Pape Francois Urbi et Orbi

Tolérance, crise sanitaire, conflits armés… Le pape François s’est exprimé, samedi 25 décembre, devant les fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre, au Vatican, lors de son traditionnel message de Noël. « En ces temps de pandémie », « notre capacité à entretenir des relations sociales est mise à rude épreuve, la tendance se renforce à se replier sur soi, à faire cavalier seul », y compris « au niveau international », a déclaré le souverain pontife, estimant que « seuls les chemins du dialogue conduisent réellement à la résolution des conflits ».

Outre la crise sanitaire, le chef de l’Eglise catholique a également abordé le conflit en Ukraine. Il a appelé au « dialogue » afin de « ne pas laisser se propager les métastases d’un conflit gangrené » en Ukraine, où les tensions avec les séparatistes pro-russes font craindre une escalade militaire.

François a également rappelé les «tragédies immenses» et «oubliées» qui se jouent en Syrie et au Yémen, en proie à des conflits qui ont fait «de nombreuses victimes et un nombre incalculable de réfugiés». «Nous entendons le cri des enfants s’élever du Yémen où une terrible tragédie, oubliée de tout le monde, se déroule en silence depuis des années, faisant des morts chaque jour».

Devant la multiplicité des drames, François a appelé les fidèle à faire preuve de solidarité, ainsi qu’à ne pas détourner le regard. « Nous voyons encore beaucoup de conflits, de crises et de contradictions qui semblent ne jamais devoir finir, et nous ne les remarquons presque plus » tant « nous y sommes habitués », avec le « risque de ne pas entendre le cri de douleur et de désespoir de tant de nos frères et sœurs », a-t-il regretté.

Alors que la Méditerranée continue d’être le théâtre de multiples naufrages, le pape a fustigé « l’indifférence » face au « drame des migrants ». Impossible également pour lui de faire abstraction de la crise sanitaire qui se poursuit à travers le monde. Les célébrations de Noël ont ainsi été pour François l’occasion de demander à ce que « les traitements nécessaires, notamment les vaccins, puissent parvenir aux populations les plus démunies ». Une position dans la lignée de ses précédentes déclarations.