Violence urbaine à Nantes en baisse

Dix-huit voitures ont été incendiées dans l’agglomération de Nantes dans la nuit de samedi à dimanche (7-8 juillet), marquant, selon les autorités, une baisse des tensions après quatre nuits consécutives de violences urbaines.

Un début d’incendie a par ailleurs été maîtrisé dans les tribunes d’un complexe sportif dans le quartier de la Durantière, ne faisant que des dégâts “très légers”. Un cocktail Molotov a également été lancé dans la cour d’une école élémentaire du quartier des Dervallières “sans faire de dégâts”.

Trois personnes “qui transportaient des cagoules, des gants et des pétards”, ont été interpellées.

Les deux nuits précédentes, trente-cinq et cinquante-deux véhicules avaient été incendiés ainsi qu’une dizaine de bâtiments, dont une mairie, une bibliothèque, un lycée professionnel et une agence Pôle emploi.

Les violences sont survenues en réaction à la mort d’Aboubakar Fofana, un conducteur de 22 ans, tué mardi par un coup de feu pendant qu’il cherchait à échapper à un contrôle d’identité. Il était alors recherché pour vol en réunion, recel et association de malfaiteurs.

Le policier à l’origine du tir, qui s’était dans un premier temps abrité derrière la légitime défense, a été mis en examen vendredi (6 juillet)  après avoir reconnu un tir accidentel.