#Strasbourg: « Islam de France de dingue »

Une quatrième victime de l’attentat à Strasbourg, dont l’auteur a été abattu par la police, a succombé à ses blessures, a annoncé le 13 décembre le parquet de Paris.

Une cinquième victime est en état de mort cérébrale. Onze autres personnes avaient été blessées dont quatre étaient encore hospitalisées, selon le procureur de Paris.

Emmanuel Macron s’est rendu en fin d’après-midi à Strasbourg, où il s’est recueilli en hommage aux victimes et a salué des membres des forces de l’ordre avant un bain de foule au marché de Noël, rouvert dans la matinée après deux jours de fermeture en raison de l’attaque.

Le plan  a été ramené le 14 décembre en France au niveau “Sécurité renforcée-Risque attentat” après avoir été porté le 11 décembre au stade “Urgence attentat”, a annoncé le gouvernement sur micro blog Twitter.

Sept personnes étaient toujours en garde à vue le 14 décembre  dans le cadre de l’enquête sur l’attaque, dont l’auteur, Cherif Chekatt, a été “neutralisé” par une patrouille de police après 48 heures de traque.

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, supervise l’enquête en raison de la dimension potentiellement terroriste de l’attaque, revendiquée par l’Etat islamique.

Lors d’une déclaration à la presse au tribunal de Strasbourg, il a précisé que près de 300 enquêteurs avaient participé à la traque de Cherif Chekatt.

Mais les recherches ont pu se concentrer sur le quartier du Neudorf grâce notamment à deux des 800 signalements reçus à la suite de l’appel à témoins lancé le 11 décembre, soir.

C’est un équipage de la Brigade spécialisée de terrain (BST) de Strasbourg, relevant de la police de sécurité du quotidien mise en place cette année, qui est tombé presque par hasard sur Cherif Chekatt.

Les nombreux témoignages recueillis au cours de l’enquête “nous ont conduits à considérer comme probable la présence du fugitif dans le quartier du Neudorf”, a rapporté Rémy Heitz.