Visite d’Emmanuel Macron en Corse

Emmanuel Macron et la majorité nationaliste au pouvoir en Corse ont engagé un bras de fer à la veille de la visite du chef de l’Etat dans l’île, où il doit clôturer le “grand débat” censé tirer les leçons de la crise des Gilets jaunes.

Le président de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, a appelé à une “isula morta” (île morte), une “opération pacifique et symbolique” pour protester contre ce qu’il estime être la “surdité” de Paris face aux demandes nationalistes d’une meilleure prise en compte de la spécificité de l’île.

Gilles Simeoni avait annoncé son intention de boycotter le grand débat qui doit se dérouler dans le village de montagne de Cozzano, à 60 km d’Ajaccio.

Estimant que “les fils (…) n’ont jamais été coupés”, Emmanuel Macron a pourtant renouvelé mardi son invitation à un “dialogue pour l’histoire” mardi aux deux présidents corses, via une interview au ton conciliant dans Corse-Matin qui tranchait avec les discours prononcés il y a an et vécus par les nationalistes comme une humiliation.