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Brexit: très peu de temps devant

Bruxelles, 25.11.2020 L’Union européenne ne peut garantir qu’il y aura un accord commercial avec le Royaume-Uni à la fin de la période de transition du Brexi et les prochains jours seront décisifs, a déclaré le 25 novembre la présidente de la Commission européenne.

“Les prochains jours seront décisifs. L’Union européenne est bien préparée pour un scénario de ‘no deal’”, a déclaré Ursula von der Leyen au Parlement européen.

“Avec très peu de temps devant nous, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour parvenir à un accord. Nous sommes prêts à être créatifs”, a-t-elle ajouté.

La pêche et les règles d’une concurrence équitable sont les principaux obstacles à la conclusion d’un accord qui doit régir les relations commerciales entre Londres et Bruxelles à l’issue de la période de transition fixée au 31 décembre, qui a suivi la rupture formelle entre le Royaume-Uni et l’UE.

S’exprimant à Westminster, le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré que la période de transition ne serait pas prolongée.

Il a ajouté que l’UE devrait se rendre à l’évidence que la Grande-Bretagne doit contrôler l’accès à ses eaux si les deux camps veulent progresser dans les négociations.

Devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a accusé le gouvernement britannique de ralentir sciemment les négociations en portant la discussion sur des sujets secondaires.

“L’issue est incertaine, l’ouverture britannique reste insuffisante sur les sujets les plus sensibles”, a déclaré Jean-Yves Le Drian, répétant que la France ne laisserait pas le calendrier prendre le pas sur le contenu de l’accord et que la pêche ne serait pas une variable d’ajustement.

Appelant les Britanniques à renoncer aux postures tactiques, le ministre français des Affaires étrangères a réaffirmé qu’il valait parfois mieux une absence d’accord qu’un mauvais accord.

Lugano: l’attaque au couteau

Une femme âgée de 28 ans a été arrêtée et placée en garde à vue le 24 novembre à Lugano, en Suisse, après avoir tenté d’étrangler une autre femme et blessé une seconde à la gorge avec un couteau à lame dentée, a annoncé le procureur général de la Confédération, qui a dit soupçonner un mobile terroriste.

“Le 24.11.2020, un #attentat à motivation présumément #terroriste a été perpétré contre plusieurs personnes dans un grand magasin de #Lugano. Le ministère public de la Confédération a ouvert une procédure pénale”, a déclaré de son côté la police fédérale sur Twitter.

Une des victimes présente des blessures sérieuses mais ses jours ne sont pas en danger, la deuxième victime n’est que légèrement blessée, a indiqué la police du canton du Tessin.

“Une personne de nationalité suisse a été interpellée et a été placée en garde à vue (…) et le ministère public de la Confédération a ouvert une information judiciaire à son encontre”, a précisé le parquet dans son communiqué.

La Suisse estime compter des centaines de résidents représentant une menace potentielle ou ayant voyagé dans des zones de guerre.

COVID19: un allègement des restrictions

Emmanuel Macron a annoncé le 24 novembre un allègement en trois étapes des restrictions destinées à enrayer l’épidémie due à la COVID-19 en France, avec la réouverture des commerces dès samedi et un confinement levé pour passer Noël en famille.

“Le retour à la normale ne sera pas pour demain mais nous pouvons maîtriser l’épidémie dans la durée”, a dit le président lors d’une allocution télévisée d’une demi-heure à l’adresse de Français reconfinés depuis le 30 octobre.

Le protocole présidentiel, conditionné à l’amélioration de la situation sanitaire, comporte trois dates : le 28 novembre, qui verra la réouverture des commerces, le 15 décembre avec la perspective des fêtes et le 20 janvier qui pourrait voir les restaurants reprendre du service.

Une campagne de vaccination contre le COVID-19, qui a fait plus de 50.000 morts en France, pourrait commencer “fin décembre début janvier” pour les plus fragiles, sous réserve de la validation d’un vaccin par les autorités sanitaires. “Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire”, a précisé le président.

A partir de samedi prochain, la réouverture des commerces et des services à domicile, possible jusqu’à 21h00, coïncidera avec un assouplissement du confinement.

Les déplacements, avec attestation, seront ainsi autorisés dans un rayon de 20 km pour une durée de trois heures et les offices religieux seront possibles dans la limite de 30 personnes.
Librairies, disquaires et bibliothèques pourront de nouveau accueillir le public.

