Westminster souhaite l’extension de Brexit

Les députés britanniques ont donné le 22 octobre leur accord de principe au projet de loi visant à transposer l’accord de Brexit dans la législation de Royaume-Uni, mais ils ont rejeté le calendrier très serré que le gouvernement voulait leur imposer pour en débattre afin de tenir sa promesse de sortie de l’Union européenne le 31 octobre.

Réagissant à ces votes, le Premier ministre Boris Johnson s’est félicité que les Communes aient approuvé l’accord négocié avec Bruxelles – une première depuis le début de l’interminable processus de Brexit -, tout en déplorant le nouveau report que le rejet du calendrier semble rendre inévitable.

Nous devons quitter l’Union européenne le 31 octobre. C’est ce que je dirai aux Vingt-Sept”, a néanmoins affirmé Boris Johnson.

D’une façon ou d’une autre, nous quitterons l’UE avec cet accord”, a-t-il insisté, après avoir annoncé la suspension de l’examen du projet de loi et l’accélération des préparatifs en vue d’une sortie sans accord).

Mais de nombreux députés ont jugé irresponsable de voter un texte aussi important en si peu de temps, d’autant que certains avaient l’intention de proposer des amendements encadrant encore davantage le Brexit, comme l’organisation d’un référendum sur l’Accord conclu avec Bruxelles.

Par le passé, l’examen parlementaire des projets de loi transposant les grands traités européens a nécessité 10 à 40 jours de débat, selon l’Institute of Government, un groupe de réflexion et de recherche.

Le gouvernement voulait que les députés débattent et votent en seulement trois jours, jusqu’à jeudi, le Withdrawal Agreement Bill (WAB), l’acte législatif transposant dans la législation britannique l’accord de retrait que Boris Johnson a obtenu in extremis à Bruxelles la semaine dernière.