Archives de Catégorie: ACTUALITÉ

Airbus/Boeing: Le Maire souhaite un «règlement définitif »

Bruno Le Maire a pris note le 13 août de la décision des Etats-Unis de s’abstenir d’imposer de nouveaux tarifs douaniers dans le cadre du litige transatlantique sur les subventions à Airbus et Boeing tout en évoquant la possibilité d’une riposte européenne si ces sanctions persistaient.

Le ministre français de l’Economie et des Finances, qui s’exprimait devant la presse en marge d’un déplacement auprès d’agents des douanes dans les Pyrénées-Atlantiques, a salué l’absence d’”escalade” des tensions dans ce dossier.

Il a cependant souligné que des produits européens – dont l’aéronautique et les vins français notamment – restaient soumis à des tarifs douaniers supplémentaires et souhaité qu’un “règlement définitif” soit trouvé “le plus rapidement possible” dans ce contentieux qui dure depuis plus de 15 ans.

Faute de parvenir à un tel accord, et si jamais les sanctions américaines étaient maintenues, l’Union européenne devra “se préparer elle aussi à riposter par des sanctions”, a-t-il prévenu.

Whisky: suppression des droit de douane

Le gouvernement britannique a assuré le vouloir redoubler d’efforts pour obtenir la suppression des droits de douane américains sur des produits comme le whisky écossais, au lendemain du maintien de ces tarifs par Washington, lié au conflit sur les aides publiques à Airbus et Boeing.

La Scotch Whisky Association, principale fédération des producteurs, a regretté le maintien des taxes américaines en soulignant que les exportations de whisky vers les Etats-Unis avaient chuté de 30% depuis leur entrée en vigueur.

“Il a fallu au gouvernement britannique six mois après le départ du Royaume-Uni de l’UE pour aborder directement la question des droits de douane avec l’administration américaine, ce qui nous semble inexplicablement lent”, a regretté sa directrice générale, Karen Betts, en appelant Londres à accroître son soutien au secteur.

En France, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) a elle aussi déploré la décision américaine qui ne manquera pas selon de pénaliser “fortement” les exportateurs français.

L’UE condamne les attaques au Sahel

« Plusieurs attaques ont endeuillé récemment le Niger, le Burkina Faso et le Cameroun. Elles ont ciblé tantôt des populations civiles, tantôt des travailleurs humanitaires. Ces attaques brutales nous rappellent que le terrorisme n’épargne personne. Ni les populations civiles dans des régions où les besoins humanitaires ne cessent d’augmenter, notamment en raison de la pandémie du coronavirus. Ni les travailleurs humanitaires qui payent de leur vie leur volonté d’aider les autres » a écrit le haut diplomate européen Josep Borrell sur son micro-blog Twitter.

« L’Union européenne ne cessera jamais de condamner ces attaques lâches et barbares. Rien ne nous fera baisser les bras dans notre volonté d’aider le Sahel à affronter les différents défis auxquels la région fait face. L’Union européenne reste déterminée à poursuivre ses efforts, aux côtés de ses partenaires sahéliens, en faveur du rétablissement de la sécurité et des services de l’Etat, de l’action humanitaire et de développement, notamment dans le cadre de la Coalition pour le Sahel. L’Union européenne rappelle enfin que le droit international humanitaire doit être respecté toujours, partout et par tous ».

COVID19: Polynésie durcit des mesures sanitaires

Le gouvernement territorial de Polynésie française a annoncé des poursuites et des sanctions exemplaires contre tous ceux qui seront reconnus coupables d’avoir contrevenu aux mesures prises pour endiguer l’épidémie de COVID-19.

Chaque infraction sera sanctionnée par une amende de 89.000 francs Pacifique CFP (environ €750).

Alors que la Polynésie française vit à l’heure de la rentrée scolaire, les personnels de l’Education nationale devront porter un masque ainsi que tous les élèves à partir de la classe de 6e.

Le changement de ton en Polynésie française renvoie aux déclarations du Premier ministre, Jean Castex, qui a détaillé le 11 août de nouvelles mesures visant à empêcher une reprise de l’épidémie en France alors, a-t-il dit, que la situation évolue “dans le mauvais sens”.

Alors que la Polynésie française n’avait enregistré que 62 cas de coronavirus en cinq mois, 71 cas ont été détectés ces derniers jours dans le territoire français d’outre-mer.

Le durcissement a été annoncé le 11 août après-midi heure locale (12 août vers 01h00 GMT) par Edouard Fritch, président de la Polynésie française, et Dominique Sorain, le haut-commissaire de la République.

Ce dernier a mis en avant “les manquements importants qui viennent de se produire, et le mot est faible”.

