La menace islamiste Tchétchéne

L’attentat à l’arme blanche qui a fait un mort et quatre blessés, samedi soir (13/05/2018) à Paris #Opéra, est la première manifestation d’une menace islamiste d’origine tchétchène en France.

Khamzat Azimov, abattu par un policier, est né en Tchétchénie en 1997. Il avait obtenu la nationalité française en 2010, de même que sa mère, précise-t-on au ministère de l’Intérieur.

Ses parents, en garde à vue depuis dimanche (14/05/2018) matin, s’étaient réfugiés en France au début des années 2000 pendant la deuxième guerre de Tchétchénie entre la Russie et les séparatistes (1999-2000).

La France avait alors accueilli nombre de Tchétchènes auxquels elle avait accordé le statut de réfugiés.

 

L’ami d’enfance de Khamzat Azimov, placé en garde à vue dimanche, Abdel Hakim Anaïev, est aussi d’origine tchétchène.

Lors de son arrestation, il a été vu vêtu d’un T-shirt arborant le nom de la capitale de la Tchéchénie, Grozny, et un dessin de Kalachnikov.

Abdel Hakim Anaïev a épousé religieusement une jeune femme, objet par la suite de poursuites judiciaires pour avoir tenté de se rendre en Syrie. C’est leur fréquentation qui a valu à Khamza Azimov d’être interrogé en tant que témoin par la section antiterroriste de la brigade criminelle en avril 2017.

Selon un de leurs camarades strasbourgeois interrogé par France Inter, c’est plutôt Abdel Hakim Anaïev qui ne faisait pas mystère de son désir de partir en Syrie.

Fiché S en raison de sa fréquentation d’un petit groupe d’habitants de Strasbourg soupçonnés de velléités de départ en Syrie, Khamzat Azimov était plutôt décrit comme un “suiveur” et certainement pas comme appartenant au “haut du spectre” des individus considérés comme dangereux, précisent des sources proches de l’enquête.

Selon l’ancien ambassadeur russe en France Alexandre Orlov les autorités françaises ont manqué de vigilance:

Quand j’étais encore ambassadeur, je trouvais que les autorités françaises donnaient à ces familles l’asile trop facilement”, a-t-il dit à Europe 1. “On voit les conséquences.”