Les gardiens de prison demandent la justice

Le mouvement des gardiens de prison est entré dans sa deuxième semaine après le rejet par la base d’un projet d’accord, amenant la ministre de la Justice à annoncer qu’elle recevrait dans la journée leurs syndicats.

L‘Ufap-Unsa Justice, la CGT pénitentiaire et le SNP Force ouvrière ont appelé à un durcissement et à un blocage total.

Selon le SNP FO et l’Ufap-Unsa, 130 à 145 établissements pénitentiaires sur 188 étaient touchés en début de matinée.

L’administration pénitentiaire faisait pour sa part état, à 9h30, de 50 prisons où les équipes régionales d’intervention et de sécurité (Eris) ou d’autres forces de sécurité étaient susceptibles d’intervenir : 15 établissements où les agents de jour ont refusé de prendre leur service et 35 bloqués.

Parmi ces établissements figurent Fleury-Mérogis (Essonne), où est détenu le dernier survivant présumé des commandos qui ont commis les attentats de novembre 2015, Salah Abdeslam, Fresnes (Val-de-Marne) et Borgo, en Corse, précise-t-on de même source.

Les surveillants demandent une amélioration de leurs conditions de travail, en particulier en matière de sécurité, après une série d’agressions par des détenus, dont certains condamnés pour faits de terrorisme islamiste ou radicalisés.