Il a imputé l’explosion des cas à des rassemblements surtout festifs qui se sont tenus “dans des conditions totalement irresponsables, sans aucune distanciation sociale et sans gestes barrières”.

“Ceci est totalement inadmissible”, a poursuivi le haut-commissaire de la République lors d’une conférence de presse, déplorant que certains visiteurs venus de l’extérieur du territoire en cette période estivale ne respectent ni leurs engagements, ni les gestes barrières.

« Je suis consterné, scandalisé, en colère, nous avons eu 62 cas en cinq mois, et 71 en quelques jours, c’est la décadence! Et tout cela est le fait de l’irresponsabilité de quelques personnes et de leur indiscipline”, a condamné pour sa part Edouard Fritch.

“Le mot central aujourd’hui, c’est l’irresponsabilité de quelques-uns”, a-t-il poursuivi. “L’alcool est au centre de ces rassemblements qui dégénèrent en catastrophe sanitaire. Je veillerai à ce que des sanctions exemplaires soient prises contre les établissements et les lieux festifs où des débordements ont eu lieu, et je demanderai des poursuites et des sanctions sévères.”

Au titre des mesures, tout rassemblement de plus de 50 personnes sera soumis à autorisation administrative préalable et le port du masque sera obligatoire dans tous les commerces.

Discothèques et boîtes de nuit seront fermées et les restaurants et débits de boisson devront faire respecter un espace d’un mètre entre les tables, le port du masque étant obligatoire pour les personnels et les clients se déplaçant dans l’établissement.

Maurice: animaux piègés par la marée noire

Anguilles flottant à la surface de l’eau, étoiles de mer mazoutées, crabes et oiseaux de mer pris au piège par le liquide lourd, sombre et collant: la faune paie un lourd tribut à la marée noire de MV Wakashio.

Les bénévoles qui tentent de nettoyer les plages de l’île Maurice souillées après l’échouage d’un vraquier japonais ont repêché le 11 aout des cadavres d’espèces marines victimes de la marée noire.

Le MV Wakashio a heurté un récif au sud-est de l’Etat de l’océan Indien le 25 juillet; on estime qu’un millier de tonnes de pétrole se sont déversées en mer depuis qu’une fuite s’est déclarée à bord.

Maurice dans l’attente au «pire»

L’île Maurice doit se préparer au “pire des scénarios” après l’échouage d’un vraquier sur un récif du sud-est de l’Etat de l’Océan indien, même si la fuite initiale a été stoppée, a déclaré lundi le Premier ministre mauricien.

Plusieurs fissures ont été observées sur la coque du MV Wakashio, qui a toujours 2.000 tonnes de fioul dans ses réservoirs, a expliqué Pravind Kumar Jugnauth.

“Nous devons nous préparer au pire des scénarios. Il est clair qu’à un certain stade, le navire se brisera”, a-t-il ajouté.

On estime pour l’heure qu’environ 1.000 tonnes de pétrole se sont déversées dans la mer.

Des bouées ont été confectionnées à l’aide de feuilles de canne à sucre, de bouteilles en plastique et de cheveux que les habitants ont volontairement coupés pour tenter d’endiguer la marée noire.

“Les cheveux absorbent le pétrole, pas l’eau”, a expliqué Tello, fondateur de l’agence d’écotourisme Mauritius Conscious dans l’interview à Reuters.

“Nous commençons à trouver des poissons morts. Nous commençons à voir des animaux comme des crabes recouverts de goudron, des oiseaux de mer aussi, dont certains ne pourront pas être sauvés”, a déclaré Vikash Tatayah, directeur de la conservation des espèces à la Mauritius Wildlife Foundation.

Le gouvernement mauricien a déclaré l’état d’urgence et demandé l’aide de la France, qui a envoyé de la Réunion une vingtaine de tonnes de matériel et des experts.

Le MV Wakashio s’est échoué le 25 juillet mais il a fallu attendre plusieurs jours avant que les autorités mauriciennes constatent que des tonnes d’hydrocarbures s’échappaient de sa coque.

Kouré: ouverture d’une enquête terroriste

Le président Macron va réunir mardi, le 11 aout matin un conseil de défense suite à l’attaque survenue dimanche, le 9 aout, au Niger qui a fait huit morts dont six Français, a annoncé l’Elysée.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit de dimanche à lundi, la présidence française a indiqué qu’Emmanuel Macron s’était entretenu avec son homologue nigérien, Mahamadou Issoufou.

Les deux dirigeants “tiennent à rappeler que tous les moyens sont et seront mis en oeuvre pour élucider les circonstances de cet attentat meurtrier dans les prochaines heures”, écrit L’Elysée.