La deuxième étape débutera le 15 décembre. Si le reflux de l’épidémie se confirme, “le confinement pourra être levé” afin de pouvoir passer Noël en famille, a dit Emmanuel Macron.

“J’en appelle à votre sens des responsabilités. Il ne s’agira pas à coup sûr de vacances de Noël comme les autres”, a dit le président, invitant les Français à limiter au maximum le nombre d’adultes présents dans une même pièce au même moment.

Pour les réveillons des 24 et 31 décembre, les rassemblements sur la voie publique ne seront pas tolérés.

Cinémas, théâtres, musées pourront rouvrir mi-décembre dans le cadre de protocoles sanitaires stricts dans la limite du couvre-feu général qui restera en vigueur entre 21h00 et 07h00 du matin.

Pour ce qui est des stations de sports d’hiver, le chef de l’Etat a prévenu qu’il serait “impossible d’envisager une ouverture pour les fêtes” mais plutôt “courant janvier, dans de bonnes conditions”.

La troisième étape commencera le 20 janvier, avec la réouverture possible des bars, restaurants et salles de sports.

Selon Bercy, tous ces établissements fermés administrativement bénéficieront d’un droit d’option entre une aide défiscalisée mensuelle allant jusqu’à 10.000€ ou une indemnisation de 20% du chiffre d’affaires mensuel réalisé à la même période de l’année précédente avec un plafond de 100.000€.

Les lycées, où l’enseignement se fait souvent en demi-classes, pourront rouvrir le 20 janvier avec la totalité des élèves. Il en sera de même 15 jours plus tard dans les universités.

“Nous devons tout faire pour éviter une troisième vague”, a insisté le président.

Pour “casser la chaîne de contamination”, il a demandé au gouvernement et au Parlement de réfléchir à la possibilité “s’assurer de l’isolement des personnes contaminées y compris de manière plus contraignante”. Des personnes qui “seront accompagnées sur le plan sanitaire, matériel, psychologique”.
Pour ce qui est de l’accès au vaccin, qui devrait être possible à partir de la fin décembre, un comité scientifique et un collectif de citoyens seront mis en place.

“La vaccination doit se faire de manière claire, transparente en partageant à chaque étape toutes les informations”, a dit le président, alors qu’une partie des Français se dit réticente à se faire vacciner.
Dans un pays déprimé où “les esprits sont fatigués et les débats s’échauffent”, le chef de l’Etat a invité ses concitoyens à “ne jamais céder au complotisme, à l’obscurantisme, au relativisme”.

“Aujourd’hui, nous tenons ensemble, demain nous vaincrons ensemble”, a-t-il conclu.

Loi de « sécurité globale »

Plusieurs manifestations ont eu lieu samedi, le 21 novembre, en France contre la proposition de loi dite de “sécurité globale” dont un de ses articles concentre de très vives critiques de la part des rédactions françaises qui y voient un risque d’entrave à la liberté d’informer.

Cet article 24 interdit de filmer des membres des forces de l’ordre dans l’intention de nuire à leur intégrité “physique ou psychique”.

A Paris, un rassemblement a débuté vers 14h30 sur la place du Trocadéro à l’appel de syndicats de journalistes, de sociétés de rédacteurs et d’associations de défense des droits de l’homme comme la Ligue des droits de l’homme et Amnesty France.

Plusieurs milliers de personnes, se sont réunies sous un franc soleil, scandant “Tout le monde veut filmer la police”. “Policiers floutés, justice aveugle”, pouvait-on lire sur une pancarte tenue par l’une d’elles tandis qu’une autre promettait: “On baissera nos téléphones portables quand vous baisserez vos armes.”

Loi « sécurité globale »: des ONG alertent sur « les conséquences dangereuses pour les libertés individuelles. »

Si l’article 24 interdisant de diffuser des images de policiers a beaucoup fait parler d’elle, d’autres aspects de la proposition de loi « sécurité globale » posent problème, comme la surveillance par des drones ou le recours massif à la sécurité privée.

Lors de la poursuite de l’examen de la proposition de loi à l’Assemblée nationale, vendredi 20 novembre, le gouvernement a tenté de rassurer sur la liberté de la presse en modifiant l’article 24 visant à interdire la diffusion d’images de policiers permettant leur identification.

