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La protection des forêts

La protection des forêts est un élément essentiel de la lutte contre le changement climatique. Les députés demandent aux États membres de mieux compenser la déforestation.

L’Union européenne compte 182 millions d’hectares de forêts. Au total, les forêts et autres surfaces boisées couvrent 43 % de l’ensemble du territoire européen.

Sept États membres (la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et la Suède) abritent plus de 70 % des forêts européennes.

Les forêts fournissent de nombreux services aux écosystèmes. Elles permettent de lutter contre l’érosion des sols grâce à la photosynthèse, participent au cycle de l’eau, protègent la biodiversité en fournissant un habitat à de nombreuses espèces sauvages et régulent le climat local.

En absorbant le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère, les forêts contribuent également à la lutte contre le changement climatique.


Le secteur UTCF inclut principalement les forêts et les terres agricoles, ainsi que les sols dont l’utilisation a changé, par exemple une forêt transformée en surface arable.

Si l’UTCF émet des émissions de gaz à effet de serre, il contribue également à l’absorption de CO2, notamment grâce aux forêts existantes ou à celles plantées.

Les forêts de l’Union européenne absorbent ainsi l’équivalent de 10,9 % des émissions totales de gaz à effet de serre produites dans l’Union européenne chaque année.

Willy Berton  «maître-restaurateur» du Vegan Gorilla

Une première en France. Le chef niçois Willy Berton, 38 ans, va recevoir le titre de «maître-restaurateur», mais sa particularité est qu’il dirige un établissement vegan, le Vegan Gorilla, dans sa ville d’origine.

L’Etat accorde ce titre aux chefs cuisinant des produits bruts, majoritairement frais et intégrant les circuits courts. Une belle récompense pour le Niçois, qui a repris l’établissement il y a un peu plus d’un an – il a été ouvert en octobre 2015.

S’il a suivi une formation classique et notamment exercé dans des restaurants spécialistes de la viande par le passé, c’est grâce à sa femme, Camille, que Willy Berton est devenu vegan. «Je me suis renseigné et je suis persuadé que l’homme n’est pas fait pour manger de la viande», a-t-il indiqué à 20Minutes.

 

 

Les nouveaux OGM

Plus précises, moins risquées, plus efficaces, moins couteuses » : ce sont les nombreuses qualités dont leurs promoteurs parent les nouvelles biotechnologies auprès de leurs interlocuteurs européens et nationaux – autant de raisons selon eux de déréglementer ces techniques. Pourtant, ces allégations ressemblent presque mot pour mot à celles faites – faussement – il y a 20 ans concernant la transgénèse (les OGM actuels). Tant les ONG environnementales que les agriculteurs bio s’opposent fortement à toute déréglementation et demandent évaluation, traçabilité et étiquetage de ces techniques et des produits qui en sont issus.

Le débat concernant les nouveaux OGM a récemment connu un nouvel épisode avec la publication il y a quelques semaines par le Science Advice Mechanism; un comité scientifique consultatif auprès de la Commission européenne; d’un rapport sur ces nouvelles techniques. L’objet du rapport n’est pas de donner un avis sur le statut légal de ces biotechnologies mais de lister, évaluer et comparer les différentes techniques de sélection variétale – depuis les méthodes « conventionnelles » jusqu’aux dernières découvertes de « l’édition de gènes ».

On pourrait dire beaucoup de choses sur ce rapport. Nous sommes par exemple d’accord avec le SAM quand il souligne l’importance d’une évaluation de chaque produit modifié par l’une de ces techniques, car les risques diffèrent non seulement en fonction de la technique utilisée, mais aussi de l’organisme modifié (plante, animal, micro-organisme) et de l’usage prévu (diffusé dans l’environnement ou non, produit alimentaire ou non…).

D’autres conclusions du SAM nous semblent en revanche plus surprenantes. En effet, un postulat central dans ce rapport est que ces nouvelles techniques, et en particulier les techniques dites d’édition de gènes, provoquent moins d’effets non intentionnels – c’est à dire de modification non voulues du génome – que les biotechnologies aujourd’hui en usage (tels que la transgénèse ou la mutagénèse aléatoire). Il conclue sur la base de ce postulat que ces techniques sont moins couteuses, plus rapides, moins risquées et pratiquement impossible à tracer. Presque comme des plantes ou des animaux naturels, donc.

Mais ce point de départ est en fait très controversé parmi les généticiens. Plusieurs rapports scientifiques pointent que toutes les techniques intervenant directement dans le génome provoquent des « effets non intentionnels » quel que soit le niveau de précision de celles-ci. En effet, le simple fait de devoir passer la membrane cellulaire pour accéder au génome, et de recréer une plante entière à partir d’une cellule modifiée provoque un nombre important de mutations.

