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Ebola au Congo: 12 cas suspects

Douze cas suspects de virus Ebola ont été détectés pendant le weekend à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé la présidence congolaise.

« Douze (personnes) au total venues de quelques centres périphériques suivant le protocole d’alerte donné par l’équipe de riposte, sont placées sous examen« , selon un communiqué de la présidence.

Le premier cas découvert à Goma, carrefour commercial d’environ deux millions d’habitants, avait été détecté mi-juillet.Il s’agissait d’un homme présenté comme un pasteur venu de Butembo, l’un des principaux foyers de la maladie, à environ 250 km plus au nord.

« …Six autres personnes admises dont les résultats ont été testés négatifs à deux reprises, ont été libérées vendredi« , ajoute le communiqué. Il précise par ailleurs que « la situation de deux cas avérés, admis depuis quelques jours est stable« . Il s’agit de l’épouse et de la fillette d’un orpailleur décédé jeudi à Goma, testées positives au virus Ebola le même jour.

 

Von der Leyen: bilan géopolitique de la nomination

PierreEmmanuel Thomann  OPINION L’ancienne ministre de la défense de la république fédérale d‘Allemagne, Ursula Von der Leyen, a été choisie pour devenir la nouvelle présidente de la Commission européenne, avec une très courte majorité et après des tractions difficiles. Quel bilan géopolitique peut-on tirer de cet épisode ? 

La première observation est le constat que le couple franco-allemand reste l’axe de pouvoir central de l’Union européenne puisque la nomination de la présidence de la Commission et des autres postes de l‘UE, résulte avant tout d’un compromis franco-allemand. Le deuxième enseignement est que la rivalité géopolitique franco-allemande, c’est à dire la rivalité pour le pouvoir en Europe et les finalités du projet européen avec les tensions qui en résultent, reste au cœur du projet européen et l’axe de ses équilibres géopolitiques. 

Enfin, au delà de l’image d’une relation franco-allemande  équilibrée que la mise en représentation du couple franco-allemand cherche à diffuser, un déséquilibre géopolitique au profit de l’Allemagne s’est installé dans la durée depuis l’unification allemande et l’élargissement de l’UE à l’Est qui a positionné l’Allemagne comme la puissance centrale et économique de l’Union européenne.

 Les gouvernements français successifs ont cherché à rééquilibrer la relation et  le président Emmanuel Macron n’y fait pas exception, y compris lors des négociations pour la présidence de la Commission. Le système du Spitzenkandidat inspiré du fédéralisme allemand et qui donne plus de pouvoir à l’Allemagne  a été sabordé par le président français en s’opposant à la nomination de l‘Allemand Manfred Weber pour éviter sa cristallisation dans la durée. Toutefois le compromis a finalement aboutit à offrir la présidence à une allemande, Ursula Von der Leyen qui permet de donner une image de fermeté à la France, mais le déséquilibre en terme de pouvoir reste favorable à l’Allemagne. Il faut rappeler que l’Allemagne occupe la position centrale au milieu de l’UE depuis l’élargissement de l’UE à l’Est et que l‘Allemagne contribue pour la plus grosse part au budget de l’UE, et les députés européens allemands forment la délégation nationale la plus nombreuse  dans l’UE.  

Si l’on examine les déclarations de la nouvelle Présidente de la Commission européenne lors de la défense de sa candidature au Parlement européen ou à la presse quand elle était encore ministre de la défense en Allemagne, sa vision européenne est très atlantiste et reste en continuité avec la vision géopolitique de l’Allemagne qui considère que l’Union européenne est un sous-ensemble de l’espace euro-atlantique, avec une relation très étroite avec les Etats-Unis.

Si l’on se remémore les propositions de réformes européennes du président Emmanuel Macron, notamment  le discours de la Sorbonne, il n’en reste pas grand chose. Lors de sa candidature, le nouvelle présidente n’a ni mentionné l’objectif d’autonomie stratégique de l’UE, puisque l‘OTAN reste le pilier de la défense de l’Europe, ni la réforme ambitieuse de la zone euro telle que le président Français se l’imaginait. Ursula Von der Leyen s’est par contre  prononcée en faveur de la majorité qualifiée pour les questions de politique étrangère à l‘UE, mais cela restera une posture utopiste et incantatoire qui entre aussi en contradiction avec la position de la France et de nombreux Etats -membres sur cette question.

