Il n’y a plus de politique africaine

“Il n’y a plus de politique africaine de la France” – Emmanuel Macron a défendu mardi sa vision du partenariat entre Paris et l’Afrique, ouvert sur l’Europe et axé sur la jeunesse, loin des “représentations d’hier” liées à la période coloniale.

Dans un discours de presque deux heures, dans l’ambiance surchauffée d‘un amphithéâtre de l’université de Ouagadougou, le chef de l’Etat de 39 ans s‘est posé comme le représentant d’une génération similaire à celle des quelque 800 étudiants burkinabés présents devant lui, avec lesquels il a ensuite longuement dialogué dans un style très direct.

“Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes, il y a eu des grandes choses et des histoires heureuses”, a-t-il déclaré. “Mais j’ai une conviction profonde, notre responsabilité n’est pas de nous y enfermer, notre responsabilité n’est pas de rester dans ce passé”.

“Il n’y a plus de politique africaine de la France”, a-t-il assuré, déclenchant des applaudissements nourris. “Il y a une politique que nous pouvons conduire, il y a des amis, il y a des gens avec qui on est d‘accord, d‘autres non. Mais il y a surtout un continent que nous devons regarder en face”.

Un continent auquel la France continuera d’apporter son soutien via l’aide au développement – l’objectif de la porter à 0,55% du RNB d’ici 2022 sera tenu – et via des investissements avec l‘objectif de faire de l’Afrique la “priorité de la diplomatie économique française”.