Un conseil de défense se tiendra mardi matin “sous l’autorité du président de la République et sur la base des informations qui seront transmises ce lundi par les autorités nigériennes et françaises”, ajoute-t-elle dans le communiqué.

Le parquet national antiterroriste (PNAT) français a annoncé l’ouverture d’une enquête au lendemain de l’attaque dans laquelle six Français et deux Nigériens sont morts près de Kouré en visit de réserve animalière, une ville située à une soixantaine de kilomètres de Niamey, la capitale du Niger.

Sept des victimes de cette attaque perpétrée par des hommes armés étaient des membres de l’organisation non-gouvernementale Acted, la huitième étant leur guide.

“Une enquête a été ouverte des chefs d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle”, a-t-on appris lundi auprès du PNAT.

Maurice menacée par une marée noir

Emmanuel Macron s’est engagé le 8 aout à apporter une aide matérielle à l’île Maurice, menacée par une marée noire depuis qu’un vraquier s’est échoué fin juillet sur un récif du sud-est de l’Etat de l’Océan indien.

Pravind Kumar Jugnauth, le Premier ministre mauricien, a annoncé sur Twitter avoir demandé l’aide de la France.

« Le naufrage du Wakashio représente un danger pour l’île Maurice. Notre pays n’a pas les compétences et l’expertise pour le renflouage des navires échoués, c’est ainsi que j’ai sollicité l’aide de la France à Emmanuel Macron”, a-t-il écrit.

Emmanuel Macron a répondu sur Twitter qu’il avait mobilisé des moyens présents sur l’île de la Réunion, distante de 200 kilomètres environ.

Lorsque la biodiversité est en péril, il y a urgence d’agir. La France est là. Aux côtés du peuple mauricien. (…) Nous déployons dès à présent des équipes et du matériel depuis La Réunion.

La préfecture de la Réunion a précisé ensuite, sur Twitter également, que “La France apporte son soutien à Maurice dans le cadre de l’épisode de pollution qui touche ses côtes. Près de 21 t et 80m3 de matériel et des experts sont partis ce matin de #LaRéunion, par avion militaire et à bord du navire de la marine Nationale Le Champlain.”

Le vraquier MV Wakashio s’est échoué le 25 juillet mais il a fallu attendre plusieurs jours avant que les autorités mauriciennes constatent que des tonnes d’hydrocarbures s’échappaient de sa coque.

Le 25 juillet dernier, un navire japonais transportant des hydrocarbures s’est échoué au large de l’île Maurice. Quelques jours après, la coque du bateau s’est fendue et plusieurs tonnes de fuel se répandent dans la mer.

Le vraquier MV Wakashio est un navire japonais qui transportait 200 tonnes de diesel et 3800 tonnes de fuel. Fin juillet, il s’est échoué dans le récif de la Pointe d’Esny, dans le lagon de l’île Maurice.

Beyrouth: Macron souhaite «enquête internationale»

Emmanuel Macron a souhaité jeudi le 6 aout une “enquête internationale et transparente” pour déterminer l’origine de l’explosion qui a dévasté Beyrouth mardi soir, faisant 145 morts et 5.000 blessés selon le dernier bilan disponible.

“Je n’ai aucune information en ma possession au-delà des informations publiques”, a déclaré le président français.

“C’est pourquoi il faut un enquête internationale, ouverte, transparente pour éviter que des choses soient cachées mais aussi que le doute ne s’installe.”

Les produits chimiques qui ont explosé mardi le 4 aout dans le port de Beyrouth y sont arrivés il y a sept ans à bord d’un cargo Rhosus de location en très mauvais état qui n’aurait jamais dû accoster dans la capitale libanaise, a déclaré le capitaine du navire.

Rhosus, opérant sous le drapeau moldave, appartenait à Igor Grechushkin, originaire de la Russie vivant à Chypre. Le navire transportant 2750 tonnes de salpêtre de Batoumi en Géorgie au Mozambique a fait une escale imprévue à Beyrouth en septembre 2013 en raison de problèmes à bord.

Image: réseaux sociaux

Beyrouth: l’aide française est en route

«Deux avions militaires – un A400M Atlas et un A330 Phénix – décollent aujourd’hui pour acheminer au Liban l’aide française : à bord, des personnels @Interieur_Gouv, @francediplo, @MinSoliSante, ainsi que plus de 20 tonnes de matériel pour soutenir les Libanais face à ce drame » a écrit Florence Parly, le Ministre des Armées.

Les autorités libanaises ont déclaré que les déflagrations, qui ont fait au moins plus de 100 morts et 3.700 blessés, étaient dues à l’explosion de 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium dans le port. L’ammonium entre dans la composition de certains engrais mais aussi d’explosifs.

https://twitter.com/le_parisien/status/1290883411494739968?s=21

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