L’UE: l’interdiction de trois insecticides néonicotinoïdes

« Le taux de mortalité des abeilles, qui tiennent un rôle majeur dans la pollinisation et donc dans la biodiversité, atteint les 80 % dans certaines régions d’Europe, notamment à cause de l’utilisation de ces pesticides, il était urgent de mettre fin à ce fléau« , estime Éric Andrieu, le député européen socialiste.

Le député  souhaite désormais que des études scientifiques soient menées sur d’autres néonicotinoïdes, afin de mesurer leur toxicité et, si nécessaire, les faire interdire par les instances européennes

L’Union européenne s’est prononcée vendredi 27 avril pour l’interdiction de trois insecticides néonicotinoïdes, jugés responsables de la baisse du nombre d’abeilles et de bourdons constatée ces dernières années. Ces pesticides déjà soumis à des restrictions d’usage dans l’UE, vont être quasi totalement interdits après le vote d’une majorité d’États membres, a annoncé la Commission européenne.  Trois néonicotinoïdes considérés comme dangereux pour les abeilles vont être presque totalement interdits dans l’UE après le vote vendredi d’une majorité d’États membres. Ces substances largement utilisées s’attaquent au système nerveux des insectes.

Une majorité qualifiée d’États membres (au moins 16 pays sur 28 représentant 65 % de la population) a apporté son soutien à la proposition de la Commission lors d’un comité d’experts réuni vendredi matin, a précisé l’exécutif européen dans un court communiqué.

Dans le détail, le Royaume-Uni, la France, la Slovénie, l’Allemagne, Malte, l’Autriche, les Pays-Bas, la Suède, Chypre, le Luxembourg, l’Italie, l’Irlande, la Grèce, l’Estonie, l’Espagne se sont prononcés en faveur de l’interdiction. La Roumanie, la République tchèque, le Danemark et la Hongrie ont voté contre, sous la pression de l’industrie betteravière notamment. Le Portugal, la Belgique, la Slovaquie, la Pologne, la Bulgarie et la Croatie, la Lettonie, la Lituanie, la Finlande se sont de leur côté abstenus.

« Les revirements de l’Espagne et de l’Italie, qui ont rejoint au dernier moment le camp anti-néonicotinoïdes, ont aidé au basculement du vote », précise Éric Andrieu.