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FranceSoir: accusé des thèses complotistes

30.11.2022 FranceSoir perd son statut de service de presse en ligne et ses avantages.La Commission paritaire des publications et agences de presse a décidé, mercredi 30 novembre 2022, de retirer à FranceSoir son agrément, qui lui permettait de bénéficier d’aides publiques et avantages fiscaux. Le site d’informations est accusé depuis plusieurs années de relayer des thèses complotistes, notamment concernant l’épidémie de Covid-19.

Le site FranceSoir a perdu son statut de service de presse en ligne, qui lui donnait notamment la possibilité de bénéficier d’aides publiques et d’avantages fiscaux, a indiqué mercredi 30 novembre 2022 la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP).

Réunie mercredi matin en commission plénière, la CPPAP «a décidé de ne pas renouveler la reconnaissance de service de presse en ligne à FranceSoir. La décision sera notifiée prochainement à l’éditeur», a-t-elle déclaré à l’AFP, confirmant une information de la lettre spécialisée Mind Media.

Selon l’institution composée de représentants de l’État et des éditeurs de presse, « FranceSoir ne respectait plus l’ensemble des critères » fixés par décret pour obtenir cette qualification.

Contactée par l’AFP mercredi soir, la direction du site n’était pas disponible pour réagir dans l’immédiat.

Bruxelles: des adolescents qui se déchaînent

Bruxelles 29.11.2022 Les images ont suscité une vive indignation, jusqu’aux Etats-Unis. Avant même le coup de sifflet final du match opposant la Belgique au Maroc, des échauffourées ont éclaté dans le centre-ville de Bruxelles. Des voitures incendiées, du matériel lourdement détérioré, des heurts… la situation a dégénéré et a mené à une dizaine d’arrestations administratives.

Le politologue balaie les allégations de certains indiquant que ces échauffourées étaient un appel à l’aide. “Leur objectif est l’anarchie, la destruction pure et dure. Il n’y a pas d’arguments rationnels pour mettre le feu à votre propre quartier. Il n’y a aucune excuse”, conclut-il, estimant que ces incidents ne sont pas les premiers et qu’ils ne seront pas les derniers.

Triste fête pour la victoire des Lions de l’Atlas face aux Diables rouges, qui a laissé perplexe tant les autorités que la population. Si les débordements ont largement été condamnés par la classe politique belge, beaucoup se sont interrogés sur les causes de ces émeutes. Selon le politologue Fouad Gandoul, il ne s’agit pas d’un phénomène culturel. “De nombreux Marocains vivent aussi en Italie ou en Finlande par exemple. Or, des choses comme ça ne se produisent pas là-bas”, justifie-t-il, auprès de la VRT. “C’est un problème qui se situe spécifiquement dans le Benelux et dans les banlieues parisiennes. Quelque chose bouillonne à Bruxelles. Cela n’attire l’attention que quand le monde a les yeux rivés sur la capitale, mais c’est là en permanence.”

L’expert voit dans le profil des jeunes présents lors des incidents une source d’explication. “Il s’agit souvent de jeunes de troisième ou quatrième génération qui se sont complètement détachés de l’autorité parentale et n’ont aucun égard pour la police”, poursuit-il, mettant en garde quant à la tournure que pourraient prendre les choses. “[…] Pour le moment, nous sommes encore face à des adolescents qui se déchaînent, mais bientôt ces émeutiers seront majeurs. Dans quel genre de société vivrons-nous alors ?”

Ciblant spécifiquement PS et Ecolo, le politologue regrette que certains politiques évitent soigneusement de prendre le problème à bras-le-corps par crainte de s’aliéner leur électorat allochtone. “Il est facile de parler de la racaille qui ne représente pas toute la communauté, mais si vous voulez une solution, il faut regarder la situation dans son ensemble et prendre les mesures adéquates”, confie Fouad Gandoul à nos confrères de la VRT.

La zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles a annoncé en début de soirée avoir procédé à une dizaine d’arrestations administratives et à une arrestation judiciaire. Sur base de l’analyse des images, des efforts supplémentaires seront déployés pour identifier les émeutiers.

Un seul pilote pour les vols

Dans le but de réduire les coûts et de remédier à la pénurie de personnel, de nombreux pays demandent à l’organisme des Nations unies chargé de contrôler les règles de sécurité aérienne au niveau mondial de passer à un modèle à un seul pilote pour les vols commerciaux, au lieu de deux.