Un amendement a été ajouté : il précise que « les dispositions envisagées ne feront nul obstacle à la liberté d’informer et que le délit créé par le texte visera uniquement le fait de diffuser des images dans le but qu’il soit manifestement porté atteinte à l’intégrité physique ou psychique » d’un policier, d’un militaire ou d’un gendarme. Si l’opposition n’a pas été convaincue, l’article controversé a bien été adopté par 146 voix pour et 24 voix contre.

L’organisation Reporters sans Frontières (RSF) juge que “si le risque de condamnation de journalistes sur le fondement de ce texte (de loi) est faible, les policiers pourraient procéder, sur le terrain, à l’arrestation d’un journaliste en train de filmer leurs opérations, ce qui représente une entrave au droit d’informer”.

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a recensé une vingtaine de rassemblements prévus.

Une première manifestation, mardi soir aux abords de l’Assemblée nationale, a donné lieu à des affrontements avec les forces de l’ordre et deux journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue.

Black Friday:l’opération promotionnelle

Amazon a annoncé le 19 novembre soir le report au 4 décembre du “Black Friday” en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

La pression était montée d’un cran sur le géant de commerce en ligne après que les principaux distributeurs français, Carrefour et Leclerc, se sont dits ouverts à un report d’une semaine à la condition que tous les commerces puissent rouvrir d’ici-là.

Les commerces dits “non essentiels” sont fermés en France depuis le 30 octobre, dans le cadre du nouveau confinement national prévu pour durer au moins jusqu’au 1er décembre.

“Aujourd’hui, comme d’autres distributeurs en France, en écoutant les recommandations du gouvernement, nous avons décidé de reporter la date du Black Friday si cela permet de rouvrir les commerces et les magasins physiques avant le 1er décembre”, a déclaré Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France, dans le cadre du journal de 20h00 de TF1.

L’an dernier, cette vaste opération commerciale a généré un chiffre d’affaires de €6 milliards en France, pour l’essentiel réalisé dans les magasins, tandis qu’un milliard d’euros a été déboursé dans les achats en ligne.

Après avoir un temps espéré une réouverture des commerces le 27 décembre, le ministre de l’Economie et des Finances s’est prononcé mercredi pour décaler le Black Friday en raison des risques sanitaires liés à l’épidémie de coronavirus.

UE: le budget dans l’impasse

Le contentieux opposant la Hongrie et la Pologne, d’un côté, et leurs partenaires européens, de l’autre, sera résolu, a déclaré vendredi, le 20 novembre, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, tandis que Varsovie faisait valoir son droit à un “nouveau compromis”.

Selon le chef de gouvernement hongrois, plusieurs pistes sont possibles pour sortir les Vingt-Sept de l’impasse créée par le refus de Budapest et Varsovie d’approuver le budget pluriannuel pour 2021-2027 et un accord finira par être trouvé.

L’UE sont dans une nouvelle impasse depuis que la Hongrie et la Pologne ont décidé d’approuver le déblocage des fonds du plan de relance destiné à sortir les Etats membres de la récession due à la pandémie de COVID-19 soit conditionné au respect de l’Etat de droit.

“Il pourrait y avoir plusieurs solutions (…) pour lesquelles ce sont les aspects légaux qui prévalent et non une majorité politique et qui seraient acceptables par la Hongrie et la Pologne”, a dit Viktor Orban à la radio publique hongroise sans plus de précisions.

En Pologne, on estime que les deux pays réfractaires ont “le droit à un nouveau compromis” et que Varsovie a le droit de refuser d’accepter “ce qui est mal”.

“Nous avons le droit de chercher et de demander un nouveau compromis”, a plaidé Krzysztof Szczerski, le secrétaire général de la présidence polonaise.

Confrontés depuis l’automne à une deuxième vague épidémique, les Etats membres ont été contraints d’imposer de nouvelles restrictions et l’économie de l’UE, en récession lors des six premiers mois de 2020, devrait à nouveau se contracter au cours du dernier trimestre.

Face à cette situation, les Vingt-Sept attendent avec impatience le déblocage des fonds européens pour sauver le maximum d’emplois et d’entreprises.

