#ChapellesurErdre: Qui est Ndiaga Dièye?

Ndiaga Dièye était connu pour sa radicalisation, mais aussi des troubles psychiatriques sévères. L’homme de 39 ans, a, en effet, eu affaire à la justice française, à plusieurs reprise. Son parcours en prison, où des surveillants pénitentiaires l’ont repéré pour son engagement religieux, a également été émaillé d’incidents. Ndiaga Dièye a été incarcéré, entre autres, pour des vols à mains armées.

Si Ndiaga Dièye était inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) depuis 2016, mais n’était pas fiché « S » donc jamais pour des faits de nature terroriste. Il avait purgé une peine de huit ans d’emprisonnement prononcée pour vol aggravé et séquestration, et était diagnostiqué comme schizophrène.

«Cet individu français né en France, (…) est connu des services de police, sortait de prison et en 2016 il avait été signalé pour une pratique rigoriste de l’islam pour radicalisation et ainsi inscrit au fichier FSPRT» (Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste) », a indiqué Gérard Darmanin, ministre français de l’intérieur.

Multirécidiviste condamné à 19 reprises, Ndiaga Dieye, l’agresseur de la policière municipale de La Chapelle-sur-Erdre, a passé presque la moitié de sa vie en prison, où il a été diagnostiqué schizophrène et s’est radicalisé. Depuis sa dernière libération le 22 mars, après avoir purgé sa peine, cet homme de 39 ans avait retrouvé un emploi et un logement, grâce à une association d’insertion de cette commune paisible de la banlieue nantaise.

« C’était quelqu’un de très discret », décrit une voisine de palier du petit immeuble HLM où il habitait depuis deux mois. « Il était très calme, mais on l’entendait parler tout seul la nuit », ajoute Jimmy, le voisin du dessus, qui lui avait vendu sa voiture.

Après avoir poignardé une policière municipale à La Chapelle-sur-Erdre, un assaillant d’une quarantaine d’années, a ouvert le feu et blessé deux gendarmes à l’issue d’une chasse à l’homme. Blessé par les forces de sécurité, l’homme, présenté comme un Français, a succombé suite à un arrêt cardiaque.