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Napoléon voyage de Rouen à Nice?

Le remplacement de la statue de l’empereur Napoléon par une figure féminine est envisagé à Rouen. La statue de Napoléon pourrait-elle voyager de Rouen vers Nice? Le maire de Nice est intervenu face à la lutte qui s’organise contre son déboulonnage. Christian Estrosi s’est porté volontaire pour récupérer la statue équestre.

«La ville de Nice, membre du réseau Ville Impériale, propose de la récupérer pour son espace public si la consultation en cours à Rouen n’aboutit pas à sa réinstallation dans cette ville», a rédigé le maire sur son compte Twitter.

Il a d’ailleurs ajouté que « le sort de la statue de Napoléon, qui a tant fait pour la grandeur de la France», l’a « interpellé ». Christian Estrosi a évoqué cela « sans porter de jugement sur les choix de la municipalité de Rouen».

Cependant, l’édile PS de Rouen ne l’a pas entendu de cette oreille. Nicolas Mayer-Rossignol a sèchement répondu à Christian Estrosi sur Twitter : «Cher Christian Estrosi, merci pour votre intérêt soudain pour Rouen ! Il n’a jamais été question de se séparer de la statue de Napoléon, nous la restaurons pour +100k€. Plutôt que polémiquer travaillons à l’égalité F/H dans l’espace public. À Nice, Rouen et ailleurs, tant reste à faire.»

Démontée pour être restaurée, la statue équestre de Napoléon qui trône devant l’hôtel de ville à Rouen pourrait définitivement céder sa place à «une figure féministe» si les citadins acceptent cette initiative de leur maire. Selon lui, cette démarche favoriserait l’égalité femmes-hommes. Plusieurs pétitions dénoncent une attaque de l’Histoire.

Érigé en 1865, le monument de l’Empereur a été temporairement enlevé début juillet à cause d’une fissure apparue sur l’une des pattes du cheval qui menace sa stabilité. La rénovation devrait prendre plusieurs mois et finir par la remise de la statue dans un lieu à préciser.

Bruno le Maire: la COVID19 asymptomatique

Après l’Assemblée nationale, le gouvernement. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a fait savoir ce vendredi soir, le 18 septembre, qu’il avait été testé positif à la Covid-19. Une annonce qui fait suite à la découverte d’au moins huit cas de contamination au sein du Palais Bourbon.

« Je me suis immédiatement mis à l’isolement à mon domicile conformément aux règles sanitaires édictées par le gouvernement », a assuré Bruno Le Maire sur Twitter. Par ailleurs, « je ne présente aucun symptôme. Je resterai à l’isolement pendant 7 jours. Je continue à exercer mes fonctions », a-t-il précisé, mais
il ne présentait aucun symptôme.

Matignon a précisé dans la soirée que le Président Macron, le Premier ministre Castex et les membres du gouvernement présents au Conseil des Ministres mercredi dernier n’étaient «pas considérés comme cas contact» puisqu’ils avaient respecté «scrupuleusement le protocole sanitaire et notamment les gestes barrières, le port du masque et les mesures de distanciation ».

Giscard toujours hospitalisé

L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing,94, hospitalisé à Paris pour une “légère infection aux poumons”, n’est pas atteint par le nouveau coronavirus et il “se sent bien”, a fait savoir le 15 septembre son cabinet dans un communiqué.

L’ex-chef de l’Etat, qui a dirigé la France de 1974 à 1981, a été admis le 14 septembre à l’hôpital Georges-Pompidou “où une légère infection aux poumons a été diagnostiquée”, précise-t-on de même source.

“Les médecins ont écarté une infection au coronavirus”, ajoute son cabinet. “Valéry Giscard d’Estaing suit un traitement de quelques jours et fait savoir qu’il se sent bien, aujourd’hui.”

Agé de 94 ans, Valéry Giscard d’Estaing était entré à l’Elysée de 48 ans et avait inscrit son septennat sous le signe de la modernité, autorisant le divorce par consentement mutuel, dépénalisant l’avortement et abaissant de 21 ans à 18 ans l’âge de la majorité.

Macron-Poutine: enquête sur tentative d’assassinat Navalny

Emmanuel Macron, qui s’est entretenu le 14 septembre avec Vladimir Poutine, lui a confirmé que la France partageait “sur la base de ses propres analyses” les conclusions relatives à la “tentative d’assassinat” de l’opposant russe Alexeï Navalny, rapporte l’Elysée.