L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) estime que cela pourrait se faire dès 2027, mais cela soulève des problèmes de sécurité et met davantage de pression sur les pilotes.

Tony Lucas, commandant de bord d’un Airbus SE A330 pour Qantas Airways et président de l’Australian & International Pilots Association, a déclaré à Bloomberg que les pilotes solitaires pourraient être rapidement débordés en cas d’urgence et que les renforts mettraient trop de temps à arriver dans le cockpit. «Lorsque les choses tournent mal, elles tournent mal assez rapidement», a déclaré M. Lucas, qui a ajouté que les personnes qui militent en faveur de ce changement ne sont pas celles qui pilotent ces avions tous les jours.

Un autre problème est que les jeunes membres d’équipage ont moins de possibilités d’apprendre des pilotes expérimentés si chacun vole seul.

L’EASA procède actuellement à une évaluation des risques pour la sécurité des vols effectués par un seul pilote, afin de déterminer les règles à mettre en place pour gérer des problèmes tels que la fatigue et les pauses détente.

Selon une déclaration de l’EASA de janvier 2021, il faudrait également mettre en place des systèmes autonomes avancés pour piloter l’avion sans pilote en cas d’incapacité de l’équipage.

Dans un sens, il s’agit simplement d’une conclusion logique à l’automatisation croissante qui a lieu dans l’industrie aéronautique depuis des décennies. Dans les années 1950, il y avait dans le cockpit un capitaine, un copilote, un mécanicien de bord, un navigateur et un opérateur radio.

Plus de 40 pays ont demandé à modifier la réglementation, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni, et l’UE a stipulé qu’un cockpit à un seul pilote était aussi sûr qu’un cockpit à deux pilotes.

L’un des principaux obstacles n’est cependant pas de savoir s’il est possible de voler avec un seul pilote en toute sécurité, mais plutôt de savoir si les clients seraient prêts à accepter cette idée.

UE: von der Leyen conflit d’intérêt

Brussels 31.10.2022 Lecourrier-du-soir.com avait promis à ses lecteurs de leur apporter du nouveau dans l’immense scandale de conflit d’intérêt dans lequel est impliquée Ursula Von Der Leyen dont le mari a bénéficié (à travers sa société Orgenesis INC) d’un financement de 320 millions d’euros de la Commission Européenne dirigée par Ursula.

L’affaire, relayée il y a deux jours par Lecourrier-du-soir.com, secoue la classe politique italienne et attise un intérêt particulier des médias d’investigation de ce pays qui veulent en faire une affaire d’Etat. Pour rappel, les 320 millions d’euros dont il est question ici concernent le financement d’un projet de thérapie génique de l’université de Padoue en Italie. Un projet dont fait partie Heiko Von Der Leyen (le mari de Von Der Leyen). Son laboratoire américain, Orgenesis, a été sélectionné.

Jusqu’à tout récemment, Heiko (mari de Von Der Leyen) siégeait dans le conseil de surveillance de ce projet ambitieux auquel participent plusieurs autres laboratoires dont Pfizer. Mais, l’affaire est beaucoup plus scandaleux qu’on ne le pense d’après les dernières informations fournies par les journalistes d’investigation.

En effet, d’après Maddalena Roy, le plus scandaleux dans cette histoire est que la société Orgenenis Italy qui a été sélectionnée dans ce projet financé par la Commission Européenne est la branche du laboratoire Orgenesis INC, basé aux Etats-Unis, et dirigé par Heiko Von Der Leyen.

Et le scandale est là : la branche italienne de Orgenesis américain a été créée dans la ville d’Udine en Italie à la date du 14 janvier 2022. Mais, entre le 14 janvier et le 14 octobre 2022, Orgenesis Italy détenait une licence de constitution qui était inactive et ne pouvait pas facturer. Pourtant, malgré son inactivité, la société a pu prendre part à l’appel d’offres et sera même sélectionnée.

Les choses sont donc claires : pour la journaliste italienne, la société Orgenesis Italy a uniquement été créée pour participer à ce projet financé à hauteur de 320 millions d’euros.

Dans un documentaire publié ce 25 octobre par le média italien MediasInfinity, une journaliste a pu joindre Rosario Rizzuto qui fut l’ex recteur de l’université de Padoue et l’un des responsables du projet financé par l’UE.

Interrogé sur le cas de Heiko Von der Leyen, sa réponse est hallucinante : “nous ne savions pas que c’était le mari de Von Der Leyen. Nous l’avons appris plus tard”, dit-il.

