VA rejette les accusations de racisme

La publication, dans le dernier numéro de Valeurs actuelles, d’un épisode de son roman de l’été mettant en scène Danièle Obono revenue au temps de l’esclavage, a déclenché une vague de polémique sur Internet. Dans un communiqué, la rédaction répond aux accusations de racisme.

« Devant l’émoi suscité par le dernier épisode de notre fiction estivale, nous tenons à apporter quelques précisions. Nous avons bien conscience de la mauvaise foi de certains, mais nous devons, pour les autres, éclaircir nos intentions »

« Tout l’été, Valeurs actuelles a publié chaque semaine un « Roman-fiction » dont le concept était simple ; plonger une personnalité contemporaine dans une période passée, afin de faire resurgir par ce contraste certaines inepties de notre époque.

« Il y eut ainsi François Fillon au temps de la Révolution, Éric Zemmour à Waterloo ou encore Didier Raoult dans les tranchées de 1914. Le dernier épisode était consacré à la députée de la France Insoumise Danièle Obono, que nous avons fait « voyager » dans l’univers atroce de l’esclavage africain du XVIIIe siècle.

Notre intention, transparente, était la suivante : là où les indigénistes et les déconstructeurs de l’Histoire veulent faire payer le poids de cette insoutenable traite aux seuls Européens, nous voulions rappeler qu’il n’existât pas d’unité africaine, et que la complexité de la réalité, sa dureté, était à raconter. Nous avons choisi cette élue car elle participe selon nous, par ses prises de position répétées, à cette entreprise idéologique de falsification de l’Histoire.

Notre texte n’a rien de raciste. Sans quoi nous n’en aurions pas publié une ligne. Évidemment. Il est commode pour nos adversaires de nous imputer cette accusation, que rien n’étaie dans le contenu. Chacun pourra juger par lui-même de l’opportunité d’une telle fiction, mais personne n’y trouvera une banalisation de l’esclavage ou under quelconque stigmatisation. Évidemment.

Les images néanmoins, et d’autant plus quand elles sont isolées sur les réseaux sociaux, renforcent la cruauté inhérente au sujet même. Il s’agit de dessins accompagnant cette fiction, et tout comme l’esclavage lui-même, les images de l’esclavage sont d’une ignominie sans nom« .

« Si nous contestons fermement les accusations dont nos contempteurs nous accablent, nous avons suffisamment de clairvoyance pour comprendre que la principale intéressée, madame Danièle Obono, ait pu se sentir personnellement blessée par cette fiction. Nous le regrettons et lui présentons nos excuses.

À l’avenir nous maintiendrons la vigilance absolue dont doit faire preuve un journal comme Valeurs actuelles, attaqué quotidiennement. De même que nous continuerons de marcher à rebours de l’air du temps quand il nous semble faire fausse route… »

«Pourquoi tous ceux qui s’indignent de la caricature déplacée de la députée #Obono n’ont pas la même indignation quand il s’agit de caricature tout aussi déplacée de responsables du @RNational_off ou d’autres mouvements?
L’indignation « sélective » est le signature de la mauvaise foi» a écrit sur Twitter l’eurodéputé Thierry Mariani.

La publication, dans son numéro du 27 aout, d’une illustration présentant la députée de la France insoumise avec des chaînes autour du cour a provoqué un tollé ce samedi 29 aout.
Intitulée « Danièle Obono au temps de l’esclavage », la fiction du dernier numéro de Valeurs actuelles qui met en scène la députée LFI au 18ème siècle, a suscité l’indignation de la classe politique. Un dessin en particulier a créé la polémique: on y voit Danièle Obono des chaines autour du cou.