L’Italie, un des principaux bénéficiaires du plan de relance européen, a dit le 20 novembre par la voix de Roberto Gualtieri, son ministre de l’Economie, espérer une issue positive lors du sommet européen des 10 et 11 décembre prochains.

Le paquet financier en discussion comprend un budget de 1.100 milliards d’euros pour la période 2021-2027 et un plan de relance de 750 milliards d’euros. Ni l’un ni l’autre ne peuvent être débloqués sans l’accord unanime des Etats membres et du Parlement européen.

Si la Pologne et la Hongrie refusent de lier le plan de relance au respect de certaines valeurs démocratiques, des Etats comme les Pays-Bas, ainsi que le Parlement européen, refusent de lever cette condition.

UE: l’achat de vaccin de $10 milliard

Bruxelles 20.11.2020 L’Union européenne pourrait payer plus de €8,4 milliards ($10 milliards) pour se procurer des centaines de millions de doses des candidats vaccins de Pfizer-BioNTech et CureVac, a indiqué un responsable européen impliqué dans les négociations.

Le bloc a accepté de payer €15,50 euros par dose du vaccin anti-COVID-19 développé par Pfizer et BioNTech, selon ce responsable. Les deux laboratoires ont annoncé mercredi que leur candidat vaccin était efficace à 95%, selon les résultats définitifs d’un essai clinique de phase III.

Le prix unitaire négocié par l’UE porterait la facture de 200 millions de doses à un prix global de 3,1 milliards d’euros, à €4,65 milliards en cas d’exercice d’une option pour l’achat de 100 millions de doses supplémentaires, a détaillé la la même source.

Les Etats-Unis ont conclu un contrat avec Pfizer pour un prix de $25 par dose.

Parallèlement, l’Union européenne a accepté de payer €10 par dose pour la fourniture de 225 millions de doses du candidat vaccin de CureVac, soit €2 de moins que le prix unitaire initialement annoncé par la biotech allemande, a souligné le négociateur européen.

L’UE a réservé cette semaine jusqu’à 405 millions de doses auprès de CureVac, dont 180 millions en option. Cela porterait la facture à €4,05 milliards.

Ni la Commission européenne, qui négocie au nom des Vingt-Sept, ni BioNTech ni CureVac n’ont fait de commentaire. Pfizer a indiqué qu’il négociait sur la base d’une formule prenant en compte le volume et les dates de livraison et que l’UE représentait à ce jour son plus gros client.

“Nous ne dévoilerons pas davantage les détails de cet accord”, a ajouté un porte-parole.

Vacances de fin d’année déconseillées

Le Secrétaire d’État chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, n’encourage plus les Français à réserver leurs vacances de fin d’année pour ne pas donner de faux espoirs.

Faut-il dès à présent faire des réservations pour les vacances de fin d’année?

Le secrétaire d’État chargé du Tourisme, ne le conseille pas. Dans un entretien donné à BFMTV, il incite même les Français à « patienter encore un peu » et à attendre les annonces d’Emmanuel Macron pour éventuellement réserver à la dernière minute.

Ce message détonne avec celui qu’il portait il y a quelques semaines.

Le 12 octobre, il appelait les Français à « organiser les vacances avec confiance » en assurant qu’en cas de problème sanitaire, ils seraient remboursés sans pénalité. « C’est un acte citoyen de réserver, de s’organiser », disait alors Jean-Baptiste Lemoyne.

Castex: non-retour à l’ante confinement

A la veille d’un nouveau conseil de défense à l’Elysée, le Premier ministre Jean Castex s’est montré prudent quant à une éventuelle réouverture des commerces dits non essentiels, que des professionnels réclament pour le 27 novembre.

“Si les indicateurs épidémiologiques suivent la tendance qui est la leur aujourd’hui, alors, autour du 1er décembre (…) avec des protocoles améliorés (…) on pourra effectivement envisager de rouvrir les commerces qui ne sont pas de première nécessité”, a-t-il dit.

Le Premier ministre, Jean Castex, a préparé les esprits des Français à une sortie progressive de l’actuel confinement, expliquant qu’il ne s’agirait pas d’un “retour à l’ante confinement”, de manière à éviter une nouvelle dégradation de la situation sanitaire.

“Mieux la phase actuelle de confinement produira ses effets, plus nous pourrons évoluer et passer à l’étape suivante qui ne sera pas le retour à l’ante confinement”, a dit Jean Castex, alors que la France est reconfinée depuis le 30 octobre.