Borrell: les nouvelles sanctions

Bruxelles 23.09.2022 Le haut-représentant de l’UE pour la politique étrangère Joseph Borrell a affirmé mercredi soir que les 27 examinaient de nouvelles sanctions contre la Russie après l’escalade» annoncée par Moscou.

Josep Borrell a fait cette déclaration à l’issue d’une réunion extraordinaire informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE à New York au cours de laquelle ils ont adopté une déclaration condamnant «avec force la dernière escalade de la Russie».

« Nous allons continuer à augmenter notre aide militaire et étudier de nouvelles mesures restrictives» contre la Russie, a-t-il affirmé.

De nouveaux secteurs devraient être touchés, notamment dans le domaine technologique. Des personnes seraient ajoutées à la liste de celles qui sont déjà sanctionnées. «Aujourd’hui, nous n’avons rien décidé à propos des personnes, des secteurs et de l’ampleur (des sanctions). L’objectif de la réunion était de donner un signal fort dans les premières heures après le discours de Poutine», a ajouté le haut-représentant.

M. Borrell s’attend à un accord unanime des 27 sur ce qui constituerait le 8-e paquet de sanctions contre la Russie. Les discussions pourraient toutefois être compliquées en raison de l’attitude de la Hongrie. Selon le journal Maygar Nemzt, le Premier ministre Viktor Orban souhaite une levée de toutes les sanctions européennes pour la fin de l’année en raison de leur effet négatif sur l’économie du continent.

A l’assemblée générale de l’ONU, le chef de la diplomatie européenne a accusé la Russie d’entraîner le monde dans une récession planétaire et dans une crise alimentaire mondiale. Josep Borrell assure qu’en plus des sanctions, l’UE soutiendra la Cour pénale internationale pour garantir la justice et la responsabilité des autorités russes.

UE: la Hongrie « régime hybride »

Strasbourg 16.09.2022 Vu le délitement de la situation démocratique en Hongrie ces dernières années, ce pays est devenu un « régime hybride d’autocratie électorale », dénonce le Parlement européen dans un rapport adopté jeudi, qui pointe aussi l’inaction du Conseil, l’institution représentant les 27 États membres.

Cinq des sept groupes du Parlement européen (conservateurs du PPE, socialistes du S&D, libéraux de RE, Verts/ALE et gauche radicale GUE/NGL) se sont mis d’accord sur cette définition d’experts consultés par la commission des libertés civiles.

« Il est donc clair que parmi les 27 États membres, l’un n’est plus une démocratie véritable », a résumé la rapporteure, l’eurodéputée française Gwendoline Delbos-Corfield (Verts/ALE).

En conséquence, « le Conseil devra se saisir de cette question » pour évaluer la légitimité et la sécurité juridique de ses propres décisions, « car ce qui est voté dans cet organe devrait l’être par 27 membres pleinement démocratiques », a-t-elle ajouté.

Le rapport, adopté par 433 votes pour, 123 contre et 28 abstentions, constate une dégradation de la situation depuis un précédent rapport en 2017, alors que le Premier ministre, l’ultra-conservateur nationaliste Viktor Orban, a assuré sa réélection au printemps dernier.

Le Parlement avait certes lancé en 2018 la procédure exceptionnelle dite de l’article 7, visant à protéger l’État de droit dans l’UE, et qui peut théoriquement aboutir en dernier recours à la suspension du droit de vote au Conseil, mais ce dernier n’a depuis lors pas réellement avancé dans cette procédure, dénonce le Parlement européen.

Quant à la Commission, les députés lui demandent d’avancer sur le mécanisme de conditionnalité budgétaire liée au respect de l’État de droit, ce qu’elle fait depuis quelques mois. Cette procédure nouvelle a été déclenchée pour la première fois début avril, deux jours après la réélection de Victor Orban. Elle pourrait, selon une proposition déposée en juillet par le commissaire au Budget Johannes Hahn, déboucher sur la suspension de 70% des fonds engagés pour la Hongrie sur la programmation 2021-2027. La Commission devrait se prononcer le 22 septembre sur l’état d’avancement des discussions.

GUERRE EN UKRAINE: LA CONTRE-OFFENSIVE DE KIEV

L’Ukraine a réalisé des percées remarquables dans l’est et le sud du pays, forçant les troupes russes à battre en retraite dans certaines villes stratégiques.
Les Ukrainiens ont récemment réalisé d’importantes percées sur le front russe dans l’est du pays. La reconquête de Koupiansk notamment, montre l’évolution du rapport de force sur les lignes de front, qui sont restées figées une bonne partie de l’été.