Le président de la République a marqué sa profonde préoccupation sur l’acte criminel perpétré à l’encontre de M. Alexeï Navalny et l’impératif que toute la lumière soit faite, sans délai, sur les circonstances et les responsabilités de cette tentative d’assassinat”, précisent les services de la présidence dans un communiqué.

Il a souligné que la France partageait, sur la base de ses propres analyses, les conclusions de plusieurs de ses partenaires européens sur les faits d’empoisonnement à l’aide d’un agent neurotoxique Novitchok en contravention des normes internationales sur l’utilisation d’armes chimiques.

Alexeï Navalny a été victime d’un malaise le 20 août à bord d’un avion en Sibérie entre Omsk et Moscou après avoir bu du thé à l’aéroport. Hospitalisé dans un premier temps à Omsk, en Sibérie, il a été transféré le 22 août en Allemagne.

Le gouvernement allemand a annoncé lundi que deux laboratoires indépendants français et suédois avaient confirmé l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny par un agent innervant de la famille du Novitchok.

Bexit: la crise de l’accord de retrait

Le Parlement européen n’approuvera aucun traité commercial entre l’UE et le Royaume-Uni si l’accord de divorce n’est pas pleinement mis en oeuvre, a déclaré le 11 septembre un responsable qui a eu connaissance d’un projet de déclaration allant en ce sens.

Le groupe de coordination du Parlement européen sur le Royaume-Uni s’est réuni avec le coprésident du comité mixte UE-Royaume-Uni, Maroš Šefčovič, pour évaluer l’impact de la « loi sur le marché intérieur du Royaume-Uni » sur la mise en œuvre de l’accord de retrait, et avec le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, pour évaluer les négociations en cours sur les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni.

Le Parlement européen a diffusé le 11 septembre en début de soirée un communiqué: “Si les autorités britanniques enfreignaient – ou menaçaient d’enfreindre – l’accord de retrait, par le biais du projet de loi sur le marché intérieur du Royaume-Uni sous sa forme actuelle ou par tout autre moyen, le Parlement européen ne ratifierait en aucun cas un accord entre l’UE et le Royaume-Uni”, dit ce communiqué signé à la fois par les membres du groupe de coordination sur le Royaume-Uni et par les chefs de la plupart des groupes politiques représentés au sein de l’assemblée.

Pour entrer en vigueur, un accord commercial entre Londres et Bruxelles devra obtenir le feu vert des députés européens.

La Commission européenne a sommé le 10 septembre le gouvernement britannique de respecter pleinement l’accord de sortie de l’Union européenne conclu en janvier dernier et de retirer avant la fin du mois son projet de loi mettant en cause certains aspects du traité.

« Le Parlement européen invite le Royaume-Uni à travailler avec l’UE de manière constructive et à trouver des compromis qui soient dans l’intérêt de nos citoyens et de nos entreprises de part et d’autre de la Manche. Tout accord éventuel devrait non seulement préserver nos intérêts, mais aussi respecter l’intégrité de l’Union européenne et de son marché unique ».

Gilets Jaunes: la rentrée nationale

La première manifestation nationale de rentrée des Gilets Jaunes a donné lieu à quelques tensions ce samedi à Paris, alors que le gouvernement redoutait plus que tout une nouvelle flambée de violence sur les Champs-Elysées où tout rassemblement a été interdit.

La préfecture de police a annoncé sur son compte Twitter avoir procédé à 15h00 à 200 interpellations à Paris – certaines détenant des marteaux, des pinces coupantes ou des barres de fer – où 160 motos des brigades de la répression de l’action violente (BRAV-M) ont été mobilisées.

Alors que plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place #Wagram, dans l’ouest de la capitale, d’où devait partir à 13h00 l’une des deux manifestations autorisées, la police a procédé à des tirs de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants qui tentaient de s’écarter selon elle du parcours du cortège, qui devaient rejoindre le Sacré-Coeur.

Certains d’entre eux – dont plusieurs étaient vêtus de noir et avaient ainsi l’apparence des “black blocks”, une fraction très radicale – ont mis le feu à des poubelles, incendié une voiture et endommagé d’autres véhicules.

“Il ne peut pas y avoir sur les Champs de destruction et de chaos”, avait déclaré auparavant sur BFMTV le préfet de police Didier Lallement, appelant à la “sérénité” alors que l’activité des commerces de l’avenue a été fortement perturbée lors des précédentes éditions de ces manifestations, émaillées de violences et de destructions.

