Droit à se défendre d’Israël

Bien qu’Emmanuel Macron ait reconnu le «droit à se défendre» d’Israël tout en exprimant «sa préoccupation au sujet des civils à Gaza», Bernard-Henri Lévy a estimé sur BFM TV que la France devait se ranger du côté de l’État hébreu dans le conflit au Proche-Orient. Le philosophe dénonce «une provocation» de la part du Hamas.

​«La France ne peut pas chez elle combattre l’islamisme radical, combattre le séparatisme, les mortiers d’artifice tirés contre ses forces de police, et ne pas se tenir en même temps aux côtés d’une autre démocratie, une grande démocratie, Israël, qui ne reçoit pas des mortiers d’artifice mais des obus de mortiers réels. Bien sûr qu’elle doit se tenir aux côtés d’Israël», a assuré l’écrivain.

Le philosophe tient le Hamas pour responsable de cette flambée de violences, car, selon lui, c’est ce mouvement qui «a décidé de balancer une pluie de roquettes sur Israël». «Une provocation au détriment du peuple palestinien lui-même, et des civils israéliens», selon Bernard-Henri Lévy.

Pour lui, l’expulsion de familles palestiniennes de leurs maisons situées à Jérusalem-Est dans le contexte de la construction et de l’expansion des colonies israéliennes qui avait déclenché des manifestations dans la ville ne peut justifier les actions du Hamas.

Emmanuel Macron a «fermement condamné les tirs revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes» vers Israël, lors d’un entretien avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré l’Élysée dans un communiqué jeudi 13 mai.

Tout en lui présentant «ses condoléances» pour les «nombreuses pertes de civils palestiniens résultant des opérations militaires et des affrontements en cours avec Israël», le Président de la République a demandé à Mahmoud Abbas «d’user de tous les moyens de son influence pour que le calme soit rétabli au plus vite».

Emmanuel Macron a également insisté vendredi 14 mai sur «l’urgence d’un retour à la paix» au Proche-Orient lors de son entretien téléphonique avec Benyamin Netanyahou. Il a néanmoins souligné le «droit à se défendre» d’Israël tout en exprimant «sa préoccupation au sujet des populations civiles à Gaza» et en ayant «présenté ses condoléances» pour les victimes des tirs «revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes».