Leyen fait face à des défis

« Nous sommes dans une phase parlementaire, démocratique et transparente. J’ai proposé 26 candidats ; 23 ont été acceptés, 3 n’ont pas obtenu de majorité pour des raisons diverses. Les nominations hongroise, roumaine et française restent donc ouvertes.

Cet après-midi, au Parlement européen, j’ai rencontré les présidents des groupes PPE, S&D et Renew Europe pour discuter de la situation. J’ai aussi rencontré le Président du Parlement européen.

Nous ne devons pas perdre de vue l’enjeu principal : les cinq prochaines années seront décisives pour l’Europe dans un contexte mondial difficile. L’Europe doit gérer le Brexit, les questions commerciales et faire face aux conflits dans son voisinage immédiat, mais elle doit aussi gérer les défis majeurs liés au changement climatique, à la transformation numérique, et aux flux migratoires.

L’enjeu est telle que nous devons maintenant organiser sans délai la suite du processus avec le Parlement afin que l’Europe soit rapidement en mesure d’agir. Par ailleurs, toutes les personnes impliquées dans ce processus auront besoin de suffisamment de temps pour préparer les prochaines étapes avec soin. Ceci doit être notre objectif commun. » (Déclaration de la présidente élue de la Commission européenne Ursula von der Leyen)

Goulard rejetée par Parlement européen

La candidature de Sylvie Goulard au poste de commissaire européenne au Marché intérieur, entachée par le soupçon, a été rejetée par le Parlement européen.

Les eurodéputés ont rejeté sa candidature de Sylvie Goulard  par 82 voix contre 29, et une abstention, à la suite d’une seconde audition de l’ancienne ministre des Armées, qui n’a pas convaincu.

La présidence française a pris acte sans délai de cette décision tout en déplorant que sa candidate, dont la désignation avait suscité d’emblée des réserves dans les rangs diplomatiques, ait “fait l’objet d’un jeu politique”.

Les conservateurs du Parti populaire européen (PPE)  avaient fait savoir dès la mi-journée qu’ils s’opposeraient à sa nomination au poste de commissaire au Marché intérieur, à l’industrie, au numérique, à la défense et à l’espace.

Le président français a dit ne pas comprendre l’issue de la procédure, blâmant “ressentiment” et “petitesse” parmi les eurodéputés, et a mis en cause à demi-mot la présidente élue de la Commission européenne, l’Allemande Ursula Von Der Leyen, qu’il assure avoir mise en garde.

“J’ai proposé trois noms à la présidente Von der Leyen, qui m’a dit : ‘Moi je veux travailler avec Sylvie Goulard, je la connais, je sais ce qu’elle vaut’”, a rapporté Emmanuel Macron  lors d’une conférence de presse à l’issue de la conférence du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, à Lyon.

 

 

Piste terroriste privilégiée

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a confirmé avoir repris la main sur l’enquête liée à l’agression à l’arme blanche qui a coûté la vie à cinq personnes à la préfecture de police de Paris en comptant l’assaillant.

Il s’agit désormais d’une enquête pour “assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste” et “association de malfaiteurs terroriste criminelle” selon l’information de l’agence Reuters.

C’est un développement majeur dans les investigations, qui étaient supervisées jusqu’à présent par le parquet de Paris même si les deux procureurs disaient rester en “contact permanent”. 

https://twitter.com/dupontaignan/status/1180183268018311168?s=21

Selon l’information LCI, l’assaillant était employé à la préfecture de police de Paris en tant qu’agent administratif de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Selon Loïc Travers, secrétaire Île-de-France du syndicat Alliance Police nationale, ce dernier était « juste un fonctionnaire, à priori modèle, qui ne posait pas de soucis. (…) C’est un collègue administratif qui a vingt ans de maison. » 

Cet homme, né à fort-de-France et âgé de 45 ans, souffrait d’un handicap de surdité. « Il était employé de catégorie C, depuis 2003. Il n’a jamais présenté de difficultés comportementales, n’a jamais présenté le moindre signe d’alerte« , a commenté Christophe Castaner.

#Paris: quatre policiers tués

Un homme armé d’un couteau a agressé cinq personnes à la préfecture de police de Paris, ce jeudi «entre 12h30 et 13h», a précisé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner lors d’un point presse devant la préfecture vers 16h45. L’agression a eu lieu dans les locaux de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DR-PP).

https://twitter.com/ccastaner/status/1179783724461936640?s=21

Muni d’un couteau de cuisine en céramique, indétectable aux portiques de sécurité, l’assaillant, un agent administratif de la DR-PP, a d’abord attaqué trois policiers de la DRPP, dans deux bureaux au premier étage du bâtiment, selon une source proche de l’enquête, indique l’AFP.

Il s’en est ensuite pris, dans un escalier, à deux femmes: l’une employée à la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), l’autre à la Direction des ressources humaines (DRH).

Service solennel à l’église Saint-Sulpice

La France rend un dernier hommage à Jacques Chirac (86), décédée jeudi dernier. Minute de silence, honneurs militaires, et service solennel à l’église Saint-Sulpice à Paris  en présence de quelque 80 personnalités étrangères, dont le président russe Vladimir Poutine et l’ex-président américain Bill Clinton marquent le début de la cérémonie officielle.

Une cérémonie familiale privée s’est tenue aux Invalides en début de matinée avec Bernadette Chirac et le petit-fils de Jacques Chirac, Martin Rey-Chirac qui devait prendre la parole à cette occasion.

La cérémonie familiale privée a été suivie par des honneurs funèbres militaires rendus par Emmanuel Macron. Le cercueil de l’ancien président, porté par la garde républicaine, a ensuite quitté la cour au son de la marche funèbre de Chopin pour rejoindre l’église Saint-Sulpice à 12h un service solennel en présence des chefs d’Etat et de gouvernement étrangers ayant fait le déplacement.

Poutine rend hommage à Chirac

Une trentaine de chefs d’État et de gouvernement étrangers, dont Vladimir Poutine, ont déjà annoncé leur venue à l’hommage prévu en l’honneur de Jacques Chirac.

Outre le président russe, sont notamment attendus les présidents italien Sergio Mattarella et congolais Denis Sassou Nguesso, la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili, les Premiers ministres libanais Saad Hariri, hongrois Viktor Orban, slovaque Peter Pellegrini et croate Andrej Plenkovic, qui doivent participer au service solennel prévu le 30 septembre à midi en l’église Saint-Sulpice, pour l’ancien chef de l’État.

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier, de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ainsi que le Premier ministre belge Charles Michel avaient annoncé leur présence le vendredi.

 

Le président des États-Unis Donald Trump ne sera pas présent à la cérémonie. La Maison Blanche a fait savoir qu’il serait représenté par l’ambassadrice américaine en France Jamie McCourt. Le dirigeant américain n’a pas non plus exprimé les condoléances des Américains après la disparition de l’ancien président français. La représentante américaine avait de son côté évoqué sur Twitter micro blog un “très grand ami des Américains, de longue date”.

 

Hommage à Chirac aux Invalides

Avant une journée de deuil national avec les obsèques de Jacques Chirac, les Français peuvent rendre hommage à l’ancien président de la République aux Invalides depuis 14 heures, dimanche (29 septembre). 

Le cercueil de l’ancien président a pris place devant la cathédrale Saint-Louis des Invalides et sera veillé par quatre gardes républicains. Un portrait de Jacques Chirac a aussi été installé.

Demain lundi 30 septembre, journée de deuil national, une cérémonie solennelle doit se tenir dans l’église Saint-Sulpice, à midi, avec au moins une trentaine de dirigeants étrangers.

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