Si les questions de défense resteront l’un des axes prioritaires, la complémentarité avec l‘OTAN sera préservée, et donc l’autonomie stratégique de l’UE, qui signifie indépendance pour les Français, n’aboutira pas. La nouvelle présidente va aussi vraisemblablement avoir pour priorité d’endiguer les fractures, notamment Est-Ouest pour maintenir la cohésion de l’UE. Cette approche  contredit la vision française d’une UE renforcée autour de la zone euro pour donner plus de poids à la France face à une UE plus lâche et dont l’Allemagne reste le centre de gravité géopolitique.   

 Elue avec une très courte majorité en raison de la fragmentation politique du parlement européen reflétant celle de l’évolution politique dans les Etats-membres, la présidence de la  Commission a d’emblée un problème de légitimité      

et son programme pourra difficilement aller au delà d’un consensus mou sur des  grandes orientions volontairement floues.

Si l’on examine la question des rivalités institutionnelles, le Conseil européen, et donc les Etats  reste central puisque le système du Spitzenkandidat promu par le Parlement européen a été contourné. On verra si le pouvoir de l’UE qui s’est accru jusqu’à récemment vis à vis des Etats lors de ce cycle d’intégration européenne, pourra se maintenir avec les personnalités nommées qui sont en faveur de plus d’intégration, alors que nous sommes entrés dans un nouveau cycle géopolitique de fragmentation au sein de l’UE, notamment avec le Brexit, mais aussi les fractures Est-Ouest et Nord-Sud. Si l‘Allemagne qui a obtenu la présidence de la Commission européenne et la France, la présidence de la BCE sont les principaux bénéficiaires de cette négociation des postes clés de l’UE, les pays d’Europe centrale ont joué un rôle de blocage en s’opposant au  néerlandais et Spitzenkandidat des socialistes européens Frans Timmermans. Les pays dits de Visegrad (V4) Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie, lorsqu’ils sont unis peuvent exercer un pouvoir difficilement contournable.       

On peut pourtant s’attendre à une présidence faible et un programme basé sur les mêmes recettes issues des paradigmes obsolètes de l’UE qui ont aboutit à des crise multiples. Si elles sont maintenues, les mêmes politiques  libérales et leur arsenal normatif vont produire les mêmes effets. On ne se dirige donc pas vers une réforme fondamentale de l’UE en fragmentation pour s’adapter à la nouvelle donne géopolitique européenne et mondiale. Ce sont donc les crise internes et externes qui seront l’aiguillon du changement, en l’absence d’une vision stratégique et géopolitique claire du projet européen.  

Le paquet de nominations négocié au Conseil européen, la présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen, le président du Conseil européen, Louis Michel, le  haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Joseph Borell, et la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde souligne une grande continuité au delà des appartenances partisanes. Ces personnalités sont en effet toutes en faveur d’une  UE basée sur le concept de société ouverte et le libre-échange, des frontières relativisées, l’adhésion à la doctrine multilatéraliste, la poursuite de l’immigration malgré une communication visant à rassurer l’opinion publique des frontières, et une Europe atlantiste avec une relation étroite avec les Etats -Unis en rivalité avec la Russie et la Chine.  La vision générale est plus proche de la vison germano-américaine du projet européen que de la vision classique française base sur l’équilibre des puissances, l’Etat fort et la souveraineté, il est vrai affaiblie par les présidents français successifs qu’ils ne l’ont plus réellement défendue, mis à part au niveau déclaratoire.      

Ces nominations ont en réalité pour objectif de défendre le modèle de  démocratie libérale et multiculturaliste et non pas une Europe comme puissance géopolitique et alliance de  nations enracinées comportant des éléments partagés de civilisation. C’est donc une Union européenne qui resté coincée sur les paradigmes libéraux et intégrationnistes du siècle dernier, en contradiction avec le demande croissante des citoyens pour une Europe des nations préservant la souveraineté des Etats, plus de frontières, moins d’immigration, et moins de libéralisme économique. 

