M.Loando Mboyo: la paix est cruciale pour le développement du Congo

Bruxelles 12.12.2022 Lors de la visite (8-9 décembre) à Bruxelles au Parlement européen, le ministre d’État, Minister à l’Aménagement du territorie de la République Démocratique du Congo M.Guy Loando Mboyo a accordé une interview, expliquant l’importance de la paix pour le développement à long terme du Congo.

Dans l’est de la RD Congo, les combats entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 ont poussé des milliers de Congolais à fuir en direction de Goma. Ils se réfugient dans des camps de déplacés où les conditions de vie sont de plus en plus difficiles.

Cette rébellion M23, majoritairement tutsi, s’est emparée ces derniers mois de vastes portions du territoire de Rutshuru, voisin du Masisi, au nord de la capitale provinciale du Nord-Kivu, Goma. Ces rebelles sont aussi accusés de viols, d’enlèvements et de pillages, commis sur la population civile en représailles d’une attaque de groupes armés essentiellement hutus.

Le mouvement M23 avait occupé Goma pendant une dizaine de jours fin 2012, avant d’être vaincu l’année suivante par l’armée congolaise appuyée par les Casques bleus de l’ONU.

Sur place, l’humanitaire s’inquiète de la surpopulation grandissante alors que le nombre de cas de choléra a fortement augmenté aux cours des dix derniers jours. « Nous avons ouvert des centres de traitement de la maladie qui sont déjà pleins », alerte-t-elle.

Le M23 a repris les armes en fin d’année dernière, reprochant au gouvernement de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.

Selon le gouvernement congolais, des experts de l’ONU ainsi que les diplomaties américaine et belge, le Rwanda soutient les rebelles M23. Kigali conteste, en accusant en retour Kinshasa de soutenir des rebelles hutus impliqués pour certains dans le génocide des Tutsis rwandais de 1994.

Les Nations Unies achèvent une enquête préliminaire sur un massacre de civils perpétré dans la région du Nord-Kivu en RDC. Selon les premiers éléments du rapport publié jeudi 8 novembre, les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, sont responsables de la mort d’au moins 131 personnes. Parmi les victimes, 17 femmes et 12 enfants.