Une étude publiée il y a quelques jours dans le très respecté Nature Method[1] va encore plus loin. Elle démontre que CRISPR/CAS 9 – la technique d’édition de gènes la plus prometteuse et supposément la plus précise – provoque non seulement de nombreux effets non intentionnels sur des souris, mais que ces mutations se produisent à des endroits où aucun chercheurs ne pensaient les trouver (et donc où personne ne les cherchait). De plus, elles ne se produisent pas de façon aléatoire mais toujours aux mêmes endroits du génome. Cela signifie qu’il y a quelque chose de central dans le fonctionnement de CRISPR/CAS 9 que les généticiens n’ont pas encore compris ! Un champ de recherche excitant pour les années à venir, mais également la preuve que ces techniques ne sont assez au point pour être utilisées sur des organismes vivants destinés à être diffusés dans l’environnement… ou dans notre alimentation.

En bref, ces techniques sont si récentes que la recherche les concernant est loin d’être suffisamment complète pour les juger. Chaque nouvelle étude change, parfois de manière spectaculaire l’état du débat (ce qui est parfaitement normal pour un nouveau sujet de recherche).  Rappelons-nous que les mêmes débats ont eu lieu dans les années 90 à propos de la transgénèse et que nombreuses suppositions avaient été faites concernant sa précision qui se sont avérées fausses.

Nous estimons donc qu’il y a d’excellentes raisons d’être prudent et de respecter le principe de précaution en la matière. Il n’y a aucune raison de déréglementer ces techniques ou de leur forger une réglementation allégée alors que la réglementation européenne sur les OGM offre déjà un cadre adapté. C’est d’autant plus vrai que notre société n’a en réalité pas besoin de ces techniques pour sélectionner des semences et des animaux adaptés aux besoins des agriculteurs et résistants au changement climatique. La sélection classique a en effet prouvé qu’elle était plus rapide et plus efficace que les biotechnologies pour produire des plantes résistantes à la sécheresse et la comparaison entre les USA (où l’on cultive massivement des plantes GM) et l’Union européenne (où les cultures GM sont rares) n’a montré aucune différence notable dans les rendements et une utilisation bien supérieure d’herbicides sur les cultures GM[2].

Enfin, la sélection classique ne permet – normalement – pas le dépôt de brevets. Un avantage majeur quand il s’agit de la source de toute vie (semences de plantes ou d’animaux) et de notre alimentation. Mettre la sécurité alimentaire dans les mains de grosses multinationales dont le premier intérêt est – par définition – le profit, est un scénario extrêmement effrayant que nous, Verts/ALE, refusons tout net.

Nexane Txapartegi fait face à l’extradiction vers l’Espagne

Le Tribunal pénal fédéral rejette le recours de Nexane Txapartegi qui s’opposait à son départ forcé vers l’Espagne. La Cour des plaintes écarte toute objection à caractère politique et se refuse à examiner les allégations de torture.

Dans un arrêt, communiqué la Cour des plaintes estime que l’intéressée ne peut se prévaloir d’avoir été condamnée pour un délit politique car elle a appuyé l’activité d’une organisation criminelle ayant perpétré des attentats. Les juges se refusent aussi à examiner de plus près les allégations de torture, rappelant que l’Etat concerné a une tradition démocratique et que la recourante n’a elle-même pas saisi la Cour européenne des droits de l’homme pour dénoncer des aveux soi-disant extorqués.

Le recours de Nexane Txapartegi, militante basque indépendantiste qui s’opposait à son extradition vers l’Espagne afin d’y purger une peine de 3 ans et demi pour collaboration avec le groupe terroriste ETA, a été rejeté par le Tribunal pénal fédéral.

Les europdéputés dans la lutte contre les maladies transmissibles

5.07.2017 Strasbourg. Les députés ont demandé à la Commission de concevoir une politique européenne pour lutter contre le VIH/sida, la tuberculose et les hépatites virales.

Les députés souhaitent que l’Union et ses États membres mettent en place des programmes de surveillance harmonisés afin de détecter à temps l’apparition de foyers d’hépatite virale, de tuberculose et de VIH, d’évaluer l’évolution de l’incidence et de suivre en temps réel la gestion des diagnostics, des traitements et des soins.

Le Parlement souligne que le VIH reste la maladie transmissible qui suscite la plus forte stigmatisation sociale, et demande à la Commission et aux États membres de faciliter l’accès à des traitements innovants, et de lutter contre la stigmatisation sociale associée à l’infection par le VIH. Les tests de dépistage devraient être rendus gratuits afin de garantir un dépistage précoce.

La tuberculose, principale cause de mortalité chez les personnes vivant avec le VIH, constitue une menace sanitaire transfrontière dans un monde globalisé où la population est de plus en plus mobile, soulignent les députés. Pour la troisième année consécutive, le nombre de personnes ayant contracté la tuberculose a augmenté dans le monde en 2014.

Les députés soulignent l’importance de la lutte contre la crise naissante de la résistance aux antimicrobiens et appellent l’UE à établir des mesures transfrontalières pour prévenir la transmission de la tuberculose.

