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Visite de Xi Jinping en France

Le président de la Chine  Xi Jinping entame le volet officiel de sa visite en France, où Emmanuel Macron tentera de le persuader de jouer selon les règles d’un multilatéralisme mal en point et alors que les Européens sont divisés face à l’offensive diplomatico-commerciale de Pékin.

Emmanuel Macron a assuré que des contrats seraient signés avec ce partenaire économique stratégique, mais n’a donné aucune précision sur leur ampleur. Paris avait récemment affirmé avoir reçu de Pékin des « signaux positifs » sur la finalisation d’une commande de 184 Airbus A320.

 

 

Macron souhaite « sagesse » à la niçoise blessée

Emmanuel Macron souhaite un prompt rétablissement « et peut-être une forme de sagesse » à la septuagénaire blessée à la tête lors d’un rassemblement de « Gilets jaunes » dans le centre ville de Nice, dans un entretien accordé à Nice Matin.

“Je souhaite d’abord qu’elle se rétablisse au plus vite et qu’elle sorte rapidement de l’hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable”,  s’exprime le chef de l’Etat.

Je pense que quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celles-ci”, ajoute-t-il.

“Cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre”, poursuit-il, avant de conclure : “Je lui souhaite un prompt rétablissement et peut-être une forme de sagesse.”

Une enquête a été ouverte par le parquet de Nice à la suite des blessures de la militante associative Geneviève Legay, âgée de 73 ans, qui a chuté au moment où les forces de l’ordre chargeaient pour disperser les manifestants sur la place Garibaldi, une zone interdite aux manifestants.

« Attac France condamne la répression des rassemblements pacifiques qui ont eu lieu ce samedi et s’indigne de la grave restriction des libertés publiques actuellement en cours en France. Ce n’est pas par la répression et les violences policières qu’Emmanuel Macron répondra à la légitime demande de justice sociale qui s’exprime partout dans le pays.

Attac France exige que toute la lumière soit faite et que les responsabilités de ces actes de violence à l’encontre de Geneviève Legay soient clairement établies.

Attac France apporte tout son soutien à Geneviève et à ses proches. »

 

#ActeXVIII: Marche pour le climat

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé le 16 mars à la ‘marche du siècle‘, à Paris et ailleurs en France, à l’appel de nombreuses associations pour réclamer des « changements immédiats » en faveur du climat.

La manifestation à Paris à laquelle se sont mêlés de nombreux Gilets jaunes, s’est déroulée dans une atmosphère bon enfant sur toute la longueur du parcours, qui a abouti à la place de la République en fin d’après-midi.

Les organisateurs ont dénombré 107.000 personnes dans la capitale. La préfecture de police en a compté 36.000.

Les manifestants étaient également plusieurs milliers à Marseille, Lyon ou Bordeaux.

Evacution des bureaux de Griveaux

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a été évacué samedi, 5 janiver, de ses bureaux rue de Grenelle à Paris après une intrusion violente de Gilets Jaunes avec un engin de chantier dans la cour du ministère, a-t-il affirmé à l‘AFP, confirmant une information du Parisien.

« Il y avait des gilets jaunes, des gens habillés en noir (…) qui ont pris un engin de chantier qui était dans la rue, et qui ont défoncé la porte du ministère (…) et cassé deux voitures. Quand il y a eu l’intrusion on a fait évacuer les personnels« , a affirmé M. Griveaux.

L’intrusion s’est produite vers 16:15-16:30, a-t-il précisé.

Interrogé sur des informations faisant état de « tentatives d’intrusion » dans d’autres ministères, le cabinet de M. Griveaux n’a pas confirmé.

 

 

Gilets Jaunes Acte VIII: la nuit tombe

Affrontements au corps à corps, gaz lacrymogènes, véhicules incendiés…

Dans la capitale, où 3500 personnes ont battu le pavé selon les autorités, des affrontements entre Gilets jaunes et forces de l’ordre ont éclaté vers 15 heures sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor. Des manifestants ont tenté de forcer le passage de ce pont qui relie les deux rives de la Seine au niveau du Jardin des Tuileries.

Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le boulevard Saint-Germain où des véhicules incendiés étaient signalés vers 17 heures.

Plusieurs barricades de fortune ont été érigées le long du très chic boulevard Saint-Germain. Au moins une voiture, plusieurs scooters et des poubelles ont été incendiés, dégageant d’épaisses volutes de fumées noires. Face aux manifestants, les CRS ont mené plusieurs charges et lancé des gaz lacrymogènes.

Une péniche, qui accueille un restaurant, a été victime d’un incendie près de la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, provoquant l’intervention des pompiers.

Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le boulevard Saint-Germain où des véhicules incendiés étaient signalés vers 17 heures.

Plusieurs barricades de fortune ont été érigées le long du très chic boulevard Saint-Germain. Au moins une voiture, plusieurs scooters et des poubelles ont été incendiés, dégageant d’épaisses volutes de fumées noires. Face aux manifestants, les CRS ont mené plusieurs charges et lancé des gaz lacrymogènes.

Gilets Jaunes déplorent réaction du gouvernement

Les Gilets jaunes ont de nouveau manifesté le 5 décembre, samedi, le huitième d’affilée, à Paris et en province, estimant que leurs revendications n’ont pas été prises en compte par le pouvoir.

