Gilets noirs au Panthéon: « honte »au gouvernement

Plusieurs centaines d’ndividues sans-papiers ont occupé le Panthéon, en plein cœur de Paris, le 12 juillet, pour réclamer leur régularisation et un rendez-vous avec le Premier ministre Édouard Philippe. Dans un communiqué, ils se présentent comme «des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française» et demandent «papiers et logements pour toutes et tous». «On ne veut plus avoir à négocier avec le ministère de l’Intérieur et ses préfectures. On veut parler au premier ministre Édouard Philippe, maintenant!», insistent-ils.

À l’initiative des collectifs Droits devant et Gilets noirs, quelque 700 sans-papiers et leurs soutiens ont brièvement occupé le Panthéon ce vendredi après-midi. Le monument, où sont inhumés de grands personnages du pays, a été évacué dans le calme et les occupants ont patienté à l’arrière du bâtiment, encadrés par les forces de l’ordre.

Une vidéo diffusée sur Twitter, filmée à l’intérieur, montre un homme hurlant dans un micro: «Hier colonisé, aujourd’hui exploité, demain régularisé!» Tandis que sous la coupole, agitant leurs tracts blancs, les autres scandent  « gilets noirs! », du nom d’un collectif de migrants de la région parisienne.

« Il est INADMISSIBLE de voir des clandestins revendicatifs occuper, en toute impunité, ce haut lieu de la République qu’est le Pantheon », a écrit Marine Le Pen sur son compte Twitter. « En France, le seul avenir d’un clandestin devrait être l’expulsion, car c’est la LOI. »

« Occupation du par des sans-papiers : honte au Gouvernement qui laisse faire cette profanation ! Il ne doit pas céder au chantage. Que les clandestins déboutés du droit d’asile soient expulsés ! La France doit se faire respecte« , a écrit sur son compte Twitter Nicolas Dupont-Aignan.

l’Initiative européenne d’intervention a débuté aux Champs-Elysées

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, figuraient parmi les 11 invités européens du président français. Ils sont conviés à déjeuner à l’Elysée.

Le défilé à pied avait débuté avec les emblèmes des dix pays participant à l’Initiative européenne d’intervention (IEI), née il y a un an sous l’impulsion du président Macron: France, Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Estonie, Espagne, Portugal et Finlande. LIEI a pour ambition de favoriser une “culture stratégique commune” en Europe en vue d’engagements conjoints pour divers scénarios d’intervention – opération militaire ou catastrophe naturelle par exemple.

Le défilé aérien, ouvert par l’emblématique panache de fumigènes bleu-blanc-rouge de la Patrouille de France, intégrait notamment un avion de transport A400M allemand et un C130 espagnol.

Le chef de l’Etat a passé en revue les troupes sur l’avenue des Champs-Elysées avant de rejoindre la tribune officielle pour suivre le défilé militaire.

 

 

14 juillet: « fortes tensions » sur les Champs-Élysées

Emmanuel Macron a présidé les festivités du 14 juillet, placées cette année sous le signe de la coopération militaire européenne, une cérémonie qui a débuté par des sifflets à son passage.

Le président, dont c’était le troisième défilé de fête nationale depuis son élection en mai 2017, a descendu les Champs-Elysées à bord d’un command car aux côtés de son chef d’état-major. De nombreux sifflets ont retenti à son passage, alors que le chef de l’Etat est confronté depuis plusieurs mois au mouvement de contestation des Gilets jaunes.

Au total, quelque 4.300 militaires, 196 véhicules, 237 chevaux, 69 avions et 39 hélicoptères ont été mobilisés.

Deux figures des Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, ont par ailleurs été interpellés vers 09:15 aux abords des Champs-Elysées, selon une source proche du dossier.

Meurthe-et-Moselle: peine capitale pour un loup

La préfecture de la Meurthe-et-Moselle va autoriser dans les prochaines semaines un tir de prélèvement pour abattre ce loup à l’origine, accusé d’une multitude d’attaques de troupeaux, notamment dans le sud du département, a-t-elle annoncé jeudi 4 juillet.

«Nous attendons un arrêté ministériel qui, entre autres mesures, permettrait de tuer un loup quand, sur une zone déterminée, il provoque un nombre de dégâts excessifs », a annoncé le préfet, Eric Freysselinard, lors d’un point de presse.

Illustration: chiots de loup

 

Armageddon des insectes

Le discret labeur de poignée de volontaires allemands à Krefeld, à la frontière des Pays-Bas, nourrit la prise de conscience mondiale de « l’Armageddon des insectes » depuis qu’une première étude d’octobre 2017 s’est appuyée sur leurs découvertes, dans la revue scientifique PLOS One, suivie de plusieurs autres. Pendant 30 ans, ils sont passés pour de paisibles excentriques en relevant leurs pièges à insectes dans la campagne allemande. Mais ces entomologistes amateurs ont bâti un trésor scientifique: ils ont documenté le pire épisode d’extinction depuis les dinosaures –  à Krefeld, la masse d’insectes volants a reculé de 76% en trente ans.

Au niveau mondial, plus de 40% des espèces d’insectes sont en déclin ou menacées d’extinction « et, chaque année, environ 1% supplémentaire s’ajoute à la liste« , ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland, en Australie.

Parmi les plus affectés, les lépidoptères (les papillons), les hyménoptères (abeilles, guêpes, fourmis, frelons) et les coléoptères (scarabées, coccinelles).

« La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41%) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés« , soulignent-ils. Ce qui équivaut, notent-ils, « au plus massif épisode d’extinction » depuis la disparition des dinosaures.

Butterfly

ONU appele à cessez-le-feu en Libye

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé à un cessez-le-feu urgent en Libye dans un communiqué soutenu par les Etats-Unis et qui condamne, quatre jours après, l’attaque meurtrière d’un camp de migrants près de Tripoli.

« Les membres du Conseil de sécurité soulignent la nécessité pour toutes les parties d’urgemment procéder à une désescalade et s’engager dans un cessez-le-feu », selon le communiqué négocié pendant une réunion le 3 juillet mais dont l’adoption a été retardée par Washington sans raison apparente.

Fraude à l’impôt: de entre 50 et 100 milliard par an

Nouveau service d’enquête du Ministère de l’économie et des finances, bilan positif du Parquet national financier, assouplissement du verrou de Bercy

La lutte contre les fraudeurs fiscaux reste une priorité française pour 2019. Le chiffre fait saliver la direction du Trésor, le saint des saints du Ministère des finances. Selon les chiffres croisés de l’administration et des organisations non gouvernementales, la fraude à l’impôt continuerait de coûter à la France entre 50 et 100 milliard de recettes fiscales par an.

Il s’agit d’un joli magot pour un pays dont la dette publique caracole à 2322 milliards d’euro soit 99,3% de son produit intérieur brut (PIB), au point d’inquiéter le Fonds monétaire international (FMI), qui juge ce niveau «trop élevé et sujet à inquiétude», d’où «le manque de marge de manœuvre en cas de crise».

Un chiffre qui démontre surtout, selon les autorités, les limites du processus de régularisations fiscales massives observées depuis l’éclatement de l’affaire Cahuzac (l’ex-ministre socialiste du Budget qui disposait d’un compte en Suisse, puis à Singapour) en 2013, achevé fin décembre 2018 avec la levée des dispositions spéciales: au total, 8 milliards d’euros sont rentrés en quatre ans dans les caisses de l’Etat. Un réel succès. Mais encore loin de ce qui pourrait être en théorie récupéré.

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