Le programme de la commission est assez peu ambitieux  et la mise en avant de la question du climat permet de rester assez vague. Même si cela paie en termes politique vis à vis de citoyens de se présenter comme un défenseur  du climat, cela aboutit aussi à des objectifs incantatoires et utopistes et favorise donc l’irresponsabilité politique  

En ce qui concerne la France, la président  Emmanuel Macron soutient comme l’Allemagne cette vision libérale et atlantiste de l’Europe, mais selon une moindre intensité. Il ne pratique cependant pas la politique  d’équilibre comme le général de Gaulle savait le faire pur rééquilibrer la situation. Cette posture entre donc en contradiction avec la vision gaullienne de l’Europe des nations qui se renforce pourtant inéluctablement au sein de l’opinion publique française face à la mondialisation ultralibérale et ses effets destructeurs. 

Les tensions au sein de l’Union européenne et au sein de l’axe franco-allemand  vont donc se poursuivre, puisque la rivalité géopolitique au sein du couple franco-allemand  aboutit à des compromis précaires et inachevés. Il ont surtout pour objectif de tenter d’endiguer et repousser dans le temps les crises qui s’empilent sans jamais être définitivement résolues. Cette rivalité géopolitique franco-allemande constitue donc un obstacle à une orientation commune et  définitive à propos des finalités européennes. Celles -ci sont un enjeu de pouvoir qui sont de moins en moins partagées entre Etats-membres.  

Le projet européen reste un enjeu géopolitique de pouvoir entre ses Etats-membres, et en particulier la France et l’Allemagne qui oscillent entre rivalité et compromis temporaire. 

 

 

LBD « matériel de guerre » au coeur de polemique

Le Conseil d’État a de nouveau rejeté le 24 juillet des recours contre le lanceur de balles de défense (LBD), une arme controversée utilisée par les forces de l’ordre et à l’origine de nombreuses blessures graves lors du mouvement des gilets jaunes.

Le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, était notamment saisi par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et la CGT, qui contestaient l’utilisation du LBD pour des opérations de maintien de l’ordre. Le 1er février, saisi en urgence, le Conseil d’État avait déjà rejeté les demandes de suspension de l’usage de cette arme. Et en avril, il avait refusé de saisir le Conseil constitutionnel sur l’utilisation du LBD.

«C’est extrêmement décevant», a réagi auprès l’avocat de la LDH Patrice Spinosi. «Alors que nous sommes désormais à peu près le seul pays en Europe à toujours utiliser le LBD et la grenade GLI-F4 dans le cadre d’opération de maintien de l’ordre, le Conseil d’État n’a rien trouvé à redire à notre réglementation».

C’est une bien triste nouvelle, une nouvelle victime, le chien Pouky (8 ans), tué par un tire de LBD à Valence. Pouky était un chien croisé, très mignon, et très sociable avec les enfants.

PMA pour toutes les femmes

Le gouvernement a ouvert la voie à la première grande réforme sociétale du mandat d’Emmanuel Macron, un projet de loi sur la bioéthique qui aborde de nombreux sujets sensibles, à commencer par la procréation médicalement assistée (PMA) appelée à être étendue à toutes les femmes.

Ce texte à haute valeur symbolique, promis par le chef de l’Etat durant la campagne présidentielle mais plusieurs fois reporté, a été présenté en conseil des ministres.

C’est le point de départ du parcours législatif d’un projet défendu par les ministres Agnès Buzyn (Santé), Nicole Belloubet (Justice) et Frédérique Vidal (Recherche), qui sera examiné fin septembre en séance publique à l’Assemblée nationale puis au Sénat, avant une promulgation “fin du premier trimestre 2020”.

Nous avons recherché un équilibre entre ce que propose la science, ce que demande la société, et les valeurs éthiques de dignité et de solidarité”, a souligné Agnès Buzyn.

“Nous souhaitons porter cette loi de façon apaisée en prenant soin de respecter toutes les opinions parce que nous ne souhaitons absolument pas diviser la société”, a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse. “Nous pensons qu’il y a une maturation de la société sur ces questions-là (…) et que ce (la PMA pour toutes-JTA n’est plus vraiment un sujet sur lesquels les Français souhaitent se battre”.

C’est aussi l’aboutissement d’un long travail de consultations mené par l’exécutif, soucieux d’éviter une réédition des débats tendus qui ont agité l’Assemblée et une partie de la société lors de l’extension du mariage aux couples de même sexe, en 2012-2013, au début du quinquennat Hollande.

 

Canicule: il faut s’hydrater davantage

Depuis le 23 juillet, la France croule sous une chaleur étouffante pour la deuxième fois depuis le début de l’été. Face aux fortes températures, certains pourraient être tentés de réchauffer leur corps par des solutions… qui n’en sont pas et qui pourraient même s’avérer dangereuses pour leur corps.