Contre l’hépatite C, dont 90% des patients infectés ne montrent aucun symptôme, il n’existe pas de protocole de dépistage unifié dans l’UE. Les données relatives au nombre de personnes affectées sont peut-être sous-estimées, indiquent les députés.

La Commission est invitée à mettre en place un plan d’éradication de l’hépatite C dans l’Union pour 2030 qui harmonise les protocoles de dépistage, de contrôle et de traitement.

La résolution a été adoptée à main levée.

INFO:

  • En 2015, près de 30.000 nouveaux cas d’infection au VIH ont été diagnostiqués et déclarés par les 31 pays de l’Union/EEE, sans indication claire d’une baisse globale.
  • Environ 120.000 personnes en Europe ont développé une tuberculose multirésistante.
  • Les hépatites virales sont considérées comme l’une des grandes menaces sanitaires dans le monde.
  • Une personne sur sept vivant avec le VIH n’a pas connaissance de sa séropositivité.
  • Il s’écoule en moyenne quatre ans entre l’infection par le VIH et son diagnostic.
  • D’ici 2050, sur les 10 millions de décès imputables à une résistance aux médicaments chaque année, près d’un quart seront liés à des souches résistantes de la tuberculose.

Une « stratégie nationale de santé »

Edouard Philippe a annoncé une « stratégie nationale de santé » qui passera notamment par une hausse du prix du paquet de cigarettes jusqu’à 10 euros et une meilleure prise en charge des soins dentaires et optiques.

Cette « stratégie » sera discutée à l’automne, a précisé le Premier ministre lors de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale.

« L’an prochain, les vaccins pour la petite enfance qui sont unanimement recommandés par les autorités de santé deviendront obligatoires », a-t-il déclaré devant les députés.

Afin de lutter contre le tabac, « nous porterons progressivement le prix du paquet de cigarettes à 10 euros, en luttant sans merci contre les trafics qui minent cette politique de santé », a ajouté Edouard Philippe.

« Nous créerons un service sanitaire pour les étudiants des filières de santé pour leur permettre d’intervenir dans les écoles et les entreprises pour des actions de prévention », a-t-il poursuivi.

A ce volet sur la prévention, s’ajoutera une révision le système de soins car, a jugé le chef du gouvernement, l’action des professionnels de santé est « trop souvent entravée par les rigidités de nos structures, les carcans administratifs ».

Il souhaite donc mettre en place de nouvelles incitations et de nouveaux modes de rémunération « en mesurant la qualité des soins et en la faisant connaître » – une ambition qui trouvera sa traduction cette année dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

 

Estonie: la société numérique européenne

À compter du 1er juillet, l’Estonie exercera la présidence du Conseil de l’Union européenne pour six mois. Nous avons rencontré les six députés estoniens siégeant au Parlement européen. Une économie ouverte et innovante, une Europe sûre et protégée, une Europe numérique et la libre circulation des données ainsi qu’une Europe durable et ouverte à tous : voici les quatre priorités de la future présidence estonienne.

 

Pour Tunne Kelam, député démocrate-chrétien estonien, il sera essentiel de « créer une approche commune en matière de sécurité et de défense, surmonter les incertitudes et les hésitations lorsqu’il s’agira d’évaluer les agressions de la part de la Russie et travailler à une politique de voisinage avec l’Est ».« Le développement de la société numérique sera l’une des priorités de la présidence estonienne », explique la députée démocrate socialiste Marju Lauristin. « Notre pays est souvent qualifié de leader en la matière, et nous avons donc pour obligation de finaliser autant de dossiers sur le sujet que possible ».

Yana Toom, députée libérale, espère quant à elle que cette présidence contribuera à promouvoir l’utilisation transfrontalière des services publics numériques. « Notre système d’administration électronique est reconnu dans le monde entier », souligne-t-elle avant de rappeler que le développement du commerce transfrontalier en ligne ainsi que les négociations sur la directive liée aux services de médias audiovisuels occuperont également une part importante de l’agenda.

« La question de est sans conteste notre plus grand chantier autant que notre meilleur atout. Les attentes pour la présidence estonienne sont donc très élevées. De nombreuses législations liées au marché unique numérique atteindront les dernières phases de négociations au cours des prochains mois », explique quant à elle la députée libérale Kaja Kallas.

Pour Urmas Paet, député libéral, les grandes priorités de cette présidence seront la défense, l’Europe numérique, la libre circulation des données et les négociations liées au Brexit. « En tant que député rapporteur sur l’Union de la défense, il est particulièrement important pour moi que l’Estonie s’engage pour une Europe qui accorde davantage d’importance à sa sécurité », déclare-t-il.

« Lorsque le représentant spécial de l’Estonie auprès des institutions européennes Matti Maasikas a présenté les priorités de cette présidence aux Présidents des commissions, il a déclaré : « Nous aimons sous-promettre mais sur-atteindre des résultats ». Je partage cette approche et pense que l’Estonie a les capacités de se poser en acteur rationnel de compromis », souligne Indrek Tarand, député du groupe des Verts / Alliance libre européenne.

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