Les commerçants situés sur les Champs-Élysées avaient ainsi été appelés samedi à fermer leur devanture entre 8h00 et 12h00.

Alors que d’autres rassemblements sont également prévus en province, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait présenté la veille les grandes lignes de la nouvelle doctrine de maintien de l’ordre du gouvernement, qui doit permettre de garantir à la fois la sécurité et le droit de manifester.

Dès ce samdi, le 12 septembre, les forces de l’ordre utiliseront ainsi une nouvelle grenade défensive, dite de désencerclement (GMD), censée être moins dangereuse que la précédente et dont l’emploi sera encadré par des “superviseurs”.

Paris: Migrant afghan poignardé à la gorge

La scène d’attaque à l’arme blanche a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Ce dimanche 6 septembre, vers 17 heures, un demandeur d’asile afghan né en 1988 a été grièvement blessé à la gorge, à l’arme blanche, alors qu’il attendait son train dans le hall de la Gare du Nord, à Paris, entre les quais 16 et 19.

Sur les images, la victime est au sol, entourée d’agents de la protection civile. Un périmètre de sécurité a été installé. Selon les précisions du Parisien, la victime, dans un état grave, a été transportée en milieu hospitalier. Son pronostic vital est engagé, ont indiqué les pompiers au Parisien. Elle présente une plaie allant du menton à l’oreille.

Selon une source policière, l’agresseur serait d’origine asiatique et porté un t-shirt bleu. Il se serait jeté sans raison sur sa victime et lui a tailladé le visage et le cou avec un couteau de cuisine. Il pourrait s’agir d’un déséquilibré.

La victime est un demandeur d’asile afghan né en 1988 qui attendait son train assis sur un banc.

L’agresseur errait dans la gare avant de se diriger vers lui et de lui porter un coup à la jugulaire à l’aide d’un couteau de cuisine. Il a pris la fuite et il est actuellement recherché. De type asiatique, il était vêtu d’un T-shirt bleu au moment de l’agression.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire parisienne. On ignore à ce stade les motifs de cette agression.

https://twitter.com/dupontaignan/status/1302696327822880769?s=21

Depardieu baptisé orthodox russe

Gérard Depardieu, 71, a été baptisé chrétien orthodoxe à la cathédrale russe de Paris Saint Alexandre Nevsky.

Après midi ont sonné au clocher de la cathédrale orthodoxe russe Saint-Alexandre-Nevsky, en plein VIIIème arrondissement de Paris quand une Mercedes noire s’introduit dans la cour de l’église.

D’imposants bouquets de fleurs se dressent au milieu du majestueux édifice aux bulbes d’or. Le clergé est revêtu des ornements liturgiques et le chœur d’homme se tient prêt à entonner les hymnes sacrés. Quelques personnes grouillent discrètement çà et là, sans qu’il y ait foule.

Dans la première partie de la cérémonie, après les prières d’exorcisme, Gérard Depardieu a renoncé à Satan en soufflant et crachant sur ce dernier, raconte le média. Ensuite, il a dû affirmer par trois fois son union au Christ, ce qu’il a déclamé «avec enthousiasme et bon cœur», d’après on a évoqué «ses gestes animés et parfois fantasques, inhabituels au sein d’une cérémonie orthodoxe». Il a prononcé également le Symbole de foi.

Finalement, sous les «chants solennels du chœur et les prières des célébrants», l’acteur s’est fait «abondamment asperger le corps et la tête d’eau», ce qui a été accompagné par «des étreintes bruyantes et joyeuses». (Image: media sociale)

Le 5 août, la cathédrale Saint Alexandre Nevsky a confirmé à la radio Sputnik que la vedette y avait été baptisée.

VA rejette les accusations de racisme

La publication, dans le dernier numéro de Valeurs actuelles, d’un épisode de son roman de l’été mettant en scène Danièle Obono revenue au temps de l’esclavage, a déclenché une vague de polémique sur Internet. Dans un communiqué, la rédaction répond aux accusations de racisme.

« Devant l’émoi suscité par le dernier épisode de notre fiction estivale, nous tenons à apporter quelques précisions. Nous avons bien conscience de la mauvaise foi de certains, mais nous devons, pour les autres, éclaircir nos intentions »

« Tout l’été, Valeurs actuelles a publié chaque semaine un « Roman-fiction » dont le concept était simple ; plonger une personnalité contemporaine dans une période passée, afin de faire resurgir par ce contraste certaines inepties de notre époque.

