Gouvernement de Jean Castex

Plusieurs “poids lourds” de l’équipe d’Edouard Philippe sont maintenus à leur poste, tel Bruno Le Maire à la tête du ministère de l’Economie, des Finances et – nouveauté – de la Relance. Jean-Michel Blanquer reste chargé de l’Education nationale, Jean-Yves Le Drian est reconduit aux Affaires étrangères et Florence Parly conserve le portefeuille des Armées.

La promotion de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur et l’arrivée de l’avocat Eric Dupond-Moretti à la Justice figurent au nombre des nouveautés du gouvernement du Premier ministre Jean Castex, dévoilé le 6 juillet.

Trois jours après la nomination du nouveau chef du gouvernement, le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a égrené sur le perron de l’Elysée une liste paritaire de 30 noms : 16 ministres et 14 ministres délégués appelés à tracer le “nouveau chemin” promis par Emmanuel Macron pour relancer le pays après la crise historique du coronavirus, un oeil sur l’élection présidentielle de 2022.

Les équilibres politiques sont préservés dans cette équipe plus remaniée que bouleversée, où l’on compte quelques départs – Nicole Belloubet, Christophe Castaner, Sibeth Ndiaye. Un jeu de chaises musicales, aussi, telle l’arrivée de Barbara Pompili à la Transition écologique en remplacement d’Elisabeth Borne, elle-même nommée ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle.

Nommée à la Transition écologique en troisième position dans l’ordre protocolaire, l’ancienne militante des Verts Barbara Pompili aura pour mission de négocier le virage environnemental réclamé par une partie des Français lors des élections municipales.

La plus grande surprise de ce remaniement est sans doute l’arrivée au gouvernement d’Eric Dupond-Moretti.

Avocat pénaliste spécialiste des causes difficiles, dont les Français connaissent le visage et la voix via les médias et des prises de position parfois détonantes.

Ce véritable ténor du barreau incarnera le visage de la Justice, en complément de l’action de Gérald Darmanin à l’Intérieur. Un domaine sécuritaire cher au “gaulliste social” autoproclamé qu’est Jean Castex, qui a rendu visite dimanche soir à un commissariat en Seine-Saint-Denis.