Dans la capitale, la préfecture de police a reçu deux déclarations officielles, la première pour un rassemblement sur l’avenue des Champs-Elysées suivi d’un déplacement vers la place de la Bourse, la seconde pour un cheminement au départ de l’Hôtel de ville en direction de l’Assemblée nationale.

Le différents cortèges ont convergé dans l’après-midi vers le Palais-Bourbon. Quelques heurts entre des manifestants et les forces de l’ordre ont éclaté non loin du musée d’Orsay.

Pour la première fois, une ébauche de service d’ordre interne accompagnait les différents défilés de ce mouvement sans leader désigné dont les actions s’organisent essentiellement via les réseaux sociaux.

Dès samedi matin, des centaines de personnes se sont rassemblées dans le quartier des Champs-Elysées avant de prendre la direction du centre de la capitale, drapeaux français en main et gilets fluorescents sur le dos.

 

Gilets jaunes appellent à de manifestations

L’exécutif et la majorité espèrent que les mesures d’urgence en cours d’adoption et la promesse du grand débat national permettront d’apaiser la crise des Gilets jaunes, à la veille d’un sixième samedi de mobilisation en France.

Emmanuel Macron a directement répondu à une pétition signée par plus de 1,1 million de personnes sur Internet, en donnant raison aux signataires et en les invitant au dialogue.

Vous avez subi de plein fouet la hausse des prix du carburant et avez décidé de réagir en signant cette pétition (…) vous avez raison”, Macron a écrit .

Vous dénoncez l’écart qui s’est peu à peu creusé entre le peuple et ses dirigeants (…). À nous de trouver des solutions pour faire, ensemble et dans le dialogue, de cette colère une chance”, ajoute-t-il.

Des porte-parole autoproclamés des Gilets jaunes ont pour leur part confirmé leur intention de poursuivre le mouvement et appelé à de nouvelles manifestations le 22 décembre.

Le Rassemblement nationale (RN) est prêt à « accueillir » des Gilets jaunes sur sa liste aux élections européennes de mai 2019, a indiqué vendredi l’eurodéputé Nicolas Bay.

Enquête contre Eric Drouet

Le parquet de Paris a annoncé vendredi le 6 décembre l’ouverture d’une enquête contre Eric Drouet, l’un des initiateurs des Gilets jaunes, pour avoir dit qu’il était prêt à envahir l’Elysée.

Ce chauffeur routier avait déclaré sur Facebook que la manifestation de ce samedi à Paris devait être “l’aboutissement final” du mouvement des “Gilets jaunes” : “Samedi c’est l’Elysée (…). Il faudra vraiment que samedi (…) on avance en direction de l’Elysée”, ajoutait-il.

Invité d’une émission de BFMTV, il avait récidivé et assuré que “tous les gens veulent aller là-haut” parce que c’est “le symbole de ce gouvernement”.

Prié de dire ce qu’il ferait s’il parvenait au portail du palais présidentiel, où réside Emmanuel Macron, il avait ajouté : “Eh bien on rentre dedans (…). Les gens veulent y aller pour être écoutés.”

 

Gauche crie au scandale

Après une journée de grande mobilisation jeudi, le 6 décembre, où 280 lycées et collèges en France ont été perturbés, dont 45 bloqués, de nouveaux blocages et des manifestations ont lieu ce vendredi un peu partout en France. Des incidents ont déjà été remontés. 700 personnes ont été interpellées hier.

Des perturbations sont une nouvelle fois attendues dans plusieurs dizaines de lycées et quelques collèges ce vendredi en France au lendemain d’une journée émaillée par d’importants incidents et 700  interpellations. Près de 280 établissements ont été bloqués jeudi. Certains resteront fermés par précaution ce vendredi.

Lors d’une conférence de presse sur les dispositifs de sécurité mis en place pour samedi pour la nouvelle mobilisation des Gilets jaunes, Christophe Castaner a reconnu que ces images étaient « dures » et s’est engagé à faire « toute la transparence » sur cet épisode.

La gauche crie au scandale ce vendredi après des images vidéo montrant plusieurs dizaines de lycéens alignés à genoux mains sur la tête, sous la surveillance de policiers, après des heurts et dégradations près d’un établissement de Mantes-la-Jolie.

 

Gillets Jaunes: l’état d’urgence exclu

L’exécutif a exclu d’instaurer à ce stade l’état d’urgence au lendemain des violences survenues en marge de manifestations de Gilets jaunes d’une ampleur inédite depuis les émeutes dans les banlieues en 2005.

Le chef de l’Etat a demandé à son ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, de réfléchir à “la nécessité éventuelle d’une adaptation du dispositif de maintien de l’ordre dans les jours à venir”, selon une source à la présidence.

La possibilité de rétablir l’état d’urgence – “pas un tabou” avait auparavant estimé Christophe Castaner – n’a toutefois pas été soulevée, fait-on également savoir à l’Elysée.

Je ne suis pas certaine que nous en soyons arrivés à ce stade”, a jugé la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, devant des journalistes, estimant qu’il y avait “d’autres modes de solutions que le rétablissement de l’état d’urgence”.

Outre Emmanuel Macron, Christophe Castaner a également mis à contribution Edouard Philippe, chargé d’organiser des consultations à partir de lundi.

« Tout le monde est à juste titre choqué par les violences à Paris, mais nous ne devons pas oublier d’être affreusement choqués aussi par la violence que les Français s’infligent par désespoir, notamment au travers des suicides de masse chez les agriculteurs ou les policiers » a écrit dans son mico blog Marine Le Pen.

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