« Il y eut ainsi François Fillon au temps de la Révolution, Éric Zemmour à Waterloo ou encore Didier Raoult dans les tranchées de 1914. Le dernier épisode était consacré à la députée de la France Insoumise Danièle Obono, que nous avons fait « voyager » dans l’univers atroce de l’esclavage africain du XVIIIe siècle.

Notre intention, transparente, était la suivante : là où les indigénistes et les déconstructeurs de l’Histoire veulent faire payer le poids de cette insoutenable traite aux seuls Européens, nous voulions rappeler qu’il n’existât pas d’unité africaine, et que la complexité de la réalité, sa dureté, était à raconter. Nous avons choisi cette élue car elle participe selon nous, par ses prises de position répétées, à cette entreprise idéologique de falsification de l’Histoire.

Notre texte n’a rien de raciste. Sans quoi nous n’en aurions pas publié une ligne. Évidemment. Il est commode pour nos adversaires de nous imputer cette accusation, que rien n’étaie dans le contenu. Chacun pourra juger par lui-même de l’opportunité d’une telle fiction, mais personne n’y trouvera une banalisation de l’esclavage ou under quelconque stigmatisation. Évidemment.

Les images néanmoins, et d’autant plus quand elles sont isolées sur les réseaux sociaux, renforcent la cruauté inhérente au sujet même. Il s’agit de dessins accompagnant cette fiction, et tout comme l’esclavage lui-même, les images de l’esclavage sont d’une ignominie sans nom« .

« Si nous contestons fermement les accusations dont nos contempteurs nous accablent, nous avons suffisamment de clairvoyance pour comprendre que la principale intéressée, madame Danièle Obono, ait pu se sentir personnellement blessée par cette fiction. Nous le regrettons et lui présentons nos excuses.

À l’avenir nous maintiendrons la vigilance absolue dont doit faire preuve un journal comme Valeurs actuelles, attaqué quotidiennement. De même que nous continuerons de marcher à rebours de l’air du temps quand il nous semble faire fausse route… »

«Pourquoi tous ceux qui s’indignent de la caricature déplacée de la députée #Obono n’ont pas la même indignation quand il s’agit de caricature tout aussi déplacée de responsables du @RNational_off ou d’autres mouvements?
L’indignation « sélective » est le signature de la mauvaise foi» a écrit sur Twitter l’eurodéputé Thierry Mariani.

La publication, dans son numéro du 27 aout, d’une illustration présentant la députée de la France insoumise avec des chaînes autour du cour a provoqué un tollé ce samedi 29 aout.
Intitulée « Danièle Obono au temps de l’esclavage », la fiction du dernier numéro de Valeurs actuelles qui met en scène la députée LFI au 18ème siècle, a suscité l’indignation de la classe politique. Un dessin en particulier a créé la polémique: on y voit Danièle Obono des chaines autour du cou.

Castex condamne la publication sur Obono

Le Premier ministre Jean Castex a qualifié de “publication révoltante” méritant “une condamnation sans ambiguïté” la représentation faite dans le journal Valeurs actuelles de la députée de Paris Danièle Obono en esclave.

“Cette publication révoltante appelle une condamnation sans ambiguïté”, écrit le chef du gouvernement sur Twitter. “Je partage l’indignation de la députée Danièle Obono et l’assure du soutien de l’ensemble du gouvernement.”

“La lutte contre le racisme transcendera, toujours, tous nos clivages”, a soulginé Jean Castex.

Dans son dernier numéro, Valeurs actuelles annonce en “une” un récit de politique-fiction de “Danièle Obono au temps de l’esclavage”. Cet épisode comporte des dessins présentant la députée La France Insoumise (LFI) comme une esclave.

Cette dernière, qui a reçu le soutien de nombreux responsables politiques de divers bords, a qualifié ce récit de “merde raciste dans un torchon illustrée par les images d’une députée française noire africaine repeinte en esclave”.

Dans un communiqué diffusé le sur Twitter, Valeurs actuelles a défendu “une fiction” dans “l’univers atroce de l’esclavage africain du XVIIIe siècle” dont le contenu “n’a rien de raciste” et dénoncé la “mauvaise foi” de certaines réactions indignées.

Tout en contestant “fermement” les accusations de racisme à son encontre, le journal présente des excuses à Danièle Obono.

La députée Danièle Obono a reçu le soutien d’Emmanuel Macron ce samedi 29 août. Selon les informations de plusieurs sources, le chef de l’Etat a téléphoné à la parlementaire pour lui apporter son soutien. Auprès d’elle, il a également fermement condamné la publication.

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