  • Sur le moment, l’eau froide fait du bien. Mais le corps la ressent plutôt comme une agression et va lutter pour maintenir la température corporelle à +37°. Gare au coup de chaud après la douche… «S’asperger d’eau tempérée, c’est une bonne chose. Mais une douche d’eau glacée, non : il n’y a pas lieu de se faire un choc thermique», dit le vice-président de SOS Médecins Grand Paris, Philippe Nin.
  • Piquer une tête, on en rêve. Mais attention à bien choisir l’endroit. Certains plans ou cours d’eau sont interdits à la baignade pour une bonne raison : la pollution ou d’autres dangers. Attention aux irritations pour la peau. Et tous les ans, des noyades rappellent le péril d’aller nager quand on ne sait pas bien le faire, ou qu’on est ivre ou fatigué. «On risque d’être contaminé par des polluants, d’avoir des réactions cutanées, des maladies, des troubles digestifs si on boit l’eau, etc.», explique le Dr Nin.
  • Il faut s’hydrater davantage en cas de canicule, pour compenser l’eau perdue par la sudation, mais sans excès pour éviter l’oedème. «Boire un peu plus que nécessaire vaut mieux que de boire moins que nécessaire. Sauf à boire 10 litres par jour», estime le Dr Nin. Descendre une ou plusieurs bières très fraîches est aussi une mauvaise idée : l’alcool est d’autant moins bien supporté qu’il fait chaud.

Gilets noirs au Panthéon: « honte »au gouvernement

Plusieurs centaines d’ndividues sans-papiers ont occupé le Panthéon, en plein cœur de Paris, le 12 juillet, pour réclamer leur régularisation et un rendez-vous avec le Premier ministre Édouard Philippe. Dans un communiqué, ils se présentent comme «des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française» et demandent «papiers et logements pour toutes et tous». «On ne veut plus avoir à négocier avec le ministère de l’Intérieur et ses préfectures. On veut parler au premier ministre Édouard Philippe, maintenant!», insistent-ils.

À l’initiative des collectifs Droits devant et Gilets noirs, quelque 700 sans-papiers et leurs soutiens ont brièvement occupé le Panthéon ce vendredi après-midi. Le monument, où sont inhumés de grands personnages du pays, a été évacué dans le calme et les occupants ont patienté à l’arrière du bâtiment, encadrés par les forces de l’ordre.

Une vidéo diffusée sur Twitter, filmée à l’intérieur, montre un homme hurlant dans un micro: «Hier colonisé, aujourd’hui exploité, demain régularisé!» Tandis que sous la coupole, agitant leurs tracts blancs, les autres scandent  « gilets noirs! », du nom d’un collectif de migrants de la région parisienne.

« Il est INADMISSIBLE de voir des clandestins revendicatifs occuper, en toute impunité, ce haut lieu de la République qu’est le Pantheon », a écrit Marine Le Pen sur son compte Twitter. « En France, le seul avenir d’un clandestin devrait être l’expulsion, car c’est la LOI. »

« Occupation du par des sans-papiers : honte au Gouvernement qui laisse faire cette profanation ! Il ne doit pas céder au chantage. Que les clandestins déboutés du droit d’asile soient expulsés ! La France doit se faire respecte« , a écrit sur son compte Twitter Nicolas Dupont-Aignan.

Migrants traversent la Manche

Une vingtaine de migrants ont été secourus lors de deux opérations au large des côtes du Pas-de-Calais alors qu’ils tentaient de traverser la Manche sur deux petites embarcations de type zodiac, a annoncé la préfecture maritime. (Image: GENDARMERIE MARITIME).

La première opération a eu lieu à l’aube pour un premier groupe d’une dizaine de migrants qui dérivaient à environ 12 kilomètres des côtes. En panne de moteur, ils avaient demandé de l’assistance et ont été ramenés à Calais, où ils ont été pris en charge par la Police aux frontières.

La seconde est intervenue vers sept heures pour secourir un groupe d’une douzaine de migrants parmi lesquels se trouvaient des enfants en bas âge. Ils dérivaient au large de Boulogne-sur-mer, port vers lequel ils ont été raccompagnés avant d’être pris en charge par les pompiers.

Les autorités ont déployé des secours importants, un hélicoptère de la Marine nationale, des patrouilleurs ainsi que des sauveteurs en mer.

 

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