ATTAC contre la Samaritaine

Des militants d’ATTAC ont couvert de peinture le bâtiment neuf de la Samaritaine à Paris et ont installé une banderole au siège de LVMH. Leur but était de dénoncer ceux qui, selon eux, ont profité du Covid-19, notamment Bernard Arnault qui a doublé sa fortune pendant la crise sanitaire.

La Samaritaine, grand magasin historique en plein cœur de Paris, rouverte le 23 juin et transformée en temple du luxe sous la houlette du groupe LVMH, a été vandalisée ce 3 juillet au matin par des militants de l’association ATTAC qui ont décidé de dénoncer ainsi «l’enrichissement indécent» du milliardaire Bernard Arnault en pleine crise sanitaire.

​Sur les séquences, on voit des activistes projeter de la gouache noire sur des vitres du magasin et y inscrire en lettres blanches l’inscription «Argent sale».

Une banderole géante a été également installée sur le siège de LVMH.

Attac accuse le gouvernement de préparer « un grand chantier de casse sociale avec la réforme de l’assurance chômage et le report de l’âge légal de départ à la retraite de 2 ans ». Dans un communiqué publié sur son site internet, l’association explique que « la richesse des milliardaires français a augmenté de 68 % depuis 2020 », et que la « tête de gondole » de ces grandes fortunes n’est autre que Bernard Arnault.

Les manifestants n’ont pas été arrêtés par les forces de l’ordre à la suite de cette action, et ont pu regagner leur domicile sans encombre. Seule Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac, a été contrôlée par la police et devrait être verbalisée.