du dossier, il pourrait avoir trouvé refuge en Belgique voisine.

Ce mandat intervient alors que l’homme était dans le viseur des autorités depuis plusieurs semaines: il était par ailleurs fiché S depuis 18 mois. Sa disparition apparaît comme un caillou dans la chaussure de l’exécutif, notamment du ministre de l’Intérieur.

La décision de l’expulsion d’Hassan Iquioussen confortait la volonté du gouvernement qui lui reproche des prêches « contraires aux valeurs de la République », « aux principes de la laïcité et de l’égalité hommes-femmes » et « antisémites ». L’imam du Nord est ainsi devenu le symbole de la volonté de l’État de combattre les discours « séparatistes » islamistes – Gérald Darmanin avait annoncé son souhait de l’expulser dès le 28 juillet.

Pologne réclame à l’Allemagne €1,3 milliard

Il ne s’agit pas d’un canular: à l’occasion du 83-e anniversaire du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement polonais réclame à l’Allemagne le paiement d’une somme faramineuse au titre des réparations de guerre. Jaroslaw Kaczynski, le président du PiS, le parti des ultraconservateurs au pouvoir et véritable homme fort du régime, a réclamé ce qu’il appelle « une compensation pour tout ce que les Allemands ont fait en Pologne entre 1939 et 1945».

Le Premier ministre, Mateusz Morawiecki, a ensuite officialisé la demande d’ouverture des négociations avec Berlin. «L’Allemagne n’a jamais vraiment rendu compte de ses crimes contre la Pologne », a clamé Jaroslaw Kaczynski.

La Pologne s’appuie sur les travaux d’une commission de scientifiques (historiens, économistes, experts immobiliers) qui a publié, jeudi, un énorme rapport en trois volumes, mis en ligne en polonais et en anglais. « La somme présentée comme la valeur des pertes subies a été adoptée de la manière la plus limitée, on pourrait dire une méthode conservatrice. Elle pourrait être augmentée », a insisté, sans rire, Jaroslaw Kaczynski qui explique qu’il s’agit de réparer la mort de 5,2 millions de citoyens polonais, dont 3 millions de juifs.

Jean-Marie Le Pen: le RN ‘trop timide’

Quelques mois après leur arrivée massive à l’Assemblée nationale, les 89 députés du Rassemblement national tentent de faire leur place. Mais comme il l’a confié au Journal du dimanche le 27 août, leur présence serait trop timide pour Jean-Marie Le Pen. « Il y a une certaine absence médiatique du RN (…) Je les trouve silencieux. Ils doivent réagir », a-t-il déclaré au sujet du parti. Avant de poursuivre : « Lorsqu’on fait référence à la droite, on entend parler en permanence des Républicains mais jamais du RN. ». L’ancien président du Front national a souhaité donner un conseil au Rassemblement national : « La position raisonnable, c’est d’être agressif à l’égard du pouvoir », a lancé Jean-Marie Le Pen, qui estime que les députés doivent s’imposer pour mettre la macronie en difficulté.

Enfin, le père de Marine Le Pen s’est aussi exprimé sur l’élection du prochain président du parti, qui se tiendra en novembre prochain. « Je ne suis ni dans sa tête ni dans son cœur », a réagi Jean-Marie Le Pen au fait que sa fille ne soit pas candidate. Deux hommes s’affronteront pour briguer la présidence du RN : il s’agit de l’actuel président par intérim Jordan Bardella, et du maire de Perpignan et ex-compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot. « Je ne soutiendrai personne (…) Je n’ai pas de préférence », a confié Jean-Marie Le Pen.  Enfin, ce dernier a fait part de son espoir de voir le Rassemblement national s’emparer de l’Elysée en 2027, que ce soit grâce à Marine Le Pen, ou peut-être même Jordan Bardella.

RDC : Déclaration sur l’attaque contre la MONUSCO

Dans un communiqué, l’Union européenne évoque une attaque meurtrière contre des casques bleus. Des manifestations à l’appel de mouvements associatifs ont visé le camp de la MONUSCO à Goma, dans la Province du Nord-Kivu.

« L’attaque contre la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) le 26 juillet à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, a tué deux policiers indiens et un militaire marocain et blessé un policier égyptien. Des nombreux manifestants ont perdu la vie ou ont été blessés » a écrit la Déclaration de la porte-parole de la diplomatie européenne sur l’attaque contre la MONUSCO.

« L’Union européenne condamne fermement cette attaque meurtrière contre des casques bleus ainsi que toutes les violences dans la province du Nord-Kivu depuis le 25 juillet, qui ont causé la mort et ont blessé plusieurs civils.

« L’Union européenne exprime ses plus sincères condoléances aux familles de toutes les victimes et à la MONUSCO, ainsi qu’aux Gouvernements des pays concernés.

« L’Union européenne réaffirme son soutien à la MONUSCO et au gouvernement de la République démocratique du Congo dans leur engagement à enquêter sur ces incidents et poursuivre les responsables ».

Suppression de « Loi Covid »

17.07.2022 “Le gouvernement présente en ce moment même au Parlement un projet de loi relatif au «maintien provisoire d’un dispositif de veille et de sécurité sanitaire en matière de lutte contre le Covid-19». Présenté par l’exécutif comme un texte purement technique, suivi en cela par des parlementaires trop confiants, il est en réalité un texte lourd de sens et de conséquences pour nos concitoyens.

Sur l’article 1, qui concerne le suivi centralisé de l’épidémie, la prolongation des outils actuels revient à maintenir artificiellement une épidémie de cas, et non de malades. Or le système de traçage SIDEP (Système d’information national de dépistage du Covid) est le sésame permettant au gouvernement de réactiver la campagne de peur, préalable au déclenchement des mesures d’état d’urgence sanitaire, comme la quarantaine par exemple.

De plus, nous savons que le traçage de cas contacts positifs et non malades n’a plus de sens. Seul l’impact sur le système de soins constituerait un critère sanitaire objectif. Il est donc temps que le gouvernement change de logiciel.

Sur l’article 2, l’exécutif pourra, par simple décret jusqu’en 2023, conditionner les déplacements au départ ou en provenance des territoires et départements d’outre-mer ainsi que de la Corse, à la présentation d’un test négatif au Covid-19, à un passe vaccinal ou à un certificat de rétablissement.

Atlantique: les températures extrêmes

Brussels 15.07.2022 Vague de chaleur : Météo France prévoit un pic lundi, le 18 juillet, avec des « températures extrêmes » supérieures à 40 degrés Celsius sur la façade atlantique.
Des Pyrénées-Atlantiques au Morbihan, des maximales entre +40 °C et +42 °C sont attendues pour le 18 juillet. Localement, des températures supérieures à +42 °C pourraient être constatées.

Onze département sont en vigilance orange le vendredi 15 juillet. Il s’agit des Alpes-de-Haute-Provence, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, de la Gironde, de la Haute-Garonne, du Lot-et-Garonne, des Pyrénées-Orientales, du Tarn, du Tarn-et-Garonne et du Vaucluse.

Comme le détaille Franceinfo dans cet article, nous vivons des étés d’un genre nouveau, à la fois différents de ce que nous avons connu dans le passé, et représentatifs de ce qui nous attend. Un été qui repousse un peu plus le curseur de « l’extrême », de « la normale » et « des possibles ».

« Entrées précédentes