Fin août, déjà, les forces de Kiev ont lancé une offensive dans le sud du pays, dans la région de Kherson. Cette ville se situe à quelques dizaines de kilomètres du territoire de la Crimée, annexée par la Russie en 2014. Ce dédoublement du front pourrait jouer en faveur de l’Ukraine.

Lufthansa favori à la reprise de TAP Air

Le groupe franco-néerlandais associé à Lufthansa serait favori à la reprise de la compagnie nationale portugaise.
Après ITA (ex-Alitalia), Air France-KLM lorgnerait TAP Air Portugal. Rappelons que le gouvernement portugais devrait lancer la reprivatisation de la compagnie nationale d’ici la fin de l’année.

Selon l’hebdomadaire Expresso, des discussions auraient déjà eu lieu avec Air France-KLM et Lufthansa qui seraient les candidats « favoris » pour cette opération qui vise à céder au moins la moitié du capital de TAP.

Interrogés par l’AFP, ni le gouvernement ni la TAP n’ont souhaité commenter ces informations.

Rappelons que TAP Air Portugal, terrassée par la pandémie de Covid-19, avait été renationalisée en urgence en 2020 à travers une aide de 2,55 milliards d’euros de l’Etat portugais. La Commission européenne l’avait validé en échange de l’application d’un plan de restructuration drastique.

Toujours selon le magazine portugais, IAG (International Airlines Group) qui possède notamment British Airways et Vueling, aurait également manifesté « son intérêt ».

IMAM HASSAN IQUIOUSSEN RECHERCHÉ

Il est introuvable depuis la validation du mandat de son expulsion du territoire français vers le Maroc.
Hassan Iquioussen fait désormais l’objet d’un mandat d’arrêt européen, selon nos informations. L’imam, accusé par l’exécutif de tenir des prêches « contraires aux valeurs de la République » et dont le Conseil d’État a validé l’expulsion vers le Maroc, est considéré comme étant en fuite.

Les policiers se sont rendus ce mardi à son domicile de Lourches, près de Valenciennes, perquisitionner le logement, interpeller le prédicateur, le placer en rétention avant de l’envoyer au Maroc, le pays de ses parents et dont il possède la nationalité. Sauf que Hassan Iquioussen demeure introuvable. Selon une source proche du dossier, il pourrait avoir trouvé refuge en Belgique voisine.

Ce mandat intervient alors que l’homme était dans le viseur des autorités depuis plusieurs semaines: il était par ailleurs fiché S depuis 18 mois. Sa disparition apparaît comme un caillou dans la chaussure de l’exécutif, notamment du ministre de l’Intérieur.

La décision de l’expulsion d’Hassan Iquioussen confortait la volonté du gouvernement qui lui reproche des prêches « contraires aux valeurs de la République », « aux principes de la laïcité et de l’égalité hommes-femmes » et « antisémites ». L’imam du Nord est ainsi devenu le symbole de la volonté de l’État de combattre les discours « séparatistes » islamistes – Gérald Darmanin avait annoncé son souhait de l’expulser dès le 28 juillet.

Pologne réclame à l’Allemagne €1,3 milliard

Il ne s’agit pas d’un canular: à l’occasion du 83-e anniversaire du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement polonais réclame à l’Allemagne le paiement d’une somme faramineuse au titre des réparations de guerre. Jaroslaw Kaczynski, le président du PiS, le parti des ultraconservateurs au pouvoir et véritable homme fort du régime, a réclamé ce qu’il appelle « une compensation pour tout ce que les Allemands ont fait en Pologne entre 1939 et 1945».

Le Premier ministre, Mateusz Morawiecki, a ensuite officialisé la demande d’ouverture des négociations avec Berlin. «L’Allemagne n’a jamais vraiment rendu compte de ses crimes contre la Pologne », a clamé Jaroslaw Kaczynski.

La Pologne s’appuie sur les travaux d’une commission de scientifiques (historiens, économistes, experts immobiliers) qui a publié, jeudi, un énorme rapport en trois volumes, mis en ligne en polonais et en anglais. « La somme présentée comme la valeur des pertes subies a été adoptée de la manière la plus limitée, on pourrait dire une méthode conservatrice. Elle pourrait être augmentée », a insisté, sans rire, Jaroslaw Kaczynski qui explique qu’il s’agit de réparer la mort de 5,2 millions de citoyens polonais, dont 3 millions de juifs.

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