“Il y aura des dispositions de freinage, qui sont en cours de calage, qui perdureront (…) parce que la situation se sera améliorée mais pas suffisamment, et puis surtout pour éviter qu’il y ait trop d’écart entre une période de confinement et une période de déconfinement”, a-t-il expliqué.

Selon le ministre de la Santé, Olivier Véran, le nouveau confinement a permis de freiner l’épidémie.

“On est sur la bonne voie”, a confirmé Jean Castex. “Notre pays tient le choc, notre pays se bat.”

Si l’ampleur de la “flambée épidémique” qui a précédé ce confinement a surpris, l’hypothèse d’un second confinement était sur la table du gouvernement français, a-t-il assuré en réponse aux accusations d’improvisation formulées par l’opposition.

“L’idée qu’une deuxième vague pouvait se produire était connue de tout le monde et le risque d’un reconfinement dans lequel nous nous trouvons était prévu, anticipé”, a-t-il dit.

Interrogé sur d’éventuelles dissensions au sein du gouvernement, en particulier avec le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, Jean Castex a répondu : “Ce qui compte, ce sont les décisions prises à l’arrivée.”

“Les ministres expriment leur avis, c’est heureux (…) comme il est heureux qu’à la fin il y a quelqu’un qui décide, il s’agit du président de la République et du Premier ministre”.

Selon les derniers chiffres annoncés mardi soir, la France a franchi le cap des deux millions de cas confirmés de contamination depuis le début de l’épidémie, qui a fait plus de 46.200 morts dans les hôpitaux et les Ehpad.

“Nos efforts collectifs commencent à porter des fruits”, a toutefois estimé le directeur général de la santé, Jérôme Salomon.

Véran: « décroissance » de l’épidémie

L’épidémie de COVID-19 est entrée dans une phase de décroissance, mais le сoronavirus continue à circuler très activement partout en France, a dit mardi, le 17 novembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui espère être en mesure d’entamer la campagne de vaccination début 2021.

“Nous avons commencé la décroissance de l’épidémie (…) mais cela ne veut pas dire que nous avons vaincu le virus. Cela veut dire que nous sommes toujours en phase de circulation active importante, mais que nous sommes en train de reprendre le contrôle sur la dynamique du virus. Cela veut dire que les mesures du gouvernement fonctionnent”, s’est-il félicité au micro de BFMTV.

Le ministre a toutefois dit ne pas être en mesure d’avancer une date pour la levée du confinement, ni pour la réouverture des commerces jugés non essentiels, mais a assuré que les restrictions de circulation ne seraient pas supprimées le 1er décembre, comme l’avait déjà annoncé le Premier ministre Jean Castex.

Olivier Véran a par ailleurs dit ne pas pouvoir “promettre que nous pourrons être rassemblés partout” en France pour les fêtes de fin d’année.

Interrogé sur la date à laquelle la vaccination sera possible, il a répondu. “J’ai besoin de savoir si le vaccin est efficace et sûr, et s’il est efficace et sûr, et que nous avons les autorisations (…), nous travaillons pour pouvoir commencer la vaccination début 2021”.

Moderna a annoncé lundi que son candidat vaccin contre le COVID-19 était efficace à 94,5%, une semaine après l’annonce de son concurrent Pfizer qui, associé à l’allemand BioNTech, a dit avoir développé un produit efficace à plus de 90%. Le laboratoire américain espère être en mesure d’entamer la vaccination dès la fin de l’année aux Etats-Unis et début 2021 en Europe.

Directeur de l’IHU Méditerranée Infection, professeur de médecine Didier Raoult a notamment réagi à la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus en France qui n’est pas due selon lui au comportement des Français en juillet et août dernier.

« La mesure qui était raisonnable pour éviter une deuxième épidémie, c’était de fermer les frontières », explique le professuer..

« À partir du moment où on a ouvert nos frontières, des centaines de milliers de personnes sont arrivées en France avec des virus nouveaux, des virus qui avaient des évolutions différentes. On sait maintenant, et ce n’est pas une bonne nouvelle pour le vaccin, que ces virus nouveaux peuvent vous infecter alors que vous avez déjà été infecté », poursuit le Pr Raoult.

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