Gentiloni a tiré sa révérence

Le premier ministre italien, Paolo Gentiloni, a annoncé à Rome des élections législatives en mars.

Le premier ministre Paolo Gentiloni, a tiré sa révérence, hier, à l’occasion d’une conférence de presse où il a présenté son bilan. Les élections législatives devraient être organisées le 4 mars.

La dissolution jeudi du Parlement, qui arrivait bientôt en fin de législature, a lancé l’Italie dans deux mois d’une campagne électorale incertaine avant les élections législatives fixées au 4 mars.

Dans un bref communiqué, la présidence de la République a mis fin au faux suspense: le chef de l’Etat, Sergio Mattarella, « a signé le décret de dissolution du Sénat et de la Chambre des députés ».

Dans la foulée, le conseil des ministres a décidé que le scrutin, qui devait être organisé dans un délai de 45 à 70 jours, aurait lieu le dimanche 4 mars.

L’alliance de droite, composée de Forza Italia (FI), le parti de Silvio Berlusconi, et les souverainistes de la Ligue du Nord (LN) et de Fratelli d’Italia (FDI), est créditée de plus de 35% des intentions de vote mais les litiges sont fréquents en son sein, FI et LN revendiquant tous deux la primauté et s’opposant souvent sur l’euro et l’Europe.

Avec environ 28% des intentions de vote, les populistes du Mouvement 5 Etoiles (M5S), qui avaient créé la surprise en remportant déjà 25% des voix lors de leurs premières législatives en 2013, semblent plafonner à ce niveau et rejettent toute idée d’accord avec une autre formation.

Troisième et dernier camp, le Parti démocrate (PD, au pouvoir) de Matteo Renzi, est en perte de vitesse dans les sondages, qui ne lui accordent plus qu’environ 25% des voix.