Sommet européen informel à Salzbourg

Le président français s’exprimait après un sommet européen informel, à Salzbourg (Autriche), où les Vingt-Huit ont tenté d’apaiser les fortes tensions des derniers mois sur les migrations et de faire avancer les négociations sur le Brexit.

Après la crise économique et financière qui a frappé la zone euro et la crise politique liée aux migrations, “aujourd’hui, l’Europe, c’est le risque de divisions multiples pour des raisons différentes, avec à chaque fois la même ligne : le refus d’une solidarité suffisante”, a-t-il dit aux journalistes.

“La crise que l’Europe vit ces 10 dernières années, c’est une crise existentielle, la capacité à savoir si le projet politique conduit par les pères fondateurs, qui a consisté à savoir conjuguer les intérêts nationaux pour définir quelque chose de plus grand, peut toujours prévaloir”, a-t-il ajouté.

Répondant par l’affirmative, Emmanuel Macron, qui cherche des alliés pour constituer une force au Parlement européen, a jugé que “c’est la bataille que tous les progressistes en Europe, que tous les démocrates doivent conduire”.

Il a désigné une nouvelle fois ses adversaires, évoquant sans les nommer le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, des dirigeants d’Europe de l’Est refusant d’accueillir des réfugiés ou les partisans du Brexit.

Il a ainsi fustigé “ceux qui expliquent : moi (…) j’aime l’Europe quand elle me donne de l’argent, quand elle permet la prospérité à mon peuple, quand elle permet à mes travailleurs d’aller mieux gagner leur vie dans des pays voisins. Mais, chez moi, pas un seul migrant, (…) pas un seul réfugié”.

 

“A un moment donné, le règlement se fera simplement (…), les pays qui ne veulent pas davantage de Frontex (l’agence chargée de frontières extérieures de l’UE, NDLR) ou de solidarité, ils sortiront de Schengen”, a poursuivi Emmanuel Macron. “Les pays qui ne veulent pas davantage d’Europe, ils ne toucheront plus les fonds structurels et donc il faut qu’au printemps prochain nous ayons cette discussion en vérité.”

“C’est un combat historique, ce n’est pas une élection comme les autres”, a encore déclaré le président français.